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 OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers

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orné

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MessageSujet: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Mar 12 Aoû 2014 - 6:39

Bonjour,
Décidément l'UE après avoir fortement réglementer les cultures personnelles et le marché des graines. Et mis les agriculteurs dans une situation des plus périlleuse, et de ne même pas se soucier de leur santé mis à mal de par l'emploie intempestif de pesticides qui ne peuvent se passé sous la menace de déposer le bilan. Les voila de nouveau à faire volte face concernant les OGM's. Un coup ces oui, un coup ces non. Mais il est évident qu'ils ne peuvent rien contre se que veulent les multinationales américaine, car on sais le rôle qu'elles ont jouer pour la création de l'UE.
Voyons donc ensemble où nous en sommes.



OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers



Par Alexandre Delacour

Les États étaient contre à 67%, les eurodéputés étaient contre à 61 %, et une majorité de la population était contre. Pourtant, un nouvel OGM a été imposé sur le sol européen. Vous vous demandez comment cela est possible ? Explications.


Pour que la mise sur le marché autorisée par la commission européenne soit invalidée, les pays membres contre doivent représenter au moins 55 % des États et regrouper au moins 62% de la population de l’Union Européenne.

   Dans le cas présent, les pays qui ont voté contre constituaient bien plus de 55% des États européens (67%) mais ne représentaient que 52,64% de la population, ce qui rendait impossible le véto sur la décision de la commission européenne concernant la commercialisation du nouvel OGM TC1507.

La commission avait demandé l’avis des parlementaires sur cette question (de manière consultative) et le résultat était également sans appel puisque 61% des eurodéputés se sont déclarés contre.

Une nouvelle fois l’Union européenne obéit au doigt et à l’œil aux ordres des trusts agro-industriels mondialistes. Mais dans cette affaire, la réelle question à se poser est de savoir si le droit fondamental des peuples européens à être nourri sainement doit être décidé « démocratiquement » par une poignée de margoulins. Évidemment la réponse est négative.

Car il s’agit bien d’un problème de santé publique majeur ayant des répercussions catastrophiques sur l’ensemble de l’environnement. En effet, des études approfondies au sujet des OGM réalisées par d’éminents chercheurs français et américains, notamment Christian Velot (1), Gilles-Eric Séralini (2) et Jeffrey Smith (3), prouvent la toxicité de ces chimères génétiques.

Mais l’insertion des OGM dans l’agriculture européenne n’est que l’aboutissement d’un processus de mise en servage de l’ensemble du monde agricole européen et mondial depuis 60 ans.intéressons-nous quelque peu à la genèse et à l’évolution de cette domination.

Le contrôle du vivant

Depuis les débuts de l’agriculture, au néolithique, il y a environ 7000 ans, l’homme utilisait pour ses cultures les graines que la nature lui offrait à chaque cycle saisonnier. De cette façon, il y a encore 60 ans, agriculteurs, maraîchers et jardiniers se transmettaient ces graines reproductibles, adaptées à des terroirs et des milieux bien spécifiques, en général entre familles ou entre villages.

A chaque récolte, une partie de celle-ci était stockée afin de créer une réserve de semence pour les semis de l’année suivante. Ainsi, année après année, cycle saisonnier après cycle saisonnier, mère nature accordait généreusement à nos ancêtres ses bienfaits.

Peu après la fin de la seconde guerre mondiale, un important bouleversement s’ opéra au sein de l’agriculture mondiale. En France, en 1960, les premières mesures imposées par le gouvernement aux cultivateurs furent : l’obligation d’utiliser des semences répertoriées dans le catalogue officiel (catalogue fraîchement créé et contenant uniquement des semences élaborées par les firmes semencières) et la conversion des agriculteurs à l’agriculture intensive et chimique, au détriment d’une agriculture naturelle et respectueuse de l’environnement telle qu’elle était pratiquée depuis des temps immémoriaux.

Mais le principal tour de passe-passe réalisé par ces firmes fut d’insérer uniquement des semences hybrides F1 au catalogue officiel, interdisant de cette façon la commercialisation et l’utilisation des semences traditionnelles.

Qu’est-ce qu’un hybride F1?

Il s’agit d’une plante appauvrie génétiquement, obtenue par croisement de deux lignées parentales de lignée pure, donnant ainsi naissance à un hybride vigoureux à la première génération mais qui dégénère et n’est plus productif en cas de réutilisation ultérieure.

L’ensemble de ces mesures eut pour effet immédiat d’assujettir économiquement les cultivateurs aux firmes semencières, les obligeant à racheter chaque année leurs semences ainsi qu’une multitude de produits chimiques (engrais chimiques, pesticides…), amenant graduellement l’ensemble de la paysannerie européenne à perdre totalement son autonomie.

