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 Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens

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orné

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MessageSujet: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 11 Déc - 17:21

Rappel du premier message :

Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens





La secrétaire d’Etat ajointe américaine Victoria Nuland a jugé «totalement inadmissible  » l’intervention policière contre l’opposition en Ukraine, et appelé le pays à « sauver son avenir européen », à l’issue d’un entretien avec le président Viktor Ianoukovitch à Kiev.

« Je lui ai dit clairement que ce qui s’était passé la nuit dernière était absolument inadmissible dans un Etat démocratique », a déclaré Mme Nuland à la presse.


Le Figaro.



Vu sur Fdesouche.


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orné

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 12 Aoû - 5:15

Note orné : Bonjour,
je crois que l'UE n'est pas content du retours de bâton made in russe en réaction aux dernières sanctions. En effet la Russie ayant émit une liste de produit européen à boycotter. Toujours est-il que dans cette affaire tout le monde paye, de la grosse firme à la petite PMU. C'est ça qui est dommage un peu. Sinon sur place (cf l'Ukraine) c'est toujours aussi violent, toujours autant de combats et de massacre de civiles tut par nos médias. La Russie a envoyer une aide humanitaire via un convois, que les américains s'y étaient fermement opposé. Le déploiement de ces derniers est aussi important. Et il y a d'ailleurs eux un incident, en effet les russes affirment avoir repoussé un sous marin américain. Toutefois sans avoir dû faire usage de la force. Mais à l'heure actuelle, se qui m'inquiète fortement c'est l'usine chimique de Gorlovka, près de Donetsk. Elle a déjà été touchée, et représente un danger pour des millions de personnes. Je n'oublie pas les paroles de se journalope, TV Ukraine - Propositions de génocide (Donbass gens inutiles) . Que l'on peux raisonnablement coupler avec cette mise en garde. Les russes aussi quand à eux on émit la crainte d'une opération sous fausse bannière des plus meurtrier de la part du régime de Kiev afin de les imputer aux russes. Et en attendant au sein de l'union européenne, Barroso ne trouve rien de mieux qu'à faire de stériles mise en garde envers les russes.
Voyons ensemble à quel point cette mise en garde est complètement culotté.




Fais ce que je dis mais pas ce que je fais: Barroso met en garde Poutine contre toute action militaire alors que des centaines de mercenaires étrangers évoluent en Ukraine



Ukraine: Barroso met en garde Poutine contre toute action militaire

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a mis en garde le président russe Vladimir Poutine contre toute action militaire en Ukraine, y compris celle lancée sous prétexte humanitaire, indique un communiqué de la Commission publié lundi à l'issue d'un entretien téléphonique entre MM. Barroso et Poutine.  




"Le président Barroso a mis en garde contre toute action militaire unilatérale engagée sous quelque prétexte que ce soit, y compris humanitaire. M. Barroso a également appelé la Russie à user de son influence pour permettre aux populations civiles de quitter librement et en toute sécurité les zones de conflit contrôlés par des groupes armés illégaux", lit-on en substance dans le communiqué.

La semaine dernière, la Russie a proposé au Conseil de sécurité de l'Onu d'envoyer une mission humanitaire dans l'est de l'Ukraine sous l'égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). En réponse à cette initiative, Kiev a déclaré qu'il n'y avait pas de crise humanitaire en Ukraine.  

Le CIRC a pour sa part salué la proposition de Moscou d'acheminer une aide humanitaire dans les zones du conflit

Ukraine: 500 mercenaires dont des Lettons tués au Donbass (DNR)

500 mercenaires dont des Lettons ont trouvé la mort lors d'un combat près de la ville ukrainienne d'Ilovaïsk, à 35 km de Donetsk (est), a annoncé lundi Tatiana Dvoriadkina, coprésidente de la république populaire autoproclamée de Donetsk (DNR).
"Rien que lundi, 500 mercenaires du bataillon Azov de la Garde nationale d'Ukraine ont été tués près d'Ilovaïsk. Malheureusement, nous avons reçu des informations confirmant qu'il y avait des Lettons parmi les mercenaires", a indiqué Mme Dvoriadkina à la radio lettone Baltkom.
Selon elle, les forces d'autodéfense populaire ont des documents et vidéos attestant la participation de Lettons à l'opération spéciale ukrainienne dans le sud-est du pays.
Le ministère letton des Affaires étrangères a déclaré qu'il allait vérifier ces informations.
L'état-major des forces d'autodéfense populaire de la DNR ont annoncé dimanche avoir repoussé une attaque des militaires ukrainiens contre Ilovaïsk et avoir détruit neuf blindés.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération militaire d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch le 22 février. Les hostilités ont déjà fait plus d'un millier de morts parmi les civils et entraîné d'importantes destructions. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin.

Barroso n'a pourtant rien à y redire lorsque les Etats-Unis se retrouve près des eaux territoriales russes avec un sous-marin nucléaire:




Ou quand le site chimique de Stirol [1], le plus grand producteur de fertilisants minéraux d’Ukraine est bombardé sans relâche depuis une semaine, au risque de provoquer un désastre humanitaire et écologique majeur dans toute la région, en Ukraine, en Russie et en Biélorussie.




Source : Ria Novosti
Agenceinfolibre (RT)
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akasha

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 12 Aoû - 14:16

orné a écrit:
Note orné : Bonjour,
je crois que l'UE n'est pas content du retours de bâton made in russe en réaction aux dernières sanctions. En effet la Russie ayant émit une liste de produit européen à boycotter. Toujours est-il que dans cette affaire tout le monde paye, de la grosse firme à la petite PMU. C'est ça qui est dommage un peu. Sinon sur place (cf l'Ukraine) c'est toujours aussi violent, toujours autant de combats et de massacre de civiles tut par nos médias. La Russie a envoyer une aide humanitaire via un convois, que les américains s'y étaient fermement opposé. Le déploiement de ces derniers est aussi important. Et il y a d'ailleurs eux un incident, en effet les russes affirment avoir repoussé un sous marin américain. Toutefois sans avoir dû faire usage de la force. Mais à l'heure actuelle, se qui m'inquiète fortement c'est l'usine chimique de Gorlovka, près de Donetsk. Elle a déjà été touchée, et représente un danger pour des millions de personnes. Je n'oublie pas les paroles de se journalope, TV Ukraine - Propositions de génocide (Donbass gens inutiles) . Que l'on peux raisonnablement coupler avec cette mise en garde. Les russes aussi quand à eux on émit la crainte d'une opération sous fausse bannière des plus meurtrier de la part du régime de Kiev afin de les imputer aux russes. Et en attendant au sein de l'union européenne, Barroso ne trouve rien de mieux qu'à faire de stériles mise en garde envers les russes.
Voyons ensemble à quel point cette mise en garde est complètement culotté.




Fais ce que je dis mais pas ce que je fais: Barroso met en garde Poutine contre toute action militaire alors que des centaines de mercenaires étrangers évoluent en Ukraine



Ukraine: Barroso met en garde Poutine contre toute action militaire

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a mis en garde le président russe Vladimir Poutine contre toute action militaire en Ukraine, y compris celle lancée sous prétexte humanitaire, indique un communiqué de la Commission publié lundi à l'issue d'un entretien téléphonique entre MM. Barroso et Poutine.  



"Le président Barroso a mis en garde contre toute action militaire unilatérale engagée sous quelque prétexte que ce soit, y compris humanitaire. M. Barroso a également appelé la Russie à user de son influence pour permettre aux populations civiles de quitter librement et en toute sécurité les zones de conflit contrôlés par des groupes armés illégaux", lit-on en substance dans le communiqué.

La semaine dernière, la Russie a proposé au Conseil de sécurité de l'Onu d'envoyer une mission humanitaire dans l'est de l'Ukraine sous l'égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). En réponse à cette initiative, Kiev a déclaré qu'il n'y avait pas de crise humanitaire en Ukraine.  

Le CIRC a pour sa part salué la proposition de Moscou d'acheminer une aide humanitaire dans les zones du conflit

Ukraine: 500 mercenaires dont des Lettons tués au Donbass (DNR)

500 mercenaires dont des Lettons ont trouvé la mort lors d'un combat près de la ville ukrainienne d'Ilovaïsk, à 35 km de Donetsk (est), a annoncé lundi Tatiana Dvoriadkina, coprésidente de la république populaire autoproclamée de Donetsk (DNR).
"Rien que lundi, 500 mercenaires du bataillon Azov de la Garde nationale d'Ukraine ont été tués près d'Ilovaïsk. Malheureusement, nous avons reçu des informations confirmant qu'il y avait des Lettons parmi les mercenaires", a indiqué Mme Dvoriadkina à la radio lettone Baltkom.
Selon elle, les forces d'autodéfense populaire ont des documents et vidéos attestant la participation de Lettons à l'opération spéciale ukrainienne dans le sud-est du pays.
Le ministère letton des Affaires étrangères a déclaré qu'il allait vérifier ces informations.
L'état-major des forces d'autodéfense populaire de la DNR ont annoncé dimanche avoir repoussé une attaque des militaires ukrainiens contre Ilovaïsk et avoir détruit neuf blindés.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération militaire d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch le 22 février. Les hostilités ont déjà fait plus d'un millier de morts parmi les civils et entraîné d'importantes destructions. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin.

Barroso n'a pourtant rien à y redire lorsque les Etats-Unis se retrouve près des eaux territoriales russes avec un sous-marin nucléaire:




Ou quand le site chimique de Stirol [1], le plus grand producteur de fertilisants minéraux d’Ukraine est bombardé sans relâche depuis une semaine, au risque de provoquer un désastre humanitaire et écologique majeur dans toute la région, en Ukraine, en Russie et en Biélorussie.




Source : Ria Novosti
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Super merci Very Happy Pour compléter, le site "Les Crises" vient de créer pour les groc lecteurs et personnes désireuses d'avoir une vraie information. Un récapitulatif de la crise ukrainienne : Série Ukraine Bonne lecture  study 
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Akhenuræus

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 12 Aoû - 21:03

N'oublions pas bhl... qui souhaitait la guerre contre la russie...

http://laregledujeu.org/2014/08/12/17640/quand-bhl-lit-hotel-europe-a-odessa/
 jocolor 
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akasha

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 13 Aoû - 0:42

Akhenuræus a écrit:
N'oublions pas bhl... qui souhaitait la guerre contre la russie...

http://laregledujeu.org/2014/08/12/17640/quand-bhl-lit-hotel-europe-a-odessa/
 jocolor 

Oui en effet partout où il passe le gouvernement trépasse  Very Happy 
Et tu sais qu'il vient d"y repasser et à la télé et tout ? Regardez se compte rendu par "Les Crises" : Énorme : BHL à la télé ukrainienne…  Rolling Eyes 
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laloy

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 13 Aoû - 4:32

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geoff78

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 13 Aoû - 9:11

Et pendant que l'Ukraine/U.E/U.S.A s'enlisent dans un conflit sans nom, ceux-ci tentent par tous les moyens de stopper l'avancée du gazoduc South Stream, l’accord des actionnaires est déjà signé entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Italie. South Stream c’est du gaz russe livré à la zone sud de l’U E, en passant sous la Mer Noire et en traversant la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Slovaquie.

Je vous dis cela car peu d'entre-vous ont vu l'aspect énergétique de ce conflit.



Donc les U.S.A, le faux allié de l'Ukraine/U.E fait ce qu'il peut pour stopper l'avancée du projet. De plus un conflit engendre en général des incidents sur les gazoducs existants ce qui les arrange une fois de plus. ( http://fr.ria.ru/world/20140618/201558481.html )



Mais surtout par la question centrale des sources d’énergie. Il suffit de penser que sous pression des Etats-Unis, la Bulgarie a bloqué depuis quelques semaines le gazoduc South Stream, le pipeline stratégique qui devrait transporter le gaz russe dans l’Union européenne sans passer par l’Ukraine. Cette tentative étasunienne (soutenue par le président de la Commission européenne) risque de faire perdre à l’Italie des contrats de milliards d’euros, parmi lesquels celui de 2 milliards dont la Saipem (Eni) vient à peine d’avoir l’adjudication. ( http://ilmanifesto.info/dietro-gli-accordi-di-associazione-tra-ue-e-ucraina-georgia-e-moldavia/ )

Dans la presse internationale des voix insistantes (démenties par Palazzo Chigi [siège du gouvernement italien]) disent que l’Italie  veut « geler » le projet, né d’un accord italo-russe (signé en 2007 par Pierluigi Bersani, alors ministre pour le développement économique). Dans le projet, le terminal du South Stream est prévu à Tarvisio (Udine), qui fonctionnerait comme hub de triage du gaz partant vers d’autres pays aussi. A présent cependant le russe Gazprom et l’autrichienne Omv ont signé un accord qui prévoit le prolongement du gazoduc jusqu’en Autriche, qui pourrait remplacer l’Italie comme hub.

