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 FOCUS SUR LA REFORME DU MARCHE DU TRAVAIL EN 10 POINTS : du CDI vers le CDD, entre précarité & guerre du travail

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pensez vous que cet accord/projet de loi sera accepté ?
oui
60%
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non
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Total des votes : 5
 

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spartacus777

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MessageSujet: FOCUS SUR LA REFORME DU MARCHE DU TRAVAIL EN 10 POINTS : du CDI vers le CDD, entre précarité & guerre du travail   Lun 14 Jan 2013 - 21:22

1. Toute l'Europe a assoupli le droit du travail et converge vers un smic européen de 500€/mois...restait que la France...
http://videos.tf1.fr/jt-20h/smic-europeen-comment-ca-marche-7171798.html

2. Les marchés financiers avaient déjà décidé de la suppression du CDI
[/dailymotion]

3. Accord de FLEXI SECURITE : l'intitulé contient la contradiction.... plus de flexibilité et moins de sécurité
http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/13/1534855-reforme-de-l-emploi-les-dessous-de-l-accord.html
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130112trib000742094/negociations-sur-l-emploi-l-accord-sur-la-flexisecurite-en-10-points.html


FAUX AVANTAGES DES SALARIES (en pratique, on pourra les contourner, modifier, diminuer, supprimer):

Droits rechargeables : favoriser le retour à l'emploi. Par cette mesure, le chômeur qui retrouve un emploi peut garder ses droits à l'assurance-chômage qu'il n'a pas utilisés.
En pratique, soit il aura tout déjà utilisé vu que la période pour retrouver un travail s'allonge en France voire n'en retrouvera pas du tout (senior, femme, jeune...) soit le Pôle Emploi pourra souvent le dissuader à rester aux assedics pour le forcer à partir de son plein gré. Rappelons qu'à l'heure actuelle, un chômeur sur deux est radié...et vu qu'il faut inverser les chiffres du chômage....

Généralisation de la complémentaire santé : couverture plus large. Les entreprises seront obligées de souscrire un contrat auprès d'un organisme (mutuelle ou assurance) pour proposer à leurs salariés une couverture collective complémentaire des soins de santé. Ceux qui perdent leur emploi bénéficieront de la couverture santé pour une durée d'un an (contre neuf mois actuellement). Une hausse de salaire n'aurait elle pas été préférable ?

Temps partiel : Des négociations vont s'ouvrir dans les branches les plus concernées afin que les salariés ne puissent plus travailler moins de 24 heures par semaine. On verra.

Contrats courts : Les cotisations d'assurance-chômage de certains CDD seront majorées : elles passent à 7 % pour les CDD de moins d'un mois et à 5,5 % pour ceux de un à trois mois.
L'objectif est de réduire le nombre des CDD. On y croit surtout avec la création de 3 nouveaux CDD : 1 jour, 1 à 3 mois + à titre d'expérimentation le CDI intermittent variable

Formation : Depuis le début de son activité professionnelle jusqu'à sa retraite, toute personne disposera d'un compte individuel de formation. On y croit surtout que la plupart de ces entreprises touchent les subventions sans former.


GROS AVANTAGES DE L'EMPLOYEUR (en pratique = diminution/suppression de droits des salariés):

Licenciements : plus de facilités. Les procédures des plans sociaux sont modifiées afin de limiter le contrôle des tribunaux qui aboutit parfois à l'annulation de ces dispositifs de restructuration. Désormais, le plan social devra faire l'objet soit d'un accord majoritaire, soit d'une homologation par l'administration. Des recours par les salariés sont toujours possibles mais dans des délais plus courts. Enfin, l'ordre dans lequel les salariés seront licenciés sera du ressort du chef d'entreprise qui pourra «privilégier la compétence professionnelle». En pratique, le licenciement économique ne sera presque plus contestable ainsi que le licenciement personnel car on abaisse les délais de prescription (18 et 24mois).

