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 Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques

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orné

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Masculin Gémeaux Buffle
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MessageSujet: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mer 19 Fév 2014 - 14:03

Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques



Nous assistons actuellement à 3 tentatives de coup d'état (sans parler de la Syrie): Ukraine, Bosnie et Venezuela le tout à vitesse grand V. Evo Morales indique que le même coup de poker a été tenté en Bolivie en 2008 et que ce sont les Etats-Unis qui sont à l'oeuvre. Il parle du Venezuela mais c'est le cas dans chacun des conflits. On dirait que l'empire US a décidé de faire tomber les dernières têtes avant le grand plongeon. Rappelons également que l'opposition c'est déjà illustrée l'année dernière avec le même type d'actions violentes suite à leur défaite aux élections.


Le gouvernement vénézuélien a dévoilé une conversation entre deux militants de l'opposition qui anticipent le pillage de magasins et l'intensification des manifestations violentes, notamment à Caracas, la capitale. À un moment de la conversation, un des hommes déclare que la droite aurait un fond de 120 000 millions de bolivars (environ 20 000 millions de dollars) pour payer des tueurs à gages. L'article qui suit confirme d'ailleurs que certains manifestants ont bien été assassinés pendant les manifestations. Il montre également à quel point l'opposition use et abuse des réseaux sociaux pour tromper les citoyens et servir leur propagande contre le gouvernement, quitte à monter de toute pièces des images provenant pourtant d'autres pays. Les réseaux sociaux peuvent se révéler être un cadeau empoisonné et une fois encore, le chaos est programmé et orchestré en haut lieu. Fawkes


A lire les médias internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est –de nouveau- à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans: le gouvernement bolivarien massacrerait –de nouveau- son peuple comme s´il s´agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l´accession d´Hugo Chavez à la présidence de la République. Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camps bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu´ils réprouvent et qui n´hésite pas á faire feu contre ses compatriotes. Un retour sur les derniers événements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d´autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers événements ukrainiens à quel point l´Empire fait preuve d´un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s´alignent pas sur ses intérêts.

Guerre interne dans l´opposition

L´opposition vénézuélienne n´est pas un bloc monolithique. Même si tous les partis partagent un programme commun (1) , les stratégies de prises de pouvoir et surtout les ambitions personnelles ne manquent jamais de raviver les tensions au sein de la contrerévolution, Or le leadership qu´Henrique Capriles s´était construit depuis sa victoire aux primaires de la plateforme unitaire de l´opposition (Mesa de Unidad Démocratica -MUD) en février 2012 s´est quelque peu érodé au fil des quatre défaites électorales (2) . Lors des élections municipales de décembre 2013, le parti de Leopoldo Lopez, Voluntad Popular a même remporté plus de mairies que Primero Justicia, le parti de Capriles.

Le questionnement interne suite aux défaites dans les urnes a ravivé les vieux démons d´une opposition prête à considérer légitime tous les chemins possibles pour conquérir le pouvoir.

Profitant d´un mécontentement compréhensible d´une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les vénézuéliens (3) , le secteur le plus extrême de l´opposition a décidé de passer à l´attaque.

Dés les premiers jours de l´année 2014, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado ou Antonio Ledezma appelaient au "soulèvement" comme moyen "démocratique" pour chasser le gouvernement (4) . Les vrais démocrates apprécieront l´oxymore. Rappelons que l´unique moyen démocratique pour changer de gouvernement est la convocation d´un référendum révocatoire à mi-mandat, c´est à dire à partir d´avril 2016.

Leopoldo Lopez ne s´arrêtera pas là. Au cours d´un meeting, le 2 février 2014, il lance à ses partisans : "les problèmes dont souffre le peuple ont un coupable. Ce coupable est le pouvoir national (…) nous ne pouvons plus dire que le problème c´est seulement Nicolas Maduro. Le problème ce sont tous les pouvoirs publics nationaux"(5) . Coup d´Etat, vous avez dit coup d´Etat ?

Au cours du même meeting, Maria Corina Machado affirmera que "la seule réponse possible, c´est la rébellion (…). Certains disent qu´il faut attendre les élections dans je-ne-sais-trop combien d´années (…) Le Venezuela ne peut plus attendre" (6) . Le message de confrontation est lancé au gouvernement mais aussi à la MUD et à Capriles. La tentative de mainmise sur l´opposition par les secteurs les plus anti-démocratiques de l´antichavisme est confirmé par Leopoldo Lopez lorsqu´il convoque une manifestation pour le 12 février 2014 : "Notre lutte passe par la rue (…) je suis sûr que ce 12 février, nous verrons Henrique Capriles dans la rue. Je lance un appel [à tous les dirigeants de l´opposition] mais surtout à Henrique, qui a une très grande responsabilité, pour qu´il nous rejoigne dans cette clameur de changement" (7) . Les urnes ou le putsch. Les leaders de l´opposition ont les cartes en mains…

Ce qui fut annoncé arriva

Le 12 février la manifestation convoquée se dirigeât vers le siège du pouvoir judiciaire (Ministerio Publico) situé dans le centre populaire de la capitale. La plupart des dirigeants de l´opposition, dont Capriles Radonski, était aux abonnés absents. Le faible cortège était surtout composé d´étudiants des classes moyennes supérieures provenant des universités privées. Sur place, Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado haranguaient la foule dans des termes similaires à ceux proférés quelques jours plus tôt, avant d´abandonner la manifestation sans prendre le soin de lancer le mot d´ordre de la dispersion de la manifestation. Alors que la majorité des étudiants quittait les lieux sans heurt, des groupes de choc prenaient le relais. Les pancartes pacifistes laissaient place aux jets de pierre et autres cocktails Molotov. Et tout bascula.

Au milieu des affrontements, des coups de feu furent tirés. Juan "Juancho" Montoya, un militant chaviste présent sur les lieux et Basil Da Costa un étudiant d´opposition mourraient tous deux assassinés d´une balle dans la tête. La police nationale réussit à repousser les fauteurs de trouble qui se replièrent à Chacao, arrondissement huppé de Caracas, dont le maire, Ramon Muchacho est membre du parti Primero Justicia. Quelques heures plus tard et alors que les affrontements s´étaient déplacés dans cette zone de la ville, Roberto Redman, un militant de l´opposition, qui avait porté le cadavre du jeune Basil, était à son tour assassiné. La machine médiatique internationale s´emballa. Le gouvernement fut accusé de sanglantes répressions alors que les forces de maintien de l´ordre n´utilisent aucune arme létale pour faire face aux groupuscules armés de l´opposition (8) .

Les entreprises de communication privées dénoncèrent la censure gouvernementale après qu´une chaîne câblée colombienne, NTN24, fut retirée de la programmation par les opérateurs de câble privés pour avoir enfreint la loi vénézuélienne de ne pas retransmettre en direct les images des violences de rue. Il ne s´agissait donc pas d´une censure opérée par le pouvoir, les media audiovisuels internationaux et nationaux ayant largement couvert la partie pacifique de la manifestation. En revanche, aucun média international ne s´est attardé à dénoncer les attaques à l´arme à feu contre le siège de la télévision publique VTV. Une employée de la chaîne ayant même reçu une balle dans les côtes. Liberté d´expression à deux vitesses ?

Au soir du 12 février, on dénombrait en plus des trois morts, de nombreux blessés y compris chez les forces de l´ordre et les travailleurs du Metro de Caracas, pris d´assaut par les groupes de choc de l´opposition, 6 voitures de police incendiées, des sièges d´institutions publiques détruits, sans compter les nombreux dommages collatéraux dont ont souffert les habitants de Caracas.

Des critiques se firent entendre au sein même de l´opposition. Une journaliste du journal antichaviste El Universal, dénonça l´irresponsabilité et le manque de leadership de Leopoldo Lopez qui abandonna les étudiants lorsque les affrontements eurent commencé (9) . Le maire de Chacao publia un tweet cinglant : "nous reconnaissons le manque de leadership de l´opposition. Seul l´anarchie règne. C´est ce que nous voulons ?" (10) . Dans un premier temps, Capriles Radonski se fit écho de "la mainmise de groupes violents sur une manifestation pacifique" (11) .

L´enquête démontrera, comme l´a indiqué le Ministre de l´intérieur et de la justice, Miguel Rodriguez Torres, que les deux personnes assassinées prés du Ministerio Publico le furent avec la même arme à feu, renforçant ainsi la thèse de l´infiltration de mercenaires paramilitaires d´opposition dans l´objectif de créer le chaos, et d´enflammer les tensions entre vénézuéliens. Un scénario similaire à celui vécu lors du coup d´Etat du 11 avril 2002 (12) . Les plus vulnérables à cette stratégie sont malheureusement les jeunes étudiants qui croient pouvoir renverser un gouvernement appuyé par la majorité du peuple et par l´armée.

Comme dans n´importe quel pays démocratique, la justice recherche désormais le principal responsable de ces violences, Leopoldo Lopez, pour le mettre en examen. Nous n´osons imaginer ce qu´il se serait passé si de tels événements avaient eu lieu dans n´importe quel pays occidental. Qu´aurait fait le pouvoir français si la manifestation Jour de Colère (qui comme la manifestation de Leopoldo Lopez n´avait de mot d´ordre commun que la chute d´un gouvernement élu) s´était soldé par trois assassinats et de nombreux blessés chez les forces de l´ordre. Il y a fort à parier que ses organisateurs seraient aujourd´hui sous les verrous sans que cela n´émeuve personne ni qu´aucun parti politique, pas même le Front National, n´en vienne à les défendre.

Mais s´il s´agit du Venezuela, les média y décèlent une persécution politique. Capriles Radonski, quand à lui s´est solidarisé avec Leopoldo Lopez, tout en insistant sur les différentes stratégies qui l´opposent á son ancien comparse (13) . L´ancien candidat à la présidentielle a même appelé à une manifestation contre la violence et le paramilitarisme (sic), espérant ainsi récupérer à son compte les manifestants de ces derniers jours. Comble de l´ironie pour celui qui devrait assumer la responsabilité intellectuelle de l´assassinat de 11 militants chavistes au lendemain de sa défaite électorale aux élections présidentielles d´avril 2013 (14) .


La main de l´Empire américain n´est pas une chimère


Alors que Nicolas Maduro a reçu des messages de solidarité et de condamnation des violences de l´opposition de la part de nombreux gouvernements et partis politiques de par le monde et de l´Union des Nations Sud-américaines (Unasur), le gouvernement des Etats-Unis prenait un ton menaçant. Lors d´une allocution télévisuelle, le président Maduro dénonçait que le sous-secrétaire d´Etat adjoint pour l’Amérique latine, Alex Lee, avait émis une série d´exigences (libération des responsables des violences, arrêt des poursuites contre Leopoldo Lopez, dialogue immédiat avec l´opposition) sous peine de "générer des conséquences négatives au niveau international" (15) .

Cette menace à peine voilée est en fait le résultat de la participation active des Etats Unis dans les récents événements qui secouent le Venezuela. Soulignons une fois, pour les éternels sceptiques, que la déstabilisation du gouvernement bolivarien n´aura de cesse que lorsque les Etats-Unis reprendront le contrôle du maniement de l´industrie pétrolière comme dans le passé.

En réponse, le président Maduro a décidé d´expulser du pays trois citoyens étasuniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d´étudiants aux techniques de coup d´Etat soft (16) .

Dans la nébuleuse d´informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l´opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement. Cette cyber-attaque est surtout un moyen de décrédibiliser le Venezuela au niveau international et de chauffer les esprits des partisans de l´opposition afin de générer une situation d´ingouvernabilité à l´instar des événements actuels en Ukraine.

Rappelons que le Venezuela est le cinquième pays au monde qui se sert le plus de Twitter (17) . Ce réseau social, abondamment utilisé dans les autoproclamées "Révolutions" arabes, est devenu une arme de premier choix dans la déstabilisation du gouvernement bolivarien. Ainsi, des photos de répressions et de tortures, reflétant des réalités étrangères, sont envoyées massivement aux jeunes vénézuéliens leur faisant croire que les scènes se déroulent dans leur pays (18) . De retweet en retweet en passant par de nombreux hastags, un nombre non négligeable de jeunes opposants à la Révolution est ainsi manipulé.

Sur la photo suivante nous pouvons voir comment une manifestation à Sao Paulo devient une manifestation à Caracas



Sur la photo ci dessous une image aérienne d´un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l´opposition qui n´a pourtant jamais eu lieu



Les étudiants chiliens doivent sauter au plafond en voyant leurs camarades utilisés par l´extrême droite vénézuélienne




Un cas de torture dans le royaume d´Espagne devient un argument pour la droite vénézuélienne



Qui se doutait que les policiers égyptiens réprimaient des citoyens vénézuéliens ?



Rien n´arrête le cynisme de l´opposition. Les morts du conflit syrien sont transférés au Venezuela dans la ville de Maracay



Même le pauvre Loukanikos, icône animale de la révolte grecque, n´est pas épargné. Que fait la SPA ?



Le camp bolivarien doit donc une fois de plus faire face aux tentatives de déstabilisation de la contrerévolution au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales pour lutter contre la guerre économique et contre l´insécurité.

Même si le Peuple, l´armée et la police défendent les institutions démocratiques, la vigilance est de mise. Face à la désinformation des entreprises privées de communication, la solidarité internationale est plus que jamais de vigueur afin de déjouer la propagande médiatique contre la Révolution Bolivarienne. A un an de la disparition physique du Comandante Chávez, son Peuple est bien décidé à perpétuer son héritage révolutionnaire.



Notes:

(1) Voir Romain Migus, El programa de la MUD, Caracas, ed. Barrio Alerta, 2012, disponible sur http://albaciudad.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/libro_el_programa_de_la_mud.pdf

(2) Élections présidentielles du 7 octobre 2012 et du 13 avril 2013, élections régionales du 16 décembre 2012, élections municipales du 8 décembre 2013 (91% des états régionaux et 75% des mairies gagnés par le chavisme).

(3) La guerre économique et les réponses gouvernementales ne sont pas le sujet de cet article. Mais il est indéniable que la spéculation contre le bolívar, les ruptures de stock organisées, et la contrebande de produits de première nécessité vers la Colombie ont des conséquences immédiates sur la vie quotidienne. Pour un approfondissement de ce sujet, voir jacques Sapir, « La situation économique au Venezuela », Russeurope, 17/02/2014, http://russeurope.hypotheses.org/2001

(4) Voir “¡LaSalida es la calle! ¡#LaSalida es la calle!”, Youtube, 25/01/2014, http://www.youtube.com/watch?v=MZBiTc6Z4Os (traduction de l´auteur).

(5) Voir “Protestas en Venezuela, 2 de Feberero de 2014 #LaSalida“, Youtube, 03/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=hyh3AEf5JDA (traduction de l´auteur).

(6) Ibid.

(7) Voir “Leopoldo López El 12F vamos a la calle con la consigna justicia y cárcel para los corruptos“, Youtube, 09/02/2014,http://www.youtube.com/watch?v=f9X67Jvw5Lk (traduction de l´auteur).

(8) Pour être plus précis nous soulignons que les forces de police utilisent des bombes lacrymogènes et des cartouches de gros sel, et un usage très limité de la force si l´on compare avec la répression des manifestations dans les pays européens.