Sur ce fond, que le premier ministre Renzi, avant de clarifier où veut aller l’union européenne, clarifie où veut aller l’Italie. En d’autres termes, si elle veut rester ou non dans le sillage de la stratégie USA/OTAN qui est en train d’amener l’Europe à une autre dangereuse et coûteuse confrontation Ouest-Est.


Pourtant, le gazoduc South Stream connaît des difficultés en ce moment parce que la Commission Européenne essaie de bloquer le projet en arguant du fait qu’il n’est pas conforme aux règles du troisième paquet énergie interdisant aux sociétés productrices de gaz d’être propriétaires des gazoducs de grand diamètre en Europe. Ces chicaneries freinent les travaux de construction. A court terme, cela risque de provoquer des ruptures de transport d’hydrocarbures par l’Ukraine et le prix du baril pourrait en moyenne augmenter de 10 dollars pour les consommateurs européens et que les livraisons de gaz dépendront directement des délais de réalisation du projet South Stream. Dans ce cas, ce sont les pays d’Europe de l’Est comme la Bulgarie, la Slovaquie, la Tchéquie et la Hongrie qui seront les plus exposés. L’Autriche et l’Italie ne seront pas épargnées non plus. Par conséquent, la démarche de Kiev s’assimile à des sanctions contre ces pays européens.





Donc comment caractériser les relations entre Union européenne et Fédération russe vues sous l’angle de l’énergie? Nous nous référerons principalement à la question de l’approvisionnement en gaz naturel avec comme objectif de comprendre si une stratégie européenne commune d’approvisionnement a émergé depuis les crises russo-ukrainiennes  puis de cerner les enjeux des nouveaux projets de gazoduc lancés par la Russie (Nord Stream et South Stream) et par l’Union européenne (Nabucco).





L’UE a encouragé le projet Nabucco, un gazoduc qui doit permettre de diversifier ses approvisionnement en se fournissant en mer Caspienne. La Russie, quant à elle, favorise deux projets permettant de contourner l’Ukraine et la Biélorussie (Nord Stream en mer Baltique et South Stream en mer Noire).  Le problème est que Nabucco et South Stream se superposent en ayant des objectifs totalement différents.


D'un côté nous avons donc les USA qui ont déjà un pied en Europe grâce au traité transatlantique, et qui veulent conforter leur suprématie avant de débarquer et de l'autre nous avons l'Ukraine/U.E, ses faux amis qui ne veulent pas d'un conflit énergétique avec la Russie car cela leur couteraient très cher! Les USA s'en foutent cela ne renforcerait qu'encore plus leur main-mise sur L'U.E.
En effet les USA sont indépendant au niveau de l'énergie (j'entends par là que ce n'est pas les russes qui leur vendent) et si un conflit ouvert se révélait (Russie VS USA/UE/Ukraine) les américains pourrait ainsi devenir le leader en Europe et nous dicter la ligne de conduite à tenir face aux Russes.


Pour ma part j'analyse la chose de la manière suivante : Les USA nous préparent une seconde guerre froide au travers du conflit énergétique qu'ils fomentent et qui ne les concernent pas du tout (donc de quoi je me mêle), l'U.E trop faible doit choisir son camps et c'est délicat car il doit choisir parmi son allié de longue date, les américains, ou continuer comme avant avec la Russie. Mais les Russes nous forceront très vite à nous positionner, ce qui entrainera une raréfaction et donc une hausse soudaine et spectaculaire des produits Russes à destination de l'U.E.

Mais si la Russie n’a toujours pas coupé le gaz de l’Ukraine, c’est qu’elle a gros à y perdre. Derrière les menaces, se cache une toute autre vérité. L’économie de la Russie dépend principalement de son commerce énergétique avec l’Europe. 70% des exportations russes sont achetées par l’Union Européenne. Or depuis les “guerres du gaz“, les pays européens se méfient de leur voisin caractériel.

Alors, les menaces de la Russie, des paroles en l’air ? Pas si sûr car les pays européens ne sont pas encore prêts à affronter une telle situation. Les répercutions dépasseraient le secteur énergétique pour s’étendre au commerce et à l’industrie. Et là, l’Europe a beaucoup à perdre. Vladimir Poutine poursuit donc son but qui reste avant tout d’isoler et d’affaiblir l’Ukraine. ( http://fortune.fdesouche.com/344629-lukraine-et-leurope-peuvent-elles-se-passer-du-gaz-russe ).

Là-dedans la France a le cul entre deux chaises, car comme d'habitude elle met des billes dans deux paniers différents! Dans l'un elle positionne GDF Suez qui se tourne vers le Nord et a signé un accord pour participer au hauteur de 9% au projet Nord Stream (8,8 milliards d’euros) reliant directement la Russie et l’Allemagne; de l'autre elle met EDF qui prend une participation de 10 % au côté de Gazprom et de l’italienne ENI pour la construction de South Stream qui contourne l’Ukraine par la mer Noire.

A lire : Quelles perspectives pour Nabucco et South Stream? > http://www.wec-france.org/DocumentsPDF/RECHERCHE/Contrat56_Rapportfinal.pdf

"Au moment où l'Europe cherche à diversifier les livraisons d'hydrocarbures, l'Iran - qui possède des ressources gazières parmi les plus riches du monde - pourrait fournir du gaz à l'UE via le gazoduc Nabucco", a déclaré M. Majedi aux médias iraniens.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_11/Gaz-lIran-pret-a-sassocier-au-projet-Nabucco-4872/ ( http://french.ruvr.ru/news/2014_08_11/Gaz-lIran-pret-a-sassocier-au-projet-Nabucco-4872/).





Bref à chacun de se faire de son idée, j'apportais juste un point de vue et des éléments de réflexions! Et je propose de renommer le topic en Russie-Ukraine: conflit gazier !





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orné

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 13 Aoû - 18:40

Bonsoir,
Merci pour cette analyse intéressante sur le gaz Geoff. Pour l'instant on assiste à la réactivation forcé de la guerre froide (non désirée par les russes). Voici un article bien senti sur la question.


Les médias occidentaux et la Russie : une guerre de la communication d’anéantissement

Philippe Grasset livre pour le site dedefensa une analyse très pertinente de la composante médiatique de la réactivation de la guerre froide en cours contre la Russie. A l’occasion de la demande d’asile à la Russie de plus de 400 militaire ukrainiens, le refus de la presse occidentale et étasunienne de rencontrer ces militaires qui constituent une source d’information de première main, est la preuve d’un déni massif et ontologique de la réalité des faits au profit de la narrative idéologique imposée par le département d’état US et l’OTAN…




Ils ne se battent pas contre la Russie, ils se battent contre la vérité, – ce que nous nommons “vérité de la situation” pour introduire un élément de relativité que nous jugeons nécessaire, mais qui devient, dans les exemples détaillés ci-dessous, vérité pure et simple. Il n’y a alors nul besoin d’être prorusse en l’occurrence, même si l’on peut l’être, car le seul spectacle des forces-Système, – ici le président Obama et les journalistes étasuniens à Moscou, – suffit à se faire une religion sur l’étrangeté et l’exceptionnalité de la situation. L’exceptionnalisme se niche partout…

• Le premier exemple est donné (le 3 août 2014) par The Moon of Alabama (MoA), qui a collationné les réponses d’Obama à une interview de The Economist, concernant des faits avérés de la Russie, et a collationné autant de réponses qui, à notre sens, sont encore plus que des erreurs, plus que des mensonges, qui sont cette marque de la haine de la vérité que les équipes de communication de la Maison-Blanche instillent à leur Grand-Leader-Bien-Aimé, à la satisfaction manifeste de celui-ci qui voit ainsi ses discours, faits par les mêmes conseillers en communication, amplement confirmés. MoA relève toutes les affirmations factuelles d’Obama sur la Russie, et toutes s’avèrent fausses, à partir de référence indiscutables que donne MoA… “Personne ne veut émigrer en Russie parce qu’on n’y trouve aucune opportunité”, ce qui est faux ; “des exportations portant uniquement sur des matières premières”, ce qui est faux ; “l’espérance de vie est autour de 60 ans”, ce qui est faux devant le fait d’une démographie qui ne cesse de remonter après la terrible chute des années 1990 due à l’introduction, essentiellement par les EU, d’un capitalisme sauvage autorisée par le président Eltsine (de 65 ans à 70 ans d’espérance de vie en général entre 2001-2012, de 59 ans à 65 ans pour les hommes, pour la même période, selon MoA…)

(Sur ce dernier point capital concernant l’existence structurelle de la Russie, voir aussi l’interview d’Emmanuel Todd dans Herodote le 28 mai 2014 : « Aujourd’hui, disons depuis quelques mois, j’observe à l’inverse que la mortalité infantile dans la Russie de Poutine est en train de diminuer de façon spectaculaire. Parallèlement, les autres indicateurs démographiques affichent une amélioration significative, qu’il s’agisse de l’espérance de vie masculine, des taux de suicide et d’homicide ou encore de l’indice de fécondité, plus important que tout. Depuis 2009, la population de la Russie est repartie à la hausse à la surprise de tous les commentateurs et experts. C’est le signe que la société russe est en pleine renaissance, après les secousses causées par l’effondrement du système soviétique et l’ère eltsinienne, dans les années 1990. Elle se compare avantageusement, sur de nombreux points, à bien des pays occidentaux, sans parler des pays d’Europe centrale ou de l’Ukraine, laquelle a sombré dans une crise existentielle profonde ».)

Ces remarques de The Moon of Alabama sont basées sur une dépêche Reuters du 3 août 2014 qui rapporte l’essentiel de l’interview donnée à The Economist : « Le président Barack Obama a traité dédaigneusement la Russie de pays qui « ne produit rien » et a dit dans un interview avec le magazine The Economist que l’Occident devait se montrer « très ferme » avec la Chine parce que Beijing cherchait à étendre son influence sur l’économie mondiale. [...] Obama a minimisé le rôle de Moscou dans le monde et a déclaré avec mépris, dans un interview, que le président Vladimir Poutine était un leader qui causait des problèmes sur le court terme pour en tirer un profit politique et qu’il ferait du tort à la Russie sur le long terme. “Je pense qu’il faut remettre les choses à leur juste place. La Russie ne fabrique rien. » Et il a ajouté : « Les immigrants ne se précipitent pas à Moscou en quête d’opportunités. L’espérance de vie des hommes russes tourne autour de 60 ans. La population diminue. »

Des affirmations de cette sorte du type-Café du Commerce, qui se veulent factuelles et qui sont grossièrement fausses du point de vue des faits, marquées par des expressions flagrantes de mépris et de diffamation, de la part d’un chef d’État pour un autre État, – et les deux pays de l’importance des EU et de la Russie, – tout cela constitue une rareté extraordinaire dans le langage courant de la diplomatie et ne trouve guère de correspondance à ce niveau-là, dans notre mémoire à nous. Il y a déjà eu bien des attaques polémiques du point de vue des discours les plus officiels, notamment dans l’histoire du XXème siècle jusqu’à nous, depuis qu’existent les instruments du système de la communication, mais de telles affirmations, portant systématiquement sur des faits avérés, et faussés par rapport à leurs références chiffrées ! Il faut donc observer cette intervention comme une nouveauté du langage diplomatique, bien entendu en identifiant aussitôt le systématique penchant de l’inversion.

