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 Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.

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orné

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Masculin Gémeaux Buffle
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MessageSujet: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Sam 7 Déc 2013 - 19:19

Rappel du premier message :

Il y a temps de vérités qui doit être dites, et que peu sont capable d'entendre...Déjà que beaucoup se borne à refuser de voir le nez au milieu du visage. Accepter que nous allons vers une gouvernance mondial, qui est presque en place, et que beaucoup continue de réfuter bêtement. Comment voulez-vous avancer si la plupart vivent dans la peur et refuse de voir la vérité en face !
Il est impossible d'avancer sans reconnaître se qui est vrais et se qui est faux. Ceci étant dis, il se faut faire un constat juste avant de pouvoir changer les choses, avancer des solutions. On reproche souvent à des personnes comme moi, une certaines complaisance dans le négativisme, de faire leur publicité de leur prêter trop de pouvoir. Non...le but étant d'ouvrir les consciences une bonne fois pour toutes, après on pourra peut être enfin avancer dans la recherche de la vérité. Il est plus que temps de savoir comment le pouvoir s'y prend afin de lénifier l'esprit du peuple, et de faire baigner l'humanité dans les pires mensonges et cupidité et information perfide. D'une histoire édulcoré afin de tromper son monde...Affligeant !!

Je vais donc ici même essayer de démontré comment on transforme certains personnages en héros quand il n'en ait rien, prochainement je ferais de même avec le Ché...


Mandela est mort, oui mais encore ?



Si vous regardez les merdias, vous verrez certainement des vautournalistes y faire l’apologie de Mandela qui vient de décéder…

Pourtant si vous prenez la peine d’aller en Afrique du Sud, vous remarquerez que ce n’est pas si « Top » que ça, ainsi par exemple, aujourd’hui ce sont les paysans Boers qui s’y font massacrer et bien entendu, ça les merdias oublient d’en parler…


De plus, les vrais propriétaires des mines d’or et de diamants qui eux ne sont pas des Boers mais les fils de banquiers n’ont pas changé… Ils mènent toujours le pays par le bout du nez !

Mais alors, il a fait quoi Mandela ?

Et bien si nous demandons aux noirs d’Afrique du sud, nous remarquons qu’ils ne sont pas si heureux que cela et pour preuve :


LETTRE OUVERTE A MANDELA: VOUS AVEZ TRAHI ET VENDU LE PEUPLE NOIR

Cher ancien président Nelson Mandela,

J’avais seulement 5 ans quand vous avez été libéré de prison. Je viens d’un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid et j’ai été élevé par ma grand-mère. En 1994, l’Afrique du Sud a eu ses premières élections démocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-mère, était ravi à l’idée de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l’ANC. Malheureusement, ma grand-mère est décédée avant d’avoir pu voter en début d’Avril en 1994.

J’ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secrètes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien président de 84-89) pour avoir un règlement négocié. Ceci nous a été révélé plus tard par le président de l’ANC, Oliver Reginald Tambo, se référant à vos réunions avec le régime colonial-apartheid dans les années 1980, années cruciales. Il avait déclaré: « Les prisonniers ne peuvent pas négocier leur liberté ». Tambo semblait perturbé sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l’organisation.

En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assuré vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des minéraux étaient vos objectifs premiers. Cette croyance avait formé la doctrine de base de l’ANC et avait même été inscrite dans un document connu sous le nom « Freedom Charter » (La Charte de la Liberté).

« La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l’héritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d’aider au bien-être du peuple ». Disait « La Charte ».

Or il est apparu plus tard que vous et d’autres dirigeants de l’ANC vous étiez affairés à réinterpréter avec créativité l’un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, à savoir « une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d’industries blancs ».

LA NATURE DE LA TRAHISON

Lorsque vous négociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien président 1984-89) avec l’intention d’obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tirés des masses noires exploitées, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir prévisible. Comme il le disait fermement: « Je n’ai pas l’intention de négocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir ». Bien au contraire, les négociations ont eu pour but d’empêcher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un piège pour les noirs et nous avons été pris dans ce piège grâce à vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute « négociation » faite avec le Diable DOIT, par défaut, nous conduire en Enfer! A vrai dire, vous vous êtes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.

Echec du transfert du pouvoir lors des négociations

Les négociations ont porté sur deux aspects: l’un politique, l’autre économique. Quand vous négociez avec les Nationalistes, et à partir du moment où vous avez choisi de séparer le pouvoir politique et économique, là était votre plus grande erreur et c’est de là que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propriété des richesses et des terres est au cœur d’un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a été CLAIREMENT stipulé dans la Charte de la Liberté. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l’ignorer.

Lors de vos négociations toute intelligentsia sud-africaine avait l’oeil rivé sur les tractations d’ordre politiques et négligeait l’aspect économique. Vous craigniez le fait que si les négociations politiques échouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n’étaient pas intéressés par les négociations économiques et lorsque les négociateurs économiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c’était trop technique, du coup personne ne s’y intéressait par manque d’éducation. Mais vous, M. l’ancien président, vous étiez plus instruit que le peuple. Vous auriez dû le savoir que ces deux aspects du pouvoir étaient intimement liés. C’est là que nous avons raté à jamais l’occasion d’obtenir notre liberté totale et vous l’avez vendue aux Nationalistes.

=> Ici, Nationalistes, réfère au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un éclatement de l’Afrique du Sud, même bien qu’ils pratiquaient ouvertement une ségrégation raciale. Comme quoi, on voit qu’un parti politique peut s’appeler « Nationaliste », mais en fait il ne vise qu’a la destruction de la Nation qu’il prétend pourtant défendre.

Poursuivons la lecture de la lettre…

Echec des négociations économique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l’Afrique du Sud.

M. l’Ancien Président, votre mandat obtenu par le peuple était de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en œuvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous réunissiez régulièrement avec Harry Oppenheimer, ancien président de la géante compagnie minière anglo-américaine et De Beers, la 1ère compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies étaient les symboles économiques même du régime de l’Apartheid.

Peu de temps après l’élection de 1994, vous avez même présenté le programme économique de l’ANC à Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs révisions clés pour répondre à ses préoccupations, ainsi qu’à celles des autres grands industriels du pays. Honte à vous pour la vente de minéraux et des terres aux Impérialistes. Les résultats de ces réunions étaient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l’or et les diamants de l’Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contrôlaient auparavant. Avez-vous oublié ce que la Charte de la Liberté disait ?

Je vous le rappelle : « La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l’héritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d’aider au bien-être du peuple. »

Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique a été la propriété de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Sans aucun doute l’institution la plus puissante du pays. Son sort nous a été expliqué par un homme d’affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demandé de rédiger un document pour votre équipe de négociation sur les avantages et les inconvénients d’avoir une Banque Centrale autonome, gérée en totale autonomie par votre gouvernement.

Padayachee ne pouvait pas croire ce qu’il entendait : « Quelle question ?!!! Mais bien sûr que nous devons prendre contrôle de cette Banque ». Lui et son équipe ont rédigé et présenté le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale à rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a révélé, que votre équipe de négociation: « N’avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale ».

M. Nelson Mandela, à l’époque, la Banque Centrale était une propriété privée appartenant aux Blancs et aujourd’hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l’Apartheid dans notre pays ?

Au cours des négociations que vous avez accepté et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait être gérée comme une entité autonome au sein de l’Etat sud-africain, avec son indépendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirigée par le même homme qui la dirigeait sous l’Apartheid: Chris Stals. Une autre figure de proue de l’Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a également conservé son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux mêmes personnes qui nous ont opprimés d’être en charge de la Banque Centrale du pays ?

Padayachee a déploré qu’avec la perte de la Banque Centrale, « tout serait perdu en termes de transformations économiques ». C’est bien vrai: Tout a été perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, réserve de notre pays !!! L’un des engagements de la Charte était aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible à réaliser à cause d’une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui protège la propriété privée.

Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !

Vous avez prêché ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n’existe pas; seulement dans votre tête. Réconciliation n’a signifié rien d’autre que « les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu’ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de dépossession, d’humiliation et de souffrance ». Je ressens une douleur indescriptible à chaque fois qu’un Sud-africain Blanc – à la boutique, dans un bar, à la Radio ou sur des forums en ligne – dit que : « Nous devons oublier le passé et nous tourner vers l’avenir. » C’est comme nous dire à nous, Noirs, que nous devons « oublier notre douleur et nos souffrances ». Et surtout venant de gens qui ont bénéficié de ce système raciste et ségrégationniste! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd’hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!

Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez passé sous silence notre douleur et notre peine – au grand soulagement des Blancs. Ces mêmes Blancs qui ne parviennent pas à reconnaître leur tort : notre douleur et notre souffrance – et surtout leur rôle en tant que principaux bénéficiaires de ce système. Vous étiez trop préoccupé à ne ne pas semer le trouble dans la mesure où les Blancs auraient été les principales victimes de représailles. C’est l’unique raison pour laquelle vous faites l’objet d’un véritable culte de la personnalité dans la communauté blanche, plutôt que dans la communauté noire, votre propre communauté.

Résultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous êtes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.

=>Eh oui !!! Voilà comment les Sud-africains ont été…, sans préservatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu’un qu’on prenait comme l’un des nôtres.

L’article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un « environnement LIBRE et JUSTE » pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel: Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous décrivez la liberté comme étant la capacité d’être en mesure de voter et le fait de ne pas avoir à transporter un carte d’identité 24h/24 comme au temps de l’Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe très peu de justice en Afrique du Sud! Tout cela, grâce à vous. Monsieur Nelson Mandela.

L’ETAT ACTUEL DE L’AFRIQUE DU SUD

Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-alimentés, sans abris, sous-employés et mal représentés dans les postes de cadres supérieurs ? L’état de santé et d’éducation pour les noirs reste tel qu’il était, si ce n’est pire que durant l’Apartheid.

Vestiges de l’Apartheid et des structures économiques coloniales, la propriété et le contrôle restent intactes malgré l’acquisition du pouvoir politique dont vous rêviez tant. Etes-vous conscient que la liberté politique sans émancipation économique est vide de sens?

La crise de l’emploi est également définie selon des critères raciaux en raison du fait que, dans le troisième trimestre de 2010, 29,80% des Noirs étaient officiellement au chômage, contre 22,30% de métis, 8,60% d’Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains reçoivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.

En termes de répartition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (métis, indiens, chinois) en 2008 n’était que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement à 10,9% et 19,3% en 1993. L’écart de revenu pour les Indiens a diminué, le revenu par habitant indien en 2008 étant à 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.

=> Il faut savoir que sous l’Apartheid, les Blancs avaient établi une société de caste en Afrique du Sud, comme en Inde où il étaient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit: les Blancs étaient au sommet de la pyramide des êtres humains, suivi des chinois qui étaient les plus blancs après eux, venaient ensuite des Indiens qui étaient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs à la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs: Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques – Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc – qui avaient été emmenés de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.

Et avec ça, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres ségrégations raciales qui ont eu lieu dans l’Histoire étaient des accidents de parcours ??? Ce n’était pas des accidents, c’était des systèmes de pensée bien planifiés et bien étudiés. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le système et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c’était un acte conscient et bien pensé (…)

En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, désolé je sais que c’est très long, mais je suis sûr que vous sortirez d’ici plus instruits que la grande majorité de nos frères. Il faut souffrir pour s’instruire n’est-ce pas ? Ça fait près de 6h de temps que je suis en train de traduire et d’écrire ce texte en même temps, alors imaginez à quel point j’ai souffert; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].