(9) Testimonio de una periodista de El Universal: "Leopoldo no tuvo bolas. Le agarró la mano a su esposa, se fue y dejó a los carajitos alborotados", Aporrea, 13/02/2014. http://www.aporrea.org/oposicion/n245131.html

(10) “Vandalismo en Chacao: Ramón Muchacho se pregunta ¿quién asume la responsabilidad?”, Noticias24, 12/02/2014

http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222431/vandalismo-en-chacao-ramon-muchacho-se-pregunta-quien-asume-la-responsabilidad/

(11) “Capriles condena violencia en marcha estudiantil, Prensa Primero Justicia, 12/02/2014,http://www.primerojusticia.org.ve/cms/index.php?option=com_flexicontent&view=item&cid=158:en-la-prensa&id=13853:capriles-condena-violencia-en-marcha-estudiantil&Itemid=500

(12) Voir “Fallecidos el 12F fueron con la misma arma de fuego”, YVKE Mondial, 14/02/2014,http://www.radiomundial.com.ve/article/fallecidos-el-12-f-fueron-asesinados-con-la-misma-arma . Sur les assassinats similaires pendant le coup d´Etat d´avril 2002, voir l´excellent documentaire de Angel Palacios, “Puente llaguno: clave de una massacre”, http://www.youtube.com/watch?v=fkrAI72ct-I

(13) “Capriles llama a movilizaciones contra la violencia y el paramilitarismo”, El Universal, 16/02/2014, http://www.eluniversal.com/nacional-y-politica/140216/capriles-llama-a-movilizacion-contra-la-violencia-y-el-paramilitarismo

(14) Voir Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013, http://www.romainmigus.com/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html

(15) “Venezuela rechaza declaraciones de secretario estadounidense John Kerry”, Telesur, 16/02/2014, http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/16/venezuela-rechaza-declaraciones-de-secretario-estadounidense-john-kerry-2982.html

(16) “Funcionarios norteamericanos tienen 48 horas para salir de Venezuela”, Noticias24, 16/02/2014, http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222622/elias-jaua-funcionarios-norteamericanos-tienen-48-horas-para-salir-de-venezuela/

(17) “Venezuela: quinto país del mundo que más usa el twitter”. Ciudad CCS, 29/05/11, http://www.ciudadccs.info/?p=176192

(18) Telesur a réalisé une compilation de ces montages médiatiques. Voir: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151869482281179.1073741986.186321186178&type=1


Source: Venezuela En Vivo

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luctix

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Jeu 20 Fév 2014 - 15:25

une petite erreur à la première ligne : "Nous assistons actuellement à 3 tentatives de coup d'état (sans parler de la Syrie): Ukraine, Bosnie et Venezuela le tout à vitesse grand V."

il y aussi la thaïlande
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Lun 24 Fév 2014 - 4:18

Oui Luctix, vrais, on a posté pas mal sur ses pays, nous on les oublient pas, nous sommes solidaire avec tous nos frères !
on a notamment un sujet assez complet sujet à l' Ukraine, sinon voici d'autres images truqué par les merdias complice des américains qui cherchent à faire tomber Maduro après s'être "débarrassé" de Chavez....










photo prise à Singapour, et non au Venezuela....



Alors là, cela nous fait particulièrement marrer, vous savez pourquoi ? Parce-que Orné l'avait posté il y a quelques mois cette photo...ET ELLE A BIEN ÉTÉ PRISE EN BULGARIE !!!!!!



Morte de rire des chapeaux de fourrure au Venezuela !  Foutage de gueule intégrale .... Suspect 

Pou plus d'informations, vous pouvez aussi consulter ses liens; http://actualidad.rt.com/actualidad/view/120239-evo-morales-venezuela-eeuu-bolivia
http://actualidad.rt.com/actualidad/view/120174-grabacion-planes-desestabilizacion-venezuela

Et n'oublions pas que déjà l'année dernière, ils avaient essayé après la défaite de Capriles !! Donc voila.... No 
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Lun 24 Fév 2014 - 19:45

Après la désinformation évidente que subit ses trois pays. Voici un article qui explique les enjeux en marche pour la prise de ses trois pays, avec l'aide des mêmes techniques éprouvés...

Syrie, Ukraine, Venezuela : L'empire cherche à renverser trois gouvernements à la fois

Une démonstration de force de la part d'une superpuissance à l'agonie.La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts.

Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvenait personne ne serait plus en mesure de lui résister.



Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

D’abord la conseillère Susan Rice et l’ambassadrice à l’ONU, Samatha Power. Ces deux femmes sont des championnes du parler « démocratique ». Elles se sont fait une spécialité, depuis de nombreuses années, de préconiser l’ingérence dans les affaires intérieures des autres États sous prétexte de prévenir des génocides. Mais derrière ce discours généreux, elles se moquent des vies non-états-uniennes comme l’a montré Mme Power lors de la crise des armes chimiques de la ghoutta. L’ambassadrice, qui connaissait parfaitement l’innocence des autorités syriennes, était partie avec son époux assister en Europe à un festival de cinéma consacré à Charlie Chaplin, tandis que son gouvernement dénonçait un crime contre l’humanité dont il rendait responsable le président el-Assad.

Puis, les trois responsables régionaux : Philip Gordon (Proche-Orient et Afrique du Nord), Karen Donfried (Europe et Eurasie) et Ricardo Zuñiga (Amérique latine).

• Phil Gordon (ami personnel et traducteur de Nicolas Sarkozy) a organisé le sabotage de la Conférence de paix de Genève 2, tant que le dossier palestinien ne serait pas réglé à la manière US. Durant la seconde session de la conférence, alors que John Kerry parlait de paix, il réunissait à Washington les chefs des services secrets jordaniens, qataris, saoudiens et turcs pour préparer une énième attaque. Les comploteurs ont réuni une armée de 13 000 hommes, dont seul 1 000 ont reçu une brève formation militaire, pour conduire des blindés et prendre Damas. Le problème est que la colonne risque d’être détruite par l’Armée syrienne avant d’arriver sur la capitale. Mais ils ne parviennent pas à s’entendre sur la manière de la défendre sans distribuer des armes anti-aériennes qui puissent ultérieurement servir contre Israël.

• Karen Donfried est l’ancienne officier national de renseignement pour l’Europe. Elle a longtemps dirigé le German Marshall Fund à Berlin. Aujourd’hui, elle manipule l’Union européenne pour masquer l’interventionnisme de Washington en Ukraine. Malgré la fuite d’une conversation téléphonique de l’’ambassadrice Victoria Nuland, elle est parvenue à faire croire aux Européens que l’opposition à Kiev voulait les rejoindre et se battait pour la démocratie. Pourtant, plus de la moitié des émeutiers de la place Maidan sont membres de partis nazis et arborent des portraits du Collaborateur Stepan Bandera.

• Enfin Ricardo Zuñiga est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro. Il a mobilisé l’extrême gauche trotskiste vénézuélienne pour renverser le président Nicolás Maduro, accusé d’être stalinien.

L’ensemble des opérations est médiatisé sous la houlette de Dan Rhodes. Ce spécialiste de la propagande a déjà écrit la version officielle du 11-Septembre 2001, en rédigeant le rapport de la commission d’enquête présidentielle. Il a réussi à faire disparaître toute trace du coup d’État militaire (le pouvoir a été retiré des mains de George W. Bush vers 10h du matin et ne lui a été restitué que le soir ; tous les membres de son cabinet et ceux du Congrès ont été placés dans des bunkers sécurisés pour « garantir leur sécurité ») pour que l’on ne se souvienne que des attentats.

Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d’avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d’État.

Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s’accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l’Otan, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut la cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev (Ukraine) et à Caracas (Venezuela) cette semaine. Manque de chance, les autopsies pratiquées au Venezuela montrent que deux victimes, un opposant et un pro-gouvernement, ont été tuées par la même arme.

Qualifier les opposants de démocratiques est un simple jeu rhétorique. En Syrie, ce sont des takfiristes soutenus par la pire dictature de la planète, l’Arabie saoudite ; en Ukraine quelques pro-européens sincères entourés de nombreux nazis ; au Venezuela de jeunes trotskistes de bonnes familles entourés de milices patronales. Partout le faux opposant US, John McCain, vient apporter son soutien aux vrais et faux opposants locaux.

Le soutien aux opposants incombe à la National Endowment for Democracy (NED). Cette agence du gouvernement états-unien se présente mensongèrement comme une ONG financée par le Congrès. Mais elle fut créée par le président Ronald Reagan, en association avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Elle est dirigée par le néoconservateur Carl Gershman et la fille du général Alexander Haig (ancien suprême commandeur de l’Otan, puis secrétaire d’État), Barbara Haig. C’est la NED (en réalité le département d’État) qui emploie le sénateur d’« opposition » John McCain.

À ce dispositif, il faut ajouter l’Albert Einstein Institute, une « ONG » financée par l’Otan. Créé par Gene Sharp, il a formé des agitateurs professionnels à partir de deux bases, en Serbie (Canvas) et au Qatar (Academy of change).

Dans tous les cas Susan Rice et Samantha Power prennent des airs outragés avant d’arrêter des sanctions —bientôt relayées par l’Union européenne—, alors qu’elles sont les commanditaires des violences.

Reste à réussir les coups d’État. Et ce n’est pas gagné.

Washington tente ainsi de montrer au monde qu’il est toujours le maître. Pour être plus sûr de lui-même, il a lancé les opérations ukrainiennes et vénézuéliennes durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Il était certain que la Russie ne bougerait pas de peur de voir sa fête troublée par des attentats islamistes. Mais Sotchi a pris fin ce week-end. C’est désormais au tour de Moscou de jouer.


http://www.voltairenet.org/article182258.html
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mar 25 Fév 2014 - 21:57

Même scénario au Vénézuela : désinformation, manipulations et exactions contre le pouvoir légal





Les seules choses qui semblent sûres dans ce monde, ce sont les coïncidences. Et elles auraient mêmes tendance à se multiplier ces dernières semaines. Après l'Ukraine, c'est le Venezuela qui se retrouve victime d'une tentative de déstabilisation. Une fois encore, des manifestations de l'opposition dégénèrent et attaquent les représentants et les symboles de l'Etat. Comparaison n'est certes pas raison, mais avec ce qui se passe actuellement à Kiev, l'étude des faits révèle une méthodologie en tout point identique, aux fameuses révolutions de couleur.


Les Etats-Unis qui agissent en coulisse, en ont fait une doctrine, du nom de son concepteur Gene Sharp, théorisant les coups d'états en douceur. C'est-à-dire avec un minimum de morts, mais des morts bien utiles tout de même, pour décrédibiliser toutes les réponses du gouvernement en place, devenu un régime contre la « libération » ou contre la « révolution ». Tout ou presque tout, sera ainsi surexploité médiatiquement en faveur de la révolte et donc en faveur d'un changement d'autorités, plus compatibles aux intérêts de la puissance atlantiste.

Le Venezuela, comme l'Ukraine d'ailleurs, n'est nullement la proie d'une "guerre civile généralisée", donc issue d'une majorité. Le Venezuela est la proie de troubles violents, localisés et parfaitement organisés, dont le but est uniquement de renverser le pouvoir légitime. Rappelons que le Président Nicolas Maduro a été élu démocratiquement en 2013, pour remplacer le défunt Hugo Chavez et que le parti Bolivarien a remporté, à une majorité écrasante les élections municipales dont le scrutin a été étroitement surveillés par des observateurs occidentaux. Ce qui cadre mal, vous en conviendrez, avec l'image d'un gouvernement impopulaire, et donc minoritaire, comme le serinent, à longueur de reportages, les médias d'opposition comme les médias occidentaux.

Ces médias vénézueliens soi-disant contrôlés, appartiennent à 90 % à des groupes privés, opposés au gouvernement, et n'ont jamais fait l'objet de la moindre censure, malgré leur participation au putsch de 2002. La seule censure au Venezuela provient des journalistes eux-mêmes, qui passent sous silence les manifestations massives de soutien au président Maduro ou les agressions sur ses partisans. Autre bobard médiatique de taille : la pénurie d'aliments qui serait la cause des violences. Alors comment expliquer que les secteurs populaires ne participent pas aux incendies et aux destructions et que l'épicentre des manifestations contre la "pénurie" soit la Plaza Altamira, coeur des résidences huppées ? Comment comprendre les chiffres de la FAO et de l'OMS qui confirment que le Venezuela a pratiquement éradiqué le problème de la faim ? Pas un mot dans les médias.

En revanche, on ne compte plus les reportages et les articles bidonnés qui reprennent des images détournées, provenant de manifestations en Egypte, en Espagne, au Brésil, en Syrie, en Bulgarie, au Chili, en Grèce et même de films pornographiques américains... pour soi-disant illustrer l'actualité Vénézuelienne et les atrocités commises par les forces de l'ordre. Une information frelatée, tirée des deux mamelles médiatiques occidentales que sont, l'inversion accusatoire et la manipulation des faits. Il n'y a de même aucune chance que ces journalistes, grassement rémunérés pour ne pas faire leur travail, ne relaient les déclarations des chefs d'Etat sud-américains qui condamnent unilatéralement, l'intervention extérieure américaine dans les affaires intérieures du Venezuela et la déstabilisation de la démocratie.

Alors, interrogeons-nous plutôt sur les raisons des troubles et leurs commanditaires. On sait que les Etats-Unis, fidèles à la doctrine Monroe (les américains sont très doctrinaires) ne tolèrent pas les élections de dirigeants échappant à leur hégémonie. En 2002 le Venezuela avait déjà été victime d'une tentative de coup d'état, pour tenter de renverser Hugo Chavez, rétabli dans ses fonctions par l'armée et la population, après 48 heures. Un reportage, intitulé "La révolution ne sera pas télévisée", que nous vous invitons à visionner, relate très bien cet épisode. Que reprochait donc la puissante caste américanisée, au Commandante ? Principalement d'avoir mis fin à une époque de chaos libéral et d'avoir replacé l'Etat au centre du pouvoir. Mais aussi d'avoir réduit ainsi l'influence des multinationales, en nationalisant les ressources naturelles, comme le pétrole, et en redistribuant les avoirs en priorité pour les plus démunis.

En digne successeur, Nicola Maduro poursuit la politique engagée par Hugo Chavez et s'oppose aux propriétaires des principaux groupes économiques et médiatiques qui participent à cette déstabilisation du pays, politiquement exploitée par l'opposition. Le Venezuela est actuellement en butte à une guerre économique, livrée par des spéculateurs contre lesquels le Gouvernement Bolivarien a pris récemment des mesures fermes, pour que les produits soient enfin vendus à la population, à leur juste prix. Et ces mesures commencent à porter leurs fruits. Autres données occultées, un chômage qui est tombé à 5,6 % et une augmentation de 10 % du salaire minimum.

Mais le Venezuela est surtout la première réserve de pétrole mondiale et le onzième pays exportateur. De quoi attirer biens des convoitises. Surtout dans la stratégie d'accaparement des ressources des continents sud-américain et africain, notamment depuis que le Venezuela est devenu l'un des principaux partenaires et fournisseur de pétrole de la Chine. Pékin lui a d'ailleurs alloué un crédit de 5 milliards de dollars, que Caracas destine au développement d'infrastructures, de constructions de logements et industriels, en échange de pétrole.
Des informations que vous ne trouverez pas non plus dans les principaux médias. Malraux reconnaissait mentir mais se justifiait en affirmant que ses mensonges devenaient des vérités. Tchekov lui, estimait que nulle raison ne pourrait justifier le mensonge. Il faut croire que les journalistes qui lisent encore, préfèrent Malraux à Tchekov. Mais il ne faut pas oublier que les révolutions de couleur trouvent d'abord leurs sources dans le noir des encriers, le vert du dollar et le rouge du sang des innocents.