Un autre effet, sur le long terme cette fois, fut d’amener à la disparition quasi totale de la bio diversité végétale. Ainsi, à l’heure actuelle, la quasi-totalité des variétés végétales traditionnelles ont tout simplement disparu et neuf multinationales (Monsanto, Syngenta, Pioneer…) contrôlent 90 % de la semence mondiale ! Quelques associations, telles que Kokopelli, malheureusement teintées d’immigrationisme et d’antiracisme, s’efforcent de sauvegarder ces anciennes variétés, ce qui leur a valu de nombreux procès(4) intentés par les lobbies agro-industrielles.

Au début des années 1990, avec le développement de la génétique, furent mises au point les fameux OGM (organismes génétiquement modifiés), utilisés tout d’abord dans le domaine de la recherche fondamentale et le domaine médical, puis ensuite dans le secteur agro-alimentaire. Les OGM sont des organismes vivants (animal, végétale, microbes, micro-organismes, champignons) dont on a modifié de manière non naturelle, c’est-à-dire par intervention de la main de l’homme, leur patrimoine génétique initial par :

• l’introduction d’un gène étranger /plants transgènes

• la suppression d’un ou plusieurs gènes de l’organisme en question

• la modification chimique d’un ou plusieurs de ces gènes/plants mutagènes

• la substitution d’un ou plusieurs de ces gènes


Sur le plan technique, tous ces organismes sont reconnus comme des OGM mais pas sur le plan juridique ! Seuls les organismes transgéniques, c’est-à-dire ceux à qui on a introduit un gène étranger, sont reconnus par la législation européenne (directive 2001. 18).

Ainsi, les trois autres catégories échappent à la législation et aux contrôles de toxicologie liés aux pesticides alors que, comme nous allons le voir, ce sont des plantes pesticides. Rajoutons que 99 % des OGM cultivés aujourd’hui à la surface du globe appartiennent à ces trois catégories (maïs, betteraves, soja…).

Ces plantes, nommées plantes pesticides, ont été génétiquement modifiées pour accumuler un pesticide, soit parce qu’elles produisent un insecticide en permanence pour lutter contre un insecte ravageur, c’est le cas du Monsanto 810, soit parce qu’elles ont été génétiquement modifiées pour ne plus mourir lorsqu’on les arrose avec un herbicide qui aurait dû les tuer, par exemple le Roundup, et donc ces plantes vont pouvoir accumuler cet herbicide néfaste dans leurs cellules.

Les risques sanitaires

Il serait impossible ici de dresser une liste exhaustive des conséquences de cette agriculture mortifère, tant la législation est opaque et les tests gouvernementaux peu nombreux et biaisés, comme nous l’avons vu ci-dessus. Contentons-nous d’évoquer les plus importants.

Gilles-Éric Séralini, lors de ses expériences indépendantes(5), a constaté, sur ses rats de laboratoire, au niveau moléculaire, que le Roundup avait des effets toxiques sur les cellules placentaires à des doses inférieures de celles utilisées en agriculture.

Ceci explique que, selon plusieurs études américaines(6), démontrant par ailleurs que le Roundup est un cancérigène avéré, les utilisatrices intensives de Roundup (notamment les femmes d’agriculteur), avaient un taux de fausse couche supérieur à la moyenne nationale.

Un dernier point, et non des moindres, concerne la chute vertigineuse de la fertilité des populations européennes. En effet, en l’espace de 50 ans, la production de spermatozoïdes des hommes européens a baissé de près de 40 % et le nombre de couples ayant des difficultés à avoir un enfant progresse de manière continue, notamment en France (15 %) (7) et en Italie (30 %) (8).

Conclusion

Évidemment, les prostituées intellectuelles de la grande presse se contentent d’effleurer ce sujet capital et sensible, quand ils ne ridiculisent pas les chercheurs indépendants et honnêtes, comme l’a illustré l’affaire Séralini. Et pour cause, les puissances agissant dans l’ombre de ces multinationales sont les mêmes qui ont la mainmise sur la grande presse. On ne crache pas dans la main qui vous nourrit…

C’est à nous, militants identitaires, porteurs d’une vision de l’homme enraciné et en osmose avec l’ordre naturel, de dénoncer sans relâche ces monstres transnationaux délétères et de les désigner pour ce qu’ils sont : des organisations criminelles, obnubilées exclusivement par leur profit, qui auront un jour à répondre de leurs abominations.

Notes:

(1) Christian Velot, est Maître de conférences en génétique moléculaire (Université Paris-Sud XI) et chercheur à l’institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d’Orsay). Voir la vidéo de la conférence: ici.

(2) Gilles-Éric Séralini, universitaire français, professeur de biologie moléculaire depuis 1991, chercheur à l’Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA) de l’université de Caen et codirecteur du pôle Risques de l’université de Caen (pôle associé au CNRS).