En 1995, la médiane des dépenses par habitant parmi les Noirs était de R333 par mois par rapport à celui des Blancs qui était à R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les dépenses médianes par habitant pour les Africains étaient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.

Source: et al. (2010), « Tendances de la Distribution des revenus et pauvreté en Afrique du Sud depuis la chute de l’Apartheid ».

L’économie n’a pas réussi à créer des emplois au rythme nécessaire pour réduire le chômage extrêmement élevé, et le système éducatif n’a pas réussi à faire en sorte que les dépenses publiques égalisé sur la scolarisation se traduise par une amélioration de l’éducation des enfants noirs pauvres.

REFLEXIONS FINALES

Monsieur Nelson Mandela, la démocratie n’a pas apporté ce qui était promis, vous en tant qu’ancien président de l’ANC et du pays êtes le premier responsable de cette diversion. M. l’Ancien président qu’avez vous fait des Noirs ? Si ce n’est de poser la dernière brique de notre trahison suprême en vendant notre lutte afin de réaliser votre rêve de victoire politique. Votre rêve qui est devenu le pire cauchemar des Noirs dans notre pays.

Vous nous avez vendus en tant que nation noire pour un « Prix Nobel de la Paix » et c’est la raison pour laquelle il y a ce manque patant de prestation de services et ce manque de prestation de service tout court => en droit, ça s’appelle « Faux, usage de faux et tromperie ».

Notre Constitution tant saluée comme la meilleure du monde, vu qu’elle fut l’une des dernières écrites sur la planète (1990) ne favorise que les Blancs alors qu’elle opprime les Noirs. Merci pour rien M. Nelson Mandela. Merci d’avoir transformé les négociations de Kempton Park en une solution à huis-clos pour sauver le capital Blanc et le pouvoir de quelques-uns, et qui a conduit à une telle démocratie dans laquelle la souffrance de la majorité noire devrait se poursuivre.

J’ai un problème avec les gens qui donne un « statut messianique à Madiba » comme un Jésus noir quand nous savons tous que vous avez profondément trahi la nation noire.

Quand j’ai commencé cette lettre, je vous ai parlé de ma grand-mère qui est décédée avant d’avoir pu voter pour vous. Eh bien, je suis content qu’elle n’aie jamais voté pour vous, comme elle aurait voté pour un traître. Ce que vous avez fait est d’avoir continué le travail que le gouvernement de l’Apartheid avait commencé en laissant et creusant les trous de la pauvreté et de l’oppression profonde.

Avant de quitter cette terre, je voudrais que vous preniez vos responsabilités et présentiez des excuses pour vos actes et ce que vous avez fait aux noirs. Vous avez vendu notre terre aux impérialistes, si vous ne parvenez pas à vous excuser avant de mourir, cela signifie simplement que vous êtes un complice pour eux.

Lorsqu’enfin vous finirez par mourir, je vous souhaite de rencontrer des gens comme le Dr Verwoerd Hendrink et P. W. Botha et surtout, je vous souhaite d’avoir du bon temps avec eux et de rire de la façon dont les Noirs continuent de souffrir. Je n’ai que haine pour ce que vous nous avez fait.

Lettre écrite depuis un des trous de l’Enfer sombre et profond dans lequel vous avez laissé vos semblables Noirs.

Cordialement,

Un Sud-africain noir

(c) Lettre ouverte parue dans un Journal Sud Africain.

* * *


PS : Personnellement je ne rajouterais rien à cette lettre, sauf une photo qui en dit bien plus qu’un long discours…



http://mutien.com/site_officiel/?p=12420

_____________________________________________________ _


Nelson Mandela : l’icône et le néan

Communiqué de Bernard Lugan[1]


(6 décembre 2013)

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :



1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Eduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.

2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.

Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.

3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :

- désintégra une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,
- empêcha la réalisation d’un Etat multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC,
- torpilla les négociations secrètes menées entre Thabo Mbeki et les généraux sud-africains, négociations qui portaient sur la reconnaissance par l’ANC d’un Volkstaat en échange de l’abandon de l’option militaire par le général Viljoen[2].

4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui total. Selon le Rapport Economique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine (en ligne), pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est ainsi classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport).

Le chômage touchait selon les chiffres officiels 25,6% de la population active au second trimestre 2013, mais en réalité environ 40% des actifs. Quant au revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, il est aujourd’hui inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994[3]. En 2013, près de 17 millions de Noirs sur une population de 51 millions d’habitants, ne survécurent que grâce aux aides sociales, ou Social Grant, qui leur garantit le minimum vital.

5) Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen», aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.

6) Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.

7) Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux. Ainsi, entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était « en guerre » contre le « gouvernement blanc », une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, plus de 2000 fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.

8) Enfin, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement « racial », les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultraperformants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs.

Pouvait-il en être autrement quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la « nation arc-en-ciel » ? Ce « miroir aux alouettes » destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.

Le culte planétaire quasi religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité.

Notes:

[1] La véritable biographie de Nelson Mandela sera faite dans le prochain numéro de l’Afrique Réelle qui sera envoyé aux abonnés au début du mois de janvier 2014.
[2] Voir mes entretiens exclusifs avec les généraux Viljoen et Groenewald publiés dans le numéro de juillet 2013 de l’Afrique réelle www.bernard-lugan.com
[3] Institut Stats SA .


Source :http://bernardlugan.blogspot.fr/2013/12/nelson-mandela-licone-et-le-neant.html


Dernière édition par orné le Ven 13 Déc 2013 - 21:22, édité 1 fois
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RedStard

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 20:55

orné a écrit:
Tu sais me montré où je dis qu'il est un être méprisable ? merci....

Ton article est plutôt éloquent sur la question, Orné, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas le voir et aussi le "et alors ?" est un peu tendancieux, cela manque de respect pour une partie de la population Sud Africaine. Même s'il y a du vrai notamment dans l'implication de l'Afrique du Sud dans le conflit en RDC et il y a aussi des erreurs, l'AdS n'est pas le gendarme de la région australe mais plutôt l'Angola bien plus conséquent militairement et qui avec le Zimbabwe ont mis une raclé au Rwanda et l'Ouganda soutenue par les Américains et l'Afrique du Sud en les boutant hors du Congo RDC. Oui il y avait du mépris Orné, il y a pas de doute mais avec quelque erreur mais c'est ton droit absolue.

D'ailleurs tu avais dis que tu voulais en découdre avec l'un des 2 hommes que j'admire le plus soit Malcohm X et "Le Ché", j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Là oui Orné, je serai froidement sans pitié !
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 21:13

Tu répétè comme un perroquet se qu'il à été dis, en me taxant de qualificatifs qui ne colle aucunement avec ma démarche, alors qu'au début tu avais parfaitement compris, comme d'autres membres l'on eux aussi compris.

Maintenant tu répète bêtement se que deux trois membres un peu à côté de leur pompes t'ont dis sur le chat.
Alors que c'est carrément hors sujet, qu'est-ce qu'on en a affaire de vos petit problème d'égos franchement et de vos amertumes envers moi. Pour tenir un discourt avec lequel je suis entièrement d'accord.
C'est vraiment des propos stériles et sans valeurs, écrit se que tu as à écrire et ne me met pas dans la balance. Je pense déjà te l'avoir demandé à plusieurs reprises.


De plus, si tu crois m'impressionner avec tes menaces d'enfants capricieux qui ne veux pas qu'on casses ses jouets, c'est bien mal me connaître.
de plus tu dira aux olibrius du chat les concierges et mémés en tout genre, qu'ils ne disent pas trop de conneries....j'ai jamais parlé de Malcom x, mais de tout se qui touche de près ou de loin au communisme.
Car se sont tous des génocidaires et meurtrier en tout genre.

Un moment donné il faut redescendre les pieds sur terre et faire un peu attention à se que l'on dis, au risque de passé pour ridicule...
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luctix

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 21:15

le titre du topic est irrespectueux directement envers mandela bien sûr

et aussi dès les premières lignes on lit que mandela a été montré en héros alors qu'il n'en est rien, et ça c'est pareil, c'est un manque de respect envers lui selon moi

il a fait des belles choses, c'est certain

il a du aussi composer avec les dirigeants mondiaux dégénérés, et le résultat global est loin d'être parfait

je me répète encore une fois, je trouve c'est une erreur de se focaliser sur une personne, d'en faire un mythe, qu'il soit positif ou négatif, c'est du pipeau, c'est ce que font avaler les médias aux gens, faire un raccourci entre les évolutions de l'afrique du sud et mandela

"c'est grâce à mandela"... "c'est à cause de mandela..." il s'est retrouvé au milieu d'un bordel monstre
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 21:20

luctix a écrit:


"c'est grâce à mandela"... "c'est à cause de mandela..." il s'est retrouvé au milieu d'un bordel monstre

Encore une fois tu t'exprime sans tenir compte de se que ton interlocuteur te dit.

Je pense que c'est un peu se qu'il à été débattu sur le sujet au fait...Mais il en est en toute logique le personnage central, comme je l'ai écris plus haut...
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luctix

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 21:29

il n'est pas le personnage central, mais il est le personnage emblématique, symbolique, médiatique, nuance

tout seul il n'aurait pas fait autant que ce qu'il a pu faire avec ses amis

à quoi bon dire "il n'a rien d'un héros", ou "il est mort, et alors?"

c'est une erreur selon moi

ce que tu fais là, c'est uniquement une critique de l'emblème qu'est mandela, du symbole, de la façon dont les médias et les gouvernements le montrent  

tu tombes dans un piège, à salir un homme, tout ça parce que les médias et les gouvernements te tendent la perche
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 21:50

J'utilise des mots choques pour attirer le regard, c'est juste du marketing, sûrement une déformation professionnels (rires)

Sinon mis à part cette petite polémique, je trouve que les choses qui me parait intéressante sur se sujet ont été dite, à mes yeux c'est l'essentiel.
Et mon mea culpa, je l'ai fait à ma manière.
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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 22:03

orné a écrit:


Encore une fois tu t'exprime sans tenir compte de se que ton interlocuteur te dit.

Je pense que c'est un peu se qu'il à été débattu sur le sujet au fait...Mais il en est en toute logique le personnage central, comme je l'ai écris plus haut...

Arrête de faire la victime Orné et assume tes dires, "Mandela est mort et alors ?" le mépris est dans le titre, d'autant plus que tu n'as strictement rien débattue du tout Orné, si je n'avais pas mis les choses dans son contexte on se serait arrêter à la vision binaire de ton article au lieu de mettre en relief un problème beaucoup plus large dans un contexte extremement tendu de l'époque avec un système qui l'a littéralement broyé. non seulement tu ne l'as pas fait mais tu as profité de l'ignorance grasse de ce sujet au lieu d'essayer de relativiser les choses en y posant le décor dans leurs contextes comme je l'ai fait.

