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 Quelle est la situation en Egypte?

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yous_f



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MessageSujet: Quelle est la situation en Egypte?   Sam 27 Juil 2013 - 11:34

Article vu sur le blog de Gilles Munier :  http://www.france-irak-actualite.com/article-egypte-coup-d-etat-acte-ii-118985268.html



Citation :
Egypte : coup d’Etat – acte II


 

Par Tariq Ramadan (revue de presse - tariqramadan.com - 9/7/13)*



Depuis près de deux ans, on me questionnait sur les raisons de mon refus de me rendre en Egypte dont j’ai été banni depuis 18 ans. Je répétais inlassablement que les informations croisées qui étaient en ma possession (et que me confirmaient même des officiels suisses et européens) mettaient en évidence le fait que l’Armée égyptienne contrôlait la situation et n’avait, dans les faits, jamais disparu de la scène politique.



Je n’ai jamais partagé l’euphorie « révolutionnaire » générale, ni cru que ce qui advenait en Egypte, ni même en Tunisie, était le fruit d’un bouleversement historique soudain. Les peuples étaient maltraités - subissaient la dictature et la crise sociale – et ils se sont soulevés pour la dignité, la justice sociale et la liberté. Il faut saluer ce réveil, cette « révolution intellectuelle », et le courage des peuples. Cela ne peut néanmoins être accompagné, ou justifié, par une lecture naïve et simpliste des faits et des données des enjeux politiques, géostratégiques et économiques. Il y a près de trois ans, dans un livre puis une série d’articles, j’alertais mes lecteurs sur un certain nombre de faits troublants et de considérations géostratégiques et économiques très souvent absents des analyses politiques et médiatiques, lesquels apportaient quelques nuances à l’euphorie accompagnant le « printemps arabe ».



L’armée égyptienne n’est pas revenue dans le jeu politique, elle ne l’a jamais quitté. La chute de Moubarak fut un premier « coup d’Etat » militaire interne qui a permis à une nouvelle génération de militaires de se positionner de nouvelle façon sur l’échiquier politique, derrière l’écran d’un gouvernement civil. Dans un article du 29 juin 2012, je rappelais les propos du Commandement armé affirmant que les élections présidentielles étaient temporaires, pour une période de 6 mois à un an (le titre de l’article explicitait la prémonition : « Une élection pour rien ? »). L’Administration américaine a suivi l’ensemble du processus : l’allié objectif de l’Administration US en Egypte est clairement l’Armée et ce depuis plus de cinquante ans, et non pas les Frères Musulmans. Les révélations se multiplient désormais (International Herald Tribune du 5 juillet, Le Monde du 6 juillet 2013) : la décision de renverser Muhammad Morsi a été prise bien avant le 30 juin et une conversation entre le Président Morsi et le Général al-Sissi révèle que ce dernier avait planifié le renversement et l’emprisonnement du Président Morsi des semaines avant le soulèvement populaire qui allait justifier le coup d’Etat militaire « au nom de la volonté du peuple ». Tiens donc : orchestrer des manifestations de plusieurs millions d’individus pour faire croire que l’Armée se soucie essentiellement du peuple ! Coup d’Etat, acte second.



Comment analyser la réaction immédiate de l’Administration américaine qui justement ne parle pas de « Coup d’Etat » (si elle le reconnaissait, elle ne pourrait soutenir financièrement le nouveau régime) ? Etrange situation d’une Administration qui, soi-disant surprise, dit exactement ce qu’il faut pour se donner les moyens politiques, économiques et légaux de soutenir les protagonistes du renversement. Les Administrations européennes vont leur emboiter le pas : l’Armée aurait simplement suivi le peuple et répondu, « démocratiquement », à son appel. La belle affaire ! Les coupures d’électricité que subissait le peuple depuis des mois, les pénuries d’essence et de gaz cessent étonnamment après la destitution. Tout se passe comme si on avait voulu priver le peuple des biens de première nécessité pour le pousser à se mobiliser. Amnesty International a même relevé l’étrange attitude des forces de l’ordre égyptiennes qui n’intervenaient pas dans certaines manifestations (alors qu’elles étaient à proximité et observaient les faits) et laissaient la violence empirer, comme à dessein. L’Armée va ensuite accompagner son intervention d’une opération de communication de grande envergure : c’est elle qui transmet aux agences de presse internationales les images prises de ses hélicoptères, montrant la population égyptienne criant et célébrant son rôle salvateur, comme nous en informe, entre autres, Le Monde.



