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 Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)

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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 1 Sep 2014 - 10:04

Rappel du premier message :

Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)

Texte Akasha



Bonjour les gens
Aujourd'hui vu que personne n'a encore parlé de la chute de votre gouverneMENT, j'aimerai vous donner mon analyse Pour commencer, il n'est pas normale qu'un gouvernement ayant un bilan aussi catastrophique garde la main, et est au centre de la formation du second. En Belgique dans le même cas de figure, c'est les élections anticipées..Aussi comment est-il possible que se soit le ministre sortant avec une cote de popularité aussi médiocre, soit nommé formateur et conserve son poste ? De plus votre président a lui aussi une cote de popularité avoisinant les 15%..Il est donc étonnant de le voir toujours à son poste prenant des responsabilités aussi grande....Il est donc évident qu'il s'agit d'une cabale comprenant deux volets. Premièrement il fallait évincer les éléments "subversifs en les personnes de Montebourg et Hamon. Eux qui ont osé critiqué ouvertement les décisions prisent sur la politique entreprise sur certains dossiers..Dont l'économie justement. Ainsi avons-nous vu proposer de redistribuer 1/3 des économies budgétaires aux familles les plus fragilisées (cf les la classe ouvrière et moyenne). Pour relancer le pouvoir d'achat. Il était aussi question de baisses d'impôts concernant les classes moyennes et populaires. Secundo, Hamon a critiquer la politique sur la réduction des déficits...Deuxièmement,  Il fallait absolument placer Macron, c'est chose faire désormais...Pure produit de la politique atlantiste qui sera parfait pour poursuivre les négociation de la TAFTA (NDLR traité transatlantique). Monsieur Macron est issu des classe du fameux Young leader & French America (promotion 2012). Voilà un parfait technocrate qui pourra travailler en synergie avec l'UE afin de concrétiser le grand dessein étasunien. Il est bien de savoir que c'est déjà se genre d'institution plus où moins officielle qui travaille depuis des décennies à la formation de l'UE ultralibérale en équation avec celle des Etats-Unis...Nous sommes donc dans une logique de continuité ! (pour plus de renseignement sur les Young Leaders and co, consultez se sujet). Ou encore ici sur les pères fondateurs de l'UE avec les américains : Scandale: Gladio, le formatage de l'Europe par les réseaux fascistes et les USA. Bien ! Je poursuis, Donc vous voilà avec Macron sur les bras Wink Je vais vous donner un scoop...Savez-vous qu'il était au Bilderberg 2014 Et voilà que quelques mois plus tard il est judicieusement placé, c'est beau non? Attendez, je n'ai pas fini Very Happy Il a également entrepris ces études chez les jésuites tout comme Valls d'ailleurs..Et d'autres grands responsables de la politique européenne...Je poursuis, savez-vous qui était aussi au Bilderberg de cette année ? Fleur Pellerin !




Qui était de plus de la promotion 2012 des Young Leaders, incroyable non ? Heureusement que je suis là pour tout balancer Ah oui...(j'ai failli oublier, Macron était aussi adoubé d'une autre casquette, Il a également travaillé pour la banque Rothschild. Qui décidément est un véritable vivier de la classe politique internationale !

Pour terminer, je relaterai le jeu de la chaisse musicale, ainsi assistons-nous impuissant au plassement de pantin au servisse atlantiste...Bekasem remplace donc le déchut Hamon, elle pourra ainsi poursuivre sa politique dégueulasse entamer par son ami peillon et leur si cher théorie du genre... Fillippetti à la culture remplacée par Fleur Pellerin...et donc Montebourg évincé par Macron ! Enfin pour complêter le panier de crabe nous trouvons Patrick Kanner (troisième nouveau) et Marisol Touraine qui se partagent les anciennes attributions de Belkacem.

Texte et propos Akasha  I love you  


Je termine par vous proposez quelques liens connexes :

Le Président Hollande est un homme dangereux..

Le président français propose un sommet de la zone euro pour la croissance en Europe

[Exclusif] La France s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne, par Emmanuel Todd (1)


* * * * * * *


Dernière édition par akasha le Ven 12 Sep 2014 - 0:10, édité 2 fois
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akasha

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 3 Juil 2017 - 2:25

Emmanuel Macron : "Il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien"




le +

Pour ceux qui penseraient que cette phrase a été dénaturée car prise hors de son contexte, écoutez là dans son intégralité...ça ne change strictement rien. Pour Macron, si vous ne produisez rien, vous n'êtes rien. Cela en dit long sur la façon de fonctionner de cet ancien banquier d'affaires qui semble mesurer la valeur humaine des gens à leur réussite sociale.