(3) Jeffrey M. Smith est un essayiste américain, connu pour sa participation au débat sur les organismes génétiquement modifiés.





Source : http://fortune.fdesouche.com/350923-ogm-quand-lunion-europeenne-se-soumet-au-diktat-des-cartels-semenciers


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BlackHole

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Mar 12 Aoû 2014 - 8:23

Bonjour,

On peut dire merci aux Faucheurs volontaire et aux fauchages inconsidérés, ainsi qu'à leurs méprises entre plante OGM et plante hybrides.

Cette acceptation par l'UE était prévisible:

http://www.planete-revelations.com/t14644-faucheurs-d-ogm-a-la-solde-des-multinationales

A++
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akasha

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Mar 2 Sep 2014 - 15:34

Bonjour les gens décidément entre se qui est dit et réellement appliqué question aux OGM's, il y a un monde...Et ils finiront bien par nous en faire manger à toutes les sauces.  Se qui est remarquable c'est quand ils sont présent de façon arbitraire dans un pays, ils en profitent pour imposer tout ce que les atlantistes on de plus terrible. Se servent, manipulent, et imposent...On y voient de plus en plus clair sur les intentions atlantiste en Ukraine... Et vu qu'économiquement le gouvernement de Kiev est dépendant des américains et de l'UE, je vois mal comment ils refuseraient les OGM's...Monsanto les chimistes officiels de l'Empire a décidément la fâcheuse habitude d'être dans tout "les bons coups" !!


Au nom de Monsanto : Des cultures OGM pour l’Ukraine, grenier de l’Europe..


Image d'illustration

Parce que rien n’arrive par hasard….



Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale. Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulé vu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].


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akasha

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Mar 2 Sep 2014 - 15:57

Bonjour les gens décidément entre se qui est dit et réellement appliqué question aux OGM's, il y a un monde...Et ils finiront bien par nous en faire manger à toutes les sauces.  Se qui est remarquable c'est quand ils sont présent de façon arbitraire dans un pays, ils en profitent pour imposer tout ce que les atlantistes on de plus terrible. Se servent, manipulent, et imposent...On y voient de plus en plus clair sur les intentions atlantiste en Ukraine... Et vu qu'économiquement le gouvernement de Kiev est dépendant des américains et de l'UE, je vois mal comment ils refuseraient les OGM's...Monsanto les chimistes officiels de l'Empire a décidément la fâcheuse habitude d'être dans tout "les bons coups" !!



[Au nom de Monsanto : Des cultures OGM pour l’Ukraine, grenier de l’Europe../color]


Image d'illustration

Parce que rien n’arrive par hasard….[/color]



Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale. Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulé vu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].

Fin 2013, le président ukrainien du moment, Viktor Yanukovych, a rejeté l’agrément d’association à l’Union européenne lié au prêt de $17 milliards, dont les termes viennent seulement d’être révélés. Au contraire, Yanukovych a opté pour une aide russe de $15 milliards, assortie d’une réduction sur le prix du gaz naturel. Sa décision a été un facteur majeur des protestations mortelles qui s’ensuivirent et qui l’ont renversé du pouvoir en février 2014, ainsi que de la crise en cours.


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orné

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Dim 7 Sep 2014 - 8:00

Commentaire de orné : Bonjour,
Eh bien voilà, c'est fait, j'ai trouvé le lien qui va de paire avec l'intitulé du sujet. Et par la même occasion un beau faisceau d'indice comme de quoi le dicta des multinationales fait le poids sur les décisions politiques. je m'avancerai donc à penser que les nouvelles législations européennes en matière de culture et agriculture n'est pas étranger à la suprématies de ces trois grandes multinationales qui de par leur position dominante ne doit pas hésiter à en profiter pour que les législations en vigueur leur soit favorable. Il fait savoir qu'à la base, et dans un passer pas si éloigné que ça, le marcher des semences était encore un patrimoine régionale et un bien publique. Où les familles d'agriculteur se passaient les semences de père en fils. Or en passant du bien publique aux sociétés privées, doublé du fait que les législations européennes leur sont favorable. Je n'ai pas besoin de vous expliquez ce que cela implique.
Voici un article pour étayer mon propos :



Danger ! 3 multinationales contrôlent 50% des semences mondiales (Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer)..