Nous serions donc dans la poursuite du « printemps arabe » et de la « révolution » égyptienne… accompagnée et protégée par l’armée du Général Abdul Fatah Al-Sissi. Formé par l’Armée américaine, celui-ci n’a jamais cessé d’être en lien avec l’Administration US. Le International Herald Tribune (6 - 7 juillet 2013) nous révèle d’ailleurs que celui-ci est bien connu des Américains mais également du gouvernement israélien avec lequel lui et son cabinet, nous dit-on, continuaient « de communiquer et de coordonner » leurs actions alors même que Morsi était en charge de la présidence. Al-Sissi travaillait auparavant dans les Services de renseignement militaire au Nord du Sinaï et était le contact des deux Administrations américaine et israélienne. Les Israéliens, comme les Américains, ne pouvaient voir que d’un bon œil le déroulement des événements en Egypte. Voire davantage donc.



Ce qui surprend, a posteriori, c’est la naïveté, le manque d’expérience et la nature des erreurs de Muhammad Morsi, de ses alliés et de l’organisation des Frères Musulmans. Depuis 3 ans, je n’ai eu de cesse de faire la critique de la pensée, de l’action et de la stratégie du parti « Justice et Liberté » autant que des leaders des Frères Musulmans (par ailleurs depuis 25 ans, mes analyses et commentaires, en tant qu’observateur, ont été, et demeurent, sévères). En sus, le piège paraissait si évident et l’ensemble de mes écrits (livre et articles de mars à décembre 2012) relevait ces graves manquements. On ne peut reprocher au Président Morsi de ne pas avoir essayé d’établir des relations avec l’opposition et de les inviter soit au Gouvernement soit à un large dialogue national : ses initiatives ont toutes été rejetées et l’opposition n’a eu de cesse de s’opposer à toutes ses initiatives. Il demeure que la critique de sa gestion des affaires de l’Etat, de sa relation exclusiviste avec la direction de l’organisation des Frères Musulmans, de sa surdité envers le peuple et certains de ses conseillers, que ses décisions intempestives (dont il a admis que certaines étaient des erreurs après coup) doivent faire l’objet d’une critique sans concession. Plus fondamentalement, c’est l’absence de vision politique et de gestion des priorités quant à la politique économique, à la lutte contre la corruption et la pauvreté, à la gestion des affaires sociales et éducatives, qui fut le plus grave manquement. Les exigences du Fonds Monétaire International (et les atermoiements de ce dernier de la même façon) mettaient le pouvoir dans une situation intenable : le gouvernement de Morsi pariait naïvement sur un soutien de cette institution. Ce n’est pourtant qu’aujourd’hui, une fois le Président Morsi parti, que le FMI semble vouloir débloquer la situation (seulement trois jours après la chute du gouvernement démocratiquement élu).



On reste effectivement atterré par la naïveté du Président, de son gouvernement et des Frères Musulmans. Après plus de soixante ans d’opposition et de répression de l’Armée à l’encontre des membres de la Confrérie (avec la bénédiction directe et indirecte de l’Administration US et de l’Occident), comment ceux-ci ont-ils pu penser que ceux-là allaient soutenir leur accession au pouvoir, au nom de la démocratie ? N’ont-ils rien retenu de leur histoire, de l’Algérie et de la Palestine plus récemment ? J’ai été, et je demeure critique, quant au contenu (superficiel) du programme et à la stratégie politique discutable du Président Morsi et des Frères Musulmans (compromis avec l’Armée et l’Administration américaine, compromission sur le plan économique et jusqu’à la question palestinienne, etc.) mais c’est bien cette inconscience politique qui suscite la stupeur. Entendre le Président Morsi dire au Général al-Sissi, dix jours avant son renversement, qu’il pourrait, lui le Président, le révoquer (puisqu’il l’a nommé) et que les Américains ne « permettront pas ce coup d’Etat » est simplement sidérant, et simplement surréaliste.