Bruno Le Maire se voit comme Hermès, le messager de Macron Jupiter



Dernière édition par akasha le Mar 15 Aoû 2017 - 1:26, édité 1 fois (Raison : edit vidéo)
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akasha

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 12 Juil 2017 - 1:27

« Révolution » Macron : ponctionner les retraités et les fonctionnaires pour détaxer les traders

Augmentation de la CSG pour les retraités, gel des salaires et jour de carence pour les fonctionnaires



Lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale le 4 juillet dernier, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage. Or, cette suppression sera financée par une hausse de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG). La CSG est financée par 7,5% des revenus des actifs, 8,2% des revenus de détenteurs de patrimoine, et 6,6 % des pensions des retraités. Cette ponction touchera les pensions des retraités percevant plus de 14 375 euros par an, soit 60% des retraités. Une drôle de manière de remercier une catégorie sociale ayant largement participé à son accession au pouvoir, puisque 74% des retraités auraient voté pour Emmanuel Macron au second tour.

Le 6 juillet dernier, Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, du budget et de la fonction publique, a annoncé le rétablissement pour les fonctionnaires du « jour de carence ». C’est-à-dire, la suppression de la paie pour le premier jour d’absence pour maladie. Il a également confirmé le gel du traitement des fonctionnaires en ces termes :

« Il n’y aura pas d’augmentation de point d’indice pour les agents de la fonction publique. »

Hermès et Jupiter aplatis devant la finance

Toutes les catégories socio-professionnelles ne sont pas à la même enseigne. Dans le même laps de temps en effet, le ministre des finances Bruno Le Maire, qui se comparait au dieu Hermès devant un parterre de financiers new-yorkais, faisait des pieds et des mains pour les inciter à investir et à s’installer en France.

Devant le cercle interrallié le 5 juillet dernier à Paris, il déclarait :

[color:8027=#ffff99« Parmi les investisseurs étrangers, il y a des salariés qui ont des niveaux de revenus élevés. Or, la taxation de ces revenus est très forte. »]

Faisant ainsi écho au discours de politique générale du premier ministre, dont les mesures annoncées doivent prouver que « nous sommes capables de tenir compte de cette situation pour faire venir des salariés en France ».

En 2013, le gouvernement de François Hollande avait initié la mise en place d’une taxe sur les entreprises non assujetties à la TVA (en grande partie, celles touchant au domaine de la finance). Cette taxe pouvait monter jusqu’à 20% pour les entreprises générant des salaires supérieurs à 153 000 euros brut. Le projet du gouvernement actuel : faire disparaître complètement cette taxe. Objectif : permettre aux banques françaises de payer leurs traders en bonus supplémentaires avec l’argent ainsi économisé. Ceci afin de les rendre compétitives vis-à-vis des banques londoniennes en terme de rémunération des traders …

Les enfants de ceux « qui réussissent » et les enfants de ceux « qui ne sont rien »

Mais les courbettes ne s’arrêtent pas là. C’est une véritable pochette surprise que le gouvernement propose aux financiers des places londonienne et new-yorkaise. Ainsi, en accord avec le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, Hermès-Le Maire propose, à l’attention des enfants des traders en question,

« un plan de réalisation d’établissements scolaires ou de classes bilingues susceptibles de [les] accueillir ».


Rappelons que cette proposition de petits soins privilégiés pour les enfants de traders intervient dans un contexte où le minimum de salubrité n’est assuré ni par les collectivités ni par l’éducation nationale dans certains établissements scolaires de province ou de banlieue parisienne. Pour paraphraser notre Jupiter-Macron national, il y a les enfants de ceux qui « réussissent » et les enfants de ceux « qui ne sont rien » …

« Impatrié », un statut fiscal valorisé par Macron et Sarkozy

En 2003 fut créé le statut d’impatrié. Il concerne les Français fortunés ne résidant plus sur le territoire, puis décidant de revenir en France. Ce statut favorisant les fortunes décidées à revenir sur le territoire a été favorisé par Nicolas Sarkozy en 2008, puis en 2015 par Macron, alors ministre de l’économie. Selon Marianne, ce statut pourrait être encore plus valorisé en terme de défiscalisation par le gouvernement actuel.

Macron aurait pourtant juré au porte-parole de l’ONG OXFAM, les yeux dans les yeux, qu’il ne supprimerait pas la Taxe sur les Transactions Financières (TTF). Cette taxe que le gouvernement s’apprête à supprimer pour favoriser l’activité spéculative sur le territoire au prétexte de valoriser la croissance, avait rapporté depuis sa création 137 millions d’euros aux caisses de l’État.

Galil Agar

Pour aller plus loin :
Macron est le président de la finance
pas du climat et des pauvres, Adrien Schwyter, Alexandre Naulot, Challenges, 7.7.17

Source : Cercle des Volontaires
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 16 Juil 2017 - 3:52

Avec Macron, 3 milliards d’impôts en moins… pour les 3.000 foyers les plus riches ! Par Emmanuel Lévy

Citation :
Très important article d’Emmanuel Lévy

Source : Marianne, Emmanuel Lévy, 11/07/2017


Pour les 0,01% les plus riches du pays, les deux mesures phares d’Emmanuel Macron signifieraient l’exonération de 1 million d’euros d’impôt en moins par ménage. – Jacques Witt/SIPA

Le Président veut accélérer la réforme de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine. Ses deux mesures, sur l’ISF et les revenus mobiliers, coûteraient 7 milliards, selon les calculs de l’OFCE… dont près de la moitié serait captée par quelques milliers de foyers fiscaux les plus riches ! Edouard Philippe avance un chiffre inférieur.