Image de fantaisie d'illustration

Ces 3 multinationales contrôlent déjà 50% de la production des semences mondiales : Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer. Et elles n’ont certainement pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin… Le danger de laisser l’alimentation mondiale sous le contrôle de seulement quelques firmes saute aux yeux. Ne les laissons pas arriver au bout de leur projet : rendre l’humanité totalement dépendante de ces multinationales sans foi ni loi. Il n’y a qu’à se pencher sur le parcours de Monsanto pour comprendre immédiatement le dessein mortifère qui les anime…

Dans l’émission A bon entendeur (sur RTS), ce sujet ô combien important a été traité le 2 septembre 2014 : Main basse sur les semences




Cette vidéo, « Danger pour le patrimoine alimentaire mondial, en voie de privatisation », est un extrait de l’émission A bon entendeur du 2 septembre 2014 (pour voir l'émission complète).

Ci-dessous, un extrait de l’article présentant le sujet de l’émission :

« Légumes, fruits, céréales… Notre alimentation est principalement basée sur des produits agricoles qui ont en commun de provenir de graines. Un marché qui a attisé bien des convoitises. A tel point qu’aujourd’hui, à force de rachat de sélectionneurs de semences, trois entreprises multinationales se partagent 50% de la production mondiale. Une concentration qui représente un risque pour la biodiversité et ainsi l’approvisionnement en aliments, comme le dénoncent des ONG (Pro SpecieRara, La Déclaration de Berne).

Et les critiques de ces ONG sont multiples : trois multinationales, Syngenta, Monsanto et Dupont-Pioneer contrôlent 50% du marché des semences. Les deux premiers possèdent aussi quantité de variétés protégées, 60% des tomates vendues en Europe et 70% des choux-fleurs. Monsanto et Syngenta, gros producteurs de pesticides, veulent vendre leurs produits par lot, les semences avec les engrais et les pesticides adaptés. En plus, les grands sélectionneurs utilisent des variétés stériles. Effet pervers de cette mainmise, le nombre de variétés s’appauvrit, et avec lui la diversité génétique. »


Marie-Monique Robin avait déjà condamné cette privatisation du vivant (grâce aux brevets) par des firmes comme Monsanto : voir l’article Des brevets contre l’humanité« Les pirates du vivant » par Marie-Monique Robin (OGM, Monsanto) . Le combat de Vandana Shiva (« figure de proue de l’opposition aux brevets sur le vivant ») est également évoqué dans l’article et dans ce documentaire « La guerre des graines »




Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.

Voir l’article sur LaTéléLibre : http://latelelibre.fr/reportages/do…
Voir le site dédié au film : http://blog.francetvinfo.fr/guerre-…

Voir aussi l’article Monsanto accusé d’abus de position dominante en Argentine (1er septembre 2014)



Pour se remémorer le parcours mortifère de Monsanto :


Data Gueule (arte) le 19 juin 2014




Voir également cet article Tous Cobayes ? Monsanto : de Hiroshima aux OGM poisons, des attaques massives contre l’Humanité*. (Eh oui, Monsanto est aussi impliquée dans l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki !)


(*)


« PCB (pyralène), dioxine, DDT, Agent orange, aspartame, hormone de croissance laitière et bovine, Roundup et OGM… et ce qu’on sait moins, les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki. »

Des multinationales comme Monsanto sont tout simplement en train de prendre le contrôle de l’alimentation mondiale, en détruisant la biodiversité et en s’octroyant un monopole sur les semences à l’échelle de la planète.

Auteur Nina K pour Agoravox relayé par Sott.net


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ananard

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Dim 7 Sep 2014 - 8:39

Il serait très intéressant de connaître le montant des enveloppes-bakchichs que les technocrates européens de Bruxelles avec la complicité des politiques empochent pour nous empoisonner.
On devrait pouvoir porter plainte à la cour Européenne pour génocide organisé ! ... Mais comme ce sont les mêmes magouilleurs ... On en sort pas !
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akasha

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Lun 22 Sep 2014 - 5:01

Le Dessous des Cartes : les OGM, état des lieux (1/2)

Depuis la naissance de l’agriculture, l’Homme cherche à modifier son environnement. Aujourd’hui, trente ans après la création de la première plante génétiquement modifiée, le débat sur les OGM reste ouvert et controversé. Le Dessous des Cartes consacre deux numéros à cette question et tente de comprendre les enjeux du débat.




(je vous colle la suite dès que c'est dispo)

Le Dessous des Cartes (Arte – Septembre 2014)


* ** * * * * * * *
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orné

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Dim 12 Oct 2014 - 7:02

C’est confirmé : L’ADN des cultures génétiquement modifiées est transféré aux humains qui les mangent !



C’est confirmé…. Mais est-ce réellement une surprise??? Car en regardant de manière simple le problème, si nous sommes ce que nous mangeons, en mangeant trop sucré, nous pouvons finir diabétiques, logique non? Et les OGM alors? C’est un autre type de culture avec lequel, au lieu d’avoir les pesticides SUR l’aliment, nous avons le pesticide DIRECTEMENT DEDANS, génétiquement intégré! Bien sur, je ne vous conseillerais pas d’avaler une cuiller de Round Up juste pour voir l’effet que cela peut produire, mais je vous laisse l’imaginer… Alors, si réellement vous souhaitez vous alimenter ab vitam eternam avec des produits OGM, bon appétit…

Qu’est ce que l’ADN , d’où qu’il provienne ? De l’info !