Source :Prorussiatv
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mar 11 Mar 2014 - 9:45

États-Unis contre Venezuela : La Guerre froide devient chaude



Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts états-uniens pour changer les gouvernements du Venezuela, de l’Ukraine et de la Syrie. Washington veut ainsi prouver être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes régions du monde à la fois et décourager ceux qui pensent lui échapper en nouant d’autres alliances. Dans cet article, Nil Nikandrov analyse la crise au Venezuela et remet les pendules à l’heure après les mensonges des médias occidentaux.




Au Venezuela, lors du récent carnaval, les poches isolées de manifestations étudiantes qui se sont tenues dans de grandes villes se sont éteintes comme par miracle. Ou, pour être plus précis, elles ont disparu dans les quartiers privilégiés de ces villes. Les organisateurs des manifestations anti-gouvernementales avaient déclaré que le carnaval n’aurait pas lieu, malgré la tradition de voyager vers les plages des Caraïbes, car « le mécontentement du peuple » avait atteint un point culminant. Juste un peu plus et le régime s’évanouirait, le président Nicolás Maduro et ses camarades s’enfuiraient à Cuba et le pays redeviendrait « une véritable démocratie ». Les manifestations ont été largement couvertes par les principaux canaux de télévision occidentaux. Puis, ce fut le silence complet. Les Vénézuéliens célébrèrent leur carnaval et se détendirent.

Le rôle majeur de guerre psychologique contre le Venezuela revient aux agences de renseignement états-uniennes. Durant toute la présidence d’Hugo Chávez, Washington a mené une intense guerre de l’information pour discréditer l’idée même d’un socialisme du 21e siècle. Chávez n’a jamais promis un succès rapide, mais sa politique sociale bien pensée a permis de réaliser beaucoup de choses. Selon les sondages d’opinion, les Vénézuéliens sont parmi les gens les plus heureux d’Amérique.

Les acquis de la révolution bolivarienne en termes de santé, d’éducation et de construction de logements à des prix abordables ont garanti à Chávez un soutien populaire. Ce front intérieur solide lui a permis de contrer avec succès les activités subversives des États-Unis, non seulement au Venezuela, mais dans l’arène internationale. L’un des points focaux de cette guerre de l’information a été la création de la chaîne de télévision Telesur avec le soutien de pays alliés d’Amérique latine, et la création subséquente de la station de radio RadioSur. Des réseaux de télévision et de radio locales ont été organisés dans tout le Venezuela, et un studio de cinéma national a été ouvert qui produit des longs métrages sur des thèmes patriotiques. Un nouveau film vénézuélien paraît sur les écrans presque chaque semaine, attirant dans le pays autant de téléspectateurs que les films d’action d’Hollywood. Des films documentaires sont également produits qui exposent la politique états-unienne en Amérique latine, y compris la saisie des champs pétroliers et l’élimination des politiciens que Washington désapprouve.

Après la mort de Chávez, la propagande de guerre contre son successeur —Nicolás Maduro— s’est intensifiée. Washington a décidé que le moment opportun était venu de renverser le régime. Il a mobilisé tout son arsenal de déstabilisation —des paramilitaires colombiens infiltrant le pays pour mener des attaques terroristes jusqu’au sabotage économique et financier et à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet—.

Prenant la parole à l’Onu, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Elías Jaua, a déclaré que les médias d’opposition vénézuéliens et étrangers se sont engagés dans une campagne active pour renverser le président Maduro. Jaua a expliqué plus tard qu’il se référait « à des campagnes bien préparées qui ont été mises en œuvre par le biais de réseaux de télévision influents ». Il a observé que des personnalités aux États-Unis et des artistes européens « qui savent à peine où se trouve le Venezuela » étaient utilisés pour attaquer le gouvernement. Les récentes déclarations à la cérémonie de remise des Oscars en sont un exemple.

Il faisait en particulier allusion à la chaîne de télévisionCNN, qui est non seulement utilisée par la CIA pour propager de fausses informations, mais qui multiplie aussi des commentaires négatifs sur le gouvernement vénézuélien et le président Maduro. Il en fut ainsi avec la couverture biaisée des manifestations de rue, que CNN décrit comme paisibles, sans mentionner les groupes qui bloquaient les rues, mettaient le feu à des voitures, attaquaient des policiers et menaçaient des infrastructures urbaines, y compris le métro. Entre autres choses, les militants de l’opposition ont placé des herses métalliques munies de clous sur les routes, ce qui a provoqué une forte hausse des accidents de la circulation. Il y a eu aussi l’extension de cordes de nylon en travers des routes pour renverser les motorizados —les coursiers à moto qui fournissent des biens, des médicaments, acheminent la poste et ainsi de suite—. Ces motocyclistes sont généralement fidèles aux autorités, et sont donc considérées par l’opposition comme une force hostile.CNN, cependant, ignore ce genre de détails.

Les médias internationaux gardent également le silence sur les efforts du président Maduro pour établir un dialogue pacifique et rechercher une compréhension mutuelle avec l’opposition et les cercles oligarchiques qui ont organisé et qui financent une campagne prolongée de désobéissance civile. La tolérance des autorités vénézuéliennes est de plus en plus perçue comme une faiblesse.

À la suite de leur couverture biaisée, et parfois même incendiaire, des événements au Venezuela, les correspondants de CNN ont été expulsés du pays. Des journalistes d’Associated Press, de l’Agence France-Presse, de l’Agencia EFE, de Reuters et d’autres donnent également une interprétation biaisée des événements. Je ne peux pas penser à un moment où les journalistes occidentaux accrédités au Venezuela ont fait preuve de la moindre indépendance dans leur interprétation des événements. La quasi-totalité d’entre eux manifeste un alignement général sur la façon de penser de Washington lorsqu’il s’agit d’évaluer la politique internationale.

Le gouvernement Maduro fait tout son possible pour contrecarrer la propagande hostile avec laquelle Washington tente d’exacerber la situation, espérant obtenir ainsi un prétexte pour intervenir directement dans les affaires intérieures du pays. Le gouvernement vénézuélien a subi maintes fois des menaces et des avertissements de l’administration états-unienne, demandant que le gouvernement libère les étudiants arrêtés lors des manifestations de rue et s’assoie pour des entretiens avec l’opposition. Barack Obama l’a mentionné lors d’une réunion avec des collègues canadiens et mexicains, à Toluca, le 20 février 2014. Une déclaration du sénateur républicain John McCain ressemble à un ultimatum : « Nous devons être prêts à utiliser la force militaire pour entrer au Venezuela et établir la paix là-bas ». Le sénateur a souligné que l’opération pourrait impliquer des soldats colombiens, péruviens et chiliens. En outre, il a souligné que des leaders démocratiques sont entièrement prêts à assumer la responsabilité de gouverner le Venezuela avec le plein consentement de Washington et de lui « donner la liberté ». McCain a également expliqué exactement pourquoi les États-Unis ont besoin de « marionnettes démocrates » au Venezuela : il s’agit avant tout de garantir la livraison rapide d’hydrocarbures en Amérique du Nord. Les livraisons de pétrole en provenance d’Afrique du Nord et du Proche-Orient prennent généralement 45 jours, contre seulement environ 70 heures à partir de Venezuela.

Pour expliquer la situation dans le pays et la position du gouvernement vénézuélien, le ministre des Affaires étrangères, Elías Jaua, a entrepris une tournée des pays d’Amérique latine et d’Europe, tandis que le ministre de l’Énergie, Rafael Ramírez, a rencontré le président russe Vladimir Poutine et des membres du gouvernement chinois.

La présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner a déclaré qu’il y a une menace réelle de « coup d’État en douceur » au Venezuela : « Je ne suis pas ici pour défendre le Venezuela, ou le président Nicolás Maduro. Je suis ici pour défendre le système démocratique d’un pays, tout comme nous l’avons fait avec la Bolivie, l’Équateur ou avec n’importe quel autre pays de la région, peu importe si ils sont de gauche ou de droite. La démocratie n’appartient pas à la droite ou à la gauche, la démocratie c’est montrer le respect de la volonté du peuple. Il serait fatal pour la région, pour les grands progrès d’intégration que l’Amérique latine a fait au cours des dernières années, si nous laissions des vents étrangers balayer nos pays et détruire notre fraternité ».

Cristina Fernández a également rappelé qu’il y a eu 19 élections au Venezuela au cours des 14 dernières années, dont une seule a été perdue par le parti au pouvoir. Conformément à la Constitution, un référendum révocatoire pourrait être réalisé en 2016. C’est le seul moyen légitime de changer le gouvernement. La grande majorité des dirigeants latino-américains partagent son opinion.

Les analystes politiques sont attentifs à la synchronisation des efforts de l’Empire pour remplacer les gouvernements du Venezuela, de l’Ukraine et de Syrie. Washington veut montrer au monde être une superpuissance encore capable de diriger le cours des événements dans différentes parties du monde à la fois. Barack Obama voudrait conclure sa présidence par des victoires spectaculaires en Europe de l’Est et en Amérique latine : transformer l’Ukraine en un État satellite permettrait d’assurer la présence militaire des États-Unis sur les frontières de la Russie, et effectuer un changement de régime au Venezuela mettrait un terme à tous les projets indépendants d’intégration latino-américaine...

Source : META TV
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Ven 28 Mar 2014 - 18:28

Venezuela : La déroute des plans du Nouvel Ordre mondial continue

Bien moins médiatisée que la tentative de coup d'état Ukrainienne, une tentative similaire de déstabilisation du gouvernement Maduro - le successeur élu démocratiquement par les urnes - est en cours depuis plusieurs semaines. Hier, trois généraux soupçonnés de conspiration ont été arrêtés dans le cadre de cette tentative de coup d'état. En voici la description dans un article de almanar.com :




Trois généraux vénézuéliens soupçonnés d'avoir voulu « se soulever contre le gouvernement » ont été arrêtés, a annoncé mardi le président Nicolas Maduro, soumis à plus de six semaines de contestation dans la rue.

« Nous avons arrêté trois généraux de l'armée de l'Air qui faisaient l'objet d'une enquête (...) Trois généraux qui prétendaient se soulever contre un gouvernement légitimement constitué »

, a déclaré M. Maduro lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaine (Unasur), à Caracas.
« Ces militaires ont des liens directs avec certains secteurs de l'opposition », a poursuivi le président socialiste.

Les trois hommes ont déjà été présentés devant un tribunal militaire, selon le président qui a ajouté que « la tentative de coup d'Etat » avait été découverte grâce « à la conscience d'officiers » venus « dénoncer un appel » à prendre les armes.
« Ce groupe arrêté a des liens directs avec des secteurs de l'opposition et disait que cette semaine serait la semaine décisive (...) C'est une guerre psychologique
»

, a dénoncé le successeur contesté du charismatique Hugo Chavez, décédé en mars 2013. M. Maduro s'exprimait devant les ministres de l'Unasur réunis pour tenter d'instaurer un dialogue entre le pouvoir et le reste de la société vénézuélienne afin d'en terminer avec les troubles fomentés par des groupes soutenus par les Etats-Unis.

Un mécanisme bien huilé...

La recette utilisée reste la même, identique à celle utilisée en Ukraine récemment, ce qui explique probablement aussi son échec. Des mercenaires armés et autres nationalistes à la solde des états mondialistes viennent rejoindre les rangs des plus farouches opposants au gouvernement en place, semant un désordre organisé, ouvrant ainsi la voie aux groupuscules extrémistes qui profitent de cette aubaine pour alimenter un mouvement révolutionnaire aux motifs plus que douteux.

Les motifs sont toujours géostratégiques et économiques, et les instigateurs de ce complot ont probablement et judicieusement estimés qu'il serait plus aisé de s'en prendre à Nicolas Maduro qu'à son prédécesseur, Hugo Chavez, personnage emblématique et populaire, décédé dans des circonstances douteuses en 2013. A ce propos, des ONG telles que Amnesty International (organisation de défense des droits humains) participent honteusement à la désinformation.

La banque des pays du BRICS concurrence la Banque Mondiale et le FMI

Discréditer et donc faire plier un pays dont le gouvernement s'affiche clairement comme étant anti-mondialiste est en soi profitable aux vautours pilotant le nouvel ordre mondial, mais ce prétexte à lui seul n'est pourtant que l'arbre qui cache la forêt. La vraie raison semble être la mise à sac des pays du groupe des BRICS qui menace sérieusement l'hégémonie du système économique déjà vacillant de l'empire, à savoir la banque mondiale, et le front monétaire international (FMI).

Le BRICS est un acronyme qui désigner un groupe de cinq pays qui se réunissent en sommet annuels, à savoir Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Les cinq pays composant le BRICS sont pour la plupart considérés comme des grandes puissances émergentes. Ils comptent 40% de la population mondiale et devraient assurer 61% de la croissance mondiale en 2015 (selon le FMI), et leur place dans l'économie mondiale croît fortement : 16% du PIB mondial en 2001, 27% en 2011 et d'après des estimations, 40% en 2025. En 2011, le BRICS totalisait un PIB de 11.221 milliards pour près de 3 milliards d'habitants !

Un rapport publié en 2003 par deux économistes de la banque d'investissement Goldman Sachs (sic) tendait à montrer que l'économie des pays du groupe BRIC allait rapidement se développer, et que le PIB total des BRIC devrait égaler en 2040 celui du G6 (États-Unis, Japon, Royaume-Uni, Allemagne, France et Italie). Ce même rapport annonce que, regroupés, les BRIC pourraient faire contrepoids au G8 (dont la Russie fait pourtant déjà partie, ce qui explique également pourquoi Poutine se moque de la récente sanction concernant sa présence à ce même sommet...).

Selon wikipédia, les pays composant le BRICS devraient dans un avenir proche renforcer davantage leurs coopérations économiques en échangeant les ressources naturelles et technologiques. Le Brésil et la Russie produisant du pétrole et du gaz naturel, tandis que la Chine et l'Inde sont en plein processus d'industrialisation qui nécessite beaucoup d'énergie. Pendant ce temps, l'Afrique du Sud, elle, extraira de ses mines des métaux et d'autres minéraux.

Un empire à bout de souffle

De leur coté, les Etats unis dont l'économie chancelante ne tient debout que grâce à des planches à billets qui tournent en boucle, va devoir faire face très prochainement à l'éclatement de bulle de schiste (gaz, pétrole) qui ne peut être que momentanément repoussée par de nouveaux accords énergétiques avec l'Europe, accords traités en ce moment dans le cadre du « traité transatlantique », et coïncidence inouïe, largement favorisés par les récentes « sanctions », elles mêmes largement médiatisées par les torchons habituels qui se veulent journalistiques.

Vous commencez à comprendre les réelles raisons de la tentative similaire de coup d'état en Ukraine ? D'une part la position géographiquement stratégique d'un pied a terre militaire américain en Crimée, et donc aux portes de l'ex URSS, et d'autre part un prétexte à des sanctions économiques envers une nation qui pèse lourd dans le système économique des BRICS : La Russie...

Ce qui est étonnant, ainsi que potentiellement révélateur, est la multiplication soudaine de ces tentatives de déstabilisation, alors que les Etats unis sont habituellement méthodiques dans leurs tentatives d'ingérence auprès des nations qu'ils veulent fédérer (Irak, Lybie, etc). Je peux me tromper, mais attaquer à visage découvert, et sur plusieurs fronts à la fois, tend pour moi à indiquer qu'ils savent leur fin proche et tentent désespérément dans un dernier soubresaut, de se défaire de leurs adversaires qui font désormais front au nouvel ordre mondial, et menacent de reléguer la suprématie américaine à de l'histoire ancienne !