D’aucuns furent également surpris de la position des salafis, notamment du parti an-Nur, qui a rejoint les militaires et se sont présentés dans le clan des « démocrates » anti-Morsi. Nous ne sommes pas loin d’une belle farce, et pourtant. Les agences de presse occidentales ont présenté les salafis « islamistes » comme les alliés des Frères Musulmans alors que dans les faits, ils ont été les vrais alliés des régimes des pays du Golfe, alliés régionaux des Américains. Il s’agissait de mettre à mal la crédibilité religieuse des Frères Musulmans et de les pousser à une surenchère. Au moment du renversement de Morsi, ils ne le trahissent pas mais révèlent leur stratégie et leur véritable alliance. Il n’est pas étonnant que les premiers pays à reconnaître le nouveau régime issu du coup d’Etat militaire soient les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et le Qatar dont les organisations finançaient, et financent encore, directement ou indirectement, les salafis égyptiens (comme tunisiens d’ailleurs). La lecture politique superficielle tendrait à faire croire que l’Arabie Saoudite ou le Qatar soutiennent les Frères Musulmans alors qu’ils sont essentiellement les garants d’une politique américaine dans la région : il s’agit de diviser les diverses tendances de l’islam politique et les pousser à des confrontations déstabilisant les différents pays de la région. Cette stratégie est double et fonctionne entre les organisations politiques sunnites comme par l’entretien de la fracture entre shiites et sunnites. Les Etats-Unis comme l’Europe n’ont aucun problème avec l’islam politique des salafis littéralistes des Etats du Golfe (avec leur refus de la démocratie, leur non respect des minorités, la discrimination des femmes, l’application d’un strict code pénal « islamique » qualifié de « shari’a ») : ils protègent leurs intérêts géostratégiques et économiques régionaux et leurs politiques répressives et rétrogrades s’appliquent surtout sur le plan intérieur dont l’Occident n’a cure.



Restera à préserver les apparences. Des millions d’Egyptiens ont soutenu la « deuxième révolution » et ont appelé l’armée qui s’est exécutée. Celle-ci va remettre le pouvoir aux civils : le chef de l’opposition, Mohammed El-Baradei, a joué un rôle central dans le processus et sa visibilité n’a eu de cesse d’augmenter. Il est en lien avec les jeunes ciber-dissidents et le mouvement du 6 avril depuis 2008 et des documents du Département d’Etat américain (que je cite précisément dans mon ouvrage) mettent en évidence ses relations avec l’Administration américaine. Sa visibilité s’est accrue selon une stratégie intelligente, et même s’il a refusé le poste de Premier Ministre (et annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections présidentielles - ce qui reste à vérifier), il est devenu un pion central de l’échiquier politique égyptien. Il a étonnamment – en démocrate – défendu et justifié les arrestations des Frères Musulmans, la fermeture de leurs télévisions et l’ensemble des mesures répressives à l’ encontre des citoyens pro-Morsi qui ne sont pas tous des Frères Musulmans (certains défendaient la légalité démocratique). Les semaines à venir révéleront encore davantage les différents scenarii envisagés pour faire accepter le caractère civil de cet Etat militaire : il faut rappeler que depuis des décennies l’Armée gère près de 40% du secteur économique et elle est le premier récipiendaire de la manne américaine annuelle de 1,5 milliard de dollars.



Le Président élu est tombé au gré d’un Coup d’Etat militaire. Il faut appeler les choses par leur nom. Le peuple, dans son désir légitime de vie et de survie, de justice et de dignité, a participé à une belle opération médiatico-militaire. La situation est grave et le silence des administrations occidentales est révélateur. Il n’y a pas de printemps arabe et les révolutions ont des parfums amers. Au demeurant, il est fréquent désormais, quand on ne partage pas les analyses consensuelles, ou l’effervescence populaire et médiatique, de se voir traiter de « conspirationniste » et de voir son analyse rejetée avant même d’avoir étudié les faits et les intérêts en présence. Ainsi donc à l’heure de la globalisation, des politiques de sécurité généralisées, des nouveaux moyens de communications, il n’y aurait plus de conspirations politiques, plus de stratégies malsaines et malveillantes, plus de mensonges politiques, plus de manipulations de l’information et des peuples ? « Conspirationniste », « complotiste » seraient les nouvelles insultes lancées à ceux qui pensent mal, et contre l’air du temps : des esprits un peu paranoïaques, qui prêteraient des pouvoirs occultes à des Etats (les Etats-Unis, les Etats européens, Israël, les dictatures africaines ou arabes, etc.) qui n’en auraient pas vraiment. On devrait donc oublier les manipulations et les conspirations caractérisées en Amérique du Sud ou en Afrique (de l’assassinat d’Allende à l’élimination de Sankara) ; négliger les mensonges de l’Irak aux massacres de Gaza (présentés comme de la légitime défense) ; omettre les alliances et soutiens occidentaux aux salafis littéralistes, et souvent rétrogrades, des pays du Golfe ; rester aveugles aux avantages qu’Israël tire de cette instabilité régionale et de ce dernier coup d’Etat en Egypte. Il faudrait même que nous restions naïfs et crédules en ne voyant pas que les Etats-Unis et l’Europe d’une part, et la Chine et la Russie d’autre part, se sont mis d’accord pour ne pas être d’accord en Syrie et qu’au fond la mort de 170 Syriens par jour ne vaut rien devant les intérêts stratégiques et économiques que ces puissance en tirent respectivement.