Maintien dans l'emploi : baisse du temps de travail et des rémunérations. Lorsque les entreprises sont confrontées à «de graves difficultés conjoncturelles», elles peuvent baisser les rémunérations ou le temps de travail en échange d'un engagement à ne pas licencier. L'accord doit nécessiter l'approbation du ou des syndicats représentant 50 % du personnel et s'étend sur une durée maximale de deux ans. Les salariés qui refusent ces nouvelles conditions de travail sont licenciés. En pratique, l'employeur pourra imposer au salarié de changer de métier (en octroyant un poste dont le salarié n'est pas compétent) ou de lieu de travail (dom tom, chine...). En cas de refus, viré. En plus, s'il est viré pour faute lourde, aucune indemnité n'est due. Pour ce faire, il suffit de prendre des prétextes bidons ou attestations de collègues contre lui. Conséquence de la faute lourde, pas d'assedics, l'Etat est ainsi aussi content.

Mobilité interne : plus de souplesse. Les salariés pourront être contraints de changer de poste ou de lieu de travail. Ceux qui refuseront une nouvelle affectation seront licenciés pour «motif personnel».

Une des grandes injustices de l'accord est aussi la réduction des délais en responsabilité contre l'employeur pour maladie professionnelle etc....sachant que la maladie se déclare après 2,5,10 ans voire plus, la prescription empêchera de fait ou sera un obstacle à tout recours et indemnisation. METHODE EXPLICATIVE EN MATIERE D'ASSURANCE : ne pas payer :

Autre aspect général, l'employeur aura tout intérêt à supprimer les postes en CDI pour des CDD. Pourquoi payer plus cher, un personnel basique alors que pour le même tarif, il peut avoir 10 fois + de personnel avec 10 fois moins cher

1 CDI à 1000 €/mois = 10 CDD à 100€/mois à qualification égale, hausse du temps de travail...etc + crédit impôt compétitivité selon le nombre de salarié


4. Bon accord pour la Presse et succès mitigé pour la Presse étrangère
http://www.boursorama.com/actualites/emploi-syndicats-et-patronat-accouchent-au-forceps-d-un-accord-01211cc2f99cc01d494aa69abed367ac
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130112trib000742108/l-accord-sur-l-emploi-salue-comme-un-succes-relatif-dans-les-medias-etrangers.html

5. Bon accord pour presque la totalité de la classe politique
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130112trib000742108/l-accord-sur-l-emploi-critique-a-droite-et-a-la-gauche-de-la-gauche.html

6. Les seuls critiques intéressanes et justes proviennent des avocats et des vrais défenseurs des salariés
http://french.irib.ir/info/economie/item/225333-march%C3%A9-du-travail-la-guerre-est-d%C3%A9clar%C3%A9e,-par-sydne93
http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2013/01/13/la-fin-du-cdi-avec-hollande-avait-ete-prevu-par-les-financiers/
http://www.filoche.net/2013/01/09/communique-du-saf-syndicat-des-avocats-de-france-le-medef-revendique-l%E2%80%99immunite%CC%81-judiciaire-pour-les-entreprises/

7. On peut se demander pourquoi certains syndicats, censés représenter les salariés, aient pu signer l'accord. La nomination de CHEREQUE comme président du think tank, en dit long..
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/francois-chereque-est-le-nouveau-president-de-terra-nova_368422.html


CONSEQUENCES DE L'ACCORD :

8. Application concrète : Renault diminue les salaires et augmente le temps de travail....Ex : un salarié au smic passera à 500-800/mois pour 40-45-50h/semaine....tout comme en Espagne pour harmoniser vers le bas le marché du travail...
http://m.lesechos.fr/transports/renault-veut-un-accord-de-reduction-des-couts-reuters_00467425.htm

9. Comme les 3/4 des français sont contre la suppression du CDI, rtt et salaire intouchable...le projet de loi fera l'objet soit de greves/manifestations illimitées soit de la soumission totale vers le CDD comme modèle social anglo-saxon
http://www.lepoint.fr/economie/les-trois-quarts-des-francais-contre-la-suppression-des-cdi-10-01-2013-1611665_28.php
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202491793656-rtt-et-salaires-intouchables-pour-une-majorite-de-francais-527402.php

10. Explosion du modèle social français...pour la précarité permanente et la peur au/du travail......Le RSA va-t-il remplacer le SMIC?