Cédant aux pressions conjuguées de ses amis économistes réunis à Aix, des plus libéraux parmi les députés LREM, et de représentants des hauts patrimoines, Emmanuel Macron aurait décidé, le 9 juillet d’enclencher dès 2018 deux réformes de la fiscalité inscrites à son programme : le cantonnement de l’ISF aux seuls biens immobiliers et le prélèvement forfaitaire unique (PFU), une taxe à 30% sur les revenus des valeurs mobilières. La philosophie économique sous-jacente de cette politique est de favoriser les actifs au détriment des inactifs, ce qui explique le basculement des cotisations chômage et maladie des salariés vers la CSG (payée par tous, donc les inactifs), et l’argent qui prend des risques par rapport à celui qui se protège. D’où le traitement privilégié dont bénéficierait l’épargne investie en actions et obligations. Les deux mesures cumulées, si elles étaient complètement implémentées, devraient coûter respectivement 4 milliards d’euros (PFU) et 3 milliards d’euros (ISF).

Nous avons tenté de savoir à qui iraient en priorité ces 7 milliards d’euros. La réponse est sans appel : pour les 0,01% les plus riches du pays, les deux mesures phares d’Emmanuel Macron signifieraient l’exonération de l’ordre de 1 million d’euros d’impôt en moins par ménage.

Le prélèvement forfaitaire unique : 1,3 milliard pour 2 830 ménages

Présenté comme neutre pour les finances publique lors de la campagne, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) devrait coûter au final pas loin de 4 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, selon un rapport de l'OFCE, qui vont rester dans les poches de certains contribuables. Pour sa première année de mise en oeuvre en 2018, le premier ministre a opté pour une version allégée à 1,5 milliard d’euros. Pour en mesurer la véritable ampleur, Marianne raisonne sur son application pleine et entière.

Dans la note de l’OFCE on peut ainsi lire que: «seuls les ménages appartenant au dernier centile de niveau de vie, les 1 % les plus aisés, devraient voir leur niveau de vie s’accroître en moyenne de 4 225 euros, soit un gain de pouvoir d’achat de 3,1 %, alors que le gain moyen pour les ménages appartenant aux 9 premiers déciles de niveau de vie serait de 0,3 %, soit un gain moyen par ménage de l’ordre de 55 euros (133 euros en moyenne si l’on ne considère que les bénéficiaires de la réforme).» Mais en réalité la culbute est encore plus intéressante pour les riches parmi les riches, la tête d’épingle de la distribution, c’est à dire les 0,01% des ménages. Dans cette catégorie,un couple avec deux enfants dispose d’un revenu mobilier de 3,4 millions d’euros sur les 6,3 millions d’euros de revenus global annuel. Pour eux, l’économie d’impôts avec le prélèvement forfaitaire unique serait considérable, proche de 450 000 € selon les calculs de Marianne,sur la base des données de l’OFCE. Le gain de pouvoir d’achat pour cette petite famille des très beaux quartiers approcherait les 7 %. De quoi acheter au petit dernier un petit deux pièces dans les plus beaux quartiers de Paris, et ce tous les ans…. A eux seuls, ces 2 830 ménages capteraient plus du tiers des 4 milliards que coûte la réforme, soit 1,3 milliard d’euros. En 2018, cette somme devrait être limité à un demi milliard.

L’ISF : 2 milliards pour 3 400 ménages

Taper sur la rente immobilière! L’idée n’est pas […]

Suite à lire sur Marrianne, Emmanuel Lévy
Vu sur Les Crises
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MessageSujet: Obamacron, bonnet blanc et blanc bonnet….   Lun 24 Juil 2017 - 1:02

Obamacron, bonnet blanc et blanc bonnet….



Sommé par les hautes instances internationales (UE et FMI en tête) de faire des « économies », le nouveau et docile gouvernement s’y emploie avec énergie.
Pas question de prendre l’argent là où il est, chez les grosses fortunes ou les multinationales cotées au CAC40, mais plutôt chez la partie de la population la plus faible économiquement ; i.e.« ceux qui ne sont rien ».

Ce sera donc une baisse des APL pour tous, mais la patate chaude sera aussitôt renvoyée au gouvernement précédent :


Les APL subiront «une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d’octobre suite à l’application d’une réforme d’économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée»

[url= il invitera en revanche Bono et Rihanna à l’Elysée la semaine prochaine]Que nenni répond pourtant aujourd’hui l’ancien ministre du Budget Christian Eckert [/url] :

Le précédent gouvernement n’a « jamais » envisagé une baisse des aides au logement, a affirmé l’ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert, dans un entretien au Parisien, contredisant des affirmations du nouvel exécutif.« Nous ne l’avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste », a déclaré M. Eckert interrogé par le quotidien sur cette mesure.