Il faut analyser les faits et cesser les simplifications dangereuses. Le contraire de la lecture simplificatrice des faits n’est pas la posture « conspirationniste » mais bien celle de l’intelligence qui veut convoquer l’histoire, les faits et l’analyse circonstanciée des intérêts en présence. L’interprétation proposée ici peut être erronée ou inexacte mais de nombreux faits concordants en ont confirmé la pertinence au gré des mois, et sous de nombreux aspects. De ceux qui la critiquent ou la contestent, il est attendu des analyses fondées sur des faits, des mises en perspective qui ne se contentent pas de dénigrements ou de slogans faciles. Quand on refuse d’appeler un coup d’Etat militaire « un coup d’Etat militaire » et qu’une majorité de medias font mine de n’en plus savoir la définition, il est l’heure de réveiller son sens critique.



Source : tariqramadan.com

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12926
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Mer 31 Juil 2013 - 7:06

Oui, on en revient toujours à cette inversion de la réalité : on vante la démocratie là où elle est spoliée_et on traite de conspirationniste tout regard, tout questionnement et toute analyse critique et objective...
 
... décidément, l'Egypte fait toujours beaucoup parler d'elle, entre ses pyramides, son panthéon théosophique et animalier, sa laïcité ses aspirations confessionnales et ce voeu pieux de démocratie_bien réel j'imagine et aux centres des aspirations populaires... mais c'est bien là qu'est tout le défi : ce rejet de tout armement - cette institutionnalisation de la chose militaire et cette part d'ombre en nous, tout LOL gardé, ou ce côté obscur de la Force - en même temps que cette réappropriation de la chose publique : non professionnalisation du politique et titage au sort en lieu et place du système élitiste du suffrage universel !
 
farao
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Sam 10 Aoû 2013 - 21:14

EGYPTE / SYRIE – La révolution par l’image. De la mise en scène aux propagandes

Les chaines de Télévision Égyptiennes ont diffusé, ce deuxième jour de l’Aid El Fitr 2013, une video de mise en scènes, mettant en évidence des simulations de manifestations avec des scènes de "victimes", réalisée par les manifestants des Frères Musulmans. Une diffusion télévisée de l’enregistrement en question pour prévenir l’opinion publique, en cas d’éventuelles reprises de ces images de mises en scène à des fins de propagande médiatique.







source : http://imranhoseinfr.wordpress.com/2013/08/10/egypte-syrie-la-revolution-par-limage-de-la-mise-en-scene-aux-propagandes/
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Mer 14 Aoû 2013 - 21:24

Citation :
Halte au massacre en Egypte ! Les forces de l’ordre tuent 300 partisans pro-Morsi

le 14 août, 2013 - 20:18




Le bain de sang tant redouté est en train de tourner au carnage en Egypte, où l’état d’urgence a été décrété ce mercredi par la junte militaire au pouvoir qui, après avoir poussé Mohamed Morsi vers la sortie, a retrouvé ses vieux réflexes : faire parler les armes contre les sympathisants du président destitué par la force, parmi lesquels plus de 300 ont péri sous les balles aujourd’hui.

Cet assaut meurtrier qui n’a pas fait de quartier, tuant une journaliste d’Al Jazeera, abattue par un Sniper d’une balle dans la tête et le cou, pour avoir filmé quelques images d’un théâtre de heurts sanglants aux airs de guerre civile, a provoqué des violences à travers toute l'Égypte, les Frères musulmans appelant à serrer les rangs et à manifester pour "mettre fin au massacre".