… Plus précisément, sur ce point, il faut relever l’exclamation d’Obama, – « La Russie est un pays qui “ne produit rien » ». Cela signifie une sorte de condamnation implicite, de la sorte : la Russie sert-elle à quelque chose ? Est-elle autre chose qu’un “rien” complètement improductif, – c’est-à-dire à éliminer ? Effectivement, le terme “éliminer” proposé à dessein, pour nous rapprocher de cette déclaration que nous jugeons du même esprit, faite à une télévision ukrainienne (la chaîne Hromadske TV, financée par les ambassades des EU et des Pays-Bas) par un jeune homme d’excellente allure, journaliste de surcroit, Bogdan Boutkevitch, – parlant du Donbass, un peu comme Obama parle de la Russie… (Voir Vineyard of the Saker, le 3 août 2014.)

« Ok, vous me demandez « Comment cela peut se produire ? » Eh bien, c’est parce que le Donbass est une région qui n’est pas seulement en très mauvais état d’une façon générale, elle a aussi des quantités de problèmes ; son plus grand problème est qu’elle est surpeuplée de gens dont personne n’a besoin. Croyez-moi, je sais de quoi je parle… Prenez par exemple l’oblast du Donetsk, il y a là environ 4 millions d’habitants, dont au moins 1,5 million ne servent à rien. Voilà ce que je veux dire : nous n’avons pas besoin [d’essayer de] “comprendre” le Donbass, il nous faut comprendre l’intérêt de l’Ukraine au plan national. Le Donbass doit être vu comme une ressource à exploiter car il a des ressources. Je ne prétends pas avoir de solution toute faite, mais ce qu’il faut savoir – même si ça a l’air cruel – c’est qu’il y a là-bas une certaine catégorie de gens qui doivent être exterminés. »

• Mais ce qui nous est arrivé de Moscou hier est encore plus impressionnant : il s’agit du refus de la plupart des correspondants étasuniens à Moscou, – sauf celui de Bloomberg, – de se rendre vers les camps où sont temporairement installés plusieurs centaines de soldats ukrainiens qui viennent de passer en Russie après avoir été encerclés par les milices du Donbass, et alors qu’à court de munitions et de vivres il ne leur restait que le choix d’une reddition ou d’un passage en Russie. Les circonstances de cette affaire sont rapportées par Itar-Tass, le 6 août 2014, mettant principalement en scène Maria Zakharova, une adjointe à la direction de la section presse du ministère russe des affaires étrangères :

« Lundi matin, un groupe de 438 soldats et gardes-frontières ukrainiens des forces pro-Kiev qui se battent contre la milice dans la région en guerre du sud-est de l’Ukraine ont demandé aux autorités de la frontière orientale russe l’autorisation d’entrer en Russie comme réfugiés, et un couloir humanitaire leur a été ouvert. Maria Zakharova a écrit sur Facebook que lorsqu’on a appris, lundi, l’arrivée des 400 soldats ukrainiens venant chercher refuge en Russie, le ministre des Affaires Etrangères russe a décidé d’organiser une rencontre entre les soldats et les journalistes étrangers accrédités en Russie.

»“Conscients de l’importance pour les journalistes, particulièrement les journalistes étrangers, d’avoir un contact direct avec les soldats ukrainiens pour apprendre de leur bouche ce qui se passe réellement dans les combats, découvrir leur motivation et les véritables raisons de leurs décision [de venir chercher refuge], nous avons décidé d’inviter un groupe de correspondants étrangers dans la région de Rostov,” a déclaré Zakharova. Elle a indiqué qu’un avion serait affrété par le ministère de la Défense russe et qu’il partirait lundi pour la région de Rostov où les soldats ukrainiens étaient accueillis temporairement, et que l’avion pouvait contenir de 30 à 40 journalistes. “Nous avons immédiatement appelé tout le monde,” dit-elle. “Une quarantaine [de correspondants] ont répondu présents en moins d’une heure.” [...]

»… “Excepté que selon Bloomberg il n’y avait aucun journaliste représentant les médias étasuniens !!! Les médias dominants étasuniens ont décliné cette invitation à rencontrer des soldats ukrainiens qui s’étaient réfugiés sur le territoire russe,”… “Je parle de CNN, du New York Times, du Washington Post, du Christian Science Monitor.” “Sur quoi ces journalistes basent-ils leurs informations s’ils refusent de parler directement aux sources ?” s’interroge Zakharova. “Le plus drôle a été le journaliste de Reuters qui s’était inscrit et était parti avec nous pour l’aéroport, mais qui a changé d’avis à mi-chemin et qui n’a pas pris l’avion.” “On critique la Russie sous prétexte qu’elle ne facilite pas la tâche des médias occidentaux et cela sert d’excuse au silence de ces médias sur la Russie,” a-t-elle ajouté. “Mais le fait est que nous, nous parlons mais soit ils refusent d’écouter soit on le leur interdit.” »

Alexei Pouchkov, président de la commission des affaires étrangères de la Douma, a écrit à propos de cet incident (ITAR-Tass, le 6 août 2014) : « Les médias étasuniens sont morts ; ils sont devenus des employés du ministère des Affaires Etrangères étasunien*… » (Rouchkov cite justement le département d’État, montrant l’évolution de la situation par rapport au climat qui régnait dans la presse étasunienne dans les années 2002-2006, où la source des narrative avec les consignes pour les journalistes se trouvait au Pentagone.)

Pour ceux qui ont vécu le temps de la Guerre froide, il s’agit d’un comportement incompréhensible de la part des correspondants étasuniens à Moscou, sinon par les jugements les plus extrêmes qui n’ont plus rien à voir avec la déontologie et le professionnalisme de ce métier. De tous temps, durant la Guerre froide, les journalistes étasuniens ont cherché à pénétrer en URSS, d’une façon officielle et professionnelle notamment, pour investiguer, enquêter, interroger ce qui pouvait l’être. La difficulté était d’obtenir l’accord des autorités, mais une fois cet accord obtenu les visites étaient suivies avec le plus grand intérêt. Il était implicite, dans tous ces cas, qu’on pouvait obtenir, à côté de la parole officielle, des informations toujours intéressantes … Certes, la Russie n’est pas l’URSS, et dans ce cas absolument remarquable l’intérêt se trouve beaucoup plus dans ce que cette aventure nous dit de nous-mêmes, de la presse, de notre état d’esprit, etc. (Il est par ailleurs secondaire de savoir si les journalistes étasuniens ont réagi d’eux-mêmes, quoique collectivement, ou s’ils ont répondu à une sollicitation impérative du département d’État. Notre sentiment serait plutôt favorable à la première explication, qu’“ils ont réagi d’eux-mêmes”, dans la mesure où nous croyons à une attitude collective, favorisée par les mêmes réflexes psychologiques, une sorte de conformisme collectif qui constitue le caractère américaniste, à partir de circonstances appréhendées plus ou moins collectivement.)

L’intérêt de rapprocher ces deux incidents tels que nous les observons se trouve dans l’interprétation commune qu’on peut leur donner, qui est un véritable refus non seulement d’une vérité de situation de la Russie, mais de la Russie elle-même. Dans le cas d’Obama, c’est un déni de la Russie, par le refus de son existence même, dans des termes qui impliquent la nécessaire élimination de ce qu’il en reste parce que ce pays est désormais perçu comme rejetant l’ordre américaniste et le Système, notamment dans le chef de l’hyper-capitalisme globalisé : la Russie “ne fait rien” (“ne produit rien”), donc elle n’existe pas. Pour les journalistes, rencontrer des êtres humains qui, par leur comportement et leurs actes récents, pourraient contredire même involontairement la version unanimement acceptée de la situation ukrainienne ne présente aucun intérêt. Là non plus, il est simplement question d’un déni, le refus d’une situation à partir d’un pré-jugement complètement exclusif, étranger à tout amendement. L’intérêt de l’événement, sa signification symbolique se trouvent dans ce qu’il a rassemblé l’essentiel de la presse étasunienne accréditée à Moscou, et qu’il a concerné la même opportunité journalistique, massivement rejetée selon un comportement qui proclame sa non-existence, son caractère hors de propos (irrelevance), – on pourrait qualifier cela, l’opportunité d’aller rencontrer les soldats ukrainiens passés en Russie, de l’expression d’“irrelevance ontologique”. Ainsi peut-on avoir la mesure, dans la guerre de la communication entre le bloc BAO et la Russie, essentiellement de la part du bloc BAO, d’une intensité rarement atteinte, comme une “guerre de la communication totale”, ou une “guerre de la communication d’anéantissement”.

Philippe Grasset

Source : dedefensa via Le Grand Soir

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Aegis



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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 13 Aoû - 20:07

Et tu aurais l'article complet où Obama aurait tenu ces propos là ?
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orné

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 14 Aoû - 4:44

Aegis a écrit:
Et tu aurais l'article complet où Obama aurait tenu ces propos là ?

oui bien sûr : Barack Obama talks to The Economist(The Economist)
Obama: 'Russia doesn't make anything,' West must be firm with China(Reuters)
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Aegis



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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 14 Aoû - 12:54

Merci, avec ça l'information est complète.
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 14 Aoû - 16:54

Bonsoir Maintenant montrons concrètement le caractère nazillons du régime de Kiev et ces forces armées.

Un très bon article à découvrir d'urgence. Avec de très bonne photos et illustration, qui ne laisse plané aucun doute sur le caractère néo_nazi des forces armée ukrainienne, avec notamment le terrible bataillon Azov.




Symboles nazis des forces armées, de la Garde nationale d'Ukraine et des bataillons de Kiev




Par La Voix de la Russie | Bataillon Azov. Le bataillon Azov est une formation militaire composée de volontaires qui comprend une compagnie du service de patrouille des unités spéciales du ministère de l'Intérieur d'Ukraine.
Le bataillon a été fondé en mai 2014 à Marioupol. Dans Internet ses membres sont surnommés « petits hommes noires ».


Symboles



SS Das Reich : insigne d'une division SS. Formellement ce symbole représente l'image spéculaire des lettres latines interposées I (idée) et N (nation).



La Wolfsangel : Rune du Loup.
Le « Fer contre le loup » est une amulette païenne protégeant son propriétaire contre les forces du mal et procurant le pouvoir sur le loup-garou (Werewolf). Dans l'héraldique médiévale la rune signiifiait le « crochet à loup », une protection sure.
Au XV siècle, c'est l'emblème des citadins luttant contre les mercenaires des princes allemands. Un ancien symbole de la liberté et de l'indépendance connu depuis l'époque de la guerre de Trente Ans.
A l'heure actuelle le symbole figure dans les armes de la ville allemande de Wolfstein.
La Wolfsangel était initialement l'emblème du NSDAP et dans la Waffen SS elle a été empruntée par la 2e division SS Das Reich.




Symbole « Soleil noir »

Le Soleil noir ("Schwarze Sonne") est le symbole occulte du III e Reich.
Le Soleil noir est un des symboles favoris et vénérés par le Reichsfuhrer SS Himmler.



Affiche « Corps noir » utilisée pour la popularisation du bataillon Azov.
Un des chevrons officiels du bataillon porte l'inscription « Corps noir » se référant à la Waffen SS dont le journal officiel s'appelait Das Schwarze Korps.






Patriote de l'Ukraine : organisation radicale de droite. Ses activistes font partie du bataillon Azov





SS DAS REICH – emblème d'une division de la Waffen SS



Bataillon Donbass

Le bataillon Donbass est une formation militaire pro-gouvernementale composée de volontaires. Il a été fondé par des habitants d'Ukraine à Dnepropetrovsk en avril 2014 pour faire face aux partisans, dont aux unités militaires, de la République populaire de Donetsk.
Sur sa base ont été formés le 24e bataillon de défense territoriale Donbass du ministère de l'Intérieur d'Ukraine subordonné à l'état-major général des forces armées et le bataillon Donbass de la Garde nationale d'Ukraine contrôlé par le ministère de l'Intérieur d'Ukraine.

Symboles






L'insigne du bataillon représente un aigle nazi renversé en forme de trident avec les ailes à moitié pliées utilisé par la Wehrmacht depuis 1935.
Selon les médias, les membres du bataillon se font faire des tatouages de la croix gammée nazie.
En mai, le site d'information ukrainien LB.ua a publié la vidéo filmé près de Donetsk après un combat. Sur la poitrine d'un militaire tué on voyait nettement un tatouage de la croix gammée et des symboles nazis.




Garde nationale d'Ukraine

La Garde nationale d'Ukraine est une unité dotée de fonctions de police faisant partie du système du ministère de l'Intérieur d'Ukraine et créée suite à la réorganisation des troupes du ministère de l'Intérieur d'UKraine le 12 mars 2014.