Il n’est donc pas étonnant que les infos contenus dans l’ADN des OGM et celle de notre ADN se mélangent quand nous les absorbons, pour faire naître un « ADN mutant »

Il faut que le peuple fasse pression sur les autorités , où que vous soyez, résistez pour arrêter cet immense carnage : cette étude à de sérieuses références, il faut arrêter de jouer avec le feu et la vie des gens au nom des intérêts de MONSANTO !

Vous avez tous vu cette info effarante au journal de la 2 hier, où une étude à été faite à Chypre (de mémoire) et en a conclu que c’était une bonne chose que les gens meurent plus vite , afin de faire économiser de l’argent à l’état quant aux soins de santé …



Dans une nouvelle étude publiée dans la revue « Public Library of Science », les chercheurs soulignent qu’il existe des preuves suffisantes que des repas ayant des fragments de ces ADN portent des gènes complets qui peuvent entrer dans le système humain par un mécanisme inconnu.


Il est intéressant de savoir si les scientifiques des sociétés en biotechnologie ont déjà identifié cette méthode ? Dans un des échantillons sanguins, la concentration relative de l’ADN végétal est plus élevée que celui de l’humain.



L’étude était basée sur l’analyse de plus de 1000 échantillons humains provenant de 4 études indépendantes. « Public Library of Science » est une revue scientifique à libre accès, très respectée, qui couvre la recherche primaire des disciplines au sein de la science et de la médecine. C’est formidable de voir que cette étude y a été publiée, confirmant ce que beaucoup de gens ont soupçonné depuis des années.

Quand il s’agit de cultures et d’aliments génétiquement modifiés, nous n’avons vraiment aucune idée de ce que seront les effets sur le public sur le long terme s. La première vente commerciale d’aliments génétiquement modifiés s’est faite il y a seulement 20 ans, en 1994.

Il n’existe aucun moyen pour que nos autorités responsables de la santé publique puissent tester l’ensemble des combinaisons possibles, sur une population et une période suffisantes, pour affirmer avec certitude que ces organismes sont inoffensifs. Le généticien David Suzuki a récemment exprimé son inquiétude, en disant que les êtres humains font partie d’une « expérience génétique massive » pour de nombreuses années, alors que des milliers de personnes continuent à consommer des OGM.

Les progrès dans la science du génome au cours des dernières années ont révélé que les organismes peuvent partager leurs gènes. Avant cela, on pensait que les gènes pouvaient être partagés uniquement entre les individus d’une espèce, par la reproduction. Les généticiens suivaient généralement l’héritage des gènes dans ce qu’ils appellent un mode « vertical », comme la reproduction entre un mâle et une femelle. Vous suivez leur progéniture et vous continuez à partir de là.

Aujourd’hui, les scientifiques reconnaissent que les gènes peuvent être partagés, non seulement entre les membres d’une espèce, mais aussi entre les membres de différentes espèces.

« Notre système sanguin est considéré comme étant un environnement bien séparé du monde extérieur et du tube digestif. Selon le paradigme normal, de grandes macromolécules consommées avec la nourriture ne peuvent pas passer directement dans le système circulatoire. Au cours de la digestion, les protéines et l’ADN sont censés être dégradés en petits constituants appelés acides aminés et acides nucléiques, puis sont ensuite absorbées par un processus actif complexe et distribués à différentes parties du corps par le système de circulation. Sur la base d’analyses sur plus de 1000 échantillons humains, provenant de 4 études indépendantes, nous rapportons la preuve que des repas portant des fragments d’ADN assez grands pour porter des gènes complets peuvent éviter la dégradation et, par un mécanisme inconnu, entrer dans le système de circulation humaine. Dans un des échantillons sanguins, la concentration relative d’ADN végétal est plus élevée que l’ADN humain. La concentration d’ADN végétal montre une distribution étonnamment précise dans les échantillons de plasma, tandis que l’échantillon de contrôle non-plasma a été trouvé libre d’ADN végétal. »

Ce n’est pas comme un être humain s’accouplant avec une pomme, une banane ou une carotte et échangeant des gènes. Ce que les sociétés en biotechnologie comme Monsanto ont fait, c’est qu’elles ont permis le transfert de gènes de l’un à l’autre sans aucun égard pour les limites ou les contraintes biologiques. Le problème avec tout ça, c’est qu’il s’agit d’une très mauvaise science.