Encerclés de toutes parts, les partisans pacifiques pro-Morsi, qui étaient des milliers à camper en famille, avec femmes et enfants, depuis plus d’un mois, sur les places Rabaa al-Adawiya et Nahda du Caire, ont subi, à l’aube, une attaque surprise par les bulldozers des forces de l'ordre qui n’avait rien de l’opération de délogement "graduelle" promise par les autorités, à coups de "sommations" répétées et non de machines infernales écrasant tout sur leur passage et de tirs en rafale.

Des corps carbonisés ont été découverts gisant sur le sol, tandis que les bulldozers achevaient leur sale besogne en détruisant tous les points de rassemblement dans les rues. Le danger venait aussi du ciel puisque des hélicoptères ont dégagé du gaz hautement toxique sur la foule en colère. Outre l'état d'urgence décrété dans le pays à partir de 14 heures, le gouvernement a annoncé que le trafic ferroviaire vers et depuis Le Caire était interrompu pour prévenir de nouveaux rassemblements.

Parmi les nombreuses victimes, les Frères musulmans déplorent le décès de la fille de 17 ans d'un de leurs principaux leaders, Mohammed al-Beltagui, qui a été mortellement touchée par une fusillade. La guerre des chiffres et de la communication fait rage également : sans grande surprise, les autorités minimisent leur responsabilité dans ce chaos mortifère, ne parlant que de 95 morts, alors que les Frères musulmans font une compatibilité autrement plus macabre, recensant au total 2 200 morts et plus de 10 000 blessés depuis le début des manifestations.

L'imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, s'est désolidarisé de l'opération meurtrière en affirmant à la télévision tout ignorer des méthodes que les forces de l'ordre comptaient employer, après avoir pourtant cautionné le coup de force militaire contre Mohamed Morsi, le 3 juillet.

Aux salves de tirs sur les partisans pro-Morsi a succédé la salve de condamnations internationales contre les autorités égyptiennes, allant du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a "condamné dans les termes les plus fermes les violences", à la Turquie, hostile à à la destitution de Mohamed Morsi, qui exhorte aujourd'hui la communauté internationale à agir urgemment pour faire cesser le "massacre", l'Iran se joignant à cette indignation dans les mêmes termes outrés, en passant par Londres qui a "condamné l'utilisation de la force", et sans oublier la Suède qui a fait clairement endosser aux artisans de la répression implacable la "principale responsabilité" des violences. Le Qatar, principal soutien des Frères musulmans, a dénoncé "la méthode utilisée contre des manifestants pacifiques", tandis que Paris et Berlin lançaient des appels au calme.

Source: http://oumma.com/22843/halte-massacre-egypte-forces-de-lordre-tuent-300-parti
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Mer 14 Aoû 2013 - 21:28

Citation :
Egypte : De si gros mensonges

samedi, 10 août 2013

Il ne fait pas bon être l’ami des Américains au Moyen-Orient. Le gouvernement américain le sait comme d’ailleurs tous les acteurs politiques du monde arabe, au premier rang desquels, les amis des Américains eux-mêmes… Le jeu consiste donc à brouiller les pistes et à nous faire perdre la mémoire de l’histoire autant que les enseignements des faits. Depuis soixante ans les Américains ont soutenu l’Armée égyptienne et les régimes dictatoriaux successifs (Nasser, malgré des relations très difficiles, puis Sadate et Moubarak) car ceux-ci défendaient leurs intérêts géostratégiques, la sécurité régionale et bien sûr protégeaient Israël. Rien n’a changé sur ce front : le coup d’Etat militaire du 30 juin dernier est une opération dans laquelle l’Administration américaine est directement impliquée. Elle fut préparée en amont avec la collaboration du commandement armé et des civils, à l’instar de Mohammed al-Baradei. Ce dernier est avancé masqué depuis le début des événements alors qu’il est un des pions stratégiques des Américains quant à l’évolution des choses en Egypte. Je rappelai dans mon ouvrage, Islam et le Réveil Arabe (2011) les propos des responsables américains à son sujet et son implication avec les jeunes du Mouvement du 6 avril, en 2008 et 2009 déjà (1). Le jour même du coup d’Etat, les Américains refusent de l’appeler ainsi pour se donner les moyens de soutenir leurs alliés militaires et le nouveau pouvoir. Le Secrétaire d’Etat John Kerry ne fera que confirmer ce que tous les analystes sérieux savent quand il affirmera plus tard que les militaires, le 30 juin, « ont rétabli le processus démocratique » : l’Administration américaine est du côté des militaires. Les alliés américains de la région réagissent immédiatement : des millions de dollars affluent de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes, du Koweït.