http://fr.sott.net/article/12473-Le-RSA-vat-il-remplacer-le-SMIC
http://www.filoche.net/2013/01/09/communique-du-saf-syndicat-des-avocats-de-france-le-medef-revendique-l%E2%80%99immunite%CC%81-judiciaire-pour-les-entreprises/

VOTRE SERVITEUR lol!
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MessageSujet: Re: FOCUS SUR LA REFORME DU MARCHE DU TRAVAIL EN 10 POINTS : du CDI vers le CDD, entre précarité & guerre du travail   Mar 15 Jan 2013 - 19:00

bonjour, bon voila j ai voté oui No, pour la seul et bonne raison que de toutes façons, il ferons comme ils ont choisi .ont auras pas le choix de se plier une fois de plus a leurs bon vouloir . Twisted Evil pour moi sa sent la dictature, pas la démocratie Embarassed ils faut absolument que l on se batte contre cette loi.
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MessageSujet: Re: FOCUS SUR LA REFORME DU MARCHE DU TRAVAIL EN 10 POINTS : du CDI vers le CDD, entre précarité & guerre du travail   Mar 15 Jan 2013 - 19:29

avant de voter , je vais consulter les Journaux officiels, pour voir tout simplement si tous ces articles mentionnés ne manquent pas trop de consistance.
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Masculin Scorpion Cochon
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MessageSujet: Re: FOCUS SUR LA REFORME DU MARCHE DU TRAVAIL EN 10 POINTS : du CDI vers le CDD, entre précarité & guerre du travail   Mar 15 Jan 2013 - 20:47

CDI ou CDD,cela n'a jamais rien fait gagner au peuple,ce fut au départ une apparence trompeuse de mass,qui peux a peux se réduit, faisant croire aux derniers"favorisé"que ce systeme est encore juste et viable.

plus vous serez loin de leurs pièges et moins dur sera la chute ...........................
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spartacus777

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MessageSujet: MAJ1 : suite à la suppression de 7500 postes chez Renault, debrayages...   Mer 16 Jan 2013 - 14:25

...suite au fabuleux accord de l'emploi, Renault dégraisse et pour les restants va diminuer les salaires et augmenter le temps de travail comme en espagne....Les commentaires des internautes sont vérulents...=greve massive en mars

L'age moyen à l'usine de Flins est de 47 ans en CDI dont dans leur logique autant les virer et prendre des jeunes en CDD d'un an sous payé



L'annonce par Renault de la suppression de 7.500 emplois a entraîné mercredi des débrayages dans plusieurs usines et tombe mal pour le gouvernement après la signature de l'accord sur la sécurisation de l'emploi et la mise en route des contrats de génération censés lutter contre le chômage.

Les salariés ont manifesté leur inquiétude en cessant le travail le plus souvent brièvement dans plusieurs sites dont Sandouville et Cléon en Seine-Maritime.

La CGT a aussitôt fustigé "une nouvelle saignée dans les effectifs qui va encore affaiblir Renault" tandis que FO s'est interrogé sur la faisabilité de réaliser les mêmes volumes de production avec des milliers de salariés en moins.

Le gouvernement, qui a fait de l'emploi sa priorité absolue en 2013, a relevé mercredi l'absence de licenciement et de fermeture d'usine. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est félicité qu'aucune de ces "deux lignes rouges" n'aient "été franchies" chez Renault, dont l'Etat est actionnaire à plus de 15%.

"Troisième ligne rouge: nous souhaitons que les usines françaises soient rechargées en travail de la part des alliés de Renault" et que "dès que le marché repartira, Renault prenne des engagements de réembauche et notamment de jeunes pour remplacer les départs à la retraite".

Le gouvernement restera "vigilant" sur les engagements de la direction, selon sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem.

La marque au losange souhaite conclure en février un accord de maintien de l'emploi qui se traduira par plus de flexibilité et une taille franche dans les effectifs.

Lesté par un outil industriel en France surdimensionné par rapport à la demande, Renault a entamé en novembre des discussions pour s'adapter au marché morose, prenant l'Espagne comme exemple.