Groupe Pravyi sektor


Pravyi sektor est une association des organisations nationalistes radicales d'Ukraine. Le mouvement a réuni des groupes extrémistes isolés ayant participé à l'une des premières protestations d'EuroMaïdan en novembre 2013. L'initiative de la création du mouvement revient à l'organisation pan-ukrainienne Trizoub Stepan Bandera.
Le 22 mars 2014 le premier congrès du mouvement radical Pravyi sektor a annoncé la fondation du parti politique Pravyi sektor. Le parti a été créé sur la base juridique et militante du parti Assemblée nationale ukrainienne (UNA) qui a pris le nom de parti Pravyi sektor. L'Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO) est entrée dans ce nouveau parti et a officiellement cessé son existence en tant que formation politique indépendante.

Symboles





Trident sur fond du drapeau rouge et noir de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (aile militaire de l'Organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera).








Mot d'ordre : « Gloire à l'Ukraine, gloire aux héros ! »

Les partisans d'EuroMaïdan utilisent largement l'appel « Gloire à l'Ukraine! » et le contre-appel « Gloire aux héros! » datant de l'époque de la Seconde guerre mondiale et utilisé comme mot de reconnaissance par les membres de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) de Stepan Bandera.






Drapeau de l'UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne), OUN (Organisation des nationalistes ukrainiens).




Emblème de l'UNA-UNSO (Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense ukrainienne).






Source : La Voix de la Russie

Lien connexe : Le Donbass, à visage découvert


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akasha

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 15 Aoû - 16:12

Bonsoir les gens  cat 
Il est vraiment géniale l’article du dessus.... cheers  il ne laisse planer guère de doute quand à l'orientation politique et idéologique des corps armés du régime auto_proclamé de Kiev...Et quand tu vois qu'ils sont sous couvert des amerloque et de leur larbins de l'UE...Hey bien tu as un beau monde d'enflure !!
Heureusement que tu as des personnes intelligente qui ne marche pas dans la combine, et d'autres plus éclairé comme orné et moi* pour un peu mettre tout ça en exergue :) Mais je ne m'inquiète pas et reste positive...CAR ON VA Y ARRIVER !!
En parlant de personnes intelligente, je vous propose ce reportage qui décortique la crise de façon magistrale et beaucoup de retenue malgré ça nationalité (dans le sens qui pourrait facilement tomber dans le parti-prix) et traite donc le sujet avec beaucoup de justesse, à voir.


Ukraine : pourquoi la Russie ne doit pas intervenir militairement

Excellente vidéo traduite du russe par Vincent Parlier et destinée à calmer les ardeurs interventionnistes d’une partie de la population russe dans le Donbass en explicitant les enjeux géopolitiques du conflit ukrainien.





(*)


__________________________________


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akasha

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 18 Aoû - 14:22

Bonjour les gens  I love you 
Aujourd'hui, je vais vous proposez un article bien étayé reprenant de façon chronologique, le rôle joué par l'UE et les Etats-Unis sur le putsch mené contre le gouvernement sortant en Ukraine, ainsi que l'escalade qui l'en suivit avec la Russie...But ultime et objectif visé par ces derniers...
En fin d'article, vous pourrez également y trouver un index, vous proposant de façon chronologique des articles reprenant tout depuis le début, et bien plus encore pour y comprendre tout les enjeux. (pour les gros lecteurs et curieux)


[U4-3] EuroMaïdan : Le rôle des Américains et des Européens

4.3 Le rôle des Américains et des Européens

Comme souvent, les Américains ne sont pas restés inactifs dans l’affaire ukrainienne, dont les ramifications sont profondes.



Rappelons que le 9 février 1990, au moment de la réunification allemande, James Baker, le secrétaire d’Etat américain [de George Bush], avait assuré à Mikhaïl Gorbatchev, dans la salle Catherine II – haut lieu historique du Kremlin -, que l’alliance occidentale n’étendrait “pas d’un pouce” son influence vers l’Est si Moscou acceptait que l’Allemagne réunifiée entre dans l’Otan. Le lendemain, 10 février, Hans-Dietrich Genscher, le ministre des Affaires étrangères allemand, refit cette promesse à Edouard Chevardnadze, son homologue russe, comme l’a confirmé par la suite une note confidentielle du gouvernement allemand : « Nous sommes conscients que l’appartenance d’une Allemagne unie à l’Otan soulève des questions complexes. Mais une chose est sûre pour nous : l’Otan ne s’étendra pas à l’Est. » Gorbatchev se souvient lui aussi que l’Otan était convenu de « ne pas s’étendre d’un pouce en direction de l’Est. » Il a seulement commis une grave erreur : il a fait confiance à l’Occident et n’a pas fait mettre par écrit cette parole donnée.

“Source : courrier internationnal

Depuis, presque tous les pays de l’Est ont intégré l’OTAN – ne manquait que l’Ukraine, pour menacer encore plus la Russie…






Pour revenir à l’Ukraine, entre alors en scène un personnage central : Victoria Nuland. Elle est également l’épouse du néo-conservateur Robert Kagan, instigateur du projet impérial pour un Nouveau siècle américain. Pour Kagan, l’UE est impuissante car sous l’emprise de Vénus, déesse de la paix, mais fort contente que les Etats-Unis fassent le sale boulot de Mars (dieu de la guerre).

Durant le mandat de George W. Bush, elle était la conseillère principale pour les affaires étrangères du vice-président Dick Cheney, puis ambassadrice des États-Unis à l’OTAN ; elle y avait exigé, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’application de l’article 5 de la Charte atlantique obligeant les États membres de l’OTAN à partir en guerre avec George Bush junior contre le terrorisme mondial. C’est aussi dans ce but qu’elle a plaidé auprès de Nicolas Sarkozy pour accélérer le retour de la France dans l’OTAN.

Durant le mandat de Barack Obama, elle a été nommée porte-parole du ministère des Affaires Étrangères (« Département d’État »), avant de devenir en mai 2013 la secrétaire d’État-adjoint américain pour les Affaires européennes et eurasiennes




Le 5 décembre, au cours d’un sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Kiev, Victoria Nuland a apporté son soutien aux manifestants partisans d’une intégration à l’Union Européenne ; elle a déclaré « Nous sommes avec le peuple ukrainien, qui voit son avenir dans l’Europe » et elle a appelé le « gouvernement ukrainien à écouter la voix de son peuple. », mettant en garde contre les risques de « chaos et de violences » dans le cas contraire. Elle s’exprimait devant des responsables ukrainiens et une trentaine de délégations étrangères, au sein desquelles se trouvait le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov…

Pourtant, les sondages (fiables) montraient que les manifestants de Maïdan n’obtenaient pas 50 % de soutien dans le pays…






Avec de gros écarts entre les régions (de 13 % à 84 % de soutien !) – évidemment…

Le 11 décembre, elle se rendit place Maïdan accompagnée de Jaffrey Pyatt, l’ambassadeur américain en Ukraine. Sur place, elle offrit des gâteaux aux manifestants, dont beaucoup chantèrent « Dieu vous bénisse ». Elle tenta aussi de distribuer l’aumône aux policiers – ne se rendant apparemment pas compte que cela ne se fait pas trop d’accepter de la nourriture d’un ministre étranger…











Images stupéfiantes – on  imagine ce qu’auraient dit les Etats-Unis s’ils avaient vu débarquer un ministre russe à New-York pour donner des cookies aux protestataires d’Occupy Wall-Street – et encore, ceux-ci ne demandaient-ils pas le départ du Président contrairement à ceux de Kiev…





Ce n’est qu’après ce soutien qu’elle partit rencontrer le Président Yanoukovytch (tout en finesse…). Dans la soirée, Victoria Nuland a rencontré les 3 chefs de l’opposition – dont Oleh Tyahnybok le leader de Svoboda. Ils lui ont demandé de prendre des sanctions à l’encontre des responsables des violences policières contre les manifestants.




Saluons enfin la magnanimité de cette petite-fille d’immigrants de la Russie tsaristes, ayant fui aux États-Unis pour fuir les pogroms, qui discute joyeusement avec une brute vénérant des SS et des nationalistes meurtriers de masse durant la guerre… Mais la fin justifie les moyens : l’important est de soustraire l’Ukraine du giron russe.

Il y a eu alors un défilé en décembre à Kiev pour rencontrer les grands Démocrates de l’opposition…

Citons tout d’abord le sénateur Républicain John Mc Cain (candidat défait de la présidentielle américaine de 2008) venu accompagné du jeune sénateur Démocrate Chris Murphy – le visage de Tyahnybok vaut le détour…










Il a déclaré le 14 décembre 2013 : « Nous sommes ici pour soutenir votre juste cause, le droit souverain de l’Ukraine à choisir son propre destin librement et en toute indépendance. Et le destin que vous souhaitez se trouve en Europe ».

Mais aussi : « Nous voulons indiquer clairement à la Russie et à Vladimir Poutine que l’ingérence dans les affaires de l’Ukraine n’est pas acceptable pour les États-Unis. » Ce qui est osé…

Rappelons en effet que McCain est le président de l’International Republican Institute, et que celui-ci est une branche de la National Endowment for Democracy (NED), qui lui-même fait partie du Département d’État (lors du vote du budget des États-Unis, les parlementaires votent celui de la National Foundation for Democracy dans le cadre du budget du Département d’État et non pas de manière distincte…). En raison du co-financement des opérations par la CIA, le budget annuel des projets de ces structures atteint plusieurs centaines de millions de dollars.

McCain a agi dans l’ombre lors de beaucoup de « révolutions colorées » (qui se sont déroulées dans les pays de l’Est et surtout les ex-Républiques soviétiques durant les années 2000. Celles qui ont abouti à un changement du gouvernement en place ont touché la Serbie (2000), la Géorgie (2003), l’Ukraine (2004) et le Kirghizstan (2005), comme le montre l’excellent documentaire de 2005 de Manon Loizeau.




“Source : Ahmed Bensaada"

Dans un article exhaustif et très détaillé sur le rôle des États-Unis dans les  révolutions colorées, G. Sussman et S. Krader de la Portland State University mentionnent dans leur résumé :

« Entre 2000 et 2005, les gouvernements alliés de la Russie en Serbie, en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan ont été renversés par des révoltes sans effusion de sang. Bien que les médias occidentaux en général prétendent que ces soulèvements sont spontanés, indigènes et populaires (pouvoir du peuple), les « révolutions colorées » sont en fait le résultat d’une vaste planification. Les États-Unis, en particulier, et leurs alliés ont exercé sur les États postcommunistes un impressionnant assortiment de pressions et ont utilisé des financements et des technologies au service de l’aide à la démocratie »

“Source : colorrevolutionsandgeopolitics.blogspot.fr”






Une dissection des techniques utilisées lors de ces « révolutions » montre qu’elles ont toutes le même modus operandi. Plusieurs mouvements ont été mis en place pour conduire ces révoltes : OTPOR (« Résistance ») en Serbie, Kmara (« C’est assez! ») en Géorgie, Pora (« C’est l’heure ») en Ukraine et KelKel (« Renaissance ») au Kirghizistan. Le premier d’entre eux, OTPOR, est celui qui a causé la chute du régime serbe de Slobodan Miloševic. Après ce succès, il a aidé, conseillé et formé tous les autres mouvements par l’intermédiaire d’une officine spécialement conçue pour cette tâche, le Center for Applied Non Violent Action and Strategies (CANVAS) qui est domiciliée dans la capitale serbe. CANVAS forme des dissidents en herbe à travers le monde à  l’application de la résistance individuelle non violente, idéologie théorisée par le philosophe et politologue américain Gene Sharp dont l’ouvrage From Dictatorship to Democracy (De la dictature à la démocratie) a été à la base de toutes les révolutions colorées. Les logos de quelques révolutions colorées parlent d’eux-mêmes…






Voici également un comparatif de tracts trouvés en Égypte et en Ukraine :




Ils viennent de l’ONG serbe OTPOR (largement financée par Freedom House) qui avait largement contribué à la chute de Milosevic. D’ailleurs Freedom House est désormais présidé par l’ancien dirigeant de la CIA James Woosley. Ce dernier est un proche du Sénateur McCain, qui l’avait engagé comme conseiller lors de sa campagne présidentielle de 2008.