Et désolé, ça va faire plusieurs semaines que je ne suis pas allé sur le Tchat, Orné. Respire par le nez ça fait du bien car tu aurais mieux Lu ce que j'ai écrit, j'ai parlé des 2 hommes que j'admire le plus Malcohm X et "le Ché", dont pour ce dernier tu t'es proposé a faire tomber le mythe. Nuance.
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 22:14

Ah oui ? trop drôle, me prendrais-tu pour un niait, tu parle justement de se que j'ai parlé sur le chat, tu l'a vu dans ta boule de cristal ou quoi ? Ou alors on te tiens au jus par MP...
Un sujet cela se traite à plusieurs, sinon se serais bien chiant, de plus tu n'est pas le seul à avoir avancer des arguments, pour qui te prends-tu ?
Victime ? ou tu vois ça en plus.
Je viens de l'écrire, je suis satisfait du déroulement du sujet, le problème c'est les surcouches de propos débilisants dont tu as le secret. Je te la répète "tiens ton argumentaire sans montrer les gens du doigts c'est vulgaire", ça fait mauvais genre. Je croirais avoir affaire à un ouvrier des routes ou municipale, c'est comme ça que vous dite en France ? (rires)
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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 22:20

orné a écrit:
Ah oui ? trop drôle, me prendrais-tu pour un niait, tu parle justement de se que j'ai parlé sur le chat, tu l'a vu dans ta boule de cristal ou quoi ? Ou alors on te tiens au jus par MP...
Un sujet cela se traite à plusieurs, sinon se serais bien chiant, de plus tu n'est pas le seul à avoir avancer des arguments, pour qui te prends-tu ?
Victime ? ou tu vois ça en plus.


Moauhahahahahahaha ! Mais t'es devenue complétement parano, Orné, personne ne me tiens au jus en MP ou de quoi que se soit d'autre, non mais faut arrêter avec les chinois du FBI. Apparemment certains te mènent la vie dure sur ce forum, tu risquerais d'attraper un cancer avec tout ce stress.

Oui Des arguments que tu n'as pas eut l'intelligence de ressortir sur ce thread pour te justifier, tout simplement parce que tu ne les savais pas, c'est tout. ahhh sacrée Orné va ! Very Happy
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 22:28

Ah oui et qui ? toi peut-être ? La girouette de service qui change d'avis comme il change de chemise. Tu n'as pas encore compris que tout ça m'importe peu, reviens les pieds sur terre. Certains membres serait peut être touché par vos conneries, mais de là imaginé que des personnes comme vous puissent m'atteindre, il faut juste arrêté de rêver....
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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 23:11

orné a écrit:
Ah oui et qui ? toi peut-être ? ....

Qui ? vraiment aucune idée Orné, mais c'est évident qu'ils t'ont atteint que tu le nies autant que tu veux, l'évidence de tes délires paranoïaques parle d'elle même !
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Jeu 12 Déc 2013 - 23:14

RedStard a écrit:
orné a écrit:
Ah oui et qui ? toi peut-être ? ....

Qui ? vraiment aucune idée Orné, mais c'est évident qu'ils t'ont atteint que tu le nies autant que tu veux, l'évidence de tes délires paranoïaques parle d'elle même !

On a tous des démons avec qui on dois lutter. Mais des humains aucuns ne peut me toucher, du moins ceux qui me sont étranger.
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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Sam 14 Déc 2013 - 14:59

Aegis a écrit:
Donc tu vois bien que son élection était légitime... quand ils ont commencé à créer le mouvement dont je te parlais précédemment. Tu construis le caractère bidon a posteriori en faisant comme s'il était un parfait inconnu, alors qu'il ne l'a pas longtemps été.

Et personnellement, je suis assez d'accord avec le titre du sujet. Ce n'est pas que Mandela soit ma préoccupation majeure, mais quand même. Il n'a jamais qu'été un homme parmi d'autres hommes et a contribué à rendre la vie de certains hommes meilleure. C'est ce à quoi certains hommes politiques rendent hommage (ou pas apparemment, mais qui a dit que le "deuil" devait toujours être tragique ?), et ceux à quoi ceux qui le veulent le font également. C'était probablement un héros pour son peuple, car il fallait que son peuple sorte de son état arriéré...

En fait, il faudrait plutôt blâmer ceux qui l'ont emprisonné et qui constamment sont responsables de ce genre de situations, mais de nos jours, c'est plus facile de faire l'éloge de défunts, plutôt que de s'attaquer aux causes des problèmes. Cela aide à "oublier".

C'est comme un bon match de foot, ça divertit la plèbe.




Tu dis :
Donc tu vois bien que son élection était légitime...



-Je n'ai jamais prétendu le contraire.

Rendre la vie meilleure... -A mon avis "c'est une illusion orchestrée par les occidentaux"...

Ce tour de passe-passe d'une élection démocratique et anti-raciste a permis de mettre en place un gouvernement d'Africains dont personne ne semble plus faire l'apologie à cette heure.

-Tout ceci donne l'impression que la "Gouvernance mondiale" fut déjà à l'oeuvre dès cette époque, et qu'elle soit à l'origine de cet époustouflant changement dans les mentalités Africaneuses par devers les Noirs.

-Il est dorénavant plus facile de faire remarquer à l'ensemble de l'humanité l'incapacité qu'ont les Africains Noirs à profiter pleinement de leur liberté de gouverner à leur propre avantage, sans être sous la tutelle des Blancs.




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Aegis



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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Sam 14 Déc 2013 - 15:33

Assurément, et c'est donc une toute autre question en définitive à laquelle il reste encore bien des points à éclaircir en ce cas.
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akasha

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Dim 15 Déc 2013 - 11:31

Je suis entièrement d'accord avec l'analyse de Lilith. D'ailleurs sur se point, est-ce-que les gens seraient aveugle ? Ils suffit de voir le véritable festival illumanati auquel ont viens d'avoir droit pour ses funéraille. C'était du white power ! Il est pour moi et je suis convaincue comme d'autre...Que ses funéraille était un rituel illumanati avec message dirigé aux initier à la clé ! Pour aller dans se sens, voici une première analyse, qui bien sûr sera à prendre avec des pincettes et non au pied et à la lettre, toujours faire preuve de discernement.... farao 

La connexion entre la mort de Mandela, l'aéroport de Denver et la comète ISON



A première vue, rien ne semble relier la mort de Mandela,
l'aéroport de Denver et la comète ISON...et pourtant, une connexion semble bien exister. Tout d'abord, il convient d'évoquer une information cruciale qui a été savamment passée sous silence à la fois par le gouvernement sud-africain et les médias alignés: Nelson Mandela est mort au mois de Juin dernier à l'hôpital à la suite d'une défaillance totale des organes.

Cette information avait été révélée dès le mois de juin par le quardian liberty voice. Malgré les critiques, le journal gardera ses articles en ligne et obtiendra même l'enregistrement d'une conversation provenant d'une source au sein même du gouvernement qui confirme que l'ancien président est mort le 11 juin dernier.Non seulement le gouvernement sud-africain n'a pas intenté d'action en justice contre ce journal mais celui-ci a été victime plusieurs fois d'attaques de déni de service provenant justement de l'Afrique du Sud, preuve que ce journal avait mit le doigt sur quelque chose de sensible.

Dans ces conditions, il faut se rendre à l'évidence et constater que les obsèques de Mandela étaient une totale arnaque. Ils sont même allé jusqu'à mettre un faux interprète de langues des signes qui a fait des cornuto à tour de bras pendant la cérémonie.




En voilà un autre, c'était un vrai festival.



L'un des petits fils a également déclaré une phrase intéressante:

"Tu étais une Tour dans le monde entier comme une comète, laissant des traînées de lumière pour que l'on te suive."


Les questions qui se posent désormais sont: pourquoi l'annonce de sa mort n'a été révélée qu'au mois de décembre? Est-il possible que cette annonce ait été retardée sciemment pour coïncider avec un agenda politique (ou astronomique) ? Pourquoi près d'une centaine de leaders politiques se sont déplacés pour de fausses funérailles?




Un article de CBC News en date du 8 décembre a considérablement piqué ma curiosité. En effet, celui-ci indique:

"Juste après l'enterrement, ils vont retirer le drapeau sud-africain ... et étendre sur le cercueil une peau de léopard".



Il s'agit visiblement d'un symbole associé de longue date à Nelson Mandela.




N'est-il pas troublant de retrouver justement sur l'une des fresques de l'aéroport de Denver un léopard mort en premier plan, alors que l'on constate en second plan une dévastation par les flammes.
À gauche de ces flammes, on remarque une traînée qui englobe une ville et qui ressemble  à la traînée d'une comète, Provoquant sur son passage à la fois la destruction des arbres et la mort de nombreux animaux. Là où cela devient intéressant, c'est que l'on remarque ce qui semblerait être un Maya en bas de la fresque. Celui-ci semble faire une offrande (le léopard) à Quetzalcóatl (alias Horus/Satan) qui est représenté un peu plus haut (qui semble être libéré de sa cage).

Comme par hasard, les cérémonies en l'honneur de Mandela se terminent le 16 décembre, le dernier jour du calendrier maya (non, pas de fin du monde ce coup ci) et toute la ribambelle de présidents et de stars illuminati se retrouveront à quelques pas du monument Vootrekker à Pretoria, un monument à la gloire de Ra, alias Horus. Gerhard Moerdijk, l'architecte franc-maçon du bâtiment indiquerait qu'il s'agit d'un autel, un sanctuaire. On en revient toujours à ces rites anciens qui inspirent tant les illuminati. Évidemment, comme toujours, l'usine à désinformation Wikipédia nous raconte tout autre chose sur ce monument.






Peux-t-on réellement penser que tout ceci est une coïncidence si c'est précisément ce jour ou un rayon de lumière vient taper sur un tombeau qui se trouve à l'intérieur du bâtiment.



Tout cela semble obscure pour nous mais cela doit avoir un sens bien précis pour ces initiés.

Voyons maintenant le rapport avec la comète ISON:



"La pluie de météorite va frapper notre planète à partir de deux directions à la fois."

Lorsque la Terre traversera le flux de débris, nous allons rencontrer deux flux de poussière de comète. Un essaim de poussières suivra la comète ISON dans le soleil. Un autre essaim se déplacera dans la direction opposée, repoussé loin du soleil par la pression des radiations solaires. Les flux viendront des deux côtés opposés de la Terre en même temps.

"D'après mon expérience, ce genre de doublet est sans précédent», explique Wiegert."


L'observatoire de Pulkovo a déclaré au
[size]journal russe Itar-Tass fin novembre, (article partiellement traduit ici):[/size]

"la destruction de la comète a provoqué une forte baisse de sa vitesse et un changement de direction de ses débris."

"les restes d’ISON croiseront le chemin de la Terre autour du Soleil une semaine plus tard, juste avant le Nouvel An, et peuvent entrer en collision avec notre planète."

"Entre la Saint-Sylvestre et la période du 2 au 4 Janvier 2014, nous nous attendons à une intensification de l’activité météorique."

"pendant cette période on ne peux exclure la chute d'une météorite plus grande sur la surface de la terre."



L'observatoire de Lisbonne a divulgué des renseignements importants sur la comète Ison au mois de Juillet dernier.

Je n'y ais d'abord pas prêté attention car ces informations sont apparus sur la toile sur scienceforum (le post a été effacé depuis mais on retrouve l'article d'origine sur se blog, rien sur le site de l'observatoire, il s'agirait donc d'une information non officielle). Ce qui est intéressant après coup c'est qu'ils ont eu juste sur toute la ligne:

"Ils affirment que des fragments de la comète ison frapperont la terre en décembre, en se basant sur une émulation effectuée en utilisant le supercalculateur Tiger 2 "et un modèle de code propriétaire.