La Russie vient très récemment de signer un accord avec la Chine pour la fourniture de gaz naturel par la société Gazprom, et a menacé les Etats unis de se désolidariser du dollar américain (chose qu'ils vont probablement et logiquement faire de toutes manières), alors que de son coté, Pékin se débarrasse massivement de son stock de dette américaine après avoir annoncé qu'elle allait cesser d'acheter du dollar américain. Donc, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, ça « sent le gaz » pour Obama !

La tentative Ukrainienne ayant été magistralement stoppée par Vladimir Poutine, et celle Vénézuélienne semblant prendre le même chemin, il faut s'attendre théoriquement à de nouvelles exactions de la part des Etats unis dans des pays membres de la BRICS, après tout, « jamais deux sans trois » non ? Oui mais voilà, ils prennent conscience que plus personne ne veut avaler leurs couleuvres depuis que leurs manipulations ont été mises au grand jour, et c'est la que la suite des évènements peut devenir dangereuse.

Dangereuse, à l'image d'un prédateur blessé se retrouvant acculé dos au mur, et qui est capable dans un élan d'agressivité, de sortir une dernière fois toutes ses griffes dans un baroud d'honneur suicidaire, et nous savons tous quels risques cela peut signifier...

Par Le Veilleur

Liens connexes :


• La nouvelle banque des pays du BRICS entre en concurrence contre la Banque Mondiale et le FMI

• Deux morts dont un soldat dans les manifestations au Venezuela

• Amnesty International, le Venezuela et les droits humains

• Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud (Wikipedia)

• Chine : La Banque Centrale annonce qu'elle va cesser d'acheter du dollar américain

Source :

• almanar.com.lb

• french.ruvr.ru

• courrierinternational.com

• BBC.com

• France24.com

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Sam 31 Mai 2014 - 1:20

Bonsoir: Voila encore made in américa... Shocked  Je suppose que vous aurez compris le but de la manœuvre ? Qui pour moi est multiple...De un il reste le principale opposant anti américain de l'Amérique du sud avec l'Equateur. Sans compter qu'il traite avec les russes et les chinois surtout après l'annonce d'une alliance prochaine (cf eurasiatique). Et le Venezuela dans un tel cas de figure pourrait devenir leur principale fournisseur en pétrole..
Voici l'hisoire en exclusiviter pour  PlanèteR   foryou 


Venezuela : « C'est l'heure d'anéantir Maduro... », les preuves du complot impliquent les États-Unis

Alors que je relayais hier une information selon laquelle un complot contre le président Maduro avait été révélé au grand jour, aujourd'hui les preuves tombent, impliquant une fois de plus les Etats-Unis, ce qui je pense n'est une surprise pour personne... Le veilleur


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« Il faut nettoyer cette porcherie, en commençant par la tête, profiter du climat mondial avec l'Ukraine et maintenant la Thaïlande », ainsi s'exprime l'ex-députée Maria Corina Machado, héritière d'un grand groupe privé vénézuélien et dirigeante locale de l'extrême-droite, dans un des mails échangés en mai avec le politicien Diego Arria, l'avocat Gustavo Tarre et des fonctionnaires états-uniens, dont l'ambassadeur Kevin Whitaker, en poste à Bogota.

« C'est l'heure de faire des efforts, de procéder aux appels nécessaires et d'obtenir le financement pour anéantir Maduro, le reste tombera de son propre poids »
, ajoute Machado dans sa missive. Autre destinataire de ces courriels : le gouverneur de l'État de Carabobo, l'entrepreneur milliardaire Henrique Salas Römer :

« Cher ami, mon accueil au Canada fut merveilleux et le soutien plus encore, là-bas au mois il n'y a pas de sénatrice brésilienne chaviste », lit-on dans ce courriel du 12 mai 2014. « J'ai franchi quelques pas que d'autres n'ont pas osé faire ».
Ces échanges font partie d'une nouvelle série de preuves présentées mercredi lors d'une conférence de presse deJorge Rodriguez, maire de Caracas et dirigeant politique de la Révolution Bolivarienne, à propos du plan de magnicide contre le président Nicolas Maduro, dans lequel sont impliqués des agents nationaux et étrangers. Dès juin 2013, une conversation téléphonique dont Maria Corina Machado avait admis l'authenticité révélait ses contacts avec le gouvernement des États-Unis. On l'entend insister sur la nécessité d'organiser un nouveau coup d'État précédé de « confrontations non-dialogantes » (voir la vidéo).

Incapable de gagner des élections validées par les observateurs internationaux, la droite radicale a depuis plusieurs années tenté de renverser le gouvernement par la violence. Ce plan a connu plusieurs étapes comme le coup d'Etat d'avril 2002 contre Hugo Chavez ou plus récemment les foyers de violence (« guarimbas ») et la tentative de promouvoir un magnicide (1) avec l'appui du paramilitarisme d'Alvaro Uribe (2).

Face à l'érosion des foyers de violence, et le refus de la grande majorité de la population d'y participer, Machado considère comme urgent d'assassiner Maduro. Sur cette proposition, Diego Arria a consulté Pedro Mario Burelli, ex-directeur de Petroleos de Venezuela à l'époque où cette entreprise était aux mains de l'élite (et renationalisée depuis par la révolution bolivarienne), qui a qualifié de correcte la position assumée par Machado. « C'est ce qu'il faut faire » répond Burelli à Arria sur son compte pedro@burelli.com.




Rodriguez a fait part d'un autre message envoyé par Machado à l'avocat Gustavo Tarre Briceño, dans lequel il est révélé que la droite dispose à présent d'« un plus gros chéquier que le régime pour rompre la chaîne de sécurité internationale (du gouvernement) ». Enfin, dans le courrier envoyé à travers son compte 77gaia@gmail.com, Machado confirme la participation du gouvernement des Etats-Unis par l'intermédiaire de son nouvel Ambassadeur en Colombie, Kevin Whitaker, aux violences déclenchées en février dernier, et qui ont fait 42 morts et plus de 800 blessés.

« Je l'ai déjà décidé, cette lutte se poursuivra jusqu'à ce que le régime s'en aille et que nous respections nos amis dans le monde. Oui, je suis allée à San Cristobal et j'ai pris des risques à l'OEA (Organisation des Etats Américains), je n'ai peur de personne, déjà Kevin Whitaker m'a reconfirmé son soutien et il a indiqué les nouveaux pas à faire »
, écrit Machado. Dans la liste des financiers du coup d'Etat et du plan de magnicide apparaît par ailleurs Eligio Cedeño, un banquier qui a fui le pays à la suite de plusieurs affaires d'escroquerie.

« Eligio est clair en ce qui le concerne et m'a transmis un message d'absolue confiance dans notre capacité à organiser les autres phases dans lesquelles nous allons entrer pour lutter pour notre cher Venezuela. Ceci étant, avançons et continuons d'avancer, avec ces efforts, l'agitation de tous les jeunes et, en particulier, des étudiants »
, écrit Machado par voie électronique, le 1er mai dernier, à Henrique Salas Römer qui figure aussi comme financier par l'intermédiaire de l'organisation d'extrême droite Juventud Activa Venezuela Unida (JAVU). Machado a envoyé ce message à Salas Römer après avoir visité le Parlement européen et le Sénat nord-américain, dans le cadre de ses voyages pour promouvoir une intervention étrangère au Venezuela et l'approbation par Washington de sanctions.

Les messages électroniques échangés par les membres de l'extrême droite vénézuélienne révèlent que les plans pour perpétrer un magnicide contre le président Maduro datent d'avant le 8 décembre 2013, date des élections municipales au Venezuela.

« Ils avaient tout préparé, c'est pour cela que le 8 décembre, ils voulaient appeler au plébiscite », a dit le maire Jorge Rodriguez lors de la conférence de presse. « Je veux dire qu'ils avaient tout préparé pour installer les « guarimbas », les câbles tendus pour commettre des assassinats, brûler les unités du métro, brûler les cabines, assiéger San Cristobal (état de Tachira) et San Diego (état de Carabobo) »
, a-t-il ajouté, rappelant que c'est grâce à la volonté de la majorité des électeurs de soutenir les candidatures bolivariennes à la majorité des mairies le 8 décembre dernier (3) qu'on a pu arrêter le plan de déstabilisation.

« Le 23 janvier de cette année, ils ont réactivé le plan et le 12 février, déclenchant la phase des violences de rue. Qu'il soit bien clair que ce ne sont pas des protestations spontanées »
, a-t-il noté. Pour rappel, alors que la grande majorité de la population vénézuélienne a rejeté cette campagne de violences et d'assassinats, alors que seuls 7 % des personnes arrêtées pour meurtres ou violences sont des étudiants, et que les manifestations n'ont eu pour base que les quartiers riches ou la zone proche de la Colombie, la plupart des journalistes européens ont relayé aveuglément la version de la droite et des médias privés vénézuéliens d'une « révolte étudiante contre la vie chère » et de l'État vénézuélien comme « État répressif », Maria Corina Machado étant présentée comme une égérie de la « lutte pour la démocratie ».

Parmi les personnes impliquées :

• Pedro Mario Burelli, ex-directeur de Petróleos de Venezuela, entrepreneur vénézuélien résidant à Miami et principal financier de la « Fiesta Mexicana », nom de code du « Coup d'État mou » relancé au Venezuela à partir du 12 février 2014.

• Kevin Whitaker, nouvel ambassadeur des États-Unis en Colombie, lié à l'ex-députée Maria Corina Machado.

• María Corina Machado, ex-députée de la droite radicale, avait signé le décret du coup d'État de 2002 contre Hugo Chavez, décret qui supprimait le parlement, la constitution, et l'ensemble des institutions démocratiques.

• Diego Arrias, ex-représentant permanent du Venezuela à l'ONU. lié à Maria Corina Machado. Face aux nouvelles révélations l'impliquant dans la tentative de magnicide, il a affirmé le 28 mai qu'on lui avait « volé son I-Phone et hacké ses courriels, lui faisant dire des choses qu'il n'avait pas dites » (sic).

• Eligio Cedeño, banquier résidant à Miami, et qui a fui la justice vénézuélienne aprés avoir été mystérieusement blanchi de toutes les accusations d'escroquerie par la juge María Lourdes Afiuni.

• Henrique Salas Römer, ex-candidat présidentiel de la droite en 1998, ex-gouverneur de l'État de Carabobo; Après sa défaite électorale face au candidat Chàvez, a été impliqué dans plusieurs plans de déstabilisation depuis Panamà.

Source : AVN - vu sur Venezuelainfos Traduction Thierry Deronne et Françoise Lopez
Leveilleur. com

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mar 23 Sep 2014 - 8:26

Coucou mes loulous
Vous êtes au courant qu'en se moment il y a une épidémie inconue AU Venezuela ? Et Maduro pense comme moi A une attaque biologique....Car le timing est des plus singulier, cela intervient juste après les deux coups de état avorté ! Honnêtement on est en droit de se la poser la question...


Venezuela: arrivée d'experts en "guerre bactériologique" (président)




© REUTERS/ Miraflores Palace/Handout via Reuters
10:27 22/09/2014


MEXICO, 22 septembre - RIA Novosti

Des experts internationaux sont arrivés au Venezuela afin d'aider le pays dans la lutte contre une attaque bactériologique présumée, a annoncé dimanche le président vénézuélien Nicolas Maduro dans une interview accordée à la chaîne télévisée Noticias 24H.
"Une guerre internationale est en cours, camarades et compatriotes, menée par ceux qui veulent mettre le Venezuela à genoux. Une guerre bactériologique, psychologique, une guerre menée par les finances internationales, mais le Venezuela restera ferme, dans sa politique sociale, dans son économie et ses finances", a martelé le chef de l'Etat vénézuélien.
Selon lui, des médecins cubains figurent parmi les experts.
"On nous a dépêché des experts de la guerre bactériologique pour qu'ils puissent dire avec exactitude ce que la droite fasciste a essayé de faire dans l'Aragua", a indiqué le président vénézuélien.
Ces déclarations font suite à l'annonce de plusieurs décès provoqués par un virus inconnu dans un hôpital de Maracay, capitale de l'Etat d'Aragua. Selon les autorités vénézuéliennes, il pourrait s'agir de tentatives de l'opposition de déstabiliser le pays à l'aide d'un virus inconnu.


http://www.alterinfo.net/notes/Venezuela-arrivee-d-experts-en-guerre-bacteriologique-president_b7008893.html

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mar 23 Sep 2014 - 12:17

Merci Akasha, je n'étais même pas au courant de cette étrange épidémie au Venezuela, pourvue qu'elle reste cantonner la-bas en dehors des pays voisins. Je trouve que Nicolas Maduro prends les bonnes décisions et assez vite en faisant intervenir des experts en guerre bactériologique.
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akasha

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mar 10 Jan 2017 - 0:31

« Les 10 victoires du Président Nicolás Maduro en 2016 », par Ignacio Ramonet



Début 2016, tout semblait bien complexe pour les autorités de Caracas. Et cela principalement pour trois raisons : 1) L’opposition néolibérale avait remporté les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait désormais l’Assemblée Nationale ; 2) La chute des prix du pétrole, la principale ressource du Venezuela, avait atteint son plus bas niveau dans les dernières décennies ; 3) Le président des Etat Unis, Barack Obama, avait signé un Ordre exécutif déclarant le Venezuela une « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et pour la politique extérieure des Etats-Unis »
C’est-à-dire, dans trois domaines décisifs – politique, économique et géopolitique – la Révolution bolivarienne semblait à la défensive. Tandis que la contrerévolution, autant intérieure qu’extérieure, pensait avoir enfin le pouvoir à portée de la main.

Le tout dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas, commencée avec l’arrivée à la Présidence d’Hugo Chávez en 1999, qui s’est intensifiée en avril 2013 et a atteint des niveaux inouïs de violence depuis l’élection du Président Nicolás Maduro.

Ce climat d’harcèlement médiatique agressif et permanent a produit une désinformation insidieuse sur le Venezuela, semant la confusion même chez de nombreux amis de la Révolution bolivarienne. En particulier car dans cette ère de la « post-vérité », la pratique du mensonge, de la fraude intellectuelle et de la tromperie manifeste n’est sanctionnée par aucune conséquence négative, ni sur la crédibilité, ni sur l’image.

Tout vaut, tout sert dans cette « ère du relativisme post-factuel », et même les faits ou les données les plus objectifs ne sont pas pris en considération. Même l’argument – si évident pour le Venezuela – du complot, de la conjuration, de la conspiration, n’est pas accepté. Le nouveau discours médiatique dominant dénonce et ridiculise d’avance « le prétendu complotisme » comme un argument inacceptable de « récits à l’ancienne », non recevable…

Tout, donc, au début de l’année 2016, semblait difficile pour le Président vénézuélien. A un point tel que le bancal opposant néolibéral Henry Ramos Allup, enivré pas sa majorité parlementaire, a osé assurer en janvier 2016, dans son premier discours comme Président de l’Assemblée Nationale, que « dans un délai de mois de six mois » il chasserait Nicolás Maduro du pouvoir. En s’inspirant sans doute du coup d’Etat institutionnel contre la Présidente Dilma Rousef, au Brésil, et misant sur la victoire dans un éventuel référendum révocatoire.


Ainsi allaient les choses quand le Président Maduro, dans une séquence magistrale que personne n’a vu venir dans le jeu d’échecs qui se déroulait – et conformément à la Constitution – a surpris tout le monde. Il a renouvelé, comme il en avait le droit, les membres du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), instance supérieure du pouvoir judiciaire, dont la Salle Constitutionnelle a le dernier mot en matière d’interprétation de la Constitution.