Parmi ses propositions, celle de mardi a provoqué un choc: 7.500 suppressions d'emplois d'ici fin 2016, via essentiellement des départs naturels non renouvelés selon la direction, pour permettre une économie de 400 millions. 8.260 emplois supprimés, moins 760 embauches, rectifient des syndicats.

La direction conditionne en revanche le maintien des sites à la signature d'un accord par au moins 30% des syndicats représentatifs, un "chantage", selon des syndicats.

La CFE-CGC attend des contreparties. "Nous voulons sécuriser les sites français et (...) aussi la recherche et développement", dit Gabriel Artero, président de la fédération métallurgie CFE-CGC.

L'emploi des seniors en question

Aux efforts sur les effectifs s'ajoutent des concessions notamment sur le temps de travail (passer de 1.500 heures annuelles à 1.603) et sur les mobilités obligatoires.


Le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn au salon de l'automobile de Detroit, le 14 janvier 2013
Innovant en la matière, Renault veut renforcer la flexibilité déjà existante dans ses sites français depuis des années. Ainsi le dispositif sur l'aménagement des fins de carrière, jusqu'ici soumis à des critères de pénibilité, serait étendu à tous les salariés. Plus de 3.000 d'entre eux pourraient en bénéficier.

Avec 37% des effectifs ayant plus de 50 ans dans les usines françaises, "il y une vraie demande", souligne M. Artero.

Ce que prévoit Renault est synonyme de suppressions d'emplois alors même que le récent accord des partenaires sociaux prévoit dans les accords de compétition un maintien de l'emploi.

Renault est donc observé à la loupe et pourrait servir de modèle en matière de compétitivité pour l'ensemble du secteur automobile en crise. A ce titre, la question des seniors est cruciale.

En 2009 dans la branche, 28,3% des salariés avaient plus 50 ans et 5.000 départs en retraite sont prévus chaque année d'ici 2020, selon une étude relayée par l'observatoire de la métallurgie.

PSA et Renault réfléchissent à une sortie massive des seniors, à contre-courant de la politique gouvernementale incarnée par les 500.000 embauches de jeunes ambitionnées, via les contrats de génération.



http://www.leparisien.fr/automobile/constructeurs/choc-de-competitivite-pour-renault-7500-postes-supprimes-d-ici-a-2016-16-01-2013-2485597.php

Dans un contexte où le marché automobile européen s’effondre, Renault sait qu’il y a urgence. La marque au losange doit réduire ses coûts de fabrication en France, de manière à être capable de produire de façon plus rentable. Pour cela, le groupe a entamé en octobre une négociation délicate avec les syndicats.
SUR LE MÊME SUJET
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Dernier épisode : l’annonce hier d’un plan de suppression de 7500 emplois en trois ans, soit plus de 15% des effectifs, en misant sur 5700 départs naturels (départs à la retraite et départs volontaires) non remplacés.
Pas de fermeture de sites ni de plan social, donc. Mais 400 M€ d’économies sur les frais fixes, selon la direction, afin de « retrouver des marges de manœuvre pour investir et développer ses activités », et réaliser des « recrutements dont elle a besoin pour l’avenir ».
Un enjeu de taille. Pour Renault, il s’agit de rétablir la compétitivité de ses usines françaises pour résister à la concurrence des marques étrangères. PSA, son grand rival en France, qui emploie 80000 personnes, a lancé l’an dernier un vaste plan social prévoyant 8000 suppressions d’emplois et la fermeture de son usine d’Aulnay (Seine-Saint-Denis).
Renault compte de son côté arriver à un accord global de compétitivité d’ici à la fin du mois ou début février au plus tard. Objectif : s’aligner sur l’usine espagnole de Plencia ou encore sur celle de Nissan en Grande-Bretagne, bien plus performantes que la meilleure de ses usines française. Avec à la clé une réorganisation drastique du travail.
Moins de RTT. Lors d’une réunion la semaine dernière avec les syndicats, la direction a proposé d’aligner le temps de travail de tous ses sites de production pour atteindre 1603 heures annuelles, contre 1500 en moyenne actuellement, soit une augmentation de 6,5%. Objectif : ramener le nombre de RTT à dix jours, contre douze à trente jours aujourd’hui.