Aussi bien CANVAS que les différents mouvements dissidents ont bénéficié de l’aide de nombreuses organisations américaines d’ « exportation » de la Démocratie comme l’United States Agency for International Development (USAID), la National Endowment for Democracy (NED), l’International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute for International Affairs (NDI), la Freedom House (FH), l’Albert Einstein Institution et l’Open Society Institute (OSI). Ces organismes sont financés par le budget américain ou par des capitaux privés américains.

À titre d’exemple, la NED est donc financée par un budget voté par le Congrès et les fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat American Federation of Labor-Congress of Industrial Organization (AFL-CIO), alors que l’OSI fait partie de la Fondation Soros, du nom de son fondateur George Soros, le milliardaire américain, illustre spéculateur financier.

La relation entre le mouvement ukrainien « Pora » et ces organisations américaines est explicitée par Ian Traynor dans un remarquable article publié par The Guardian en novembre 2004, où il indique :

« Officiellement, le gouvernement américain a dépensé, pendant une année, 41 millions de dollars pour l’organisation et le financement de l’opération qui a permis de se débarrasser de Miloševic […]. En Ukraine, le chiffre doit tourner autour de 14 millions de dollars »  “Source : The Guardian

On comprend alors aisément pourquoi le sénateur McCain s’est récemment précipité à Kiev pour soutenir les émeutiers ukrainiens. On comprend aussi pourquoi la Russie a durci le ton concernant les ONG étrangères présentes sur son sol et la raison qui a motivé l’expulsion de l’USAID de son territoire…

John McCain est d’ailleurs en terrain connu à Kiev, car après la fin de la « Révolution orange » de 2004, il s’était déjà rendu en Ukraine (en février 2005) pour y rencontrer ses « poulains » qu’il avait largement financés.




Le sénateur américain s’est aussi rendu dans les pays arabes « printanisés » : Tunisie (21 février 2011), Égypte (27 février 2011), Libye (22 avril 2011) et Syrie (27 mai 2013). Lors des deux premiers voyages, les gouvernements étaient déjà tombés. Dans les deux derniers, la bataille faisait rage (elle le fait encore en Syrie).









Ce croisé de la démocratie n’a cependant, lui non plus, aucun problème avec Svoboda…





On retrouve le classique : « les fascistes, s’ils nous aiment bien, ce sont des gentils fascistes ! »







En plus de L’IRI, la NED est présente à Kiev. Ainsi, on peut lire dans « le Kiyv Post » – et d’autres journaux célèbres -, Madame Nadia Diuk qui écrit à partir de Kiev. Les titres de ses articles sont idylliques : « La révolution auto-organisée d’Ukraine », « Les visions du futur de l’Ukraine », etc. Déjà, en 2004, en pleine « révolution » orange, elle écrivait « En Ukraine, une liberté indigène » pour prouver que la « Révolution » était spontanée, ce qui a été contredit par les études occidentales publiées postérieurement. Et pour cause, puisque Mme Diuk est vice-présidente de la NED, chargée des programmes pour l’Europe, l’Eurasie, l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.







“Source : Ned.org

Les rapports annuels de la NED montrent que, juste pour 2012, les montants octroyés à une soixantaine d’organismes ukrainiens s’élevaient à près de 3,4 millions de dollars. Dans ce rapport, il est indiqué que l’IRI de John McCain et le National Democratic Institute (NDI, le pendant Démocrate de l’IRI) de Madeleine Albright ont respectivement bénéficié de 380 000 et 345 000 $ pour leurs activités en Ukraine.  “Source : Ned.org“

Le second pays occidental largement impliqué dans l’Euromaïdan est l’Allemagne. Une dizaine de jours avant McCain, Guido Westerwelle, le chef de la diplomatie allemande, a pris un bain de foule au milieu des manifestants de la place Maïdan en compagnie de ses « protégés » Iatseniouk et Klitschko. Après s’être entretenus avec eux à huis clos, il déclara « Nous ne sommes pas ici pour soutenir un parti, mais nous soutenons les valeurs européennes. Et quand nous nous engageons pour ces valeurs européennes, il est naturellement agréable de savoir qu’une grande majorité des Ukrainiens partagent ces valeurs, veulent les partager et souhaitent suivre la voie qui mène à l’Europe ».




En parlant de « majorité », Westerwelle n’a certainement pas consulté les récents sondages qui montrent que seuls 37% de la population ukrainienne est favorable à une adhésion de leur pays à l’Union Européenne. D’ailleurs, les citoyens européens le sont-ils ? Pas si sûr. Par exemple, un très récent sondage montre que 65% des Français sont opposés à l’idée d’une aide financière apportée par la France et l’Union européenne à l’Ukraine et 67% sont contre une entrée de ce pays dans l’UE.

D’autre part, la chancelière allemande a, comme son ministre, reçu Iatseniouk et Klitschko le 17 février 2014 à Berlin.




Le candidat sur lequel ont misé Merkel, le CDU et son think tank, la Fondation Konrad Adenauer, est Klitschko, comme nous l’avons vu. Néanmoins, le parti de Timochenko est aussi considéré comme un allié du PPE et du CDU ainsi que l’avait affirmé M. Martens lors d’un discours au Club de la Fondation Konrad Adenauer en 2011 : « Ioulia Timochenko est une amie de confiance et son parti est un membre important de notre famille politique ». Dans ce même discours, il avait déclaré que sa position était similaire à celle de McCain quant au soutien à Timochenko (pour sa libération lorsqu’elle était emprisonnée).

Il faut souligner que cette convergence de vue entre l’IRI et la Fondation Konrad Adenauer n’est ni fortuite, ni récente. En réalité, elle remonte à la création de la NED comme nous l’explique Philip Agee, l’ancien agent de la CIA qui avait quitté l’agence pour vivre à Cuba. Tout d’abord, il faut comprendre que la NED a été créée pour prendre en charge certaines tâches qui relevaient originalement de la CIA, en l’occurrence la gestion des programmes secrets de financement de la société civile étrangère. Après avoir consulté un vaste éventail d’organisations nationales et étrangères, les autorités américaines furent intéressées par les fondations des principaux partis de l’Allemagne de l’Ouest qui étaient financées par le gouvernement allemand : la Friedrich Ebert Stiftung des sociaux-démocrates et la Konrad Adenauer Stiftung des démocrates-chrétiens. Nous trouvons actuellement une structure analogue dans le paysage politique américain. L’IRI et le NDI, les deux satellites de la NED, sont respectivement reliés aux partis républicain et démocrate américains et, comme ses homologues allemands, sont financés par des fonds publics. Comme la CIA collaborait avec ces « Stiftungs » allemands pour financer des mouvements à travers le monde bien avant la création de la NED par le président Reagan en 1983, les relations sont restées solides jusqu’à nos jours.

Bien que plus discret que les deux précédents, le troisième pays fortement impliqué dans les événements ukrainiens est le Canada. Cet intérêt est probablement dû au fait que le Canada abrite la plus grande diaspora ukrainienne dans le monde après celle de la Russie. Plus de 1,2 millions de canadiens sont d’origine ukrainienne.

John Baird, le ministre des affaires étrangères canadien a rencontré le triumvirat ukrainien le 4 décembre 2013 à Kiev et, comme les autres, a effectué un « pèlerinage » à la place Maïdan. Le chef de la diplomatie canadienne est revenu à Kiev le 28 février 2014 pour y rencontrer les nouvelles autorités : le président Tourtchino et le Premier ministre Iatseniouk – ainsi que Ioulia Timochenko.








Questionné alors sur son soutien « inconditionnel » à l’Ukraine et ses conséquences sur les relations avec la Russie, il répondit : « Nous n’allons certainement pas nous excuser pour avoir soutenu le peuple ukrainien dans sa lutte pour la Liberté ».

Le défilé continue, avec Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères de Suède, dès le 5 décembre 2013, puis le 5 mars 2014.





Kiev a vu également le passage de l’inénarrable Catherine Ashton, vice-Présidente de la Commission Européenne :









« L’opposition démocratique » rencontra également Stefan Fuele, le Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage.





Vint également le 30 janvier Robert Serry, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU (un diplomate hollandais qui a été adjoint au Sous-Secrétaire général chargé de la gestion des crises et des opérations de l’OTAN…) :



Ainsi que le ministre des affaires de Pologne Radek Sikorski le 21 février :



Laurent Fabius vint également le même jour, et serra la main d’Oleh Tyahnybok – décidemment parfaitement fréquentable…





Ce qui a choqué beaucoup de personnes, surtout juste après l’épisode médiatique Dieudonné…



Et comme ces gens sont sympathique, il y a des retours à Kiev en février, comme Ashton :





D’ailleurs tout va bien puisque « La chancelière [allemande Angela Merkel] veut une nouvelle fois marteler que Mme Ashton [la chef de la diplomatie de l’UE] fait un excellent travail », a indiqué la porte-parole adjointe du gouvernement allemand, Christiane Wirtz.

Nuland est également revenue…



http://www.les-crises.fr/images/3100-democratie/3500-ukraine/04-euromaidan/4-3-americains/95-victoria-nuland-ianoukovytvh.jpg

Ianoukovytch aurait plus dû se méfier de voir débarquer de nouveau l’Américaine…


D’autant que celle-ci avait vendu la mèche le 16 décembre 2013, lors d’une conférence donnée à Washington à la Fondation Amérique-Ukraine (sponsorisée par les pétroliers Chevron et Exon…), où elle déclara dans son discours :

« Depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, les États-Unis ont soutenu les Ukrainiens afin qu’ils développent des compétences et des institutions démocratiques, afin qu’ils promeuvent la participation citoyenne et la bonne gouvernance, qui sont des conditions préalables pour que l’Ukraine puisse réaliser ses aspirations européennes.

Nous avons ainsi investi plus de 5 milliards de dollars
pour aider l’Ukraine à atteindre ces objectifs – et d’autres – qui assureront à l’Ukraine sécurité, prospérité et démocratie
. »

“Source : iipdigital







Ainsi, comme le souligne fort justement Ahmed Bensaada dans son excellente analyse « Ukraine: autopsie d’un coup d’état » (à laquelle cette partie doit beaucoup…) :

« Les positions et les réactions de tous ces politiciens laissent cependant perplexes. Certes, les vies perdues lors de ce sanglant conflit sont à déplorer, mais qu’auraient-ils fait si des manifestants violents, appartenant à des groupes extrémistes, avaient occupé le centre-ville de leur capitale, tué des membres des forces de l’ordre, kidnappé des dizaines de policiers, occupé des locaux officiels et troublé l’ordre public pendant des mois ? Et n’ont-ils pas une part de responsabilité dans l’augmentation du nombre de victimes en venant jeter de l’huile sur le feu du Maïdan ?

En France, par exemple, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est insurgé contre une récente manifestation de « Black Bloc » qui a fait six blessés parmi les policiers, le 22 février 2014. Voici ses commentaires : « Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Bloc, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’État ». Après avoir rendu hommage « au préfet de la Loire Atlantique, aux forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui avec beaucoup de sang froid et de professionnalisme ont contenu cette manifestation », il ajouta : « Personne ne peut accepter de telles exactions » [87].

Et les Ukrainiens, doivent-ils les accepter? Et comment aurait réagi la classe politique française et occidentale si ces « Black Bloc » avaient été financés, formés ou soutenus par des organismes et politiciens étrangers, Russes, Chinois ou Iraniens venus à Nantes pour les soutenir ?

Je vous laisse le soin d’y répondre. » “Source : ahmed bensaada“

Liens connexes : [U4-2] EuroMaïdan – La montée en puissance du mouvement

[U4-1] EuroMaïdan – L’opposition au Président Ianoukovytch

[U3-6] L’UPA en action et les Massacres de la Volhynie

[U4-3] EuroMaïdan : Le rôle des Américains et des Européens

Ey pour une information des plus complète, voici l'index de la série Bonne lecture !