L’opposition, imbue de sa superbe, a commis alors deux erreurs majeures :

1) Elle a décidé d’ignorer les avertissements du TSJ et a admis en séance trois députés de l’état d’Amazonas dont l’élection en décembre 2015 était l’objet de suspension pour irrégularités. Devant cet affront, le TSJ a évidemment proclamé la non validité des décisions de l’Assemblée Nationale en raison de la présence en séance de trois députés « non élus régulièrement » . En fait, le TSJ a déclaré l’Assemblée en désobéissance (desacato) et en conséquence, a décidé que « toutes ses décisions seraient considérées nulles». Ainsi, par ses propres erreurs, l’Assemblée non seulement n’a pas réussi à légiférer ni à contrôler le Gouvernement, mais bien au contraire, comme l’ont reconnu des spécialistes renommés en droit constitutionnel, elle s’est annulée elle-même, a dilapidé son pouvoir est s’est auto-dissoute. Cela a été la première grande victoire de Nicolás Maduro en 2016.

2) Dans son obsession de renverser le Président, l’opposition anti-chaviste a également décidé d’ignorer ce que stipule la loi (article 72 de la Constitution) sur les étapes indispensables et les exigences juridiques pour la tenue d’un référendum révocatoire en 2016. L’opposition a également connu un important échec sur ce point. Et ce fut une autre grande victoire de Nicolás Maduro.

Malgré cela, vers mars-avril 2016, tout est devenu de plus en plus complexe. Car aux offensives habituelles des forces hostiles à la révolution bolivarienne est venue s’ajouter une sécheresse impressionnante, la deuxième en importance depuis 1950, et une canicule, résultat du phénomène El Niño. Or au Venezuela 70% de l’énergie provient des centrales hydroélectriques, dont la principale dépend du barrage El Guri. Et avec l’absence de pluies, les niveaux de ce barrage ont diminué jusqu’à atteindre presque le niveau minimum.

La contre-révolution a tenté de profiter de ces circonstances pour multiplier les sabotages électriques, cherchant à créer un chaos énergétique, la colère sociale et des manifestations. Le danger a été grand, car au problème électrique s’ajoutait le manque d’eau potable, conséquence de la sécheresse persistante, ….

Mais une fois de plus le Président Maduro a réagi rapidement en prenant des mesures radicales : il a décidé le remplacement de millions d’ampoules à incandescence par des ampoules à faible consommation d’énergie ; il a ordonné le remplacement des vieux climatiseurs par d’autres moins gourmands en énergie ; il a décrété la demi journée de travail dans l’administration publique et mis en œuvre un plan national spécial de consommation d’électricité et d’eau.

Grâce à ces mesures audacieuses, le Président a réussi à éviter l’effondrement énergétique. Et obtenu une de ses victoires les plus populaires de l’année 2016.
Un autre des problèmes importants que le Gouvernement a du affronter (peut-être le plus grave) – conséquence en partie de la guerre économique contre la révolution bolivarienne – est l’approvisionnement alimentaire. Il faut rappeler qu’avant 1999, 65% des vénézuéliens vivaient en situation de pauvreté et seulement 35% pouvaient bénéficier d’une bonne qualité de vie. C’est-à-dire, sur 10 vénézuéliens, seulement 3 mangeaient régulièrement de la viande, du poulet, du café, du maïs, du lait, du sucre… Tandis que pendant les 17 dernières années la consommation alimentaire (grâce à l’investissement social massif de la Révolution) a augmenté de 80%.

Ce changement structurel explique par lui-même pourquoi subitement la production nationale d’aliments, bien plus importante qu’on ne le croit, est devenue insuffisante.

Avec l’augmentation massive de la demande, la spéculation a explosé. Devant une offre structurellement limitée, les prix se sont envolés vertigineusement. Et le phénomène du marché noir ou « bachaqueo » s’est propagé : acheter les produits subventionnés par le Gouvernement à des prix inférieurs à ceux du marché pour les revendre à des prix supérieurs à ceux du marché. Ou les « exporter » massivement aux pays voisins (Colombie, Brésil) pour les revendre au double ou au triple du prix subventionné. Ainsi le Venezuela se « vidait » de ses dollars – de moins en moins nombreux en raison de l’effondrement des prix du pétrole – pour nourrir les « vampires » qui dépouillent les plus humbles des produits de base pour s’enrichir de façon spectaculaire.

Une telle immoralité ne pouvait continuer. Une fois de plus, le Président Maduro agit avec fermeté. D’abord – très important – il a changé la philosophie de l’aide sociale. Et il a rectifié une erreur majeure commise par le Venezuela depuis des décennies. Il a décidé que l’Etat, au lieu de subventionner les produits, devait subventionner les personnes. Pour que seulement les pauvres, ceux qui en ont réellement besoin, puissent avoir accès aux produits subventionnés par le Gouvernement. Pour tous les autres, les prix des produits sont les prix justes fixés par le marché. Ce qui évite la spéculation et le bachaqueo.

Et la deuxième mesure décisive: le Président a annoncé que désormais le Gouvernement orienterait tous ses efforts vers le changement du modèle économique du pays, passant d’un « modèle rentier » à un « modèle productif ». Et le Président a défini ce qu’il appela les « quinze moteurs » pour dynamiser l’activité économique tant du secteur privé que du secteur publique et de l’économie communale.

Ces deux décisions essentielles ont convergé dans une création originale, imaginée par le Président Maduro: les CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production) qui constituent une nouvelle forme d’organisation populaire. Foyer après foyer, les représentants des communautés organisées remettent des sacs pleins d’aliments à un prix régulé. Beaucoup de ces aliments viennent d’ailleurs de la nouvelle production nationale. Les CLAP devraient approvisionner pendant les prochains mois de 2017 environ quatre millions de familles à revenus modestes. Garantissant ainsi l’alimentation du peuple. Et signant donc une nouvelle grande victoire du Président Maduro.

Une autre victoire non moins importante en cette difficile année 2016 est le taux record des investissements sociaux, qui représentent 71,4% du budget national. C’est un record mondial. Aucun autre Etat au monde ne consacre presque les trois quarts de son budget à l’investissement social.

En matière de santé, par exemple, le nombre d’hôpitaux a été multiplié par 3,5 depuis 1999. Et le montant des investissements dans un nouveau modèle humain de santé publique a été multiplié par dix.

Dans le cadre de la Misión Barrio Adentro, dont l’objectif est l’accès aux soins des malades des zones urbaines les plus modestes du pays, ont eu lieu presque 800 millions de consultations et on a sauvé la vie de presque 1.400.000 personnes. Les facultés de médecine ont formé 27.000 médecins et 30.000 autres doivent obtenir leur diplôme en 2017. Huit états du Venezuela sont couverts à 100% par la Mission Barrio Adentro, alors que l’objectif fixé était de six états.

Une autre victoire sociale fondamentale, non mentionnée par les grands média dominants, concerne les retraites. Avant la révolution, seulement 19% des personnes en âge d’être retraitées recevaient une pension, le reste subsistait souvent dans la misère ou à la charge de leur famille. En 2016, 90% des personnes en âge d’être retraités reçoivent une pension, et cela même s’ils n’ont pas pu cotiser à la Sécurité Sociale pendant leur vie active. Un record en Amérique du Sud.

Une autre victoire spectaculaire – une fois de plus non mentionnée par les média dominants- est celle de la Misión Vivienda, dont le but est de construire des logements sociaux à prix régulé pour les familles les plus modestes.

En 2016, cette Mission a remis 359.000 logements (à titre de comparaison, un pays développé comme la France a construit à peine 109.000 logements sociaux en 2015). Il faut y ajouter les 335.000 logements rénovés dans le cadre de la belle Misión Barrio Nuevo, Barrio Tricolor. Mission qui a reçu les éloges du génie de l’architecture Frank Gehry, créateur du Musée Guggenheim de Bilbao et du Musée Louis Vuitton à Paris, qui a affirmé vouloir y participer. Nous parlons donc de presque 700.000 logements sociaux en 2016. Un chiffre sans équivalent dans le monde.

Depuis le début de son mandat, en 2013, le Président Maduro a déjà remis à des familles modestes presque un million et demi de logements. Un record mondial passé sous silence par des média hostiles à la Révolution bolivarienne. Et que même ses amis négligent parfois de mentionner.
Pour finir, rappelons quelques unes des victoires éclatantes obtenues dans le domaine géopolitique. Par exemple, avoir empêché l’Organisation des Etats Américains (OEA), contrôlée par Washington, de condamner le Venezuela, comme le voulait le Secrétaire général de l’Organisation, Luis Almagro, en invoquant la Charte Démocratique contre le Venezuela.

Ou le succès du 27ème Sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNOAL), qui s’est tenu en septembre 2016 au Centre de Conventiond Hugo Chávez, dans l’île de Margarita, en présence de nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement et de représentants de cent vingt pays qui ont manifesté leur solidarité avec le Venezuela.

Mais la principale victoire du Président Maduro en ce domaine a été la réussite inouïe de l’accord entre les Pays OPEP et NON OPEP pour une réduction concertée des exportations de pétrole, fruits de nombreux voyages du Président en quête de cet objectif.
Cet accord historique, signé en novembre 2016, a immédiatement freiné la chute du prix des hydrocarbures, qui s’effondrait depuis le milieu de l’année 2014, quand le prix dépassait 100 dollars le baril.
Grâce à cette victoire capitale, le prix du pétrole, qui était de 24 dollars en janvier, dépassait 45 dollars fin décembre 2016.

Ainsi, pendant l’année la plus dure et la plus longue, pendant laquelle nombreux ont été ceux qui ont misé sur son échec, le Président Nicolás Maduro, déjouant tous les pièges et toutes les difficultés, a montré sa taille exceptionnelle d’homme d’Etat. Et de leader indestructible de la Révolution bolivarienne

Ignacio Ramonet

Source:
Telesur http://www.telesurtv.net/opinion/Las-10-victorias-del-presidente-Maduro-en-2016-20161231-0028.html

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2n5

Mais au dernières nouvelles de se lundi :

Le parlement vénézuélien vote une motion contre le président Maduro

Ce lundi, le parlement vénézuélien vote une motion contre le président Nicolas Maduro. La décision a été votée par la plupart des députés de l’Assemblée nationale (parlement monocaméral), composée en majorité de forces d’opposition.



Les législateurs de l'opposition vénézuélienne ont adopté lundi une motion contre le président Nicolas Maduro dans le but de forcer des élections anticipées dans ce pays en proie à une crise profonde. Julio Borges, le président de l'Assemblée nationale dominée par l'opposition, a déclaré avoir approuvé une déclaration selon laquelle le président socialiste avait effectivement « abandonné son poste » en ne parvenant pas à endiguer la crise.

Début octobre, l'opposition vénézuélienne a annoncé que le Conseil national électoral (CNE) avait validé 1,3 million de signatures en faveur de la tenue d'un référendum sur la destitution de Nicolas Maduro. Mais sept États du Venezuela ont ensuite annulé les résultats de la première étape de la collecte des signatures, ce qui empêche de lancer la deuxième étape.

L'opposition œuvre pour organiser le référendum d'ici le 10 janvier 2017 pour garantir la tenue de la présidentielle anticipée conformément à la constitution. Si le référendum se tient après le 10 janvier, le vice-président succédera à Nicolas Maduro et remplira les fonctions de président pendant deux ans, même si les habitants du pays votent pour le départ de M. Maduro. Le Venezuela est en proie à de graves pénuries, sur fond d'inflation galopante et de dégringolade des revenus publics occasionnée par la baisse du prix de pétrole et une crise institutionnelle entre le président et le nouveau parlement contrôlé par l'opposition.

https://fr.sputniknews.com/international/201701091029511444-parlement-venezuela-president-maduro/
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Ven 12 Mai 2017 - 23:42

Le Département d’Etat USA finance les fausses informations contre le Venezuela



L’establishment des Etats-Unis finance constamment des médias de presse et des journalistes étrangers en fonction de leurs plans d’intervention dans des pays essentiels pour leur contrôle politique mondial, comme le Venezuela.

Des organes du gouvernement comme le département d’Etat, le département de la Défense, l’USAID et la NED finançaient le « développement des médias » dans plus de 70 pays en 2008, en particulier des organisations non gouvernementales étrangères (ONG), des associations de journalistes, des médias d’information et des espaces d’enseignement du journalisme.

Les corporations et leurs gouvernements (ces « corporations » ont-elles plusieurs gouvernements?)ont besoin que l’exercice de la propagande soit secret grâce à des esthétiques et à des langages apparemment neutres avec des éléments de rapidité et de réactivité. Ainsi, celui qui reçoit l’information peut considérer comme raisonnable que le message se répande partout, sans voir l’intention ou les intérêts qui sont derrière les données fournies, laissant leur fibre émotionnelle et sentimentale être le seul intermédiaire entre la « vérité » et sa consommation.

Des dollars pour un environnement opérationnel provocateur



La tâche de financer la confusion, en faveur d’une situation de guerre non conventionnelle contre le Venezuela, est dirigée par le département d’Etat. C’est ce que montre la Justification Budgétaire du Congrès (Congressional Budget Justification or CBJ), un rapport annuel fait au Congrès des Etats-Unis par cet organisme sur ses opérations à l’étranger.

En finançant les médias vénézuéliens, les Etats-Unis renforcent l’une des armes les plus puissantes contre le chavisme. Mark Weisbrot, un économiste du Centre de Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un think-tank de Washington, a affirmé que « dans un certain nombre de pays, y compris le Venezuela et la Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans des actions secrètes, comme la CIA, que comme une agence d’aide ou de développement. »

Les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds sont des secrets d’Etat, exactement comme dans le cas de la CIA. Quand on demande des informations sur les organisations réceptrices, l’USAID répond qu’elle ne peut « confirmer ou nier l’existence d’antécédents ».

Des réseaux croisés, un financement efficace et direct



Entre 2007 et 2009, le département d’Etat a destiné au moins 4 millions de dollars à des journalistes en Bolivie, au Nicaragua et au Venezuela, par l’intermédiaire de la fondation Panaméricaine pour le Développement (Fupad, or PADF) qui a son siège à Washington et a été créée par le Département d’Etat en 1962 et « affiliée » à l’OEA.

Selon le journaliste Jeremy Bigwood, ce montant a été concentré sur le paiement du meilleur des médias d’information du Venezuela et sur le recrutement de jeunes journalistes. Les découvertes de Bigwood ont compris un document du département d’Etat intitulé « conditions » qui est toujours inaccessible en ligne. Là, on appelle les ONG Espace Public et Institut Presse et Société (IPYS).

Un rapport publié en mai 2014 par le think-tank européen de centre-droite Fride (également retiré du site web peu après sa publication) a révélé le financement par les Etats-Unis du journalisme vénézuélien. Depuis 2002, les Etats-Unis ont investi entre 3 et 6 millions de dollars par an dans « de petits projets avec des partis politiques et des ONG. »

Selon un rapport encore inachevé de l’USAID, le financement des ONG, des partis et des médias vénézuéliens est passé de 14 millions en 2009 à 5,1 millions de dollars en 2016, 4 de ces derniers étant destinés à la gouvernance et 1 à d’autres. Ce montant représente un peu plus de la moitié de la moyenne de ce qui a été versé pendant ces 15 dernières années (ce montant représente un peu plus de la moitié de ce qui a été versé en moyenne pendant ces 15 dernières années). Ces fonds, qui ont certainement été dilapidés par la classe politique de l’opposition, ont été centrés sur l’attaque médiatique, celle qui a donné le plus de résultats.