Les conditions et les « règles » biologiques qui s’appliquent au transfert vertical des gènes, du moins pour ceux que nous connaissons, ne s’appliquent pas nécessairement au transfert horizontal des gènes. La science de la biotechnologie d’aujourd’hui est basée sur l’hypothèse que les principes régissant l’héritage des gènes sont les mêmes quand nous déplaçons horizontalement comme verticalement.

Ceci nous démontre que les Organismes Génétiquement Modifiés devraient être soumis à beaucoup plus d’expérimentations et de recherches rigoureuses avant de continuer à être consommés.

Comment les autorités sanitaires qui nous gouvernent peuvent-elles les approuver comme inoffensives ? C’est presque comme s’ils nous disaient que tout est parfaitement inoffensif, et nous les aurions crus sans poser aucune question. Nous semblons être une race très crédule, mais, les choses changent, et de plus en plus de gens commencent à remettre en question le monde qui les entoure.

« Une petite mutation dans un être humain peut déterminer tellement de choses. Le point est tel que lorsque vous déplacez un minuscule gène hors d’un organisme dans un autre, vous changez complètement son contexte. Il n’existe aucun moyen de prédire comment il va se comporter et ce qu’en sera le résultat. Nous pensons que nous concevons ces formes de vie, mais, c’est comme prendre l’orchestre de Toronto prêt à jouer une symphonie de Beethoven puis, vous prenez quelques batteurs aléatoires « ici et là » et vous les intégrez avec cet orchestre symphonique en leur disant de jouer de la musique. Ce qui va en sortir pourrait être quelque chose d’énormément différent. Les publicistes disent qu’il y a de très bonnes intentions derrière les Organismes Génétiquement Modifiés, mais le fait est, que tout n’est qu’une question d’argent. » David Suzuki

Je crois personnellement que les intentions vont bien au-delà de l’argent, mais, c’est une autre histoire.

Il est également assez clair que l’ADN de la nourriture peut aboutir réellement dans les tissus animaux et les produits laitiers que les gens consomment.

Il y a des études qui démontrent que quand les humains ou les animaux digèrent les aliments génétiquement modifiés, les gènes artificiellement créés transfèrent et modifient la nature des bactéries bénéfiques dans l’intestin. Les chercheurs rapportent que les microbes trouvés dans l’intestin grêle de personnes ayant l’ilestomie (maladie intestinale) sont capables d’acquérir et d’abriter des séquences d’ADN provenant de plantes génétiquement modifiées.

Les cultures génétiquement modifiées ont infiltré l’alimentation animale depuis 1996 et il est même devenu normal pour eux d’avoir un régime alimentaire complet génétiquement modifié. Des études ont relié les Organismes Génétiquement Modifiés des aliments pour animaux à l’inflammation grave de l’estomac et à l’utérus élargi chez les porcs.

Article complet sur Réseauinternational.net

Et nous ne parlons ici QUE de l’effet des OGM sur l’organisme, je vous laisse découvrir sur internet (qui en regorge) les méthodes des grands semenciers comme Monsanto, que cela soit au niveau géopolitique, lobbyiste, sur les petits exploitants (combien de suicides portent la signature Monsanto en Inde au fait?). Le danger ne se trouve pas uniquement dans votre assiette, mais également à la source…
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akasha

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Mer 28 Jan 2015 - 16:16

Bonjour mes frères & sœurs I love you
Eh oui Claude, que veux-tu...C'est le monde de l'hypocrisie..On est dans un monde où c'est les puissantes multinationales qui imposent leur dicta..Face à de sois disant réglementation imposée par notamment l'UE, alors qu'ils pactisent directement avec Monsanto ! C'est règlements qui au fait personnes ne respectent... No Il est presque impossible de savoir si on avale, ou pas des OGM's pale Sans compter les méthodes mis en place pour contourné l'appelation OGM ou comment faire du OGM sans à avoir à l'appeler OGM...Voyez plutôt, sidérant !!


Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).



ourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

Paysage incontrôlable


A côté de la transgénèse existe pourtant une autre voie : la mutagénèse. Des mutations aléatoires sont provoquées dans le génome d’une plante, en l’exposant à des agents chimiques ou à des radiations (rayons gamma ou rayons X), puis, parmi tous les mutants obtenus, sont sélectionnés ceux qui possèdent les propriétés recherchées : meilleur rendement, résistance aux parasites, tolérance à la sécheresse…

Ce procédé est utilisé depuis plus d’un demi-siècle – quelque 3.000 variétés végétales mutées sont répertoriées dans le monde – et ses promoteurs font valoir qu’ils ne font qu’accélérer le processus de mutation qui, dans la nature, se produit de façon spontanée. Si bien que, selon eux, il n’existe pas de différence entre les mutants naturels et artificiels.