Après la hausse de la CSG, le reniement de la promesse concernant la taxe d’habitation et avant l’attaque finale visant le droit du travail, c’est à un tir nourri qu’est soumise la « France d’en bas » « chère » à Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement, Obamacron est fidèle à sa ligne de conduite hyper médiatique d’amis des stars et des caméras.
Si le sort des plus pauvres ne l’intéresse pas, il invitera en revanche Bono et Rihanna à l’Elysée la semaine prochaine.
Symboliquement, c’est succulent.Mais qui sait, inviter ces icônes pop au palais présidentiel est peut être un moyen pour le locataire de l’Elysée de prouver à Shlomo Sand qu’il possède une excellente « culture mondaine » à défaut de solides connaissances religieuses et historiques.

«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.

Un inculte élu par des incultes pour reprendre les propos de Michel Onfray :


Pourquoi baptiser l’ex ministre de l’économie du gouvernement François Hollande Obamacron ?
Tout simplement car comme son cousin idéologique d’Outre-Atlantique, le président français a été fabriqué et porté au pouvoir par les médias, comme lui il est l’objet de l’organisation d’un véritable culte de la personnalité, qu’ils sont l’un comme l’autre les grands amis des « people » (ces nomades apatrides qui prennent les pays pour des « hôtels« , merci à Jacques Attali pour sa formule), enfin, ils ont fondé leur communication sur du vent et des effets d’annonces et sont des golems sécrétés par le mondialisme le plus ultra dont ils sont les ardents défenseurs.

Rappelons qu’Obama soutenait le leader d’En Marche ! dans sa course à l’Elysée.
Et que [url=Obama soutenait le leader d’En Marche ! dans sa course à l’Elysée]Jupiter s’inspire ouvertement des méthodes barackiennes pour sa com[/url] :


Flux d’images choisies, communication calculée et souvent maîtrisée -comme lors son coup de téléphone au standard de l’Élysée- mises en scène sportives ou avec des enfants qui se veulent décontractées, Emmanuel Macron fait du Barack Obama, remarque pour BFMTV.com Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire communication et politique du CNRS.

Pour conclure, jetons un coup d’œil (juin 2016) sur le bilan d’Obama en terme de chômage aux USA :


Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Juin 2016 que 94,708 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi sur les quatre dernières semaines.

Focus également sur la pauvreté : Les Etats-Unis, ce pays riche de ses pauvres (octobre 2016) (octobre 2016) :

Récemment, le grand quotidien USA Today publiait une enquête montrant que 7 Américains sur 10 possédaient moins de 1000 dollars d’épargne. Pas de quoi en déduire non plus un état de pauvreté extrême, c’est vrai, d’autant que les Américains (et les Anglo-saxons en général) ont une grande culture du crédit, mais ce petit chiffre montre déjà à quel point un simple revirement de tendance sur les taux d’intérêts, par exemple, pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur la capacité des citoyens à compenser leurs pertes en capital.


Là où cela devient plus préoccupant, c’est lorsqu’on liste les nombreux dysfonctionnements socio-économiques de celui qui se veut encore le plus grand pays du monde. Ainsi, la moitié de ceux qui disent posséder moins de 1000 dollars sur un compte d’épargne n’ont en réalité… aucune épargne ! Rien, zéro. Compliqué, dans ces conditions, d’imaginer une quelconque reprise économique quand un tiers de la population n’a tout simplement pas les moyens de soutenir une éventuelle croissance, par la consommation notamment ou encore par l’investissement en capital. D’ailleurs, l’an dernier, l’équivalent de l’Insee aux États-Unis a révélé que 47 millions d’Américains vivaient sous le seuil de pauvreté.

Gageons que le bilan du petit Emmanuel ne sera guère plus reluisant mais qu’il bénéficiera tout autant d’une approche marketing parfaitement étudiée et qu’il sera lui aussi enjolivé par les différentes antennes du ministère de la propagande.

Source : En-Quête-de-Vérité
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Sam 5 Aoû 2017 - 6:41

Rompre avec la France atlantiste ? par Hadrien Desuin

Citation :
Un excellent entretien de Coralie Delaume…

Source : L’Arène nue, Hadrien Desuin, 11-05-2017



Ancien élève de l’École spéciale militaire de St-Cyr, Hadrien Desuin est géopoliticien. Il collabore avec plusieurs journaux (Conflits, Figarovox) dans lesquels il commente l’actualité internationale. Il vient de publier La France Atlantiste (Le Cerf, avril 2017), un essai à la fois synthétique et complet qui dresse un bilan sévère de la diplomatie sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande. Il y revient aujourd’hui dans L’arène nue.