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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 1:39

Bonsoir les gens flower
Superbe interview du conseiller de Poutine où il démontre de façon magistrale le plan atlantiste à l'encontre de son pays.  bounce Sinon n'hésitez-pas non plus dans la même veine la lecture de la synthèse qui reprend tout depuis le début de la crise si-haut qui elle aussi démontre sans aucune concession l'implication euro_américaine dans se conflit.  What a Face  Et de leur côté, n'oublions pas les nombreux conflits perpétrés par les Etats-Unis à travers le monde ces 60 dernières années....Est-ce que les nations qu'ils pointe du doigts comme ennemis peuvent en fire autant ? Non je ne penses pas... Rolling Eyes 




[TEXTE INTÉGRAL] L’INTERVIEW VIDÉO DE SERGEÏ GLAZIEV, CONSEILLER DU PRÉSIDENT POUTINE



Et pour vous voici la version texte Wink

Le monde aujourd’hui vit une série de crises cycliques qui se superposent.
[/b]

La plus sérieuse est la crise technologique qui se combine avec des changements dans le domaine du développement économique. On est à une période ou l’économie change de structure. La structure économique qui a produit la croissance économique de ces 30 dernières années s’est épuisée. Nous devons passer à un nouveau système technologique. Ce type de transition s’est malheureusement toujours fait par la guerre.  Ça a été le cas dans les années 30 ou la Grande dépression a provoqué une course aux armements et conduit à la Seconde Guerre mondiale.

Cela a été le cas pendant la Guerre froide ou la course aux armements spatiaux a engendré les technologies d’information et de communication complexes, qui servent de base à la structure de l’économie mondiale depuis 30 ans. Aujourd’hui nous sommes confrontés  à une crise similaire : le monde évolue vers un nouveau système technologique. Le nouveau système est de nature humanitaire et on pourra peut-être éviter la guerre parce que les principaux facteurs de croissance dans ce domaine sont les technologies humanitaires. Elles incluent la santé et les industries pharmaceutiques basées sur les biotechnologies. Elles incluent aussi les technologies de la communication basées sur les nanotechnologies qui font actuellement une percée spectaculaire et elles incluent les technologies cognitives qui modifient la quantité des connaissances accessibles.

Si comme le Président Poutine l’a constamment suggéré, nous mettions en place un programme de développement mutuel, une zone de développement général avec un régime commercial préférentiel de Lisbonne à Vladivostok, si nous nous entendions avec Bruxelles pour créer un espace économique commun, un espace commun de développement,  nous pourrions développer un nombre suffisant de projets d’avenir, de la santé à la défense spatiale, qui permettraient de réaliser notre potentiel scientifique et technique et de générer une demande régulière de l’État, demande qui stimulerait le nouveau système technologique.

Mais les Américains font comme d’habitude : pour maintenir leur hégémonie sur la planète ils provoquent une autre guerre en Europe ; une guerre en Europe est toujours bonne pour les américains. Ils ont même qualifié de bonne guerre la seconde guerre mondiale qui a fait 50 millions de morts en Europe et en Russie. Elle a été bonne pour les Américains parce qu’elle en a fait les maîtres du monde. La guerre froide qui s’est soldée par l’effondrement de L’Union soviétique a aussi été bonne pour eux. Aujourd’hui les États-Unis veulent maintenir leur hégémonie à nouveau aux dépens de l’Europe. Leur domination est menacée par la croissance rapide de la Chine. Le monde d’aujourd’hui commence un nouveau cycle cette fois politique ; ce cycle dure des siècles et se combine avec des changements dans les institutions mondiales de régulation économique. Nous sommes en train de passer du cycle américain d’accumulation capitaliste à un cycle asiatique, ce qui est un nouveau défi à l’hégémonie américaine. Pour pallier à la menace que fait courir à leur hégémonie la montée de la Chine et d’autres pays asiatiques, les américains provoquent une guerre en Europe. Ils veulent affaiblir l’Europe, briser la Russie et soumettre tout le continent eurasien. Pour résumer : au lieu de la zone de développement de Lisbonne à Vladivostok qu’offre le président Poutine , les États-Unis veulent déclencher une guerre chaotique dans toute l’Europe, déprécier le capital européen, effacer toutes les dettes qui écrasent les États-Unis, effacer  leurs dettes  à la Russie et à l’Europe, soumettre leur espace économique et prendre le contrôle des ressources du gigantesque territoire eurasien. Ils croient qu’ils n’ont pas d’autre moyen de maintenir leur hégémonie mondiale et de supplanter la Chine.

Hélas pour eux, cette stratégie a un siècle de retard ! Elle date de l’époque de l’Empire britannique ou la géopolitique se résumait à « diviser pour régner », c’est-à-dire monter les pays les uns contre les autres, générer des conflits et provoquer une guerre mondiale. Les Américains malheureusement croient que ces vieilles méthodes vont résoudre leurs problèmes. La Russie est la dernière victime de cette politique et l’arme choisie contre elle est l’Ukraine dont le peuple sert de chair à canon dans cette nouvelle guerre. À vrai dire les Américains n’ont jamais cessé d’essayer de séparer l’Ukraine de la Russie. Cette stratégie remonte à l’époque de Bismarck. C’est une tradition européenne antirusse de vouloir séparer l’Ukraine de la Russie, de les impliquer dans un conflit pour prendre le contrôle de tout l’espace eurasien. C’est Bismarck qui en a eu l’idée, elle a été reprise par le anglais et finalement par le grand politologue étasunien : Zbigniew bzrezinski qui a souvent dit que la Russie ne pouvait pas être une superpuissance  sans l’Ukraine et que semer la discorde entre la Russie et l’Ukraine profiterait à l’Amérique et à l’Occident. Depuis 20 ans les États-Unis nourrissent le nazisme Ukrainien pour faire du tort à la Russie. Comme vous le savez, ils ont recueilli ce qui restait des troupes de Bandera après la seconde guerre mondiale. Ils ont emmené en Amérique des dizaines de milliers de Nazis ukrainiens et en ont pris grand soin pendant toute la période qui a suivi la guerre. Ces Nazis ukrainiens sont revenus en masse en Ukraine après l’effondrement de l’Union soviétique ; leur but est toujours le même : séparer l’Ukraine de la Russie.

La proposition de partenariat oriental a servi d’appât. Elle est d’abord venue des Polonais puis les Américains l’ont reprise. Le but de ce partenariat oriental, dont la Géorgie a été la première victime, l’Ukraine est la victime actuelle et la Moldavie la prochaine, est de couper les liens  de ces pays avec la Russie.

Comme vous le savez, nous construisons l’Union douanière et un espace économique commun avec la Biélorussie et le Kazakhstan, que le Kirghizstan et l’Arménie vont bientôt rejoindre. L’Ukraine a toujours été notre partenaire. L’Ukraine est toujours dans le processus de ratification de cet accord avec la Russie et personne en Ukraine ne l’a encore annulé. L’Ukraine est importante pour nous car elle fait partie de notre espace économique depuis des siècles. Notre complexe scientifique et industriel a été conçu comme un tout par conséquent la participation de l’Ukraine à l’intégration eurasienne est aussi naturelle que vitale. Le partenariat oriental a été inventé pour empêcher l’Ukraine de participer au projet d’intégration eurasienne. Le but du partenariat oriental est de faire signer à l’Ukraine un accord d’association avec l’Union européenne.

En quoi consiste cet accord que Porochenko a signé avec les dirigeants européens ?

Cela fait de l’Ukraine une colonie ! En signant cet accord, l’Ukraine perd sa souveraineté ! Elle transfère le contrôle de son commerce de ses douanes, de sa régulation technique et financière et de ses marchés publics à Bruxelles. L’Ukraine cesse d’être un état souverain économiquement et politiquement. Il est clairement  stipulé dans l’accord d’association que l’Ukraine est un partenaire de second rang de l’Union européenne. L’Ukraine doit suivre la politique de Défense et la politique étrangère de l’Union européenne. L’Ukraine est obligée de participer à la résolution de conflits régionaux sous l’égide de l’Union européenne. Porochenko fait de l’Ukraine une colonie de l’Union européenne et conduit l’Ukraine dans une guerre contre la Russie, guerre dans laquelle son peuple sert de chair à canon, dans le but ultime de mettre l’Europe à feu et à sang.

Grâce à l’accord d’association, l’Union européenne pourra imposer sa volonté à l’Ukraine dans le règlement des conflits régionaux : ce qui se passe dans le Donbass est un conflit régional armé !

Le but des États-Unis est d’y faire autant de victimes que possible. La junte des nazis ukrainiens n’est que leur instrument. Ils commettent des atrocités et des crimes épouvantables, bombardent des villes, tuent des civils, des femmes et des enfants et les forcent à s’enfuir dans le seul but de provoquer la Russie et d’attirer toute l’Europe dans la guerre. C’est la mission de Porochenko. C’est la raison pour laquelle Porochenko rejette toutes les propositions de négociation et bloque tous les traités de paix. Il interprète toutes les propositions de Washington sur la désescalade comme un ordre d’escalade. Tous les pourparlers de paix au plan international se sont soldés par un nouveau cycle de violence.

Il faut savoir que nous affaire à un État nazi qui a décidé d’entrer en guerre avec la Russie et a déclaré une mobilisation générale. Toute la population mâle de 18 à 55 ans est sous les armes. Ceux qui refusent de se battre écoperont de 15 ans de prison. Ce régime nazi transforme toute la population Ukrainienne en criminels.

Nous avons calculé que l’Union Européenne allait perdre mille milliards d’euros à cause des sanctions imposées à la Russie par les Américains. C’est énorme. Les Européens commencent déjà à sentir les pertes. Il y a déjà une baisse des ventes de marchandises à la Russie. L’Allemagne perd environ 200 milliards d’euros. Nos amis des pays Baltes, les plus fanatiques adeptes des sanctions vont subir les plus grosses pertes. L’Estonie va perdre plus que son PIB total et la Lettonie environ la moitié de son PIB, mais cela ne les arrête pas. Les politiciens européens suivent les Américains sans se poser de questions. Ils font du tort à leurs propres pays en soutenant le Nazisme et la guerre.

J’ai déjà dit que la Russie et l’Ukraine sont les victimes d’une guerre qui est fomentée par les Américains ; mais l’Europe est aussi une victime parce que la guerre a pour but de déstabiliser l’Europe et de détruire son niveau de vie. Les Américains espèrent continuer à ponctionner le capital et les cerveaux européens, c’est pourquoi ils veulent enflammer toute l’Europe. C’est très étrange que les leaders Européens suivent les États Unis.

Parlons maintenant des pressions de l’Otan et de la vieille Europe. Les États Unis exercent de fortes pressions sur les pays de l’Otan. La banque française a souffert. La Russie espère-t-elle que l’Europe Occidentale va résister à la pression et mener une politique indépendante ?

Il ne faut  pas se contenter de l’espérer, nous devons travailler avec les dirigeants européens de la nouvelle génération qui ne sont pas soumis au diktat étatsunien. Le fait est qu’une élite politique antisoviétique s’est constituée pendant les années de guerre froide qui sont suivi la guerre en Europe. Elle est ensuite devenue antirusse. En dépit de l’accroissement exponentiel des liens et des intérêts économiques mutuels entre l’Europe et la Russie, cette russophobie issue de l’antisoviétisme continue à polluer l’esprit de nombreux politiciens européens. Il faudrait qu’une nouvelle génération de politiciens européens pragmatiques et plus conscients des intérêts de leurs pays arrive au pouvoir.

Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des politiciens qui prennent des décisions contraires à leurs intérêts nationaux. C’est largement dû au fait que l’Allemagne qui est le moteur de la croissance européenne est encore un pays occupé. L’armée étatsunienne est toujours stationnée en Allemagne et tous les Chanceliers allemands font allégeance aux Américains et promette de suivre leur politique.

Cette génération de politiciens européens n’a pas réussi à se libérer du joug de l’occupation Étatsunienne. Bien que l’Union Soviétique n’existe plus, ils continuent  d’obéir servilement à Washington qui se sert de l’Otan pour mettre toujours plus de territoires sous son contrôle.

Bien que l’Union Européenne soit déjà « allergique » aux nouveaux pays membres de l’Est de l’Europe et qu’elle soit au bord de l’implosion, cela ne l’empêche pas de continuer son expansion agressive dans le territoire post-soviétique. Il faut  espérer que la nouvelle génération sera plus pragmatique Les dernières élections du Parlement Européen ont montré que tous les citoyens européens ne sont pas dupes de la cynique propagande pro-américaine et antirusse, ni du flot continu de mensonges qui sont déversés sur la tête des malheureux européens.