La commercialisation récente de colza et de tournesol rendus tolérants aux herbicides par mutagénèse n’en a pas moins suscité une vive contestation. Notamment en France, de la part de la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires et de plusieurs ONG, qui y voient des « OGM cachés » encourageant un usage intensif de produits herbicides nocifs pour l’environnement et la biodiversité.

C’est que l’Union européenne, tout en attribuant à ces plantes mutées la qualification d’OGM, les a exclues du champ d’application de sa directive de 2001 sur les organismes génétiquement modifiés – ceux, précise pourtant ce texte, « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Ce qui est le cas avec la mutagénèse.

D’ici peu, le paysage va devenir encore plus complexe, sinon incontrôlable. Car l’industrie des biotechnologies explore aujourd’hui de nouvelles pistes, plus rapides, moins coûteuses et moins aléatoires, comme « l’édition de gènes ». Ces procédés s’apparentent à une chirurgie de précision. Grâce à des « ciseaux à ADN » – des nucléases –, il est possible d’opérer une coupure sur un site ciblé du génome, soit pour y insérer un gène étranger, soit pour modifier ponctuellement un gène, soit encore pour inactiver un gène.

L’objectif est toujours d’améliorer les performances agronomiques des végétaux, ou de les rendre résistants aux pathogènes et tolérants aux stress (chaud, froid, salinité, manque d’eau…), ainsi qu’aux herbicides. Mais il est atteint, vantent les industriels, avec beaucoup plus de fiabilité.

Cela, même si le risque existe que les ciseaux coupent l’ADN ailleurs qu’à l’endroit prévu, ce qui pourrait déclencher des mutations non désirées. Tous les géants du secteur, Monsanto, Syngenta, Pioneer, Bayer ou BASF, sont sur les rangs. Mais ces technologies sont aussi à la portée de start-up, comme la société française Cellectis qui, spécialisée dans le traitement des cancers, s’est lancée dans l’ingénierie du végétal, avec sa filiale Cellectis Plant Sciences, implantée aux États-Unis.

Brouillard réglementaire


Or, ces nouvelles variétés germent dans le brouillard réglementaire le plus épais. Alors qu’aux États-Unis l’administration tranche au cas par cas, au sein de l’UE, rien n’a encore été décidé. Ces semences entreront-elles dans le périmètre de la directive sur les OGM ?

Passeront-elles entre les mailles du filet ? Interrogée, la Direction de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission de Bruxelles répond que la question « est complexe et nécessite une analyse juridique approfondie, qui est en cours et dont les conclusions seront rendues dans les prochains mois ». Pour les industriels, l’enjeu est majeur.

Si leurs produits ne sont pas catalogués comme OGM, « ils seront dispensés des procédures d’évaluation des risques, d’autorisation, d’étiquetage et de suivi des impacts potentiels sur l’environnement », explique Éric Meunier, de l’association d’« information critique et indépendante » Inf’OGM. Ils éviteront également l’image souvent négative associée aux cultures génétiquement modifiées.

Mais les entreprises veulent aussi être fixées pour ne plus investir dans ce domaine en aveugle. « Depuis des années, la profession et les chercheurs attendent que la question soit tranchée par la Commission européenne, qui a peur d’ouvrir une boîte de Pandore », commente Peter Rogowsky, généticien moléculaire à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Ce chercheur coordonne le projet Genius, qui regroupe quinze partenaires publics et privés français et qui vise à « l’amélioration et l’innovation technologiques pour les plan- tes d’une agriculture durable ». Il porte, notamment, sur différentes variétés de maïs, riz, pomme de terre, blé, tomate ou colza. « Les nouvelles technologies d’ingénierie du génome sont avant tout de formidables outils de recherche », défend M. Rogowsky.

« Ce qui pose problème, c’est la frénésie et la rapidité avec laquelle on modifie le monde du vivant »

L’objectif est de « générer des connaissances pour mieux répondre aux défis d’une agriculture productive et durable ». Olivier Le Gall, directeur général délégué de l’INRA, ajoute : « Il est indispensable, tant pour les partenaires privés que pour la puissance publique, de disposer en France et en Europe d’une très bonne maîtrise de ces techniques émergentes. »

Tel n’est pas l’avis de Frédéric Jacquemart, chargé des biotechnologies à France Nature Environnement et ancien vice-président du comité économique, éthique et social du Haut Conseil des bio- technologies (HCB). « Ce qui pose problème, dit-il, ce n’est pas tel ou tel OGM. C’est la frénésie et la rapidité avec laquelle on modifie le monde du vivant, en y introduisant, de façon massive, des plantes qui n’ont pas l’historicité de ce système et qui n’ont pas évolué en cohérence avec lui. »

Bénédicte Bonzi, qui représente les Amis de la Terre au HCB, abonde dans ce sens. « Ces nouvelles variétés répondent à la définition des organismes génétiquement modifiés, estime-t-elle. Les exclure du champ réglementaire les rendrait invisibles et priverait les citoyens de toute possibilité de savoir si elles sont dangereuses ou non pour l’environnement et la santé. Le principe de précaution n’est pas optionnel. Notre responsabilité pour les générations futures est engagée. »

L’industrie des biotechnologies explore de nouvelles pistes, plus rapides, moins coûteuses, comme l’« édition de gènes ». L’agroalimentaire, l’industrie, la pharmacie et le secteur de l’énergie font de plus en plus appel à des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire des molécules.