Dans votre livre, vous décrivez une diplomatie phagocytée, sous Sarkozy puis sous Hollande, par les « néo-conservateurs français », œuvrant avant toute chose à solder l’héritage du “gaullo-mitterrandisme”. Pouvez-vous expliquer brièvement qui ils sont et quelle est leur vision du monde?


Les néo-conservateurs français assument rarement cette appellation. Certains sont sortis du bois après le refus de la France de participer à l’expédition américaine en Irak. Autour du cercle de l’Oratoire et de la revue Le meilleur des mondes d’abord. Aujourd’hui leurs bastions se résument à la FRS (Fondation pour la Recherche Stratégique), Terra Nova et la revue La règle du jeu dirigée par BHL.

Dans l’intervalle, ils ont remporté la bataille des idées, profitant de la rupture annoncée par Nicolas Sarkozy en 2007. Défaits en 2003 sur la question irakienne, les néo-conservateurs sortent grands vainqueurs de la décennie qui suit. Par ailleurs, les printemps arabes ont beaucoup aidé à renouveler l’idée d’imposer par les armes un grand Moyen-Orient démocratique. Notamment au Parti Socialiste.Comme aux Etats-Unis, les néo-cons sont d’anciens trotskistes ou maoïstes qui ont dénoncé le dévoiement du communisme par l’Union Soviétique pendant la Guerre froide.

Après la tragédie du Vietnam, ils se sont ralliés à la bannière américaine comme étendard de la liberté. Ils veulent répandre la démocratie dans le monde, (c’est ce qu’on a appelé le “nation building”) et lutter à la fois contre le djihadisme et la restauration de la puissance russe. Ce sont des wilsoniens qui font la chasse aux Etats-voyous dans les banlieues insoumises de l’Amérique-monde. En France, ils ont démarré dans l’associatif comme Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde ou dans les cénacles d’intellectuels libéraux.

Après la chute du mur de Berlin, la jonction se fait avec la droite atlantiste et l’appareil militaire, sommé d’appliquer “la guerre humanitaire”. Ce sera une suite ininterrompue de fiasco stratégiques : Somalie, Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Irak…D’autres, plus modérés, tentent même de récupérer le label “gaullo-mitterrandien” grâce à une interprétation alambiquée du terme. Selon eux, de Gaulle aurait toujours été fidèle à l’alliance atlantique.

Puis Mitterrand aurait achevé dès les années 80 la normalisation de la diplomatie française. Un retour à l’alignement de la IVème République. C’est en partie vrai mais globalement faux. Certes de Gaulle commence sa présidence par une tentative de relance trilatérale avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni. C’est pourquoi il accélère la décolonisation. Mais il est déçu, notamment par Lyndon Johnson qui succède à Kennedy après sa mort.

Son rapprochement avec l’Allemagne échoue aussi en 1963. Ce sont ensuite six ans de tensions très fortes avec l’Amérique et de rapprochement avec les non-alignés voire même l’URSS et ses satellites. La période 1963-1969 est sciemment occultée par les atlantistes.

Ces atlantistes hexagonaux sont-ils si influents que cela ? Emmanuel Macron a-t-il des liens avec certains d’entre eux qui pourraient donner des indices quant à ses futurs choix diplomatiques ?

Dans un entretien à Mediapart, Emmanuel Macron a révélé beaucoup écouter François Delattre, ancien directeur de cabinet adjoint de Dominique de Villepin. Actuel représentant de la France à l’ONU, il pourrait donner cette touche gaullo-mitterrandienne s’il était nommé conseiller diplomatique du Président. Tandis que Gérard Araud, un temps pressenti, est lui un ultra atlantiste décomplexé. L’entourage diplomatique de Macron se compose également d’Aurélien Lechevallier, un de ses amis rencontré à Sciences Po et devenu diplomate avant de pantoufler à la mairie de Paris pendant la campagne. En tant que conseiller diplomatique du candidat, il a prévenu que suite aux MacronLeaks, la réponse d’Emmanuel Macron à Vladimir Poutine serait extrêmement ferme. La relation franco-russe pourrait donc rester glaciale.Le futur Président revendique le fameux héritage “gaullo-mitterrandien”, expression popularisée par Hubert Védrine mais qui signifie surtout une forme de transition historique entre le gaullisme d’hier et l’atlantisme d’aujourd’hui. Les atlantistes enragés comme Bruno Tertrais ou Nicolas Tenzer ont ouvertement milité pour la candidature Macron.

Pour eux l’ONU n’est pas assez efficace et oblige à discuter avec les russes. Ils préfèrent donc l’OTAN. Il y a peut-être une volonté chez Emmanuel Macron de revenir aux fondamentaux de la diplomatie française post-gaullienne. En finir avec ce que j’appelle “l’hyper-atlantisme”, c’est-à-dire cette manie qu’a eu la France sous Obama de profiter de sa prudence stratégique et de ses réserves pour partir à l’aventure et essayer de devancer Washington dans une forme de surenchère émotionnelle, humanitaire et militaire.