Le jeu consiste donc à brouiller les pistes. Il s’agit d’entretenir une propagande, à l’intérieur, affirmant que les Américains interfèrent en soutenant les Frères Musulmans. Les responsables politiques (Président par intérim, Premier Ministre et bien sûr al-Baradei) jouent leur partition à merveille : ils seraient « déçus » du manque d’implication des Américains à leur côté. Le Général al-Sissi va même étonnamment – dans le Washington Post et non dans un journal égyptien - reprocher au gouvernement américain de les avoir lâchés (2). Habile stratégie de communication qui a effectivement réussi à leurrer une partie du peuple égyptien. L’Armée et le gouvernement civil de transition seraient donc les patriotes courageux et indépendants, alors que les Frères Musulmans seraient soutenus pars les agents américains et l’étranger. Les autorités américaines savent la puissance populaire de cette propagande et font ce qu’il faut de gestes symboliques pour l’entretenir. Un bien gros mensonge.

On nous a menti sur les faits et les chiffres : 30 millions d’Egyptiens seraient descendus dans les rues et 16 millions auraient signé une pétition contre le gouvernement. D’où viennent donc ces chiffres et qui sont répétés comme un dogme dans les médias. En comparant des images du pèlerinage à la Mecque avec celles produites le 30 juin (par les militaires égyptiens eux-mêmes qui ont envoyé les vidéos aux agences de presse à travers le monde : Google a confirmé depuis n’avoir pas transmis d’images), des experts parlent d’estimations qui seraient de l’ordre de 4 à 5 millions. Le chiffre de 30 millions est risible de même que celui des 16 millions de la pétition : quand on connaît l’actuel état social de l’Egypte. Nouvelle propagande, nouveaux mensonges. Il est évident que beaucoup d’Egyptiens étaient mécontents de la situation (et les coupures d’électricité et les rationnements réguliers d’essence et de gaz, avant le 30 juin, et qui ont cessé après, ont joué en ce sens) mais l’ampleur du mouvement a été grossie à dessein. Le peuple égyptien, presque unanime, aurait exprimé son soutien à son libérateur, le Général as-Sissi, grand démocrate devant l’Eternel et qui n’aurait aucune relation avec les Américains (alors que l’International Herald Tribune (3) nous révélait, il y a peu ses relations de confiance avec les Etats-Unis et… Israël )

Dans le miroir déformant de cette propagande mensongère, il faut présenter les manifestants d’aujourd’hui comme uniquement des soutiens à Morsi, membres des Frères Musulmans. Or le peuple égyptien n’est pas constitué uniquement d’imbéciles qui seraient soit démocrates avec les militaires, soit islamistes avec les Frères Musulmans. Ce mensonge, relayé jusqu’à la nausée par les agences de presse égyptiennes et occidentales, a pour but de minimiser la teneur idéologique des manifestations d’opposition au Coup d’Etat. Dans les rues de toutes les grandes villes d’Egypte, celles et ceux qui descendent dans la rue ne sont pas tous des Frères Musulmans. Il y a là des femmes et des hommes, des laïques comme des islamistes, des coptes comme des musulmans, des jeunes comme des vieux qui refusent la manipulation et le retour à l’ère des militaires sous des apparences démocratiques. De nombreux jeunes ont été et demeurent critique vis-à-vis de Morsi, des Frères Musulmans et de leur politique, mais ils ne sont pas naïfs quant à l’évolution de la situation et aux manipulations. Il faut dire que cette mobilisation semble bien être le grain de sable inattendu dans la machine stratégique de l’Armée égyptienne, du gouvernement intérimaire et de l’allié américain. Une vraie mobilisation de citoyens non violents contre le coup d’Etat militaire « démocratiquement » effectué au nom de ce même peuple : c’est effectivement gênant.