Ils affirment que lorsque la comète pénétrera dans l'atmosphère du soleil, la glace changera d'état de rapidement, se transformant en un gaz propulseur, modifiant la trajectoire de la comète.

Ils affirment que les fragments de la comète se propageront sous la forme d'un cône avec un diamètre de base de 300.000 kms, c'est la distance entre la terre à la lune.

ils affirment que la comète après avoir traversé le soleil sera extrêmement fragmenté, fragments allant d'un ballon de football à la taille d'un navire.

ils disent que la propulsion de la glace va changer la trajectoire des fragments, ce qui provoquera une pluie de fragments cométaires qui va frapper la Terre en décembre."


A part le fait que la terre soit frappée en décembre (trop tôt pour le dire), leur théorie s'est avérée bien plus réaliste que celle de la NASA. De fait, tout s'est déroulé tel que décrit dans la simulation. La fin s’avérera-t-elle également exact?

Voici des images des débris de la comète après son passage au périhélie. On constate bien une forme de cône et de nombreux débris de tailles conséquentes. Pourtant, la NASA n'a pas hésité à indiquer récemment qu'elle n'est plus qu'un nuage diffus de poussière (toujours au top la NASA).






Les débris, qui se sont rapidement éparpillés sur des millions de kilomètres pourraient suivre ce modèle orbital.



La mort de Mandela semble donc marquer un moment important pour l'agenda illuminati, sans doute un message pour les initiés. Reste à voir ce qui nous attend pour le mois à venir. Au delà de ces coïncidences troublantes, l'avenir nous le dira.


Publié par
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RedStard

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Mer 18 Déc 2013 - 16:49

Article très pertinent et très complet sur toute la problématique autour de Mandela et des enjeux politiques Sud africain. C'est long mais ça en vaut la peine.  


Non, Mandela n’est pas mon héros


Mandela a été inhumé avant hier 15/12/2013 selon le rite de la spiritualité africaine non-déiste : un bœuf a été sacrifié pour l'accompagner dans le monde des ancêtres, ce qui est très bien, dans une Afrique où les intellectuels se bousculent pour se faire enterrer selon les rites chrétiens ou musulmans des oppresseurs. Contrairement à la culture islamo-judéo-chrétienne de la hiérarchisation de la société jusqu'aux défunts, le partage, l’égalité entre les êtres humains et le culte/la place accordée à nos morts constituent la base de la société traditionnelle africaine. Alors que certains occidentaux auraient voulu faire un pèlerinage sur la tombe de Mandela, la culture africaine ne le leur a pas permis. Cela n’a pas été possible parce que dans cette culture, chaque mort est égal à un autre et chacun a son propre ancêtre, qui est son parent, son familier immédiat. Mandela devient l'ancêtre de ses enfants, de ses petits enfants, de ses cousins, de ses neveux etc. Mais pas l'ancêtre suprême des Sud-Africains. Chaque personne ayant son propre ancêtre, de même que Steve Biko est l'ancêtre de ses propres familiers à est à égalité avec Mandela. Et c'est cette conception du monde du partage comme base de la cohésion sociétale qui est à l'origine de la lutte qu'a mené Mandela pendant 27 ans derrière les barreaux. Ceux qui ont traité Mandela de communiste n'ont tout simplement pas compris que la tradition africaine n'a pas eu besoin de lire Karl Marx, pour comprendre que l'injustice sociale est le pire ennemi de toute société, loin de tout éventuel ennemi extérieur. Et c'est pour avoir trahi ce principe africain de la lutte pour le partage des ressources sud-africaines que Mandela a failli à sa mission. Tout s'est passé comme s'il était entré en prison parce que son peuple brûlait d'envie d'avoir un Européen comme ami, ou comme voisin. Non, ces Européens se sont illustrés en voleurs, en truands, en braqueurs des richesses de l'Afrique du Sud. Sorti de prison, Mandela a donné l'impression qu'il suffisait de dire au braqueur de nous laisser dormir en paix dans les toilettes et non plus de nous restituer un minimum de nos propres richesses.  

Il n'est pas très important de savoir si Nelson Mandela est un héro pour Pougala ou non. Il est plus intéressant de se demander s'il était un héro pour son propre peuple. Comment son peuple a-t-il vécu ces écarts de comportement entre sa misère quotidienne et l'image que les populations d'origine européenne projetaient de lui?

Pour le comprendre, retour au jour de la cérémonie officielle dans le stade de Soweto. Ce stade qui était désespérément vide. Lorsqu'en plus on enlève les 90 chefs d'Etat et leur délégation, certains sont même venus avec 2 avions comme le chef d'Etat français. Lorsqu'on y ajoute les nombreux journalistes qui faisaient 8 heures de queue pour avoir l'accréditation, on constate l'ampleur du désintérêt de la population noire sud-africaine pour cet homme. Mais ce qui m'a le plus marqué, n'est pas ce qui se passait au stade principal. C'est plutôt ce qui se passait à l'autre stade Orlando, et pire, ce qui ne se passait pas. Dans ce stade, on avait érigé des écrans géants pour accueillir les nombreux Sud-Africains qui ne trouveraient pas la place au stade principale et ce stade est resté tout aussi vide, avec le gène de tous ces journalistes occidentaux à qui la rédaction donnait l'antenne pour raconter l'ambiance du stade et étaient tous obligés d'inventer des romans de leur propre imagination, car il n'y avait pas d'acteur pour leur film, la population avait tout simplement déserté. On peut donc dire que Mandela est plus un héro pour les Blancs et non pour les Noirs, mais pourquoi ?

«L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé.» Steve Biko


J'ajoute, que la plus grande intelligence de l'oppresseur est sa capacité à mettre l'opprimé au service même de l'oppression. Et en plus, au final, qu'il soit même content de le faire.

Nelson Mandela est cet opprimé qui a complètement retourné sa veste pour se mettre résolument au service de l'oppresseur. Il a été deux fois plus dangereux que l'oppresseur, parce qu'agissant par procuration contre son propre peuple, ce dernier ayant par malchance déjà abaissé sa garde, convaincu d'avoir un des leurs aux manettes.

Mais Erreur ! Erreur très grave. Cette personne aux manettes n'était plus à son service, mais complètement manipulée. Mandela était au service de l'oppression pour le seul et unique objectif, celui de l'accaparement des énormes ressources naturelles du pays, au service d'une poignée d'hommes et femmes venus d'Europe, au service d'une minorité de nantis, toujours avides d'argent et du sang de ce peuple doublement trahi.

Ce même Mandela, le poseur de bombe, qui a fait le tour d'Afrique et a appris surtout en Afrique du Nord toutes les techniques pour commettre des attentats, afin de contraindre l'étranger, oppresseur à lâcher du lest et partager la richesse du pays, de son pays. 27 ans de prison ont suffi pour effacer ses revendications de société juste. Mandela s'est mis au service d'un système ignoble d'injustice et d'exclusion, un des pires au monde. Et a préféré devenir le champion de la futilité démocratique. Il est devenu l'idiot utile qu'on utilise pour vendre la démocratie occidentale.

Mais vu le résultat, c'est un mensonge que le vendeur s'est infligé à lui-même. Vanter le mérite de la démocratie en prenant l'exemple de l'Afrique du Sud de Nelson Mandela, m'a toujours semblé une mauvaise blague ou un cynisme qui ne dit pas son nom, puisque comme je le dis depuis des années : voter n'a jamais changé le destin d'un peuple, Voter n'a jamais changé un pays. Et le sort des populations africaines d'Afrique du Sud avant et après l'horrible violence de l'apartheid avec ses complicités des pays occidentaux, prétendument champions de la démocratie, est là pour témoigner.

Le Président de l'ANC Oliver Tambo a écrit ceci à la sortie de prison de Mandela :

"The fight for freedom must go on until it is won; until our country is free and happy and peaceful as part of the community of man, we cannot rest."
En d'autres termes, "notre lutte pour la liberté doit continuer jusqu'à la victoire, jusque ce que notre communauté soit libre, heureuse".

Question : l'ANC de Mandela a-t-il gagné ou perdu la bataille qu'il avait engagée pour libérer son peuple et le rendre heureux ? Le peuple sud-africain est-il heureux ? Comparé à la période de l'apartheid, vit-il mieux aujourd'hui ou avant ? La réponse est sans équivoque : Mandela a perdu, l'ANC a perdu.  Et ce, sur plusieurs plans :

Il y a à peine 10 jours que l'ancien président sud-africain est décédé qu'il est déjà canonisé par les médias occidentaux, relayant de fait la satisfaction que l'establishment de cet Africain qui s'est très bien comporté, c'est à dire comme le système dominant attendait de lui. Même les Africains sont nombreux à s’y mettre.

WINNIE MANDELA – UN DIVORCE PAS CLAIR

Lorsque Nelson se sépare de Winnie, le motif officiel est l'infidélité. Cette dernière l'aurait trompé avec un jeune avocat. Cet acte était très certainement la preuve pour étayer mes soupçons selon lesquels Mandela avait signé un accord pour devenir un maître de cérémonie et non un vrai président.

Imaginez l'homme qu'on nous a toujours présenté: tellement bon, tellement généreux, tellement patient, capable de pardonner à ceux qui lui ont pris 27 ans de sa vie, capable de pardonner à ceux qui ont torturé et tué presque tous ses compagnons de lutte. Imaginez le même homme, qui perd la tête pour une histoire de femme, rancunier pour une histoire de jalousie, au point d'exclure sa femme de son premier cercle d'entourage, lors de son investiture à la présidence de la République d'Afrique du Sud. Cette femme qui pendant 27 ans durant a lutté, a fait le père et la mère pour les enfants, a séjourné en prison, a organisé les manifestations, les boycotts etc. C'était trop pour ne pas être louche. Le documentaire projeté au lendemain de la mort de Mandela par la chaine  Arte-Tv intitulé "Nelson Mandela – Le réconciliateur" le vendredi 06 décembre à 20h50 (documentaire de 111 min) nous donne un fragment de la vraie vérité. C'est le mauvais accord signé par Mandela avec ses geôliers qui est à l'origine de  sa rupture avec sa femme. Winnie Mandela a reproché à son mari d'avoir trahi le peuple.

Selon ce documentaire, l'histoire remonte à quelques mois avant la libération de Nelson Mandela. Ce dernier est transféré sans aucune explication, de sa prison, séparé de ses compagnons de 26 ans de prison, vers une résidence privée, de luxe, avec jardin et piscine. Désormais, c'est ici que tu dois résider, C'est le standing qui correspond à ton rang, lui avait-on dit. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mandela s'est confortablement installé, comme chez lui. Sa femme Winnie est conduite par les services secrets sud-africains vers cette villa. C'est le jour J, pour Mandela de consommer sa première nuit intime avec sa femme depuis 26 ans d'attente. Mais Winnie refuse. C'est ce jour là que le mariage est terminé entre les deux. Winnie visite toutes les salles de la résidence sans parler, va au bord de la piscine, regarde les arbres avec les ampoules colorées. Et retourne dire à Nelson, qu'elle ne se sent pas à l'aise et qu'elle veut rentrer. Winnie avait compris que son mari avait été acheté.