Mensonges renforcés et grossis



L’un des objectifs, en 2016, selon le CBJ, a été de financer « des médias indépendants, libres et professionnels, renforcés et augmentés. » Pendant cette année et l’année précédente, l’apparition de nouveaux médias digitaux a été aussi importante que le renforcement d’autres déjà existants, dont le développement continue à être important et en augmentation dans les réseaux sociaux, comme El Pitazo, Caraota Digital, Efecto Cocuyo et El Estímulo. Tous, dans un plus ou moins grande mesure, utilisent l’alibi d’être « des médias indépendants. »

Le département d’Etat affirme que ses activités au Venezuela cherchent « de façon non partisane » à promouvoir les valeurs de la démocratie représentative et les droits de l’homme et à les défendre en améliorant l’accès du public à l’information. Comme nous le verrons plus loin, ces médias produisent de fausses informations (ou fake news).

Le circuit d’élaboration de la fausse information commence avec la déformation d’un fait, immédiatement reprise par les médias internationaux. La note est effacée en 1 à 4 heures mais l’information continue à tourner sur les réseaux sociaux. Quand on connaît la version réelle, aucun média international ne corrige l’information, tout au moins pas avec la même véhémence. C’est ce qui s’est passé avec plusieurs morts survenues pendant les guarimbas, encore en cours, attribuées à « des collectifs chavistes » (appelés « paramilitaires » par les agents politiques).

Le département d’Etat a défini la ligne éditoriale des fausses informations : constituer un dossier de terrorisme d’Etat et de crimes contre l’humanité contre le Gouvernement vénézuélien (en faisant usage de la notion de « collectifs paramilitaires ») pour, de cette façon, aiguiser le siège diplomatique et financier contre lui. Comme cela a été fait contre le Nicaragua, Haïti, la Syrie et la Libye.



Titre : « Des collectifs (chavistes) sont accusés d’être responsables
de l’assassinat d’une manifestante à San Cristobal

Le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix a déclaré que responsable de cette mort a été un militant de Vente Venezuela, du nom d’Iván Alexis Pernía Pérez. Ce parti politique d’opposition est dirigé par María Corina Machado. La jeune femme ne participait pas aux manifestations comme a tenté de l’affirmer Efecto Cocuyo.

Le Journal El Pitazo n’a pas été en reste et, dans le cadre de l’opération de propagande, y a ajouté l’intérêt malsain qu’espérait tant son auditoire.


Titre : Des collectifs (chavistes) ont volé, persécuté et tiré sur Paola Ramirez

Dans le cas de Roberto Enríquez, tous les médias ont construit la fausse nouvelle de son arrestation alors qu’il est actuellement clandestin et demande l’asile politique à l’ambassade du Chili à Caracas parce qu’il est impliqué dans la préparation d’actes terroristes.

De même, dans le contexte des protestations violentes qui se sont déroulées à El Valle le 20 avril dernier, après une convocation de la MUD, ces mêmes médias[/url ont [url=http://sumarium.com/allanamientos-en-el-valle-para-buscar-falsos-testimonios-contra-guerra-y-guanipa/]cherché à blanchir les groupes violents qui ont provoqué le chaos et surtout ses artisans politiques.

Un autre aspect tout aussi efficace concerne le traitement et le positionnement d’images d’autres lieux, sites ou dates, dans le but d’annuler la capacité de réflexion des lecteurs. Il s’agit de leur faire peur et de provoquer un lavage de cerveau médiatique. On pourra prendre l’exemple de Caraota Digital qui, afin de rendre compte de la « répression » à Paraíso…


Attention ! Des collectifs (chavistes) provoquent des dégâts
dans la voie rapide Prados del Este

…a repris la même photo qu’avait utilisée Dollar Today afin d’accuser les « collectifs » d’être responsables des dégâts causés à Prados del Este, où des groupes violents identifiés comme faisant partie de l’opposition étaient présents depuis la veille au soir.

L’instrumentalisation des fausses informations comme arme d’une guerre psychologique et médiatique leur a servi, entre autres, à provoquer des scénarios d’intervention contre la Lybie et la Syrie. On pourra prendre comme exemple le supposé bombardement de la Place Verte à Tripoli en 2011, ou « l’attaque chimique » du gouvernement syrien la même année. Les mêmes méthodes sont utilisées au Venezuela avec l’obtention des mêmes résultats comme objectif.



Traduit de l’espagnol par Françoise Lopez pour Bolivar Infos. Relecture par Investig’Action



Source : Investig'Action
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Lun 29 Mai 2017 - 9:15

Assemblée Constituante, opportunité pour la paix et la révolution



Les temps sont agités au Venezuela. L’opposition jette ses dernières forces dans l’espoir d’un coup d’État en douce, leur dernière carte étant de semer la violence et la mort dans les rues. Le chavisme, malgré la crise des dernières années, pour que la révolution soit défendue. Le 1er mai dernier, l’appel de Maduro à une Assemblée constituante a pris tout le monde par surprise. Afin de comprendre ce processus, les risques et les opportunités qu’il implique, nous nous sommes entretenus avec Misión Verdad, l’une des sources les plus fiables au Venezuela.

Dans quel contexte cet appel pour une Assemblée constituante par le gouvernement bolivarien a-t-il lieu ?

Cet appel intervient après plusieurs semaines de manifestations de l’opposition, qui prennent la forme d’un coup d’État coloré (et non d’une révolution colorée), après une polémique sur les pouvoirs de l’État. C’est une décision qui vient du pouvoir judiciaire, lequel a été forcé d’assumer certaines tâches et fonctions de l’appareil législatif à cause de la paralysie politique du pays. Suite à cela, les factions anti-politiques de la supposée « opposition » ont vu dans cet appel le déclencheur des actions qu’il mène à ce jour.

Ensuite, le 1er mai, Fête du travail, le président Nicolas Maduro a décidé de convoquer le « Pouvoir constituant originaire » en vertu de la pleine autorité constitutionnelle du pouvoir exécutif (article 348. Cela a permis d’ouvrir et d’élargir un scénario profondément politique. Cette décision arrive dans un climat de confrontation ouverte, dans lequel une résolution politique du conflit est clairement écartée. À travers des mécanismes de guerre hybride, l’opposition cherche à atteindre de nouveaux stades dans la violence afin d’obtenir soit un changement de régime, soit une guerre civile.



Comment l’opposition a-t-elle réagi à cet appel ?

De manière désorientée, dans un premier temps. Ce processus a complètement rebattu les cartes, il impose de nouvelles réalités politiques en forçant tout le monde à choisir son camp. Mais il révèle également toute l’hypocrisie des éléments les plus radicaux de l’opposition, puisque cela fait des années qu’ils réclament une Assemblée constituante.

Désormais, ils se refusent même à assister aux réunions organisées par le gouvernement. Il y a deux principaux aspects qui se dégagent. Le premier, c’est que toute activité politique formelle de l’opposition n’est rien d’autre que des instruments futiles et opportunistes pour atteindre des « objectifs plus grands ». Le deuxième, c’est que l’opposition n’a jamais eu intérêt à ce qu’une solution soit trouvée, leur unique fin est de soumettre le pays aux pouvoirs du courtage financier globalisé, c’est à dire de l’empire.

Cela nous amène, et on en revient à la première question également, à considérer la situation dans un cadre plus global. Depuis que le président Nicolas Maduro a gagné les élections en 2013, il a constamment appelé au dialogue politique afin d’éviter la confrontation et d’envisager des moyens pour solutionner les problèmes existants, et de négocier ce qui pouvait être négocié. Il a même proposé des concessions quand cela était nécessaire.

Si l’on garde cela à l’esprit, la décision d’invoquer le Pouvoir constituant originaire (qui est un processus continu, comme aimait à le dire Chávez) est une conséquence directe de la volonté des dirigeants de l’opposition de paralyser, de provoquer la confrontation et de faire fi des processus politiques.

Après avoir passé quatre ans à réclamer le dialogue, parfois même avec l’aide du Vatican, ces dirigeants se sont eux-même disqualifiés en tant qu’acteurs politiques valables. Cela a obligé le gouvernement à maintenir le dialogue, mais cette fois avec des interlocuteurs plus légitimes, plus valables et plus efficaces pour résoudre la situation dans laquelle se trouve le pays. La main à l’opposition est toujours tendue si elle souhaite intégrer ce processus de rénovation.



Au cas où l’opposition maintiendrait ses velléités de violence, pensez-vous que la stratégie du gouvernement fonctionnerait quand même ?

C’est difficile à dire. Nous sommes face à un affrontement entre des éléments du pouvoir local (le gouvernement bolivarien et la base chaviste) et des structures globales, liquides, qui ont leur propre agenda, et dans lesquels les acteurs du pays ne sont que de vulgaires intermédiaires qui soumettent même leur logique d’import/export à la politique.

C’est en ça que résident, en partie, le courage ainsi que le danger de cette décision. Si l‘on comprend cela en des termes gramsciens « l’optimisme de la volonté et le pessimisme de la raison », nous entrons dans un scénario sans précédent, inconnu et puissant. Et d’un autre côté, nous avons un éventail de scénarios possible dont nous avons été témoins ces dernières années dans des pays comme la Syrie, l’Ukraine et la Libye. Après tout, ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées depuis la fin de l’année 2012.



Dans ce contexte, le nouveau processus constituant pourrait-il être synonyme d’un approfondissement des réussites sociales de la révolution ?

Oui, et à tous les points de vue. En termes légaux et formels, ainsi que du point de vue des structures politiques du pays. L’Assemblée nationale constituante de 1999 et la Constitution adoptée à l’époque étaient limitées par les bases structurelles de la Constitution de 1961. En effet, celles-ci ne prenaient en compte ni les instruments constitutionnels ni les lois organiques qui ont été mis en place avec la Constitution de la Cinquième république en presque 20 ans.

En partant de là, il reste encore beaucoup à faire pour consolider nombre de domaines qui méritent déjà d’avoir une base constitutionnelle, comme les missions sociales ou la nécessité que le budget national soit essentiellement destiné au social (ce qui est le cas aujourd’hui, à hauteur de 71%). Cela permettrait aussi de jeter les bases d’une interprétation de la politique économique en accord avec cette vision et dont les acteurs du dialogue pourront être les protagonistes.



Traduit par Rémi Gromelle pour Investig’Action

Source: Investig'Action



« Le Monde » lâché par la BBC : Stephen Sackur démasque la droite vénézuélienne et ses rêves de coup d’État



Dès les premiers jours de l’insurrection de la droite vénézuélienne, Paulo Paranagua (du journal français « Le Monde ») avait tenté de donner un visage humain aux « enfants de Pinochet ». Le 14 avril 2017, une interview complaisante nous campe Julio Borges, un des leaders de l’extrême droite, en sympathique combattant pour la démocratie qui ne rêve que d’« élections libres » et, la main sur le cœur, jure ne pas vouloir de coup d’Etat.

Un double mensonge pourtant facile à démonter. En ce qui concerne les élections, le Venezuela va vivre d’ici mars 2018 pas moins de trois scrutins majeurs : celui de l’Assemblée Constituante en juillet, celui des gouverneurs et parlements régionaux en décembre et last but not least, la présidentielle de mars 2018, sans assurance de victoire pour les chavistes. (1)

Quant au serment de Julio Borges de ne pas vouloir de putsch, rappelons qu’il fut un des acteurs publics du coup d’État sanglant mené en avril 2002 contre le président Chavez, avec la complicité du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Un coup d’État déjoué en 48 heures par un soulèvement conjoint de la population et de militaires loyalistes. Dans les années qui ont suivi, Wikileaks a révélé les liens de Borges avec le Département d’Etat et le versement de millions de dollars à son parti à travers des ONG financées par les États-Unis au Venezuela. (2)


Julio Borges (à gauche) avec la crème de l’extrême droite et du patronat, lors du coup d’État appuyé par les télévisions privées contre le président Chávez en avril 2002.

Mais la honte pour le « journaliste » du « Monde » est que ce mensonge a été démonté par… Julio Borges lui-même, désarçonné le 19 mai par le célèbre journaliste et présentateur britannique Stephen Sackur, lors du programme non complaisant HardTalk de BBC World. (3)

Publier de larges extraits de cette interview nous semble important dans la mesure où il est très rare que des questions gênantes soient posées en France à l’opposition vénézuélienne.

Dans cette interview, Borges nie toute responsabilité dans la mort des plus de 60 personnes provoquée par les violentes manifestations que lui et son parti ont dirigées au Venezuela. Il admet ouvertement qu’il appelle les Forces Armées à refuser d’obéir aux ordres de leur Commandant en chef, et qualifie de « propagande » les accusations de soutien à la tentative de coup d’Etat contre Hugo Chavez en 2002, les liens de son parti avec les États-Unis et les millions de dollars qui lui sont parvenus par la voie d’ONG financées par ce pays. Il affirme que lors de la réunion avec le Vice président des États-Unis, Mike Pence et avec le conseiller à la Sécurité Nationale de ce pays, H.R. McMaster il n’a fait que « demander leur soutien ».

Extrait de l’interview.

Stephen Sackur : (…) En tant que leader politique responsable (vous êtes le Président de l’Assemblée Nationale et un des dirigeants du parti Primera Justicia) , n’avez-vous pas une certaine responsabilité ? Quand on voit l’effusion de sang, et – comme vous le faites remarquer vous même- le fait que de nombreuses victimes sont des étudiants et des gens très jeunes, n’avez-vous pas la responsabilité de dire aux manifestants de votre Parti et des autres formations que cela suffit, que l’effusion de sang et le prix à payer sont trop élevés ?

Julio Borges : Oui, mais notre responsabilité, Stephen, c’est d’apporter la démocratie, la paix et la liberté au pays. Nous vivons dans un Venezuela qui n’est qu’une mauvaise copie de Cuba ; il n’y a pas de droits au Venezuela, il n’y a pas de nourriture, il n’y a pas de médicaments, il n’y a pas d’opportunités. Des milliers de jeunes quittent le Venezuela pour chercher un avenir dans d’autres pays. Il ne s’agit pas seulement d’un conflit politique au Venezuela mais d’un affrontement vital, existentiel et de valeurs. Parmi les gens qui participent aux marches dans la rue, on retrouve des personnes de tous horizons : des jeunes, des vieux, des politiques, des activistes, des chômeurs, absolument de tous horizons. C’est donc tout le peuple qui est contre Maduro ; ce n’est pas un simple affrontement politique.

SS. Oui, mais pensez vous réellement que ces protestations vont faire partir Maduro du pouvoir ? C’est ce que demandent les manifestants –« Maduro doit partir » – clament-ils – mais il n’y a aucun signe du départ de Maduro.

JB. Nous luttons pour une série de valeurs, nous n’avons pas le temps et nous n’avons pas d’autre façon de lutter pour la liberté, la justice, la démocratie. Vous devez vous rappeler, Stephen, que c’est le coup d’Etat réalisé par Maduro contre le Parlement qui est à l’origine de tout cela. Il est presque parvenu à annuler le Parlement, mais tout le monde est descendu dans la rue pour défendre la démocratie, défendre la séparation des pouvoirs, le système de contrôles et d’équilibres, défendre le droit de vote, le droit à une économie libre ; c’est pour cela que nous sommes dans une lutte très profonde au Venezuela, avec un gouvernement qui n’a pas la moindre intention de proposer un calendrier démocratique ; pour le peuple vénézuélien il n’existe pas d’autre voie que la lutte dans les rues, et le peuple est prêt à lutter pour son pays.