En particulier en Libye et en Syrie. D’autant plus que la nouvelle administration Trump, plus imprévisible, moins présentable et assez belliqueuse, gêne les partisans de l’atlantisme à outrance. Donald Trump a peiné à masquer son soutien à Marine Le Pen. La diplomatie Macron va sans doute relancer le discours sur l’Europe de la Défense. Une impasse puisque ni les Britanniques ni les Allemands n’en veulent. Pour eux, comme pour les néo-conservateurs français, l’OTAN est la référence de tout.

Vous rappelez que pour le général de Gaulle, « le rôle historique de la France était de réconcilier la Russie avec l’Europe, voire l’Amérique ». Selon vous par ailleurs, « ce que la France a sans doute de meilleur à apporter au monde, c’est la résistance à l’hégémonie ». Mais nous ne sommes plus en période de Guerre froide. Est-il encore temps de jouer aux non-alignés ?

Êtes-vous bien sûr de ne plus être en Guerre froide ? La chasse aux espions russes ramène parfois certains observateurs hexagonaux à une atmosphère quasi McCartyste. On voit des agents du Kremlin partout, les théories du complot fleurissent comme au printemps. On prend vraiment le FSB pour un service de pieds nickelés et d’amateurs.

Soyons sérieux : bien sûr que le rôle de la France est de ramener la Russie dans le concert européen. De Gaulle parlait de la Russie et non pas de l’URSS car il anticipait déjà sa chute et se souvenait d’où elle venait. Nous devrions regarder la Russie avec ce même souci historique et géographique. La France, grande puissance moyenne de l’Ouest européen, a naturellement besoin de réintégrer la Russie en Europe pour contrebalancer le poids de plus en plus lourd de l’Allemagne. Nous sommes en guerre contre le djihadisme mais nous sommes aussi en guerre économique. Le refus de l’hégémonie, c’est le refus de voir s’installer dans le monde et en Europe une puissance qui dominerait toutes les autres. Et qui la dominerait mal de surcroît.

Il suffit de regarder un tant soit peu l’Amérique pour comprendre qu’elle ne peut être un modèle pour le monde. La culture française, celle qui a inventé l’art de la diplomatie réaliste avec Richelieu et Mazarin, celle qui a brillamment participé au congrès de Vienne de 1814-1815, doit jouer son rôle. Un rôle de grande embêteuse du monde comme disait Giraudoux, mais aussi un rôle de médiateur et de garant des grands équilibres du monde. Elle n’a pas à jouer les petits soldats des droits de l’Homme à travers la planète. Il suffit de regarder comment a terminé Bonaparte.

Vous semblez rejoindre le spécialiste de la Russie Jean-Robert Raviot, qui expliquait ici-même que selon lui, la Russie ne poursuivait nullement d’ambition impériale à l’Est. Mais alors que veut-elle, notamment en Ukraine ?

Vous avez raison de citer les fructueuses analyses de Jean-Robert Raviot. Cela étant, François Hollande lui même disait que la Russie de Poutine était une force conservatrice et stabilisatrice plutôt qu’un danger: “D’une certaine façon, c’est vrai, la Russie n’est pas une puissance agressive. C’est un pays qui est pour le statu quo, pour le maintien des régimes, y compris les plus dictatoriaux lorsque ça peut être un élément de stabilité, mais il ne menace pas notre propre sécurité.” confiait-il à Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Un président ne devrait pas dire çà). La menace russe est surtout un chiffon rouge qui fait le bonheur des grands titres des journaux.

La Russie tente depuis trente ans de sauver les meubles de son ancien empire soviétique. Empire qui datait de plus loin que l’URSS. La Crimée avait été annexée par Catherine II. Poutine a réagi avec beaucoup de modération en Ukraine tandis que Kiev s’enfermait dans une surenchère nationaliste. Poutine s’est gardé d’annexer le Donbass, de le renforcer militairement afin de pousser son avantage vers Marioupol et pourquoi pas Odessa. L’annexion de la Crimée doit beaucoup à la population russe de la presqu’île, à l’interdiction votée par la Rada de la langue russe dans les rapports sociaux et bien sûr à sa position stratégique pour la flotte de Sébastopol. Il était impensable pour Moscou d’abandonner la Crimée et donc la mer Noire au régime de Kiev. Poutine cherche actuellement à profiter de sa position dans le Donbass pour faire revenir Kiev à la raison. L’hypothèque stratégique saisie à Donetsk et Lougansk agit comme un garde-fou contre l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et donc à l’Union Européenne. Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un Empire, chose qui reste pourtant indispensable.

Il est tout aussi important pour l’indépendance de la France de se tourner vers le Sud que de regarder vers l’Est. Vous déplorez pourtant l’état de ce qui fut jadis « la politique arabe de la France » et expliquez que celle-ci est désormais écrite depuis Riyad. Comment faire pour sortir notre pays de sa dépendance, commerciale notamment, vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et plus globalement des pétromonarchies ?