Il faut donc ajouter un autre mensonge et affirmer que non seulement ceux qui sont dans la rue ne sont que des Frères Musulmans, mais que ce sont en sus de potentiels extrémistes qui sont alliés aux « terroristes de Hamas » (cette propagande fonctionne à merveille en Occident) et qu’ils n’hésiteront pas à user de violence le cas échéant. Le Ministre des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, a même publiquement menti en affirmant qu’Amnesty International avait mentionné que les manifestants étaient armés ou cachaient des armes. Amnesty International a immédiatement réagi en publiant un communiqué démentant ces propos (4). Le pouvoir égyptien veut diaboliser les manifestants non violents et après le massacre du 8 juillet (où les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants désarmés en invoquant la légitime défense), il faut préparer les esprits par une nouvelle campagne médiatique : si le gouvernement veut déloger les manifestants – comme il l’affirme – il faut que ceux-ci soient présentés comme dangereux, violents et « terroristes ». Les medias occidentaux jouent malheureusement le jeu de la propagande du pouvoir égyptien (militaires et civils confondus). Tout peut arriver dans les prochains jours. On peut même imaginer des actions violentes ici et là par des groupuscules « extrémistes » ou « terroristes » non identifiés (les services de renseignements égyptiens sont passés maîtres dans l’art de concocter des « clashes » ou « attentats » très utiles, et parfaitement synchronisés) qui justifieraient une action massive de la police et des militaires. Un autre mensonge : l’armée n’aura fait que se défendre…

Il faut faire la critique des islamistes, je n’ai de cesse de le répéter mais la situation en Egypte et au Moyen-Orient est grave et tout peut basculer. Tout se passe comme si le grand mouvement de démocratisation annoncé par George W. Bush en 2003 était en fait une vaste entreprise de déstabilisation régionale à l’image de la « libération de l’Irak ». Des systèmes et des régimes politiques fragilisés, des ressources pétrolières et minières sécurisées et l’Etat d’Israël, dans le silence et la mise en scène d’un énième dialogue pour la paix, continuant sa lente stratégie de colonisation définitive. L’Irak, la Syrie, l’Egypte, la Libye, la Tunisie et le Yémen (et même le Soudan) sont dans la tourmente, les Etats du Golfe restent fragiles et sous contrôle. Triste bilan. On avait espéré que Barack Obama serait le président du renouveau, de l’ouverture et il n’en fut rien. Quel pitoyable bilan somme toute. Comme le relevait Noam Chomsky, Barack Obama a moins fait, quant à la résolution du conflit israélo-palestinien, que tous ses prédécesseurs. Dans les faits, il n’a rien fait. Il fut la belle image du président afro-américain sympathique, au verbe lumineux mais à la politique sombre, aussi noire que celle de son prédécesseur. Les mensonges continuent et les citoyens égyptiens devront se rappeler, comme les Irakiens, les Syriens et les Palestiniens, que le gouvernement américain dit vrai quand il affirme qu’il n’aime rien autant que la démocratie.

Face à ce mensonge, les manifestations non-violentes de masse unissant femmes et les hommes, les laïques et les islamistes, les coptes, comme les musulmans, les agnostiques et les athées, sont la réelle expression du réveil égyptien. Rester dignes, sans armes, refuser les mensonges, la propagande et la manipulation, et prendre son destin en main.

**************************************

(1) "Les relations n’ont pas toujours été au beau fixe entre les États-Unis et El Baradei. Celui-ci a vertement critiqué, la qualifiant de « farce », la timidité des positions américaines réclamant, dans un premier temps, des réformes de l’intérieur du régime . Il reste qu’une analyse plus approfondie montre une relation d’une autre teneur. Les relations entre Barack Obama et Mohamed El Baradei sont excellentes et ce dernier n’a eu de cesse de louer et de soutenir le successeur de George W. Bush. Préparant la succession de Moubarak, l’administration Obama comprend qu’elle pourrait tirer un parti positif des relations détestables et notoirement houleuses qu’El Baradei entretenait avec l’administration Bush et les États-Unis dans le passé. « Ironiquement, affirme Philip D. Zelikow, ancien conseiller au Département d’État, le fait que El Baradei ait croisé le fer avec l’administration Bush sur l’Irak et l’Iran est en train d’aider ce dernier en Égypte et, plaise à Dieu, nous ne devons rien faire qui puisse donner l’impression que nous l’aimons. » Même analyse dans le magazine Foreign Affairs, une année avant les soulèvements. Relevant qu’il est négatif, pour tout acteur politique en quête de crédibilité auprès des citoyens égyptiens, d’être perçu comme ami des Américains ou soutenu par eux, l’auteur de l’article, Steven A. Cook, ajoute : « Si El Baradei a de fait une chance raisonnable de promouvoir des réformes politiques en Égypte, alors les décideurs politiques serviraient au mieux sa cause en décidant de ne pas trop intervenir. Assez paradoxalement, la relation froide que El Baradei a entretenue avec les États-Unis en tant que chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) fait désormais progresser les intérêts américains. »" : L’islam et le Réveil arabe, 2011, p. 52