Les partis traditionnels européens ont perdu les dernières élections européennes. Il faut dire la vérité encore et encore pour faire  bouger les lignes, parce que ce qui se passe en Ukraine c’est la renaissance du nazisme. La seconde guerre mondiale a appris à l’Europe à reconnaitre les signes de la renaissance du nazisme. Il faut raviver cette mémoire historique pour que les Européens se rendent compte que les nazis ukrainiens qui sont au pouvoir à Kiev, sont les successeurs de Bandera, de Shukevych et d’autres collaborateurs nazis. L’idéologie des autorités ukrainiennes actuelles s’enracinent dans l’idéologie des complices d’Hitler qui ont des Juifs à Babi Yar, brûlé des Ukraniens et des Biélorusses à Khatyn, et assassiné tout le monde sans distinction de race.

Ce nazisme renaît aujourd’hui. Les Européens doivent comprendre que leur vie est en jeu dans cette terrible confrontation. J’espère qu’à force de dire la vérité avec constance et de la diffuser le plus largement possible, nous parviendrons à éloigner la menace de guerre de l’Europe.

Le plus important est de nous libérer des dépendances qui nous emprisonnent. Malheureusement le système financier Russe est aujourd’hui très dépendant du capital étranger, pas étranger sur le fond, mais dans la forme. Comme notre économie est ouverte, nous nous sommes reposés au départ sur des capitaux étrangers et nos investisseurs ont fini par partir à l’étranger.

Nous avons pratiquement 100 milliards de dollars de perte d’impôts  par an à cause des paradis fiscaux. Seulement une petite partie de l’argent qui sort de Russie soi-disant pour s’investir à l’étranger revient dans le pays. Nous devons créer notre propre système financier et monétaire pour pouvoir nous reposer sur nos propres forces et disposer des ressources nécessaires à la croissance de notre économie.

Nous devons interrompre la fuite des capitaux et renforcer le contrôle bancaire et monétaire pour mettre fin aux dommages causés à l’économie par les paradis fiscaux.

Nous devons restaurer nos capacités de planning stratégique et de projection sur le long terme et surtout promouvoir un nouveau système technologique. Il faut prendre des mesures spécifiques pour stimuler l’innovation et les investissements dans la nouvelle structure économique. Le plus important est de créer le mécanisme financier de croissance économique dont j’ai parlé plus haut.

Nos hommes d’affaires pourraient lever des emprunts à long terme à des taux abordables en utilisant nos ressources nationales au lieu d’aller chercher de l’argent à l’étranger en hypothéquant leurs biens. Les banques étrangères révisent les conditions des prêts et à chaque étape de la crise la menace de confiscation des avoirs russes par des créditeurs étrangers augmente.

Afin d’éviter cela, nous devons bâtir une politique monétaire macro-économique souveraine

Sergeï Glaziev
Traduit par Dominique Muselet et remis sous forme  d’article par Caroline Porteu pour vineyardsaker.fr


...Et pour conclure, je vous disais donc. les Etats-Unis ont perpétrés de par le monde plus de 201 conflits ces 60 dernières année !!  Shocked 




* * * * * * * * *


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Aegis



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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 9:57

La citation de Platon quelques posts précédants est amusante. Elle est fausse.

C'est particulièrement malhonnête d'écrire quelque chose et de faire croire que c'est quelqu'un d'autre qui l'a écrit.
1) Platon n'utilise jamais le terme de "masse" qui est un terme moderne, notamment utilisé par le nazisme.
2) Platon ne raisonne pas non plus en termes de culture (pour lui, il n'y a qu'une culture possible, la culture grecque, le reste, ce sont des barbares plus ou moins raffinés).
3) Platon use rarement du recours au mensonge, il préfère plutôt l'erreur, l'illusion, ou la sophistique, et il considère d'ailleurs que ceux qui se font avoir méritent de se faire avoir, et s'ils continuent à se faire avoir, c'est leur problème en définitive.

D'ailleurs, quand on fait une recherche google simple, avec le début de la phrase comme ceci :
"ceux qui sont capables de voir au-delà des ombres"

On obtient ça :
https://www.google.fr/webhp?sourceid=chrome-instant&rlz=1C1ASUT_frFR468FR468&ion=1&espv=2&ie=UTF-8#newwindow=1&q=%22ceux+qui+sont+capables+de+voir+au-del%C3%A0+des+ombres%22

Et tu ne trouves aucune référence officielle à un texte de Platon.

Cela dit, cela ressemble vaguement à des allusions à l'allégorie de la Caverne, et cela ressemble aussi vaguement à la critique sociale de Platon.

J'apprécierais qu'on évite les manipulations de textes de ce genre par ici.
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 16:10

Aegis a écrit:
La citation de Platon quelques posts précédants est amusante. Elle est fausse.

C'est particulièrement malhonnête d'écrire quelque chose et de faire croire que c'est quelqu'un d'autre qui l'a écrit.

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 16:42

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 17:31

@ Orné,

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 17:53

Aegis a écrit:
@ Orné,

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 22 Aoû - 22:01

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 23 Aoû - 1:50

Aegis a écrit:
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 23 Aoû - 11:31

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 23 Aoû - 16:08

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 23 Aoû - 23:11

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 26 Aoû - 7:12

Note orné : Bonjour,
la propagande médiatique on sais tous d'où elle vient. Surtout sur se dossier, on n'a pas fais tout se travaille de ré-information pour s'entendre dire d'en faire. On a depuis longtemps tout démontré sur se dossier, anticiper les événements avec exactitude même.  Alors du coup si la réalité peut déranger, ce n'est pas mon problème. Mon problème majeur pour l'instant (qui est ma priorité); est que les lecteurs sache avoir des informations sur le génocide en court que les gros médias taisent, et pour cause de grosse propagande anti-russe. Nous assistons d'ailleurs à la plus vaste opération de propagande jamais vue depuis des années. Menée conjointement par les Etats-Unis adouber de leur suiveurs européens. Et il faudrait sur un forum comme le notre, que je relaye ça ? il en est hors de question ! Ici le but est de montrer la réalité et non la camoufler pour se la jouer pro-européens, j'en ai rien à faire de l'UE et de ces rêves utopiques pour guignol. La réalité c'est que c'est un désastre totale, et que l'UE est le petit chien des américains, dont le but finale est TAFTA. Et l’Ukraine se trouvait entre deux camps, d'où cette crise qui s'enlise et se transforme en conflit. Et peu de journaliste en parle comme il se doit. Et on ne manque pas l'occasion de le montrer quand c'est le cas. Mais "malheureusement" la plupart des images sure le génocide en court nous parviennes de par des journalistes russes, mais je tiens malgré tout à leur rendre un cuisant hommage. Car les risques encouru sont vous en conviendrez, énorme, d'ailleurs ils ont déjà payé un lourd tribu (tuer, molester, arrestation arbitraire, tortures et disparitions) font partie de leur quotidiens et condition de travaille. Mais il y a aussi des journalistes du monde entier, mais ils nous montre rien, prendre autant de risque pour rien. N'oublions pas qui nous avons en face, des nazis de la pire espèce, des nostalgiques du 3éme Reich organisé en divers factions militaires tous aussi cinglé les un que les autres. Avec les fameuse brigades Pravy Sektor.
J'ai ici à vous proposez un article de Paris Match rédigé par des vrais journalistes de terrains, soulignons donc enfin les efforts d'un tout gros média. Qui je l'espère va un peu lancer les autres à suivre, et d'enfin réellement dénoncer se qui se passe là-bas, à Donetsk et Lougansk. Je terminerai par quelques liens connexes à consulter. Bonne lecture



Paris Match Ukraine : Révélations sur la tuerie de Krasnoarmeïsk

Des éléments du groupe ultra-nationaliste ukrainien Pravy Sektor ont participé à une opération commando contre le référendum du Donbass, tuant deux civils désarmés dans la bourgade de Krasnoarmeïsk dimanche, selon une enquête de Paris Match.




La rumeur circulait dans les rangs séparatistes depuis plusieurs semaines : il y aurait, parmi les forces loyales au gouvernement de Kiev, des radicaux de Pravy Sektor (ou «Secteur Droit»), cherchant à tout prix à créer des incidents sanglants dans les régions pro-Russes de l’est ukrainien. Quoique minuscule politiquement, Pravy Sektor a joué un rôle relativement significatif lors des combats de rue qui menèrent à la chute de l’ex-président Viktor Ianoukovitch en février pendant la Révolution de la Place Maïdan. Cette coalition de groupuscules d’extrême droite, rassemblés sous l’étendard rouge-noir, est décrite comme «fasciste» par les habitants des zones pro-Russes de l’est, qui l’accusent constamment de fomenter des troubles. Elément important de la guerre de désinformation que se joue en Ukraine, cette accusation a été reprise en boucle par les médias russes proches du Kremlin. Mais toujours sans preuve, au point d’en paraître parfois presque ridicule et d’être tournée en dérision sur le web

La rumeur est pourtant vraie, selon des images irréfutables prises par des photographes de Paris Match. Ces clichés montrent en effet Andreï Denisenko, l’un des chefs de Pravy Sektor, parmi le mystérieux groupe de miliciens en armes qui a saccagé le bureau de vote dans la ville de Krasnoarmeïsk pendant le référendum de dimanche, à une soixantaine de kilomètres de Donetsk, la «capitale» séparatiste. Quittant les lieux au bout de plusieurs heures, les miliciens ont blessé à bout portant un homme et tué deux autres résidents, tous désarmés.

Retour sur l’événement :

Le groupe d’une quinzaine de miliciens est arrivé à Krasnoarmeïsk vers 14h30 dimanche dernier, chassant de la mairie tous les organisateurs du référendum sécessionniste qui s’y tenait.


Le groupe s’est ensuite enfermé durant plusieurs heures dans la mairie de cette petite ville industrielle, perdue sur la plaine du Donbass, tout près de la frontière entre la région de Donetsk et celle, loyale à Kiev, de Dniepropetrovsk. «Ils sont arrivés en affirmant qu’ils étaient de la Garde Nationale, mais on savait que c’était faux» affirme Vitalik Naïdiomov, un des témoins de la scène. «On a tous reconnu qu’ils arrivaient dans des camionnettes de la PrivatBank». Cette banque, dont les locaux ont été saccagés un peu partout dans l’est du pays, appartient à l’oligarque Igor Kolomoisky, un des principaux soutiens de l’actuel gouvernement de Kiev. Kolomoisky est justement le gouverneur de la région voisine de Dniepropetrovsk. On l’accuse d’avoir créé ces dernières semaines une nouvelle milice pro-Kiev : le «Bataillon du Dniepr». Plusieurs témoins de la tuerie affirment en outre, mais sans apporter de preuve formelle, avoir reconnu certains de ses hommes parmi les miliciens débarqués dimanche à Krasnoarmeïsk. Kolomoisky n’a pour l’instant fait aucun commentaire sur l’incident. Le gouvernement, pour sa part, a publié un communiqué pour déclarer l’opération illégale et nier catégoriquement que la Garde Nationale ou toute autre force régulière y ait pris part. Les autorités transitoires ont en outre indiqué qu’elles ouvraient une enquête criminelle pour meurtre.

Une mystérieuse milice :

Si rien ne permet pour l’heure d’établir la structure de commandement du mystérieux groupe de miliciens, Paris Match a pu constater qu’il comptait bien une des figures de proues de Pravy Sektor dans ses rangs. Andreï Denisenko, chef de Pravy Sektor pour la région de Dniepropetrovsk et directeur adjoint du parti, apparaît sur les images d’un photographe de Match, debout à la tribune lors d’un rassemblement de Pravy Sektor à Kiev en Mars pour annoncer sa participation à l’élection présentielle.

Il apparaît aussi sur Internet lors d’une conférence de presse annonçant la formation de son groupe. Enfin, il apparaît surtout le 11 Mai sur le parvis de la mairie Krasnoarmeïsk.



Les images de Paris Match le montrent en train de tirer en l’air avec sa Kalachnikov, juste au dessus des têtes des résidents furieux qui commencent à vouloir encercler les miliciens. Plusieurs témoins ont par ailleurs affirmé, sans pour autant apporter de preuve, que l’homme barbu visible sur la gauche de la même image serait l’un des chefs du «Bataillon du Dniepr» (Photo ci-contre).