Deux études américaines, publiées jeudi 22 janvier dans Nature, proposent des pistes pour leur interdire de survivre hors des laboratoires et éviter qu’ils n’envahissent l’environnement.

Bioconfinement


L’idée des équipes de George Church (Harvard) et Farren Isaacs (Yale) a été d’introduire dans le génome de la bactérie E. Coli des fragments d’ADN qui la rendent dépendante de la présence d’acides aminés qui ne sont pas disponibles dans la nature. Le généticien français Philippe Marlière, pionnier du « bioconfinement », salue ces avancées, mais note que « l’irréversibilité du confinement est loin d’être encore établie, aussi bien théoriquement qu’expérimentalement ».

4 % des terres


C’est la part des terres agricoles cultivées dans le monde avec des plantes génétiquement modifiées, en 2013. Soit 170 millions d’hectares, dont 70 millions aux États-Unis, 40 millions au Brésil et 24 millions en Argentine. En Europe, seul le maïs MON810 est cultivé, pour l’essentiel en Espagne (132.000 ha) et au Portugal (8.500 ha). Les principales plantes transgéniques commercialisées sont le soja, le maïs, le coton et le colza, en majorité pour l’alimentation animale et la production de bio-carburants.

Le Monde

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akasha

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MessageSujet: Re: OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers   Dim 16 Avr 2017 - 13:53

L’Europe autorise les OGM : la France n’a pas la possibilité de s’y opposer

L’Europe autorise les OGM, aucun pays n’est en mesure de pouvoir préserver sa population de cette décision compte tenu du marché de libre échange économique. Les différentes politiques nationales sont donc bien ignorées par Bruxelles : emballez c’est pesé !



L’Europe a donc décidé d’autoriser l’importation et la commercialisation de 19 organismes génétiquement modifiés (OGM).

Une décision qui s’affranchit des diverses volontés nationales exprimées sur le sujet. Car les États membres ne se sont pas encore mis d’accord sur une proposition de réforme leur permettant d’interdire ces fameux OGM sur leur territoire. Ils ont été pris de vitesse par Bruxelles !

Cette autorisation s’impose. Aucun recours légal pour la France ou d’autres pays, pour s’y opposer. Ces OGM sont pourtant directement destinés à l’alimentation animale et humaine : soja, maïs et colza. Onze d’entre eux viennent de chez Monsanto.

La mesure s’est accélérée « car les Etats ne parvenaient pas à trouver un compromis ».

Mais comment aurait-il pu en être autrement ? L’Europe est bel et bien une machine à créer du désaccord. Il n’est déjà pas facile de trouver un accord à deux, alors quand on rapporte l’équation aux 28 pays dans la Communauté Européenne… pas d’accord possible à 28. C’est mathématique, plus le nombre de variables est élevé, plus les possibilités de parvenir à un accord sont faibles.

La Commission impose donc de force à tous les pays son autorisation qui prend application immédiatement pour une durée de dix ans. C’est une victoire pour les multinationales et une défaite cuisante de la démocratie, une de plus.




Que faire alors des états membres qui s’opposent aux OGM?

L’Europe laisse de faux espoirs aux pays « anti-OGM » qui ont la possibilité de restreindre ou d’interdire ces biens sur leur territoire. »
Très bien » me direz-vous ? Seulement voilà : l’Union Européenne étant une zone de libre circulation des biens, ces OGM pourront facilement se retrouver dans nos assiettes sans que l’on puisse vérifier quoi que se soit.

Les USA trouvent que la Commission Européenne ne va pas assez loin ! Ils estiment que ces produits sont sans risque, au regard de l’avis des scientifiques de l’Union européenne (!)

Le lobbying forcené qui gravite autour des institutions n’est évidemment pas au centre des débats. Les multinationales du « transgènique » applaudissent la décision.

Pas moins de 40 demandes d’OGM supplémentaires attendent de recevoir l’autorisation à l’importation pour la commercialisation dans l’UE pour l’alimentation animale et humaine.

Au delà de l’organisme modifié lui-même (et sa toxicité ou non), c’est tout le débat de fond sur les techniques de productions industrielles.

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OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers

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