Winnie sera prudente et ne passera pas une seule nuit là dedans. Mais d'autres personnes seront moins prudentes, notamment les membres de l'ANC qui vont se relayer dans cette villa raconter avec joie à leur ancien chef les nouvelles du terrain, les attentats, les blocages, les complicités dont ils jouissent au sein de la communauté blanche, notamment des militants blancs communistes. On saura par la suite que la villa était truffée de micros par les services secrets sud-africains, et que même les arbres du jardin étaient équipés de micros. C'est ainsi que même avant de proposer à Mandela la négociation, Monsieur Botha d'abord et De Klerk ensuite, avaient déjà recueilli le maximum d'informations sur Mandela et les stratégies qu'ils entendaient développer. Dans toute négociation, si vous pouvez anticiper les faiblesses de votre interlocuteur, vous avez gagné la partie. Et c’est comme cela que tout sera conclu au rabais pour la communauté Noire, puisque les Blancs n'ont rien lâché des revendications de l'ANC.

Le plus surprenant pour tous les membres de l'ANC est que Mandela encore incarcéré a décidé de négocier avec ses bourreaux de l'avenir de 80% de la population sud-africaine sans concerter personne dans le parti qui avait durant 27 ans porté son flambeau pour qu'on ne l'oublie pas, pour qu'on ne le tue pas en prison. Personne ne sait ce qui s'est réellement passé. Il n'a jamais donné d'explication à cette décision.

Et puis arriva le jour de la libération. Une véritable mise en scène avec une récitation digne des films d’Hollywood : Winnie qui sait que Monsieur a trahi tout le monde est quand même là main dans la main et soulève l'autre bras avec le poing serré. Ce que le peuple ne sait pas en ce moment, c'est que Mandela ne sortait nullement de prison. Il a tellement aimé cette maison qu'il a fait son exact réplique dans son village natal où il a été enterré. La suite des évènements, nous la connaissons : renoncement au programme de l'ANC qui stipule noir sur blanc la charte de la liberté (freedom charter) de la redistribution des terres, de la nationalisation des entreprises stratégiques dans le camp des mines et de l'énergie.

Rien de tout cela. A sa place, on a eu la plus grande fumisterie mondiale d'insulte à la mémoire des victimes de l'esclavage, de la colonisation et de l'apartheid. Banaliser à ce point la souffrance de tout un peuple, au point de demander aux victimes de la violence aveugle de l'apartheid de venir témoigner pour dire comment elles avaient fait pour appliquer leur instinct de survie pour se protéger des crimes du système de spoliation. C'est le supplice que le peuple noir sud-africain a gratuitement subi à cause de leur guide : Mandela.

Ce qui est curieux, c'est que cette commission n'a nullement fait la lumière sur l'assassinat des figures de premier plan de l'ANC, comme Steve Biko. Elle ne nous a pas dit qui dans les services secrets sud-africains a donné l'ordre d'assassiner le premier ministre suédois, Olof Palme,  vendredi le 28 février 1986, à 23h21, pour son combat contre le système odieux de l'apartheid? Pire, la CRV n'a nullement fait allusion à chercher à savoir ce que faisait l'espion boers Craig Williamson à Stockholm le jour de l'assassinat de Palme. La farse de la CVR ne nous a pas dit quel genre de substance toxique a été inoculée au président fondateur du PAC Sobukwe,  pendant ses années de prisons, pour qu'à sa sortie de prison en 1969, il meurt à petit feu jusqu'à s'éteindre en 1978 ? Qui a ensuite assassiné son  successeur en exile, David Sibeko le 12 juin 1979, à Dar-es-Salam en Tanzanie ?  La CRV ne nous a rien dit sur comment les services secrets sud-africains ont saboté l'avion du président Mozambicain Samora Machel causant sa mort en 1984, à cause de son soutien à la branche armée de l'ANC sur son sol, avec des camps d'entrainement. Et surtout, qui a donné l'ordre de tuer le président Mozambicain? La Commission Vérité et Réconciliation.

Saisi par la Commission Réconciliation et Vérité (CRV), l'Institut Néerlandais pour l'Afrique Australe, dirigé par un certain Peter Hermes, pour faire  la lumière sur l'assassinat à Paris de la représentante du Congrès National Africain(ANC) en France, déclare dans son rapport à la commission :

«Dulcie September a été tuée le 29 mars 1988 par les services secrets sud-africains avec la complicité des services secrets français (…) Dulcie September était une cible facile pour les services secrets sud-africains qui considéraient que le mouvement antiapartheid n'était pas suffisamment mobilisateur en France pour provoquer des manifestations à Paris, à la différence de Londres ou Amsterdam. Mais le vrai motif du meurtre pourrait bien être ailleurs: Dulcie September s'intéressait de trop près au commerce des armes entre Paris et Pretoria.»

Question : Pourquoi la commission n'a pas exigé à la France de venir s'expliquer et demander pardon au peuple Noir d'Afrique du Sud ? Ou à son Ministre de l'intérieur de l'époque Charles Pasqua dont le nom est cité dans le rapport ?  Ou alors, ce machin servait seulement à confondre les bourreaux et leurs victimes ?

Pour combattre la violence psychologique d'une telle initiative sur des failles de victimes déjà traumatisées par les trop longues années de la violence policière et militaire de l'apartheid, il fallait en plus lui demander de venir témoigner, en échange de l'armistice générale. La question qui m'a toujours taraudé l'esprit à ce sujet était : pourquoi les Occidentaux qui ont suggéré à Mandela une telle commission de réconciliation ne l'ont jamais appliquée chez eux ? En voici un exemple

QUELLES COMMISSIONS  EN EUROPE A LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

EN ALLEMAGNE : Procès de Nuremberg

Le procès de Nuremberg se tient du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 pour juger 24 ténors du Troisième Reich, définissant le Nazisme comme un crime contre la paix et crime contre l'humanité.

Le plus drôle est que le tribunal s'invente des pouvoirs qu'il n'a pas, émets des sentences rétroactives. En d'autres termes, ce tribunal spécial qui n'est constitué sur la base d'aucun texte juridique international, viole toutes les conventions pour atteindre le seul but de marquer une rupture avec la période triste du nazisme et les hommes qui l'ont incarnée.

Le 1er Octobre 1946, le verdict tombe : tous les recours en grâce sont rejetés. Plusieurs condamnations très lourdes dont 12 à mort. Plusieurs détenus se suicident avant la fin du procès. Le 16 octobre les condamnés sont aussitôt pendus.

Le procès de Nuremberg va faire une victime mémorable : un innocent sera déclaré coupable, pendu, avant qu'on se rende compte de l'erreur quelques années après. C'est le cas de l'officier Alfred Josef Ferdinand Jodl, né le 10 mai 1890 à Wurtzbourg et pendu le 16 octobre 1946 à Nuremberg. C'est le 2 Mars 1953, c'est à dire presque 7 ans après son exécution que le tribunal de Munich va le déclarer innocent. Trop tard, on l'a déjà pendu à la hâte, pour fermer le chapitre du Nazisme.

Pourquoi ceux qui ont jugé utile d'instaurer un tribunal à Nuremberg en Allemagne, pour juger les leaders d'un système de violence et de discrimination comme le Nazisme, on applaudit qu'en Afrique du Sud, on ne fasse pas de même à la fin de l'apartheid ? Y-a-il deux poids deux mesures, chaque fois qu'il s'agit d'appliquer les règles élémentaires au respect des droits des Noirs?

EN FRANCE ? L'épuration

Pour le Général de Gaulle, encouragé et soutenu par les Américains et les Britanniques, toute personne qui avait été complice des occupants allemands ne méritait pas de vivre. Il ne fallait pas que ces gens peu recommandables puissent polluer le nouveau cours de l'histoire avec leurs comportements déviants de complicité avec des criminels du régime précédent. La France a ainsi, une fois la guerre terminée, mis en pratique une des épurations les plus cruelles de l'histoire de l'Humanité. Ainsi, selon la une du quotidien français le Figaro du 6 Avril 1946, le million de Français ayant manifesté la moindre sympathie avec l'Occupant pendant la guerre a été arrêté et incarcéré, c'est à dire 1/10 de la population active, précise le quotidien. En seulement 2 ans, plus de 100.000 de ces prisonniers seront exécutés et leurs biens, confisqués.

Dans le numéro spécial de la revue "Défense de l’Occident", une étude sortie en 1951 sur le phénomène de l'Epuration dit ceci: « si l’on fait entrer dans le calcul les personnes qui ont été frappées au titre de l’Epuration professionnelle, qui ont perdu leur situation, soit sous la pression des syndicats, soit par diverses causes tenant à l’application de la législation de l’épuration, le chiffre des Français ayant perdu leur situation ou leur gagne-pain par la suite de l’Epuration, a largement dépassé 1 million de personnes».

Combien de personnes ont été exécutées au titre de l'épuration ?

Pour le savoir, revenons en février 1945, lorsque le ministre français de l'Intérieur dans le gouvernement de De Gaulle, le socialiste Jean Tixier,  remet au colonel Dewavrin, les rapports des préfets, sur lesquels il était clairement indiqué que, de juin 1944 à février 1945, ce sont 105 000 français qui avaient été exécutés sur ordre du Général De Gaulle, pour complicité avec l'ennemi durant la guerre.

Et c'est en 1951 que va arriver la loi de réconciliation nationale, dite la loi Minjoz du 5 janvier 1951 pour gracier tous les crimes commis jusqu’au 1er janvier 1946 par les lieutenants de De Gaulle. Cette commission de réconciliation n'était rien d'autre que l'autoamnistie de ceux qui venaient de prendre le pouvoir, au cas où à quelqu'un viendrait la mauvais idée de s'y aventurer et vouloir les traduire en justice.

L'Epuration n'a épargné personne, même les militaires ont été très lourdement touchés. On calcule que sur les 30 000 hommes en arme, 20 000 ont été victimes de l'Épuration.

Même la presse a été épurée, tous ceux qui avaient écrit la moindre phrase positive en regard de l’Occupation nazie étaient immédiatement arrêtés. La plupart des maisons d'édition françaises ont été tout simplement fermées.

AZANIE

Durant la période de l'apartheid, il y avait un mot d'ordre parmi les chefs d'état africains : ne jamais utiliser le mot Afrique du Sud pour designer le pays où Mandela était tenu en prison, mais AZANIE comme l'avaient voulu les deux partis anti-apartheid mis hors la lois au même moment, l'ANC et le PAC (Pan Africanist Congress), qui sera même rebaptisé: "Pan Africanist Congress of Azania", s'offusquant du fait qu'un pays puisse s'appeler EUROPE DU SUD, ASIE DU SUD OU AMERIQUE DU SUD. Ils nous avaient dit que le jour où les Noirs gagneraient la bataille, le pays deviendrait l'AZANIE et c'est ce qui a fait que dans tous les discours officiels à Kinshasa,  Nairobi, Dar-Es-Salaam ou Yaoundé, les chefs d'Etat utilisaient systématiquement le nom Azanie pour parler d'Afrique du Sud, pour marquer leur adhésion à la lutte soit du PAC que de l'ANC. Jusqu'au jour où un certain Nelson Mandela est sorti de prison et sans donner d’explication à qui que ce soit a oublié le mot Azanie pour utiliser lui aussi, comme les boers, le mot Afrique du Sud. Quel ne fut le désarroi de toute l'Afrique qui pour tenir la flamme toujours vive avait suivi à la lettre les indications de l'ANC et de l'autre parti anti-apartheid, le Congrès Panafricain (PAC). Il ne fit même pas une conférence de presse pour expliquer ce soudain revirement.