Plusieurs témoins assurent avoir entendu certains des miliciens parler avec un fort accent de l’ouest ukrainien. Ils ont aussi remarqué plusieurs hommes venus du Caucase, possiblement des mercenaires Tchéchènes. D’autres, ne parlant jamais, sembleraient étrangers à la région. Le photographe de guerre Jérôme Sessini a passé près d’une heure à côtoyer ces miliciens avant qu’ils n’ouvrent le feu.



«Ce n’est pas une certitude, mais à leur attitude générale et à leurs gestes très précis, j’ai eu la nette impression – disons à 95% – qu’il y avait des mercenaires américains ou formés par les Américains parmi eux» explique Sessini, qui a côtoyé pendant plusieurs années les hommes des sociétés de sécurité privée américaines lors de ses reportages en Irak et en Afghanistan.

Plusieurs de ces hommes étaient masqués, ou drapés dans des keffiehs (Photo ci-contre), ce qui rend difficile de pointer qui parmi eux a tiré les coups mortels.

Des civils sous le choc :

C’est vers 17 heures que la petite foule, chassée de la mairie par la milice, a voulu les dégager du lieu à mains nues. Une vidéo, confiée à Paris Match par un habitant, montre comment le ton est progressivement monté jusqu’à ce que les miliciens reculent sous la pression de la foule.

L’un des meneurs est Rouslan Sergueïvitch Pilipenko. Ce solide gaillard de 32 ans travaille dans une des mines proches de Krasnoarmeïsk.



Rouslan, la cheville déchiquetée par une balle de Kalachnikov. © DR/PARIS MATCH  On voit sur les images qu’il est furieux. Un des miliciens finit par le repousser à coups de crosses, mais Rouslan continue d’avancer, un canon pressé contre son ventre. Puis le milicien tire, Rouslan s’affaisse, la cheville déchiquetée par une balle de Kalachnikov à bout portant (Photo ci-dessus). La foule se presse pour l’aider, sans se rendre compte du drame qui vient de se jouer.



Vadim Khoudich, plombier, 38 ans, gît mort sur l’herbe. © DR/PARIS MATCH

En effet, quelques mètres en arrière, Vadim Khoudich vient de s’effondrer, projeté en arrière par une balle qui l’a frappée en pleine face. «Il n’était pas armé, ne faisait rien, et n’était même pas menaçant», explique son ami et voisin Vitalik Naïdiomov. Il nous montre la vidéo, où l’on voit clairement un des tireurs masqué, debout dans l’embrasure d’une fenêtre du premier étage. «Le médecin légiste nous a dit qu’il avait tiré directement pour tuer».



Youri Nikolenko, 48 ans, au centre, en tee-shirt bleu, jette une pierre au moment où les miliciens se replient dans leurs camionnettes. © DR/PARIS MATCH


Devant la mairie, on peut en effet voir le trou laissé dans le goudron par le tir fichant. Vadim est mort sur le coup, d’une seule balle dans le menton, qui lui a sectionné la moelle épinière en ressortant. Les autres habitants l’ont porté sur l’herbe, impuissants, tandis que les miliciens remontaient dans leurs camionnettes pour s’enfuir. De rage, Youri Nikolenko, 48 ans, leur a jeté une pierre (Photo ci-dessus). Ils ont riposté avec leurs balles, le blessant mortellement à l’épaule.



Touché à l’épaule par une balle, Youri Nikolenko s’effondre, au pieds du cadavre de Vadim Khoudich. © DR/PARIS MATCH

On le voit qui s’effondre, presque aux pieds de Vadim. Le plombier de 38 ans laisse une fille de 14 ans, Valeria, et une autre de deux ans et demi, Vlada. «Il m’a prévenu par téléphone qu’il y avait du grabuge à la Mairie et m’a dit de ne pas venir voter», nous explique sa femme Natacha, effondrée tandis que les voisins défilent dans son misérable petit appartement HLM pour rendre hommage à sa dépouille. «Juste après, il était mort», poursuit Natacha, une frêle petite brune à la voix tremblante, qui cache ses larmes derrière de grosses lunettes noires. «Certains cherchent à comprendre ce qui s’est passé. Mais moi, il ne me reste que la douleur, poursuit-elle. Vous pouvez le comprendre, ça?». Natacha ôte un instant ses lunettes pour planter son regard noir dans le notre. «Non, ça vous ne pouvez pas le comprendre.» Elle reprend son souffle. «Ni vous ni personne…»


Source : http://www.parismatch.com/Actu/International/Ukraine-Revelations-sur-la-tuerie-de-Kransnoarmeisk-564090

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Liens connexes (à lire d'urgence) :
Russie-Ukraine : la diplomatie va-t-elle reprendre ses droits ? par Isabelle Facon

Avant propos /     Isabelle Facon est maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et maître de conférences à l’École polytechnique.

   Intéressant papier publié, une fois de plus, par Le Figaro (qui loin d’être parfait laisse passer bien plus de papiers équilibrés que Le Monde ou le Nouvel Obs.


Alors qu’Angela Merkel vient de se rendre à Kiev, Isabelle Faucon analyse les divergences qui ont empêché le dialogue entre les différents acteurs du conflit.

Angela Merkel, en se rendant à Kiev ce week-end, a voulu ramener la diplomatie au centre du jeu ukrainien. Cet effort fait suite à l’initiative franco-allemande de la semaine passée (réunion entre les ministres des Affaires étrangères ukrainien et russe en présence de leurs homologues français et allemand) et précède une rencontre Porochenko-Poutine à Minsk, le 26 août, en marge d’un sommet de l’Union douanière, avec la participation de hauts représentants de l’Union européenne. L’effort diplomatique des Européens traduit leurs craintes que la situation en Ukraine, hautement volatile, pourrait atteindre prochainement un nouveau paroxysme alors que l’armée ukrainienne tente une initiative décisive pour reprendre deux bastions séparatistes, Louhansk et Donetsk, et que le ton se durcit considérablement entre Kiev et Moscou, entre la Russie et le monde occidental.

Il faut dire que, jusqu’à récemment, les éléments de modération n’ont finalement jamais eu le loisir de s’exprimer pleinement.

La Russie n’a jamais, contrairement à ce qu’elle a annoncé à plusieurs reprises, fermé hermétiquement sa frontière avec l’Ukraine, par laquelle sont passées toutes formes d’aides – hommes, matériels, vivres… – avec et sans le visa des autorités russes. La pression militaire russe n’a quasiment jamais cessé, et l’intense propagande officielle a compromis l’apaisement dans les relations avec Kiev, celles-ci étant actuellement réduites au minimum.(...) lire suite sur le lien


Les manifestations anti-guerre se multiplient en Ukraine, tandis que le gouvernement mène une guerre à tout-va dans le sud-est et que l’Otan menace la Russie, par Roger Annis

Avant propos/ Une vague grandissante de manifestations contre la guerre et la conscription s’étend dans les villes de l’ouest de l’Ukraine . Les manifestations ont débuté après l’annonce, par le président ukrainien Petro Porochenko, il y a dix jours, d’une troisième phase de mobilisation. Celle-ci est jugée nécessaire pour la guerre, qualifiée par Kiev d’« opération anti-terroriste » et entamée il y a trois mois, contre la population d’Ukraine orientale. Parallèlement à ces manifestations, les désertions dans l’armée et les refus d’obtempérer aux ordres de mobilisation se multiplient.


La proposition de mobilisation de Porochenko a été approuvée par la Rada ukrainienne le 22 juillet. Cette mesure signifie que davantage de personnes vont être mobilisées et que plus d’unités de réservistes vont être envoyées au front.

Depuis le crash du vol MH17, Kiev s’est lancé dans une offensive frénétique dans le sud-est de l’Ukraine pour essayer de venir à bout d’une rébellion autonomiste. Cette offensive bloque l’accès des enquêteurs au site du crash du MH17, et sa première phase consiste en des bombardements massifs et aléatoires de villes et villages constituant des crimes de guerre à grande échelle. (proposition : … du MH17, et la ligne de front de l’offensive est impliquée dans un bombardement massif et aléatoire des communes et des villes constituant, de fait, un crime de guerre à grande échelle)

Cette vidéo du bombardement d’un ensemble de logements dans la ville de Donesk, le 29 juillet, est un exemple de ce qui est en train de se passer. Buzzfeed rapporte : « Avec l’attaque de mardi, c’est la première fois que des bombardements ciblent le centre de Donetsk, un bastion rebelle jusque-là tranquille, occasionnant trois morts et quinze blessés. La ville toute proche de Horlivka a décrété trois jours de deuil après que des tirs fournis eurent tué dix-sept personnes en une nuit et blessé des douzaines d’autres. Au moins quatre autres personnes sont mortes dans les bombardements de Yasynuvata, dans la banlieue de Donetsk. »(...) lire suite sur le lien


Ukraine: vers l'effondrement par, par Xavier Moreau Avant propos/     Billet du 22 aout de Xavier Moreau – avec des informations très intéressantes, mais avec un ton très pro-russe (je vous laisse aiguiser votre esprit critique).

   Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, il a fondé une société de conseil en sûreté des affaires, et est installé en Russie depuis 14 ans.


Source : Xavier Moreau, RP, 22/08/2014
Le système ukrainien poursuit son effondrement politique, économique et militaire. Le calcul du Kremlin, qui consistait à attendre, que les réalités économiques ramènent le gouvernement oligarchique à la raison, semble fonctionner. La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir s’il restera quelqu’un pour assumer les réformes constitutionnelles qui aboutiront à la fédéralisation du pays.
Situation militaire

Le 19 août dernier, Kiev a lancé une nouvelle fois ses forces à l’assaut, et de nouveau sans résultats. En fait, les rebelles laissent approcher les troupes ukrainiennes, et en combat rapproché, la supériorité de l’infanterie de Nouvelle Russie fait la différence, particulièrement contre des troupes démoralisées, ou trop habituées aux beuveries de Maïdan. L’artillerie rebelle, plus professionnelle et manœuvrière, emporte régulièrement les duels contre celle de Kiev, qui ne peut que riposter en bombardant les agglomérations à l’aveuglette.

Les tergiversations sur le convoi humanitaire russe ne sont pas liées à la possibilité que les Russes y aient caché une division parachutiste ou des T-90, mais au fait, que cette aide remet en question les efforts de Kiev pour affamer les habitants de Nouvelle Russie. Toute la stratégie de la Junte repose sur l’espoir de répéter ce qui s’est passé à Slaviansk. Notons que la tentative de couper l’approvisionnement en eau à Donetsk a échoué, l’administration de la ville ayant réussi à rétablir les stations de pompage. Fatigués de l’anarchie kiévienne et confiants dans la maîtrise du terrain par les guerriers de la LNR, les Russes ont envoyé leur convoi qui est arrivé aujourd’hui à Lougansk. La crise humanitaire est désormais impossible à nier pour Kiev, d’autant plus que son armée en est également victime.

L’OSCE continue de donner raison à la Russie, et les soldats ukrainiens, faute de combattre efficacement les guerriers du Donbass, en sont réduits à tourner des vidéos où ils se font passer pour des soldats russes prisonniers. Tandis que Pravy Sektor et le SBU torturent et brutalisent leurs prisonniers, l’armée de Nouvelle Russie met un point d’honneur à traiter les siens correctement. Les Ukrainiens capturés sont autorisés à appeler leur famille restée sans nouvelles. L’effet est dévastateur à l’arrière, car Kiev nie l’hécatombe dont son armée est victime. C’est une nouvelle fois le choc entre la sauvagerie de la modernité occidentale et l’Europe chrétienne.

Les Russes n’ont pas besoin d’envoyer du matériel car, comme le soulignait non sans humour le premier ministre de la DNR, Alexandre Zakharchenko, le fournisseur unique et fiable en matière d’armements pour les rebelles reste l’armée ukrainienne. Du côté russe proviennent certainement des volontaires et de l’argent, mais cette guerre est une guerre civile, que Kiev est en train de perdre, faute d’avoir voulu l’admettre.(...) lire suite sur le lien.



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Dernière édition par orné le Mar 26 Aoû - 19:49, édité 1 fois
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Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens

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