(2) Washington Post, August 3, 2013

(3) Cf mon article Egypte, Coup d’Etat Acte II

(4) http://www.amnesty.org/en/for-media/press-releases/egypt-foreign-minister-misquotes-amnesty-international-2013-08-0
Source: http://www.tariqramadan.com/spip.php?article13043
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Masculin Gémeaux Buffle
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Sam 31 Aoû 2013 - 17:28

Quand le Père Boulad avait raison pour les Frères Musulmans (Vidéo/France 24)

Après la capitulation du président Morsi appartenant à la confrérie des Frères Musulmans en Egypte (qui sont des alliés des Etats-Unis), on ne peut que se rappeler de l’analyse du père Boulad, jésuite, qui avait vu juste en disant « bas les masques – on va voir ce que les Frères Musulmans valent ». Si l’Egypte ne tombe pas dans une guerre civile on ne peut donc que se réjouir des manifestations Egyptiennes et du rôle de l’armée pour avoir détrôné ces imposteurs. Maintenant on attend les commentaires de Washington !

La vidéo est de 2012



Source :ICI
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EFFAB

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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Sam 31 Aoû 2013 - 17:36

Et c'est toi qui cite un jésuite, ORNE, après tout le bien que tu en as dit récemment !?!
LOL
Wink
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orné

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Masculin Gémeaux Buffle
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Sam 31 Aoû 2013 - 17:46

EFFAB a écrit:
Et c'est toi qui cite un jésuite, ORNE, après tout le bien que tu en as dit récemment !?!
LOL
Wink
..Effectivement, cela démontre, que le printemps arabe, est une énième manipulations venant des Jésuites, qui décidément, j'ai eux la main heureuse dans mes recherches (voir suite sur mon sujet initiale) Wink 
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Baccaz

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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Lun 9 Sep 2013 - 18:29

Je ne pense pas vraiment que les Jésuites sont responsables de ça.No 
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orné

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Masculin Gémeaux Buffle
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Lun 9 Sep 2013 - 18:35

Baccaz a écrit:
                       Je ne pense pas vraiment que les Jésuites sont responsables de ça.No 
Tu pourrais étayer un peu STP, qu'est-ce qu'il te fait penser le contraire ?
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nolife



Masculin Lion Chèvre
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Dim 17 Aoû 2014 - 15:35

Meurtres de masse commis par les forces de sécurité égyptiennes en juillet et août 2013.


Citation :
The systematic and widespread killing of at least 1,150 demonstrators by Egyptian security forces in July and August 2013 probably amounts to crimes against humanity. In the August 14 dispersal of the Rab’a al-Adawiya sit-in alone, security forces, following a plan that envisioned several thousand deaths, killed a minimum of 817 people and more likely at least 1,000.




Source:   Human Rights Watch  youtube.com/watch?v=AUtFM9L6ago
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Masculin Lion Chèvre
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Lun 2 Jan 2017 - 18:59

Flashback - Assassinat d'Anouar Sadate:





Source:  https://twitter.com/oldpicsarchive/status/802729426614157312
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Masculin Lion Chèvre
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MessageSujet: Re: Quelle est la situation en Egypte?   Lun 2 Jan 2017 - 20:07

Pour les anti-impérialistes de pacotilles.


Echange de bons procédés.

Les USA ont maintenu leur régime dictatorial vassal en Egypte

La Russie a maintenu son régime dictatorial vassal en Syrie.


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Quelle est la situation en Egypte?

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