BANQUE CENTRALE SUDAFRICAINE

Sur tout le continent africain, l'Afrique du Sud est le seul pays où la banque centrale est entre les mains des privés. C'est à dire que les Noirs ont lutté depuis des années pour revendiquer le droit sur leurs ressources et voilà qu'au moment où on leur sert la nouvelle selon laquelle Mandela a fait des miracles, dans les faits, ce peuple s'est enfoncé dans une des pires dictatures économiques et raciales du continent africain. En effet ce sont les mêmes racistes d'hier qui impriment jusqu'à l'argent utilisés par tous les Sud-Africains. Mandela n'a pas jugé utile de s'attaquer à cette anomalie toute sud-africaine.

Par erreur, on croirait qu'il s'agit d'un problème sud-africain et qui ne se limite qu'à l'Afrique du Sud. Malheureusement, l'Afrique du Sud est le laboratoire où s'expérimente la plupart des choses qui seront ensuite en application partout en Afrique subsahélienne. Nous allons voir dans les lignes qui suivent comment.

PUBLIC ET PRIVE EN AFRIQUE DU SUD, PREDATEURS EN AFRIQUE




Ici au Cameroun, il y a 2 opérateurs privés de téléphonie mobile : l’opérateur sud-africain MTN et l’opérateur français Orange. J’ai vu des gens m'expliquer qu'ils préfèrent MTN parce qu'elle est une entreprise africaine. J'ai eu du mal à leur expliquer que MTN et Orange ont exactement les mêmes actionnaires et qui attentent du marché camerounais les mêmes bénéfices, les mêmes profits.  Et ces actionnaires, qu'ils soient résidents en Afrique du Sud ou en Europe, sont tous de la même origine : une population européenne.

Dans le domaine financier, par exemple, ce sont les deux secteurs public et privé qui se comportent en prédateur pour mettre la main sur le secteur financier de toute l'Afrique, jour après jour. La stratégie commence par le renflouement des caisses de certaines banques qui sont en recherche désespérée de liquidités et ensuite, comme elles sont incapables de rembourser, c'est la société sud-africaine qui entre ainsi au capital de la banque ciblée. Souvent, même quand la banque peut rembourser ses dettes, la société sud-africaine ne veut plus de son argent. Tout ce qui l'intéresse, c'est d'entrer au capital de la société africaine en question. C'est en tout cas ce qui s'est passé pour la banque togolaise Ecobank créée au Togo en 1985, qui avec sa présence dans 32 pays africains peut se vanter d'être la banque la plus diffusée sur le continent. En 2011, cette banque qui est côtée à la Bourse de Johannesburg, croise la route d'une institution que les Africains ne connaissent pas, mais qui est la pire prédatrice de tout le continent, c'est la Public Investment Corporation (PIC). Parce que c'est un établissement public géré directement par le gouvernement sud-africain. C'est un fond souverain crée en 1911, pour gérer les fonds de pensions des retraités de la fonction publique sud-africaine. Et qui sont ces retraités? Les 95% sont, bien sûr, les populations blanches qui ont servi le régime odieux de l'apartheid. Son butin de guerre est colossal au niveau africain, capable de mettre à genoux n'importe quelle entreprise publique ou privée. Il est doté d'un cash de 1000 milliards de Rands sud-africains, c'est-à-dire environ 100 milliards de dollars. En avril 2012 la PIC devient le premier actionnaire d’Ecobank en raflant les 20% de son capital.

Lorsqu'en septembre 2013 Ecobank rend publics ses résultats des 3 premiers trimestres de l'année avec 250 millions de dollars de bénéfice, en hausse de 65% par rapport à l'année précédente, c'est la banque sud-africaine Nedbank qui est montée au créneau pour demander sa part du gâteau et a simplement décidé contre l'avis d’Ecobank de convertir son prêt de 285 millions de dollars en actions. C'est à dire, elle aussi, mettant la main sur 20% du capital d’Ecobank. Mais qui est Nedbank ? C’est tout simplement la filiale sud-africaine de l'assureur britannique Old Mutual. En définitive, voilà comment la Grande Bretagne avec l'Etat sud-africain de Jacob Zuma vient de mettre la main sur la première banque africaine, prouvant de fait comment l'Afrique du Sud, façonnée sous Mandela, est devenue le starting-point (point de départ) de l'ultralibéralisme à la conquête de tout le continent Africain.

Au Ghana, en 1999, c'est la banque sud-africaine Standard Bank qui débute par le Ghana son assaut de l'Afrique en mettant très facilement la main sur les 93 % d'Union Mortgage Bank redevenue la Stanbic Bank Ghana. En 2012, c'est la sud-africaine FirstRand qui avec seulement 750 millions de rands, soit 75 millions de dollars a mis la main sur la Merchant Bank Ghana.  Et plus les entreprises ghanéennes se sont vues avalées par les britanniques et les sud-africaines, et plus les médias-mensonge nous ont raconté comment le Ghana était un pays vertueux.

SE MOQUER DE LA MISERE DES NOIRS EST LEGITIME EN AFRIQUE DU SUD




L'Afrique du Sud est le seul pays au monde où le braqueur Européen, à cause de la farce ayant conduit à l'impunité de la prétendue réconciliation,  se permet de narguer la misère de ses victimes, de se moquer de la pauvreté extrême des Noirs que le système de l'apartheid validé par Mandela, a entretenu jusqu'aujourd'hui.

C'est, en tout cas, ce qu'offre le boers Buks Westraad, propriétaire de Emoya Hôtel & Spa, en Afrique du Sud, afin dit-il de donner la chance à ses clients fortunés de jouer aux misérables, juste le temps de ce court séjour au fond du caniveau de la misère humaine.

Il a trouvé un nom plutôt exotique pour l'initiative : Shanty Town. Le tourisme de la misère.

Voici le message publicitaire que Buks Westraad écrit sur son dépliant :

"Cabanes en tôle ondulée, lampes à pétrole, radios à piles, toilettes extérieures, nous vous ferons découvrir les joies de la vie dans un bidonville, sans les nuisances sonores, sanitaires et les crimes qui vont avec.

Vous pouvez désormais expérimenter la vie dans une cabane, dans l’environnement sécurisé d’une réserve privée.

Voici le seul bidonville au monde équipé d’un chauffage au sol et d’une connexion Internet sans fil!

Nos cabanes sont totalement sûres et adaptées aux enfants".


Ce cynisme se passe de commentaire. J'ai envie moi aussi de parier dans le futur sur une Afrique du Sud en paix, mais avec de pareilles provocations, j'ai peur que même le plus patient des pauvres sud-africains ne reste trop longtemps à regarder.

Cette initiative a choqué le monde entier jusqu'aux États-Unis d'Amérique où le penseur Stephen Colbert l'a qualifiée tout simplement comme :

"at best, insensitive; and at worst, poverty porn." Qui signifie ‘‘au mieux, on en ressort insensible et au pire, c'est de la pornographie de pauvreté".

En Australie

Voici comment  le journal News du 20 novembre 2013, a titré :

'Luxury shanty town' Emoya Estate called 'poverty porn' in South Africa

sous-titre : "A RESORT that allows rich people to live like poor Africans in shanty towns while enjoying five-star comforts has been labelled "poverty porn."


En France

C'est le quotidien METRO du même jour 20/11/2013 qui va tirer la nouvelle ainsi :

"En Afrique du Sud, un faux bidonville pour riches en mal de sensations"

sous-titre : "En Afrique du Sud, Emoya Hôtel & Spa propose une expérience assez particulière : passer quelques jours dans la peau d'un "Africain pauvre" mais avec l'eau courante, l'électricité et le Wi-Fi. Il y a des limites à la précarité".

Sauf en Afrique du Sud où les autorités n'ont pas jugé nécessaire de l'interdire. Zut ! On est en régime de réconciliation nationale, et on risque de m'accuser d'inciter les Noirs à la révolte. Et comme écrivait Voltaire dans Candide, "tout va au mieux dans le meilleur pays du monde possible", l'Afrique du Sud. Mais jusqu'à quand ?

SANCTIFIER MANDELA POUR MIEUX HUMILIER LES PRESIDENTS AFRICAINS

Il existe une stratégie bien définie pour désormais utiliser l'image de Mandela pour humilier les dirigeants africains les moins dociles. C'est le quotidien catholique français "La Croix" qui dès le lendemain de la mort de Mandela, annonce les couleurs. Dans son édition du 7 Décembre 2013, par la voix de son journaliste fétiche, Laurent Larcher nous indique la stratégie à venir. Ce dernier profite du sommet sur la défense à Paris pour poser la question à 4 journalistes africains de ce qu'ils pensent de la nouvelle sur la mort de Nelson Mandela. Et plutôt que de commenter sur le bilan ou la vie de l'homme, tous les 4 à l'unanimité, montent des charges contre les mêmes présidents qu'ils avaient accompagnés à Paris pour ce sommet. L'instrumentalisation de Mandela ne fait que commencer et à moins de nous prendre tous pour des idiots, comment un journaliste peut-il prétendre d'avoir tendu son micro à 3 journalistes africains pour parler de la mort de quelqu'un et que tous parlent plutôt contre les chefs d'états africains, tous. Cela m'a semblé plutôt suspect. Voici les propos que rapporte le quotidien :

« LARMES DE CROCODILE »

Ce sous-titre reprend les propos attribués au journaliste guinéen Lanciné Camara, président de l’Union internationale des journalistes africains (à Paris): « Ce sont des larmes de crocodile. Ils saluent la mémoire du résistant, et ils font le contraire chez eux. Ils s’accrochent au pouvoir alors que Mandela n’a fait qu’un seul mandat. Ils privatisent le pouvoir avec leur famille, ils enveniment l’esprit ethnique pour se maintenir à la tête de l’État, alors que Mandela a mis sa famille à distance du pouvoir, et qu’il n’a jamais monté les ethnies les unes contre les autres. Comment Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby, Blaise Compaoré… peuvent-ils saluer sans la trahir, la mémoire de ce grand homme ? Qu’ils commencent d’abord à faire comme Mandela : savoir s’effacer pour laisser la place à l’alternance et au jeu démocratique. »

« UNE VASTE MASCARADE »




Lorsque j'ai lu ce titre, j'ai vite pensé qu'il s'agissait de la mascarade des Occidentaux pour la mort de Mandela. Eh non, la mascarade ce sont les chefs d'état africains. Lisez plutôt ces propos attribués à  Freddy Mulongo, de la République démocratique du Congo, envoyé spécial au sommet de Paris pour la radio de Kinshasa dénommée : "Réveil FM international" :  

« Les hommages des chefs d’État africains, à de rares exceptions près, sont une vaste mascarade et d’une hypocrisie incroyable. Certains sont arrivés au pouvoir par les armes comme Blaise Compaoré, d’autres en trichant aux élections et en tripatouillant les Constitutions. Jamais Mandela n’a fait ça. Et son travail sur le dialogue, la création de la Commission vérité et réconciliation: beaucoup de chefs d’État s’en sont inspirés, sans jamais lui donner un contenu sérieux, par exemple dans mon pays, la RDC. Et le rapport aux journalistes? Combien de journalistes Mandela a-t-il mis en prison? Aucun ! Je suis abasourdi par ce cirque autour d’un si grand monsieur qui vient de partir! »

« AU-DELÀ DE TOUT CALCUL POLITIQUE »




Madame Houmi Ahamed-Mikidache, est une journaliste comorienne, correspondante à Paris de l’hebdomadaire comorien "L’Inquisiteur".