SS. Mais les vénézuéliens ont aussi le sens de l’histoire, et ils se rappellent qu’en 2014, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour essayer de lui faire quitter le pouvoir, en disant que ces élections avaient été truquées. Mais Maduro a fait face aux manifestants et est sorti vainqueur. On peut aussi rappeler les événements de l’année dernière, quand vous et beaucoup de vos camarades avez réclamé un référendum révocatoire ; vous croyiez que vous pourriez faire tomber Maduro, mais une fois de plus il s’est maintenu, et moi je vous dis une fois de plus que selon toute probabilité cette fois encore Maduro se maintiendra.

JB. Oui, mais nous avons un atout. La communauté internationale sait parfaitement que le gouvernement de Maduro est une dictature, et que le peuple vénézuélien est en position de force, ce n’est pas une minorité, mais une majorité énorme. Presque 80 ou 85% du peuple est convaincu que Maduro doit quitter le pouvoir, car il a perpétré un coup d’Etat au Venezuela.

SS. Mais Julio Borges, vous savez qu’en démocratie on ne gère pas le gouvernement par des enquêtes mais par des élections. Il ne faut pas oublier, que cela vous plaise ou non, que Nicolas Maduro a un mandat électoral, il a gagné les élections présidentielles après le décès de Chavez en 2013, et son mandat est prévu jusqu’en 2018 : c’est ce qui est prévu.

JB. Oui mais regardez, on doit gouverner en respectant la Constitution, et la Constitution stipule que l’an dernier nous aurions dû organiser des élections pour les gouverneurs, et Maduro a refusé. Nous aurions dû avoir un référendum révocatoire et Maduro l’a empêché ; nous aurions dû avoir des élections régionales et Maduro les a empêchées. Alors il ne peut pas y avoir une Constitution pour Nicolas Maduro et aucune Constitution pour le peuple vénézuélien. C’est là que se trouve le nœud du problème.

Au Venezuela nous n’avons aucune Constitution, il n’y a que la volonté de Maduro, et c’est lui qui décide si nous avons ou non des élections. Ce n’est pas juste, ce n’est pas cela la démocratie. Et nous luttons précisément pour une voie démocratique au Venezuela.Nous luttons pour apporter la Constitution dans la vie politique, alors que Maduro lutte en dehors du cadre de laConstitution,. Nous nous luttons à l’intérieur de la Constitution. C’est une différence énorme, nous luttons pour la démocratie, Maduro lutte pour la violence.

SS. Bien, mais Maduro dit que vous (et il vous a nommé, vous, Julio Borges en personne) êtes l’auteur intellectuel des coups d’Etat ; que ce que vous voulez en fait c’est un coup d’Etat, et je dois dire qu’un de vos commentaires récents stipule : « il est temps que les hommes en vert, c’est-à-dire les Forces Armées, sortent de leur silence ». Est-ce que cela signifie que vous voulez dire, implicitement, que vous souhaitez une situation où les forces de sécurité vénézuéliennes, et les Forces Armées en particulier refusent d’obéir aux ordres ?

JB. Ce que nous demandons aux Forces Armées du Venezuela c’est justement qu’elles aident le peuple vénézuélien, pas l’opposition, mais le peuple, pour garantir l’ordre constitutionnel et démocratique au Venezuela.

SS. Excusez-moi mais les Forces Armées au Venezuela doivent obéir aux ordres du Commandant en Chef, le Président du pays. Je ne comprends pas en quoi suggérer que vous souhaitez une mutinerie de toutes les Forces Armées du Venezuela puisse être constitutionnel.

JB. Non, parce qu’il existe une différence énorme entre un Commandant en Chef qui agit en tant que chef du gouvernement vénézuélien et Maduro, qui agit et donne des ordres aux Forces Armées en tant que chef d’un parti politique. Ce que nous ne voulons pas c’est une Force Armée avec une couleur politique, qui soit à l’intérieur d’un parti politique, c’est là que se trouve le vrai problème. Nous voulons une Force Armée constitutionnelle et indépendante. C’est là que se trouve le fond du problème. Nous n’appelons pas les Forces Armées à entrer dans l’opposition, mais nous voulons qu’elles répondent aux institutions démocratiques au Venezuela et non aux partis politiques ; c’est Maduro qui a montré sa couleur politique au Venezuela.

SS. Une question très simple, à laquelle il faut répondre par oui ou non. Vous appelez bien les Forces Armées dans la rue, celles là même qui ont contrôlé les manifestations en ouvrant le feu parfois contre les manifestants, à refuser d’obéir aux ordres ?

JB. Oui, tout à fait. Je pense que chaque agent qui viole les Droits de l’Homme au Venezuela doit réfléchir avec sa conscience, il n’est pas supportable qu’un gouvernement non démocratique puisse donner des ordres contre les gens, surtout quand les protestations ont lieu de façon aussi pacifique, simplement pour demander des élections. C’est complètement disproportionné que les jeunes qui manifestent pour une solution pacifique, à savoir un vote, doivent faire face à la répression du gouvernement qui nie les Droits de l’Homme, allant même jusqu’à les faire comparaître devant la juridiction des Forces Armées, ce qui est contraire à la Constitution et contraire aux Droits de l’Homme. Nous devons donc faire appel à la conscience et lutter pour une solution qui respecte des Droits de l’Homme au Venezuela et non pour la répression

SS. D’accord, mais le problème c’est que vous avez des antécédents. – comme Maduro et ceux du gouvernement le rappellent souvent- à savoir que vous avez soutenu la tentative de coup d’Etat militaire contre Hugo Chavez en 2002. Et grâce aux informations publiées par Wikileaks dans les années qui ont suivi, nous savons que votre parti a des liens avec les États-Unis et que des milliers, voire même des millions de dollars ont été versés à votre parti à travers des ONG financées par les États-Unis. Et par conséquent, beaucoup à l’intérieur du régime disent que vous n’êtes qu’un agent des États-Unis, c’est-à-dire de la puissance impériale.

JB. Tout ceci n’est que de la propagande, et il existe une façon très facile de le vérifier : entrons dans un processus électoral pour que le peuple décide si je suis ou non un agent de la puissance impérialiste, ou si je suis à même de diriger le Venezuela. Nous devons laisser le peuple décider, par la voie des élections, quel futur il veut pour le Venezuela. Et je suis convaincu que le mouvement politique que nous avons créé avec tant de jeunes dirigeants, est aujourd’hui même le choix et l’avenir que le Venezuela veut pour que le pays soit un pays moderne. C’est très facile : permettez au peuple de voter, et laissez- le décider quel type de Venezuela il veut. C’est Maduro qui refuse cette solution.

SS. Le 5 mai, me semble-t-il, vous avez rencontré le Vice-président (des États Unis) Mike Pence et le conseiller de la Sécurité Nationale, H.R. McMaster. Vous avez bien demandé à ces deux messieurs une aide nord-américaine, et vous leur avez demandé d’aller au-delà de sanctions individuelles, et vous leur avez bien demandé des sanctions économiques contre le pays en tant qu’entité n’est-ce pas ?

JB. Bien sûr que non. Impossible. Nous sommes en train de mettre au point dans toute l’Amérique, et surtout en Amérique Latine, un groupe ou une équipe de pays qui pourraient aider le Venezuela. Nous avons parlé avec les présidents du Panama, du Pérou, de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Mexique et ils sont tous très inquiets pour le Venezuela car ce pays ne représente pas seulement un problème local, mais un problème régional. Nous demandons l’appui de la communauté internationale et de la communauté latino-américaine pour proposer un programme démocratique ici au Venezuela, et l’objectif de ce programme c’est de permettre au peuple de voter. C’est très clair, seul le vote peut apporter une solution.

SS. Mais le problème c’est que, tout au long de cet entretien, vous avez parlé comme si l’opposition était unie, alors que l’opposition est très loin d’être unie. Il existe 21 partis politiques. Par exemple, vous, en tant qu’individu, vous avez un passé de divisions et de disputes avec des dirigeants de l’opposition, et franchement, la plupart du temps, les membres de l’opposition vénézuélienne se sont battus dans leur propre camp, comme des rats dans un sac. Pour quelles raisons les gens à l’extérieur, sans parler des vénézuéliens, croiraient, que s’il y avait des élections, et si vous parveniez à les gagner, vous pourriez gouverner de façon cohérente, dans la mesure où vous êtes divisés ?

JB Excuse moi, Stephen, mais ce n’est pas vrai. Je suis le Président du Parlement, et Président d’un Parlement qui compte 14 partis politiques dans sa coalition, et nous sommes très fiers de ce que nous avons construit ensemble. Il n’y a pas eu une seule élection où nous ayons présenté plus d’un candidat présidentiel. Il n’y a eu que deux candidats aux élections : un candidat de l’opposition et un candidat du Gouvernement. Nous avons une plate-forme unique, avec un seul message pour la campagne. Nous avons un système de règles pour les élections au travers du référendum et des élections primaires, et une seule position.

(…)

SS. Si vous le permettez, je suis allé au Venezuela, comme vous devez le savoir, j’ai parlé avec toute sorte de gens dans différentes parties du pays, des gens de conditions économiques différentes, depuis les quartiers aisés où vous vivez, jusqu’aux quartiers les plus pauvres, où vivent les chavistes les plus loyaux et les plus radicaux. L’impression que j’ai eue c’est que beaucoup de gens en veulent à Maduro, mais qu’il existe encore un noyau central qui appuie le socialisme et la Révolution Bolivarienne, et il me semble que si vous parvenez à faire partir Maduro, vous courez le risque de déclencher un conflit, et même une guerre civile au Venezuela. Êtes vous prêt à courir ce risque ?

JB. Je ne suis pas d’accord avec cette vision. D’abord parce que les chavistes habitent dans certaines des parties les plus riches de la ville.

SS. Je ne parle pas des membres du Gouvernement, mais des gens du peuple, et certains pensent que c’est grâce à Hugo Chavez qu’ils peuvent avoir une maison, un emploi et une situation économique meilleure que celle qu’ils avaient avant, quand votre classe, M. Borges, était au pouvoir au Venezuela dans les années 80 et au début des années 90.

JB. A cette époque, excusez–moi je n’avais que 20 ans. Mais ce que je peux dire, c’est que maintenant, ces gens savent que Maduro a détruit ce que Chavez avait construit, et à l’heure actuelle, les bases chavistes et pro-Maduro ne représentent que 10 ou 12% de la population, et nous savons que nous pouvons avoir un futur gouvernement qui intègre ces personnes dans un nouveau Venezuela ; un Venezuela uni. Donc je ne vois pas où est le problème ni les raisons pour un affrontement, puisque qu’il n’existe pas de position symétrique entre les deux parties, mais une situation très claire : l’opposition contre Maduro. Nous parlons de 90% de la population qui est contre Maduro, pas de la moitié de la population, c’est pourquoi je ne vois aucun risque à poursuivre la voie de la démocratie et du rassemblement (en cela vous avez raison), un discours politique très rassembleur pour unifier tout le pays.

[b]Traduction : Pascale Mantel

Source : http://albaciudad.org/2017/05/julio-borges-bbc-world-stephen-sackur-hardtalk
Vu sur Le Grand Soir[//b]
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Lun 29 Mai 2017 - 11:46

Merçi Orné, j'étais sur le point de poster cette interview Julio Borges, chef de file de l'opposition qui veut organiser un coup d'état avec l'aide des États-Unis en l'encontre de Maduro, exactement comme sous Chavez.
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Sam 3 Juin 2017 - 1:37

Marche ou crève : le bras de fer de l’oligarchie financière américaine. ...



Le Venezuela est un pays d’Amérique du sud qui possède des gisements de pétrole d’environ 300 milliards de barils, ce qui le place avant l’Arabie Saoudite qui est elle-même considérée comme la station-essence du monde. Du fait de cette richesse, rien ne devrait gêner l’aisance des 30 millions de Vénézuéliens ! – Mais c’est loin d’être le cas ! Economiquement le Venezuela est dans une situation catastrophique. Souvent les gens ne peuvent même pas acheter le pain pour survivre. Par conséquent le pays en vient à la violence. A cause de la misère, cette violence a pris des proportions jamais atteintes dans ce pays sud-américain. Les instances officielles du Venezuela ont informé récemment que 12 personnes ont été tuées lors de pillages dans la capitale. Il y a eu d’autres morts à El Valle, où selon l’information de l’opposition 13 personnes ont été mortellement blessées, lorsqu’elles avaient essayé de piller une boulangerie protégée par une clôture électrique.


Selon un rapport du site internet konjunktion.info la population du Venezuela lutte pour sa survie. L’an dernier 74% des Vénézuéliens auraient perdu en moyenne 20% de leur poids. Et tout cela bien que dans le sous-sol du Venezuela il y ait plus de réserves de pétrole que chez les Saoudiens, ce qui devrait permettre en fait un avenir bien meilleur au pays. Comment est-ce conciliable ?
Dire en faite en non fai


Une analyse détaillée de toutes les relations de cause à effet de cette catastrophe sortirait du cadre de cette émission. Mais une grande relation, un fil rouge, s’affirme très nettement :
Jusqu’à la découverte de « l’or noir » au début du 20e siècle, le Venezuela comptait parmi les pays les plus pauvres d’Amérique latine et des Caraïbes. Dans les années vingt, a commencé un processus de modernisation rapide qui a bénéficié surtout à la classe supérieure, et pas à toute la population. Parmi la population pauvre l’idée s’est alors formée que le devoir prioritaire du gouvernement serait de les faire participer à l’extraction des réserves presque illimitées de la matière première. L’avant-dernier président du Venezuela, Hugo Chávez, avait reconnu les attentes des couches les plus pauvres de la population et il a pu les satisfaire un temps.
Le gouvernement s’est concentré sur l’exportation du pétrole nationalisé et sur la distribution des rentrées d’argent. Tout comme au Brésil pour la nationalisation des forages de pétrole, au Venezuela il a fallu également faire barrage à la liquidation de la matière première par des grands consortiums américains. Le slogan « Aujourd’hui le Venezuela appartient à tous » reflète le but visé par cette politique.

Mais de la même façon que l’ancienne présidente Dilma Roussef a été exposée à des attaques permanentes venant d’une opposition proche des grands consortiums américains, il en a été de même pour l’ancien président du Venezuela Hugo Chávez et aussi pour son successeur le président en exercice Nicolás Maduro. Finalement la présidente du Brésil Dilma Roussef a été relevée de ses fonctions par une procédure de destitution illégale et sans preuve d’une culpabilité quelconque et ses fonctions ont été transmises à Michel Temer, un politicien proche des Etats-Unis. Nous en avons parlé dans nos émissions « La procédure de destitution contre Dilma Rousseff – fait-elle partie d’un plan pour la prédominance globale ? » et (seulement en allemand) « La procédure de destitution contre Dilma Rousseff – est-elle un putsch commandé par des Etats-Unis ? »

Une énorme pression a également été exercée sur le président du Venezuela. L’ancien président des Etats-Unis Barack Obama avait décrété des sanctions économiques. Le constructeur automobile General Motors a suspendu toute son activité au Venezuela. Le gouvernement du Venezuela reproche aux Etats-Unis leur « pression belliqueuse ». Car la baisse du prix du pétrole sur le marché mondial fait diminuer les gains que le Venezuela tire de l’exportation de son pétrole ; et le pays ne peut pas compenser cette diminution par des rentrées d’argent provenant d’autres branches de l’économie.

Les médias occidentaux d’autre part insinuent que la situation du Venezuela est due au « dictateur » sans scrupule, violent et incompétent qu’est Nicolás Maduro. Et ceci seulement parce qu’il continue la nationalisation des exportations de la matière première dans la ligne de son prédécesseur Hugo Chávez, ce qui profite à la population.