C’est une chose de vendre des matériels, c’en est une autre d’aligner sa politique arabe sur la diplomatie saoudienne. Quand on regarde précisément la nature des contrats et les résultats obtenus par d’autres nations industrielles, on n’observe pas une telle symétrie. Les pays du Golfe sont des clients très exigeants et de redoutables négociateurs. Ils cherchent des matériels performants avant tout. Le problème est qu’ils ont une culture du cadeau. Cela infuse dans toute la classe politique française, comme l’ont bien montré Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Le complexe militaro-industriel français a cruellement besoin de ces commandes. Ce qui passe par une commande nationale conséquente. La course à l’export ne doit pas perdre de vue l’intérêt national. Mieux vaut perdre un contrat que perdre son âme auprès de missionnaires du wahhabisme.

La politique arabe de la France jusqu’à Jacques Chirac s’adressait à tous les pays du Moyen-Orient, pas seulement à quelques monarques enrichis. La France a retiré son ambassade à Damas et s’est exclue toute seule du Levant. L’Iran nous fait payer cet alignement sur Riyad. Or, on ne peut pas peser sur le règlement du conflit israélo-palestinien en défendant la position des pétromonarchies. Lesquelles sont favorables au statu quo avec Israël. Face à la montée de l’islamisme, il faudrait que la France soutienne davantage les partisans d’un Etat séculier en lutte contre l’influence des Frères musulmans.

Donald Trump, que tout le monde attendait dans le rôle du « républicain isolationniste » a décidé des frappes sur la Syrie en avril. Que s’est-il passé ? Selon vous, où va la diplomatie américaine à ce stade et comment la France devrait-elle se positionner par rapport aux Etats-Unis de Trump ?

Personnellement, j’avais alerté dès le printemps 2016 sur le fait que Trump ne serait pas isolationniste. Tout dans la psychologie du personnage indiquait le contraire. L’histoire américaine depuis 1945 en dit long également. L’isolationnisme n’est plus une option pour l’Amérique depuis Pearl Harbour. Par ailleurs si l’on observe les changements progressifs dans l’entourage de campagne puis à la Maison-Blanche, on voit bien que les faucons du parti républicain ont peu à peu repris la main. Le général Mattis, le général Mc Master, Reince Priebus, Mike Pompeo, Jared Kushner sont désormais aux commandes. La diabolisation de Trump passait par son rattachement voire sa soumission supposée à Vladimir Poutine. Ce qui était grotesque. Donald Trump a passé toute sa campagne à déclarer qu’Obama avait été trop faible face à l’Iran mais aussi face à la Russie. S’il disait que l’OTAN étais obsolète, c’était aussi pour dire que les européens devaient davantage financer leur défense américaine.

Face à Donald Trump, la France doit retrouver sa posture de 2003, une alliance avec l’Allemagne, la Russie et la Chine pour imposer à l’Amérique une gestion multipolaire du monde: un concert mondial des nations.
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orné

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 6 Aoû 2017 - 7:55

La Chute de Macron dans les sondages, d’une ampleur quasi inédite sous la Vè



Deux mois après son arrivée aux affaires, Emmanuel Macron accuse une chute de popularité quasi inédite sous la Ve République, signe d’un profond hiatus entre la communication présidentielle et la « politique d’austérité » conduite par l’exécutif, analyse le politologue Jérôme Fourquet, de l’Ifop.

Q. Les enquêtes se suivent et se ressemblent, dix points de moins selon l’Ifop, huit selon Harris Interactive, sept selon YouGov, cinq selon Elabe…


R. C’est une baisse inégalée lors du premier été d’un mandat présidentiel sous toute la Ve République. A une exception près, celle de Jacques Chirac, élu en 1995 sur la réduction de la fracture sociale et qui avait annoncé un tour de vis sur la Sécu considéré comme un reniement de ses promesses électorales. Emmanuel Macron était à 54% d’opinions favorables en juillet quand François Hollande était à 56% en juillet 2012 et Nicolas Sarkozy à 66% en 2007. La chute de popularité de Hollande était intervenue très rapidement mais avait été plus lente. Quant à Nicolas Sarkozy, il marchait toujours sur l’eau à la même période de son mandat.

Q. Comment expliquer ce soudain dévissage ?

R. C’est la résultante de mécontentements et de griefs divers qui émanent de catégories de la population très différentes. La baisse est particulièrement marquée dans la fonction publique, 18 points contre 10 en moyenne. Elle témoigne ici d’un mécontentement catégoriel et salarial : gel du point d’indice, retour du jour de carence vécu comme une mesure vexatoire, coupes budgétaires… Le deuxième foyer de mécontentement important, ce sont les retraités qui s’inquiètent vivement de la hausse annoncée de la CSG. Les critiques portent aussi sur l’attitude d’Emmanuel Macron à l’égard du général de Villiers. Beaucoup y voient un excès d’autoritarisme conjugué au reniement de la parole donnée sur le budget de la défense. A cela, s’ajoutent, plutôt dans l’électorat de gauche, des critiques sur la réception en grande pompe à Paris de Vladimir Poutine et Donald Trump. D’une manière générale, Emmanuel Macron sort de l’état de grâce pour rentrer dans l’atmosphère et assumer le coût politique de ses arbitrages.