Réduire les pauses. Interdit désormais de déborder! Les ouvriers devront se contenter de vingt minutes, pas une de plus, soit le temps minimum légal. En augmentant le temps passé sur la chaîne de production, le groupe économiserait 65 M€ par an, selon la direction.

Encourager les départs. Le constructeur souhaite élargir son dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), qui recouvre la mobilité, les reconversions et les aménagements de fin de carrière. Ce système est aujourd’hui proposé à des salariés en fin de carrière, en prévoyant une suspension de contrat rémunéré à 75% du salaire pour les collaborateurs susceptibles de faire valoir leurs droits à la retraite dans les trois ans sur des critères précis d’âge et de pénibilité. Il serait élargi à tous les collaborateurs, quel que soit leur statut et en oubliant le critère de pénibilité.

Favoriser la mobilité. Le groupe souhaite créer deux pôles pour ses usines en France. Un pôle Ouest comprendrait notamment les sites de Flins-sur-Seine (Yvelines), de Cléon, de Sandouville (Seine-Maritime) et du Mans (Sarthe). Le pôle Nord réunirait entre autres Douai et Maubeuge. Dans chacun de ces pôles, les salariés seraient totalement mobiles et pourraient aller travailler dans l’une ou l’autre des usines pour des durées indéterminées. « Il s’agit de regrouper les compétences et de mutualiser certaines ressources afin d’optimiser nos productions », précise le groupe. Pour la CGT, cette mobilité forcée des ouvriers va « gravement détériorer les conditions de vie et de travail ».

Privilégier les métiers en tension. Paradoxalement, dans un contexte de crise de l’emploi, Renault peine à trouver certains profils et métiers, ce que le groupe appelle des « compétences critiques », comme des chaudronniers par exemple. « Le redéploiement permettrait de monter des formations et de réaliser des recrutements sur ces compétences », a indiqué la direction, sans chiffrer le nombre d’embauches envisagées.
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spartacus777

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MessageSujet: Mise à jour 2 : craintes confirmées du CDI vers CDD   Sam 19 Jan 2013 - 11:19

http://fr.sott.net/article/12677-Les-syndicats-francais-acceptent-la-reforme-pro-patronale-du-marche-du-travail

endredi dernier, 11 janvier, un accord a été conclu entre l'association patronale du Medef et les fédérations syndicales afin de permettre aux employeurs d'imposer une plus grande « flexibilité » - mot codé synonyme d'accélération et d'élimination des protections légales de l'emploi. Les responsables tant des syndicats que du Medef ont présenté les mesures comme étant une aubaine pour la compétitivité et la création d'emploi.

Ces propositions ont été promues par le gouvernement du Parti socialiste (PS) du président François Hollande. Elles saperont les protections légales des travailleurs face aux réductions arbitraires des salaires, à l'allongement de la durée du travail et aux licenciements.

Avant les négociations, Hollande avait appelé à un « compromis historique. » En réalité, l'accord représente une nouvelle capitulation des syndicats devant l'offensive menée par les employeurs et le gouvernement contre la classe ouvrière.

Le principal négociateur du Medef, Patrick Bernasconi, a souligné l'ampleur de la capitulation des syndicats en déclarant : « Nous avons des raisons d'être heureux après trois mois de travail. » La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dit qu'en raison des réductions de 22 milliards d'euros des charges sociales et fiscales et du nouvel accord sur la « flexibilité »accordés par le gouvernement, « la France peut espérer amorcer des progrès significatifs pour reconquérir sa compétitivité. »

Le président Hollande a appelé cet accord un « succès du dialogue social. »

Le coup le plus fort asséné aux travailleurs a été d'accorder aux employeurs le droit d'introduire un chômage partiel illimité pour une période allant jusqu'à deux ans et qui aura pour conséquence une réduction du revenu des travailleurs. Les employeurs seront en mesure de recourir à la menace de licenciement pour imposer le chômage partiel là où les syndicats représentant une majorité de travailleurs acceptent une telle proposition. La nouvelle loi, encourage en effet les employeurs à utiliser le chantage pour réduire le revenu des travailleurs.