Depuis que le Venezuela a annoncé son retrait de l’organisation des Etats Américains, l’OEA, Mark Toner, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis, fait encore plus fortement pression pour un changement de gouvernement au Venezuela. Le jeudi 27 avril 2017, il a souligné qu’un « successeur du président Nicolás Maduro devrait prendre la décision finale du retrait du Venezuela de l’OEA ». Voilà pourquoi il semble que le rêve des Vénézuéliens, « Aujourd’hui le Venezuela appartient à tous » est terminé pour l’instant. Avec un taux d’inflation d’environ 600%, la banqueroute de l’Etat est imminente. Et à sa suite immédiate les oligarques financiers des Etats-Unis vont aussi mettre une fin rapide à la nationalisation de l’extraction du pétrole. Cela se passe aussi brutalement que ça : « Marche ou crève ».





de hm
Sources / Liens :
https://www.konjunktion.info/2017/04/venezuela-wenn-menschen-fuer-einen-laib-brot-sterben-muessen/

http://nuso.org/articulo/venezuela-das-olland-in-der-wirtschaftskrise/

https://einarschlereth.blogspot.de/2017/04/venezuela-leitet-austritt-aus.html#more
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akasha

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MessageSujet: Re: Venezuela: coup de projecteur sur les zones d´ombre médiatiques   Mer 7 Juin 2017 - 23:12

L’assemblée constituante, un visage nouveau pour la république du Venezuela

Par Observatorio de Coyuntura
Mondialisation.ca, 07 juin 2017
celah.org 29 mai 2017




Regain d’activité politique au Venezuela où trois grands scrutins sont prévus d’ici le début de 2018 : le premier en juillet pour choisir les députés à l’Assemblée Constituante – la population sera ensuite consultée par référendum sur le nouveau texte. En décembre la population élira les gouverneurs et des assemblées législatives pour chacun des 24 états. En 2018, l’élection présidentielle permettra aux citoyens de choisir entre retour au néolibéralisme ou poursuite du socialisme bolivarien.

On mesure le pouvoir d’un champ médiatique abandonné par la gauche aux grands groupes privés quand on voit qu’un pays qui a mené plus de scrutins que tout autre processus progressiste dans le continent latino-américain, qui dispose de ce que Jimmy Carter appelait dès 2012 « le meilleur système électoral du monde » et dont la majorité de l’économie et des médias sont privés et d’opposition, soit perçu comme « une dictature ». Les grands médias n’ont pas seulement transformé une insurrection de droite en « révolte populaire », un État qui se défend en État « répressif », une guerre économique en « pénuries dues au modèle socialiste ». Ils ont invisibilisé 18 ans de démocratie participative, en occultant ces mouvements sociaux qui aujourd’hui discutent des points de la nouvelle constitution : égalité de genre, mariage homosexuel, droit à l’avortement et droits de la femme en général, écosocialisme et protection de l’environnement, nouveaux mécanismes de pouvoir citoyen, droits culturels nouveaux…

La présidente du Conseil National Électoral Tibisay Lucena a fait part de sa surprise face au nombre élevé de postulations citoyennes (où de nombreux opposants se sont inscrits, désobéissant au consignes publiques des partis de droite). Au total 55.314 personnes se sont postulées, 19.876 par territoire et 35.438 pour le secteur social, représenté par une majorité de femmes (62 %) issues des secteurs des paysan(ne)s, pêcheur(se)s, conseils communaux, communes, entrepreneurs, étudiant(e)s, pensionné(e)s, personnes handicapées. Le 6 juin a commencé la collecte de signatures pour valider les postulations et choisir in fine 364 députés constituants « territoriaux » et 181 « sectoriels ».


Dans un contexte de conflits et de violence croissante générés par des secteurs de l’opposition qui ne reconnaissent pas le gouvernement élu, Nicolas Maduro a convoqué cette Assemblée Nationale Constituante (ANC) comme la constitution lui en donne le droit (articles 348 et 349 ), et comme stratégie pour rétablir la paix et consolider le processus de transformation du pays (1).

Par définition, une Assemblée Constituante a pour objectif de modifier l’ordre établi. Au cours des dernières décennies, le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur ont utilisé ce mécanisme afin de remanier la totalité de leurs constitutions, refondant leurs États sur de nouveaux principes et objectifs.

Ces États ont donné une leçon de démocratie de la plus haute importance : les lois ne sont pas gravées dans le marbre, elles doivent répondre aux besoins et aux caractéristiques des peuples et non l’inverse.

Les décrets 2830 et 2831 (2), émis le 1er mai dernier par l’exécutif vénézuélien, ouvrent la voie à une nouvelle Constitution et à la convocation d’élections des membres de l’Assemblée. Le décret 2830 prévoit d’inclure les objectifs suivants dans la nouvelle Constitution :

1 Rétablir une collaboration entre les pouvoirs publics pour assurer le bon fonctionnement d’un État démocratique, social, de droit et de justice, ainsi que de remédier à l’impunité.
2 Améliorer le système économique post-pétrolier, mixte, productif, diversifié et intégrateur en créant des outils qui permettront de dynamiser le développement des forces productives, ainsi qu’un nouveau modèle de distribution transparent et satisfaisant l’ensemble des besoins alimentaires de la population.
3 Constitutionnaliser les Missions et les Grandes Missions Socialistes.
4 Élargir les compétences du système judiciaire afin d’éliminer l’impunité des délits contre les personnes, la patrie et la société (corruption, contrebande de produits d’extraction, spéculation, terrorisme, narcotrafic, incitation à la haine sociale et à une intervention étrangère).
5 Constitutionnaliser les Communes et les Conseils communaux, les conseils de travailleurs et de travailleuses, et toute autre organisation sociale ou de base territoriale pour en faire de nouvelles structures démocratiques.
6 Défendre la souveraineté et l’intégrité de la Nation et protéger le pays contre l’interventionnisme étranger en renforçant les pouvoirs de l’État.
7 Revendiquer la pluri-culturalité en vue d’une coexistence pacifique permettant d éliminer la haine sociale et raciale ancrée dans une minorité de la société.
8 Reconnaître les droits des jeunes (travail digne, protection des jeunes mères, logement, respect de leurs idées)
9 Préserver la biodiversité et développer l’écosocialisme.



Le décret 2831 a nommé une commission présidentielle qui élaboré les bases électorales définissant la répartition des députés de l’Assemblée par territoire, la forme que prendront les élections et les conditions requises pour être candidat à l’Assemblée.

Le décret 2878 (3) publié dans le journal officiel du 25 mai dernier a établi que la future Assemblée Constituante comptera 540 membres chargés de rédiger un nouveau texte constitutionnel et répartis de la manière suivante : 364 constituants territoriaux et 181 par secteurs. Au niveau sectoriel, des représentants des secteurs indigènes (8), étudiants (24), paysans et pêcheurs (8), entrepreneurs (5), handicapés (5), retraités (28), conseils communaux (24) et travailleurs (79) seront élus par vote universel, direct et secret.

Le décret 2878 précise aussi que les candidatures peuvent être présentées

• Sur initiative personnelle

• Sur l’initiative de groupes nécessitant le soutien de 3% des listes électorales pour pouvoir s’inscrire

• Sur initiative sectorielle nécessitant le soutien de 3% du secteur concerné, la candidature de personnes appartenant à la fonction publique ne pouvant être présentée que si elles renoncent à leur charge avant de s’inscrire.

Le Décret précise en outre que le premier acte administratif de la future Assemblée devra établir ses statuts de fonctionnement en concordance avec la législation nationale et internationale.

Le registre des candidats potentiels a été établi entre le 31 mai et le 1er juin. Ils devront collecter les formulaires de recueil des soutiens pour leur candidature sur la page web autorisée du Centre National Électoral http://www.cne.gob.ve/web/index.php (4).

L’Assemblée Nationale, dont la majorité est opposée au gouvernement, a déclaré nulle la convocation à une assemblée nationale constituante le 10 mai dernier, prétendant qu’il s’agirait d’une stratégie du Président pour « éviter des élections » (5). Face à cette prise de position, le mandataire a engagé l’opposition à venir vérifier la légalité de la convocation auprès de la Salle constitutionnelle, qui a finalement tranché en faveur de la constitutionnalité du processus.

De son côté, le Conseil National Électoral poursuit la procédure de convocation ; le déroulement de l’élection des membres de l’assemblée est prévue pour fin juillet (6). Le CNE a également spécifié que les élections régionales (gouverneurs et conseils législatifs régionaux) auront lieu le 10 décembre 2017.

Les secteurs de l’opposition devront préciser s’ils comptent persister dans leur stratégie de violence de rue et dans leur non-reconnaissance des institutions ou s’ils choisissent de s’engager dans des voies démocratiques pour résoudre le conflit politique, aussi bien dans le cadre de la Constituante que lors des prochaines élections. Pour cela, ils devront proposer à la population un projet de gouvernement alternatif susceptible de recueillir des appuis électoraux, ce en quoi ils ont échoué systématiquement depuis 2006, pris dans un va-et-vient entre politique et violence.


Traduction de la vidéo réalisée par Katrina Kozarek pour Venezuelanalysis.com (23 mai 2017)

« Introduction : ces dernières semaines au Venezuela, malgré les violences des secteurs radicaux de l’opposition, différentes organisations de base organisent des assemblées pour mettre au point les propositions destinées à nourrir les débats de l’Assemblée Constituante qui pourra modifier profondément le texte actuel et la structure de l’État.

« Participant 1 : je pense que c’est une occasion de rénover et de rediscuter pour que cette assemblée constituante ne soit pas un coup dans l’eau et ne génère pas plus de mécontents. Pendant 15 ans, quand Chavez était vivant, les vénézuéliens ont opté pour un processus pacifique. Cette participation politique a été assurée par la première constitution bolivarienne, une des plus avancées que nous ayons eue, y compris au plan international, et qui nous a donné un grand nombre de droits. Mais nous ne nous étions jamais demandé quels étaient nos devoirs pour continuer à construire la révolution. Ce processus permet aussi de rassembler et remettre en ordre des idées pour construire une nouvelle pensée, une nouvelle venezolanité.

« Participant 2 : Je partage les points proposés par le collectif national, l’appel à la paix, la création de ponts pour le dialogue comme alternative à l’escalade de la violence, la nécessité de perfectionner notre système économique pour sortir d’une économie trop basée sur la rente pétrolière, et développer ce que Chavez appelait le développement endogène en consultant les potentialités existantes dans nos populations, dans nos communautés. Constitutionnaliser les missions sociales est aussi important, rappelons que l’Assemblée Nationale actuellement dominée par la droite, et présidée par un personnage qui en avril 2002 a coorganisé le coup d’État qui supprima tous les pouvoirs publics, s’est fixée pour objectif de supprimer ces conquêtes sociales.

« Participant 3 : en tant que secteur étudiant et mouvement de jeunesse, nous nous sentons partie prenante de ce processus constituant qui est un processus de repolitisation, c’est une occasion de participer au destin de notre République Bolivarienne, la jeunesse représente plus du tiers de la population et les deux tiers de la population active. C’est pourquoi nous appelons chacun à prendre part à ce processus, à discuter avec toute la complexité, l’analyse nécessaire, la volonté et l’amour pour construire ce que nous appelons la patrie nécessaire.

« Participante 4 : face au blocage du dialogue politique, le président Maduro a lancé le processus de l’Assemblée Constituante, et nous pensons qu’il ne s’agit pas seulement de blinder les conquêtes inscrites dans l’actuelle constitution mais de la révolutionner. En tant que mouvement de femmes, nous demandons depuis des années qu’on dépénalise l’avortement, nous souhaitons que soient garantis les droits du mariage égalitaire, de la communauté LGBT, de la transversalité du genre dans les pouvoirs publics, car on ne peut réduire la question de la femme a un seul ministère, quand on voit que les tribunaux ou le Parquet national n’agissent pas en fonction des lois créées par la révolution. Ce nouveau texte doit aussi embrasser la structure communale du pouvoir, cesser de tourner le dos à cet héritage du commandant Chavez et son « la commune ou rien ».

« Participant 5 : en tant que collectif Alexis Vive, nous sommes d’accord avec la stratégie et l’appel du président à rejeter la violence de rue et à reprendre le débat politique, nous appelons la population à se joindre a ce débat pour approfondir les thèmes inscrits dans la constitution bolivarienne discutée en 1999, cette assemblée constituante doit être un moyen d’accumuler du pouvoir citoyen, de faire que les communes soient réellement autogestionnaires, de prendre appui sur les expériences d’auto-gouvernement, d’autonomie, d’autogestion, l’assemblée constituante doit être productive, communarde et féministe.

« Participant 2, reprenant la parole : le chavisme est passé par un processus de décantation, par exemple quand Chavez a parlé de socialisme en 2004 et 2005, des secteurs se sont éloignés. Actuellement comme nous sommes en train de discuter de la nécessité d’une démocratie communale et d’un État communal, cela va sans doute entrer en conflit avec les institutions existantes et nous arriverons à de nouvelle prises de position et à de nouvelles décantations. C’est un processus contradictoire, dialectique, de radicalisation, de recherche des racines, nous sommes en présence de deux projets antagoniques, celui de l’opposition est néolibéral, aligné sur les positions de l’empire, alors que le nôtre est celui d’un peuple qui lutte pour sa dignité. Nous pouvons arriver à nous mettre d’accord sur certains points, mais nous ne pouvons oublier les racines historiques de ces deux projets. Selon des sondages de la firme privée Hinterlaces, 74 % des vénézuéliens ont confiance dans la sortie de crise et 82 % rejettent les violences. L’analyse de ces chiffres indique l’importance de l’espoir collectif et nous donne l’énergie nécessaire pour parier sur cette assemblée constituante et sur un processus pacifique. »



Article en espagnol :: http://www.celag.org/venezuela-camino-a-la-constituyente-informe/

Traduction : Frédérique Buhl et Thierry Deronne, http://wp.me/p2ahp2-2Gh

Notes :

http://www.celag.org/convocatoria-a-asamblea-constituyente-en-venezuela/
Décrets présidentiels N°2830 et 2831, Journal Officiel du Venezuela du 1er mai2017. Caracas-Venezuela. http://www.mp.gob.ve/c/documentlibrary/getfile?p_l_id=1451149§folderd=16268491§name=DLFE-15160.pdf
Décret présidentiel n°2878. Journal Officiel du Venezuela du 23 mai 2017. Caracas-Venezuela. Source : http://mp.gob.ve/c/document_library/get_file?p_l_id=14851149§folderld=1 6268491§name=DLFE-15259.pdf
L’inscription des candidats à l’ANC s’effectuera sur le portail web http://www.cne.gob.ve/web/index.php Source : http://correodelorinoco.gob.ve/inscripcion-de-los-candidatos-a-la-anc-serealizara-el-proximo-miercoles-y-jueves-en-portal-web/
» L’Assemblée Nationale approuve la nullité du décret de la Constituante. Source: http://www.eluniversal.com/noticias/politica/aprobo-acuerdosobre-nulidad-del-decreto-constituyente_651917. « L’Assemblée vénézuélienne approuve l’accord de nullité du décret de la Constituante ». Source : http://www.diariolasamericas.com/america-latina/asambleavenezolana-aprueba-acuerdo-nulidad-del-decreto-constituyente-n4121584
Le Conseil National Électoral a reçu les bases officielles de l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante. Source : http://www.cne.gob.ve/web/sala_prensa/noticia_detallada.php?id=3505

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