« C’est normal qu’ils lui rendent hommage. Mais ce serait bien que d’autres suivent son exemple dans d’autres domaines. Il nous manque un Mandela pour le combat en faveur de l’éducation, de la santé et de l’environnement en Afrique ! »

Est-ce que le fait de résider à Paris rend les journalistes africains incapables de se démarquer de la campagne des médias publics français comme RFI et France 24 contre les présidents africains non dociles ? Ont-ils peur de ne pas voir leur titre de séjour renouvelé ou c'est juste de la médiocrité journalistique ?  

LA VRAIE LIBERTE EST ECONOMIQUE : MA MESAVENTURE SUDAFRICAINE POST CVR (Commission Vérité et Réconciliation)

Cette histoire se trouve à la page 202 de mon livre autobiographique "In Fuga dalle Tenebre" (en fuyant les ténèbres) publié en 2007 par Einaudi en Italie. J'y raconte ma mésaventure sud-africaine, qui m'a porté à conclure que Mandela s'était trompé sur tous les plans, car il n'y a pas d'indépendance sans autonomie financière. Il n'y a pas la libération d'un peuple des chaines de l'esclavage sans les moyens économiques pour permettre à cette libération d'être effective et non, se transformer en cauchemar pour des gens qui n'ont pas connu autre chose dans leur vie que la soumission.

L'histoire se passe en 1997. Quelques mois après le verdict de la Commission Vérité et Réconciliation du 28 février 1997 qui était supposé ouvrir le pays à un lendemain plus apaisé. Mon entreprise italienne a comme objet principal la construction d’usines clés-en-main. L'enthousiasme de la libération et de l'arrivée de Nelson Mandela au pouvoir me pousse à chercher à développer mes activités en terre sud-africaine. Les contacts sont établis avec une entreprise de production agroalimentaire installée dans l'une des zones industrielles de Johannesburg. Pendant plusieurs  mois, je dois sortir l'artillerie lourde pour convaincre cette entreprise de préférer ma solution à celles de mes concurrents britanniques, allemands, danois et américains. J'offre le prix le moins cher, avec un service après-vente garanti par des ingénieurs des plus compétents prêts à intervenir en Afrique du Sud dans un délai raisonnable. La commande porte sur une ligne de plusieurs machines. Pendant des mois, plusieurs échanges ont eu lieu pour recevoir des échantillons des produits sud-africains, pour être testés et trouver la solution technique idéale. J'ai été convoqué plusieurs fois à la douane de l'aéroport international de Turin, parce qu'ils ne comprenaient pas ce qu'étaient ces poudres qui m'arrivaient régulièrement d'Afrique du Sud. Dans le doute, et avant l'énième analyse en laboratoire de la douane pour être certain qu'il ne s'agissait pas des substances interdites, je devais à chaque fois fournir des explications sous serment que ces poudres n'étaient pas de la drogue. Jusqu'au jour où tout avait été validé sur le plan technique. Et pour signer le contrat final, je devais me rendre en Afrique du Sud. La première douche froide m'arrive du consulat à Milan qui, à cause de mon passeport camerounais, a exigé de moi de faire un virement d'une somme importante au compte bancaire du consulat d'Afrique du Sud. Cette somme me serait restituée après mon retour pour être certain que je n'y resterais pas définitivement. Ma déception venait du fait que j'avais vite changé mon passeport, pour prendre un autre où il n'était plus écrit que je ne pourrai me rendre en Afrique du Sud, pour respecter le boycott que les pays africains avaient mis en place. L'Italien qui n'avait pas boycotté l'apartheid pouvait aller en Afrique du Sud sans visa, pas moi le Camerounais qui avait participé au boycott.

Qu'importe, j'allais signer l'un des plus gros contrats de ma vie. Pour les 12 heures de vol de Turin à Johannesburg via Paris, j'avais pris mon premier ticket Première classe. Grâce à mes fréquents voyages mes miles me permettaient de monter en classe. Mais c'était la première fois que je payais de ma poche une place en première pour une si longue distance. Arrivé à Johannesburg, un dimanche, comme convenu, l'hôtel a envoyé sa navette me chercher. Lundi matin, très content, j’informe par téléphone ma cliente (qui veut m’envoyer un chauffeur) que jer suis bien arrivé en terre sud-africaine et que j’ai déjà loué une voiture avec chauffeur pour mon séjour et que j'arriverais d'un moment à l'autre à l'usine. Après environ 45 minutes de trajet, avec le chauffeur, nous entrons dans la zone industrielle de Johannesburg. Et à l'entrée de l'usine point de destination, il y a un vigile qui nous demande quelle personne nous allons voir. Je communique le nom. Le vigile prend son téléphone et parle avec la personne en langue boers. La discussion s'éternise. Plusieurs personnes se succèdent de l'autre coté du téléphone pour demander des explications au vigile. Pour eux, ils attendaient quelqu'un en provenance d'Italie et de surcroit, un certain Docteur Jean-Paul Pougala qui ne pouvait pas être moi, ou tout au moins, pour eux ne pouvait pas être un Noir. Après d’énièmes détails à mes différents interlocuteurs, mon chauffeur d'ethnie Zulu, m'a dit tout bas :  "Le vigile est en train de leur dire que tu es vraiment noir comme du goudron". Et que c'est ça le problème. Le vigile répétait pour une énième fois à l'énième interlocuteur de l'autre coté du téléphone que le Pougala qu'il avait devant lui n'était ni français, ni belge, ni suisse, mais tout simplement noir comme du goudron. Et après une heure de temps de ce cirque monstrueux, la sentence est tombée : j'étais déclaré personae non grata (personne non désirée) à l'intérieur de la concession du terrain de l'entreprise et j’ai été prié de faire demi-tour à l'hôtel et demi-tour en Italie, sans aucune autre explication… Nous nous trouvions dans la nation dite Arc-en-ciel où subitement les Blancs et les Noirs étaient devenus des amis, mais je n'avais pas la bonne couleur de peau pour me trouver là, pour parler d'économie, pour parler d'industrie, pour toucher au gâteau de l’eldorado sud-africain. Mon voyage retour a été sans aucun doute le plus long voyage de ma vie. Que de questions restées vaines je me suis posées.

Auparavant, lorsque j'étais étudiant, j'ai été passé à tabac par des jeunes Italiens aux cris de : "singe rentre dans ta forêt".  Malgré des blessures profondes sur tout le corps la police de Perugia a refusé de prendre ma plainte classant mon cas comme celui d’un simple alcoolique et l'hôpital de Perugia a refusé de m'hospitaliser, sous prétexte que mon statut d'étudiant africain me donnait une couverture médicale valable uniquement pour transporter mon cadavre jusqu'à mon pays d'origine. Je n’ai pas eu d’autre choix que celui de rentrer chez moi et attendre tranquillement que la douleur fasse son effet et s’estompe d'elle-même.

En 4ème année d'université, mon professeur de Politique Economique lors d’un oral d'examen, à une question à laquelle j'avais du mal à répondre, m'a signifié devant tous les camarades italiens que j'étais le plus idiot des étudiants qu'il ait jamais connu durant toute sa longue carrière de professeur universitaire, parce que selon lui, les Africains avaient un melon à la place du cerveau. Blessé par tant de méprise et de déconsidération, je n’ai pu contenir mes larmes.

Dans le vol Air France qui m’a transporté de Johannesburg pour Paris, personne ne m'avait insulté, personne ne m'avait donné de coup, mais la douleur que je ressentais au plus profond de moi était 10 fois plus atroce que celle infligée par les militants italiens d'extrême droite ou les insultes de mon professeur italien.  Cette douleur était encore plus insupportable à cause de la grande hypocrisie qui entourait la libération de Nelson Mandela et où subitement tous les racistes d'avant semblaient soudainement avoir découvert les vertus du vivre ensemble. Le plus crédule à cette fable avait été Nelson Mandela lui-même. Ce qu'il n'avait pas compris, c'est que les racistes d'hier avaient accepté de jouer le jeu tant que cela ne leur enlevait rien et surtout, tant qu'ils avaient la certitude que les Noirs n'approcheraient pas leur domaine réservé, l'économie, tant qu'ils ne revendiqueraient pas leur part du gâteau de la richesse sud-africaine.

C'est le porte-monnaie qui est le seul endroit où se joue la cohésion d'une nation, même celle Arc-en-ciel. Tant qu'il y aura la majorité des populations exclues du partage des richesses d'Afrique du Sud, on n'a pas besoin d'être un économiste ou un magicien pour prévoir que tôt ou tard, cela va s’écrouler. Les stades vides de Soweto et d'Orlando, les huées contre le président Zuma lors de la cérémonie officielle pour les funérailles de Mandela prouvent que le peuple est désabusé et se rend compte qu’il été floué par des politiciens à la solde du système dominant, et qu'en définitive la prétendue démocratie n'a servi qu’à valider des noms que ce système avait déjà soigneusement choisis dans son modèle de casting qui ne cherche pas la compétence, mais la naïveté et le degré de soumission des candidats.

QUELLES LECONS POUR L'AFRIQUE ?




Il me plait de conclure comme nous avons démarré, avec mon héros.

Au “Jardin du Souvenir” le cimetière où est enterré Bantu Stephen Biko à King William’s Town, il est inscrit cette phrase signée de Biko lui-même:

"Il vaut mieux mourir pour une idée qui survivra, plutôt que de vivre pour une idée qui finira par mourir.” Biko est mort pour une idée de justice sociale, de partage de ressources et d'harmonie sociale comme gage de paix à long terme, et tôt ou tard, si l'Afrique du Sud veut la paix, la vraie et non cette bombe à retardement appelée injustice sociale, elle est obligée de la mettre en application. Mandela au contraire a vécu sur une idée qui finira par mourir : le mensonge au peuple, la discrimination économique de ce dernier et la marginalisation sociale de la quasi- totalité de son peuple, dans un système dominant toujours sournoisement oppressif, avec les chaines de l'esclavage bien vissées autour des pieds et des mains des populations africaines d'Afrique du Sud,  et qui a fait de lui, Mandela, son porte-drapeau.