Il y a aussi des dispositions de mobilité interne permettant aux entreprises de muter les travailleurs d'une tâche à une autre.

Comme contrepartie au sacrifice de la sécurité de l'emploi et des droits au travail, obtenus après des décennies de lutte, les syndicats font miroiter une promesse des entreprises de partager les bénéfices qu'elles tireront après un retour à la rentabilité.

L'accord renferme à titre « expérimental » un nouveau « contrat à durée indéterminée » pour les entreprises comptant 50 salariés ou moins. Ce dispositif permettra aux entreprises d'embaucher occasionnellement des travailleurs « permanents » en mettant fin à leur contrat de travail une fois la tâche spécifique exécutée.

L'accord a été bouclé lorsque trois des cinq fédérations syndicales officielles - la CFDT (Confédération française démocratique du travail), la CFCT (Confédération française des travailleurs chrétiens) et le syndicat de l'encadrement CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres) - ont accepté une concession des employeurs qui ont accepté une majoration à 7 pour cent de la cotisation patronale d'assurance chômage pour les contrats de courte durée d'un mois, et de 5,5 pour cent pour les contrats de trois mois. Les 110 millions d'euros que cette concession coûte aux employeurs seront compensés par une exonération des charges sociales sur les trois premiers mois d'un contrat à durée indéterminé de toute embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans, faisant faire ainsi une économie de 155 millions d'euros aux patrons.

Dans le but d'intégrer davantage les syndicats à la direction, il leur a été accordé deux sièges dans les conseils d'administration des grands groupes comptant 10.000 salariés ou plus de par le monde, ou 5.000 ou plus en France.

Le négociateur de la CFDT, qui est aligné sur le Parti socialiste, a qualifié l'accord d'« ambitieux pour l'emploi » et faisant reculer l'insécurité de l'emploi.

Les deux autres représentations syndicales officiellement reconnues, la CGT (Confédération générale du Travail) et FO (Force Ouvrière), ont refusé de signer l'accord. Toutefois, elles n'ont aucune intention de mobiliser les travailleurs contre une nouvelle loi fondée sur cet accord et que le gouvernement est en train d'élaborer pour mai prochain. Elles avaient collaboré en 2008 avec le précédent gouvernement droitier de Nicolas Sarkozy à une « réforme » du marché du travail.

Le Nouvel Observateur a rapporté que le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, qui est sur le point de prendre sa retraite, souhaiterait que le gouvernement PS légifère sur des concessions concernant la flexibilité ce qui, à son avis, préserverait davantage la sécurité de l'emploi des travailleurs. La prétention cependant que Hollande pourrait être plus enclin à des mesures favorisant les travailleurs est contredite par son bilan depuis son arrivée au pouvoir l'année dernière. Il a annoncé une politique d'austérité et promis d'accroître la compétitivité des grandes entreprises en réduisant drastiquement le coût du travail. La participation du gouvernement PS à des accords patrons-syndicats au sujet de la fermeture de PSA Peugeot-Citroën à Aulnay et d'Arcelor Mittal à Florange est une preuve supplémentaire de son caractère anti-classe ouvrière.

Charles de Froment, expert sur le marché du travail et un responsable des affaires publiques chez ManpowerGroup, a remarqué que la « flexibilité » obtenue par les employeurs était la plus importante donne de l'accord. « A terme cela pourrait remettre en cause progressivement la dualité du marché français du travail entre CDI et CDD, » a-t-il dit.

En 1969, Manpower fut la première entreprise à introduire, avec la bénédiction de la CGT, des contrats temporaires en France, avant que ceux-ci ne deviennent légaux en 1972.

A la question de savoir si l'accord sur la « flexibilité » était innovateur, Raymond Soubie, conseiller auprès du président Nicolas Sarkozy, a répondu : « On oublie un peu vite les agendas sociaux établis chaque année avec les syndicats et le patronat ainsi que tous les accords conclus par les partenaires sociaux, et certains à l'unanimité, sous la précédente législature. » Ceci résume la continuité existant entre les attaques contre les droits sociaux des travailleurs perpétrés par le gouvernement PS et ceux perpétrés par les gouvernements précédents.
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