Dans un article sur le quotidien zimbabwéen The Herald du 10 decembre 2013 intitulé :"Was Mandela an African Hero ?" le penseur Zimbabween Ranga Mataire soutient que le virage ultralibéral de Mandela l'exclut définitivement de la liste des héros africains comme  Kwame Nkrumah, Sekou Toure, Abdel Nasser, Kenneth Kaunda, Julius Nyerere, Robert Mugabe, Joshua Nkomo, Patrice Lumumba, Samora Machel, Steve Biko ou Chris Hani, parce que le fait d'avoir soutenu et accompagné l'ultralibéralisme est la preuve qu'il s'est mis au service de l'oppresseur, contre son propre peuple, contrairement à tous ces héros africains, de Nasser à Hani. Pour le prouver, il prend à témoin les mots prononcés par Mandela lui-même dans sa défense au procès de 1964 qui était prévu se terminer par sa condamnation à mort. Mandela s’est dit prêt à mourir pour que son peuple ait "l'égalité d'opportunité". Mandela a cessé de devenir un héros africain à sa sortie de prison, en oubliant les raisons du principe "d'égalité d'opportunité" pour lequel il était prêt à mourir. Il s'est prêté à un cirque dénommé Pardon et Réconciliation. Pourquoi les USA qui l'ont induit à cette bêtise n'ont toujours pas fait la paix avec la Russie ? Pourquoi ne se sont-ils toujours pas réconciliés avec Cuba ? Pourquoi Israël continue-t-elle de traquer sur toute la planète jusqu'à leurs morts tous les criminels allemands impliqués dans l'Holocauste ? Sont-ils si fous de continuer leur traque plus de 60 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale ?  Pourquoi tous les pays européens qui applaudissent Mandela pour cette réconciliation ne libèrent pas tous les assassins qu'ils ont dans leurs prisons pour mener une bonne initiative d'aller demander pardon aux familles des victimes pour effacer tous leurs crimes et le lendemain, tout le monde redevient « frères et sœurs » ? Ce n'est pas possible, parce que l'être humain ne répond pas à cette logique. Comme dit Hannah Arendt, les génocides, les crimes de masse font paradoxalement partie de la normalité humaine. Et ce n'est qu'une action réfléchie de mélange entre la répression et le pardon qui permettent de créer la rupture et la violence de l'ordre contre cette normalité humaine de la violence et du crime. En Afrique du Sud, avoir fait le pardon sans la répression a été une faute historique qui n'a servi au fond qu'à montrer aux yeux du monde la naïveté des Noirs, coupables de croire qu'on tourne la page de l'esclavage sans une thérapie de groupe des victimes et sans demander des comptes aux bourreaux. Les erreurs commises pour l'esclavage ont été reprises et répétées pour la colonisation et ensuite pour l'apartheid, donnant aux Européens l'arrogance d'inonder le continent africain des sectes chrétiennes pour disent-ils enseigner l'humanisme et la morale aux Africains.  

A sa sortie de prison, Mandela n'a pas eu le courage qui caractérise un héros qui doit aller frontalement contre un système d'oppresseur et d'humiliation contre son peuple. Avoir cédé la place de vice-président à De Klerk montre qu'il était conscient que tout le système restait en place, commandé par les mêmes personnes, sans la moindre peur de devoir donner des comptes sur le système odieux qu'ils avaient incarné. Le résultat aujourd'hui se paie cash : les Bantoustans dans lesquels étaient confinés les Noirs durant l'apartheid ont tout simplement changé de nom pour se faire appeler bidonvilles, où comme durant l'apartheid, il manque de tout : pas d'électricité, pas de toilettes, pas d'eau, mais des lieux de misère par excellence où, selon les Nations Unies, en 2011, vivait 30% de la population noire sud-africaine (chiffre resté inchangé en 30 ans).

L'ancien président et successeur de Mandela, Tabo Mbeki ; a tenté sans succès de nationaliser la plus grande entreprise d'électricité qui selon la Banque Africaine de Développement (BAD) à cause de ses coupures fréquentes contraignant les usines et les mines à fermer, a été responsable de la chute de la croissance de l'Afrique du Sud de 5% à 3% entre 2008 et 2009. C'est Mandela qui aurait dû profiter de son charisme pour procéder à de telles nationalisations, comme passage obligé pour relancer l'économie du pays sur des bases de rééquilibrage et de redistribution des richesses. Mandela n'a pas eu le courage de toucher à ces privilèges, ceux d'une classe prédatrice qui est en train de faire reculer la société sud-africaine. C’est pour cela que je dis « Non, il n’est pas mon héros ».

Yaoundé, le 17 décembre 2013

Jean-Paul Pougala (ex-coupeur de canne à sucre) source : Pougala.org


Dernière édition par RedStard le Sam 21 Déc 2013 - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Nelson Mandela a été entraîné militairement par le Mossad (Israël) en 1962   Sam 21 Déc 2013 - 18:38

Nelson Mandela a été entraîné militairement par le Mossad (Israël) en 1962



Un document israélien déclassifié révèle que Mandela a été formé militairement en Ethiopie durant son exil


Nelson Mandela, l’ancien président sud-africain décédé le 5 décembre dernier à l’âge de 95 ans, a été formé dans l’armement et le sabotage par des agents du Mossad en 1962, quelques mois avant son arrestation en Afrique du Sud, selon des documents déclassifiés par les archives d’Etat israéliennes, révélés par Haaretz.

Au cours de sa formation, Mandela aurait exprimé son intérêt pour la stratégie de la Haganah, l’armée souterraine israélienne pré-étatique, et le Mossad l’aurait décrit comme penchant vers le communisme.

Le père de la nouvelle Afrique du Sud qui a mené la lutte contre l’apartheid dès le début des années 1950, a été arrêté , jugé et libéré un certain nombre de fois avant de poursuivre son combat dans la clandestinité dans les années 1960.

En janvier 1962, il a secrètement et illégalement fui l’Afrique du Sud et a visité plusieurs pays africains, dont l’Ethiopie, l’Algérie, l’Egypte et le Ghana, dans le but de rencontrer les dirigeants des pays africains et obtenir un soutien financier et militaire de la branche armée du Congrès national africain souterrain.

Une lettre datée du 11 octobre 1962 et envoyée par le Mossad au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, révèle que Mandela a reçu une formation militaire par les agents du Mossad en Ethiopie au cours de cette période, sans que les agents ne soient au courant de la véritable identité de Mandela. [...]

article complet : la chaîne d’information internationale israélienne i24news

Et une vidéo de mandela en 1962:

http://vk.com/video231636035_167079561

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Sam 21 Déc 2013 - 19:05

une information a prendre avec des pincettes Orné, c'est surement de la désinformation, les sionistes d'Israël ont tout intérêt à nuire à l'image de Mandela puisque l'Afrique du Sud a un passé historique avec Israël puisque celui-ci soutenait ouvertement le régime d'apartheid sud africain. Ainsi Israël a toujours été l'ennemi de Mandela surtout durant sa période d'activiste de résistant où il a effectuvement voyager un peu partout en Afrique et ailleurs. De plus l'Afrique du Sud boycott touts les produits d'exportation Israélien et soutient officiellement les palestiniens contre l'apartheid israélien dans les territoires occupés. Il a d'ailleurs ajouté que son combat ne sera jamais terminé tant que les palestiniens ne seront pas libre. Puisque cette information vient d'Israël et coïncide bizarrement juste après la mort de Mandela fait que cet élément est surement de la désinformation à 95%.
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orné

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MessageSujet: Re: Mandela son histoire..Se que le grand publique sait moins.   Sam 21 Déc 2013 - 22:27

RedStard a écrit:
une information a prendre avec des pincettes Orné, c'est surement de la désinformation, les sionistes d'Israël ont tout intérêt à nuire à l'image de Mandela puisque l'Afrique du Sud a un passé historique avec Israël puisque celui-ci soutenait ouvertement le régime d'apartheid sud africain (...)

Oui, j'y ais pensé, et aurais-dû le précisé. cependant en continuant à chercher, cela se précise, mais encore aucune certitude pour autant. néanmoins voici ceci.

Nelson Mandela, entraîné par le Mossad qui voulait en faire un «sioniste»?

Nelson Mandela aurait suivi un entraînement militaire du Mossad en Éthiopie en 1962, où ses formateurs auraient «tenté de faire de lui un sioniste», et ce quelques mois avant son retour d’exil et son arrestation en Afrique du Sud. C'est ce qu'affirme ce 20 décembre le site de Haaretz.

Le quotidien israélien dévoile l’information, trouvée dans un document «libellé “Top Secret”» des archives nationales de l’Etat d’Israël, document dont l’existence «est révélée pour la première fois»dans cet article.




Une information surprenante, quand on songe aux relations entretenues par Israël avec l'Etat sud-africain ségrégationniste au nom, soulignait Benjamin Barthe dans Le Monde, de la «lutte contre “terrorisme”, incarné alors par l'ANC de Nelson Mandela et l'OLP de Yasser Arafat», «les Etats-Unis [ayant] menac[é] de remettre en cause leur généreuse aide militaire annuelle à l'Etat hébreu sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir (1986-1992) en raison de ses liens de défense avec les autorités blanches de Prétoria», rappelait Ouest France à l'occasion de la non-venue de Benjamin Netanyahu aux obsèques de Mandela. Jusqu'à présent, les commentateurs relevaient plutôt les liens entretenus par Mandela avec les Palestiniens.

Le document révélé par Haaretz, s'il est authentique, éclairerait donc l'histoire différemment.

Le document en question est une lettre, datée du 11 octobre 1962, soit deux mois après l'arrèstation de Mandela, et adressée par le service de renseignement israélien au ministère des Affaires étrangères israélien. Son sujet est «Black pimpernel» (le «mouron noir»), surnom que la presse sud-africaine donnait à Mandela à l’époque. Haaretz en reproduit cet extrait; les commentaires entre crochets sont les siens:

«“Comme vous vous en rappelez peut-être, trois mois plus tôt nous avons évoqué le cas d’une recrue qui s’est présentée à l’ambassade [d’Israël] en Éthiopie, sous le nom de David Mobsari, en provenance de Rhodésie”, est-il écrit dans la lettre. “Le susmentionné a reçu un entraînement des Ethiopiens [personnel israélien de l’ambassade, très certainement des agents du Mossad] en judo, sabotage et armement”. L’expression “les Éthiopiens” est semble-t-il un nom de code pour les agents du Mossad travaillant en Éthiopie.»

Comme le rappelle Haaretz, à l’époque où Mandela aurait subi cet entraînement, il était en exil illégal depuis janvier 1962 et avait visité divers pays africains tels l’Ethiopie, l’Algérie, l’Egypte et le Ghana: «Son objectif était de rencontrer les leaders africains et d'obtenir un soutien financier et militaire pour la branche armée du clandestin ANC.»

Haaretz mentionne d’autres précisions apportées par la lettre sur «David Mobsari»: l’homme se serait intéressé aux méthodes de l’Haganah, le mouvement paramilitaire clandestin sioniste actif en Palestine avant la création de l’Etat d’Israël; il aurait manifesté un penchant pour les idées communistes; et, précise la lettre, «il saluait nos hommes d’un “Shalom”, était informé des problèmes des juifs et d’Israël, et donnait l’impression d’être un intellectuel. Le personnel a essayé d’en faire un sioniste».

Selon Haaretz, la lettre déclare explicitement, en se fondant sur un examen photographique, que «David Mobsari» et le «Black Pimpernel», tout juste arrêté en Afrique du Sud, «sont une seule et même personne». De surcroît, la lettre comporterait une mention manuscrite, faisant référence à un autre courrier du 24 octobre 1962, et précisant le véritable nom du «Black Pimpernel»: Nelson Mandela.

Oubliée pendant des années, la lettre aurait été récemment exhumée par David Fachler, Israélien âgé de 43 ans ayant grandi et étudié en Afrique du Sud, à l’occasion d’une recherche académique dans les archives de l’Etat d’Israël. Interrogé par Haaretz, il estime que «si on avait découvert en Afrique du Sud que Mandela avait été aidé par Israël, cela aurait pu mettre en danger la communauté juive basée là-bas».

Source: Slate, et ibtimes (anglais)
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