C’est très clair sur un sujet phare de sa campagne, la suppression de la taxe d’habitation. A la suite du discours de politique générale d’Edouard Philippe, le trouble s’est installé parmi les électeurs les plus modestes qui pourraient en bénéficier mais ont compris qu’elle ne serait finalement appliquée que progressivement. Quant aux catégories les plus aisées, elles redoutent d’être une nouvelle fois les dindons de la farce et de payer pour tous les autres.

Q. Un clair avertissement pour l’avenir ?

R. Dans une partie de l’opinion commence à s’installer le sentiment d’avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d’une politique d’austérité. Précisons que notre sondage a été réalisé avant l’annonce d’une baisse de cinq euros mensuels des APL et le coup de rabot de 300 millions d’euros pour les collectivités locales. Les Français mécontents ont l’impression qu’Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d’autant plus paradoxal qu’il n’a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une « nouvelle politique ». Or c’est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l’image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd’hui le président, c’est que les Français passent progressivement du « il est brillant et réussit tout ce qu’il entreprend » à « en fait, tout ça, c’est de la com' ».

Source : LCP

Sondage YouGov : Effondrement de la popularité de Macron, à 36% d’opinions favorables



Par rapport à juillet, Emmanuel Macron passe de 43 à 36% d’opinions favorables (-8) tandis les opinions défavorables passent de 36 à 49% (+13).

description Cliquez sur l'image pour avir sa taille réelle

Source : Sondage via Yougov
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 6 Aoû 2017 - 8:15

Les sondages, aussi peu fiables avant et après, mais toujours la volonté de nous les faire avaler quand même comme des Vérités :)

Ces tentatives de sonder l'opinion, comme si la majorité des français n'avait pas déjà décidé avant l'élection, par l'abstention notamment, qu'il n'y a aucun président légitime, donc pas de Macron. La part des votes "effectifs" dans cette élection est en effet inférieure au seuil logique de ce qui s'appelle "la majorité".

Ces sondages, qui sont là comme pour finalement conforter le système, dire que les français "ne veulent plus de ce président" comme s'ils en avaient voulu avant Wink

Aucune étude sur le désintérêt envers les politiciens, ni l'essor de nouvelles idées de démocratie dénuées de dirigeant.

Et toi orné, en bon soldat, tu relayes tout ça sans même te rendre compte de ces subtilités.
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 6 Aoû 2017 - 8:45

KiLVaiDeN a écrit:
Les sondages, aussi peu fiables avant et après, mais toujours la volonté de nous les faire avaler quand même comme des Vérités :)

Ces tentatives de sonder l'opinion, comme si la majorité des français n'avait pas déjà décidé avant l'élection, par l'abstention notamment, qu'il n'y a aucun président légitime, donc pas de Macron. La part des votes "effectifs" dans cette élection est en effet inférieure au seuil logique de ce qui s'appelle "la majorité".

Ces sondages, qui sont là comme pour finalement conforter le système, dire que les français "ne veulent plus de ce président" comme s'ils en avaient voulu avant Wink

Aucune étude sur le désintérêt envers les politiciens, ni l'essor de nouvelles idées de démocratie dénuées de dirigeant.

Et toi orné, en bon soldat, tu relayes tout ça sans même te rendre compte de ces subtilités.

Bonjour,
C'est vrai que j'ai eu la flegme d'expliqué le pourquoi du poste.
C'est simplement pour démontrer que le Macron il s'en fou de sa notoriété envers le peuple puisqu'il le méprise et sait très bien que à peine 20 % du peuple l'a mis là où il est. Comme on l'a démontré sur d'autres postes par des calculs assez simple que les médias auraient très bien pu faire aussi et s'en est bien dispenser en bon chien de garde du système.

Je ne suis pas non plus fan de sondage mais dans ce cas ça reste un bon marqueur qui dans un sens suit le scénario qu'on a proposé dès le début de la candidature de Macron pour la présidence.

Sinon si tu as un peu suivit le sujet qui existe depuis que Macron est apparu en politique, dans le gouvernement Valls 2, tu auras remarqué qu'on a toujours tapé juste.

Pour nos aspirations politiques elles sont du côté  Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 9 Aoû 2017 - 18:27

Ère Macron ; En marche vers le 19è siècle.



Ère Macron ; En marche vers le 19è siècle, le temps béni où les travailleurs n'avaient aucun droit.

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mar 15 Aoû 2017 - 1:23

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Encore des mesures économiques prise complètement injuste... Cadeaux pour les plus nantis et perte sèche pour les plus fragilisés... Mais les médias encore une fois, fait semblant de ne rien voir. Il faut dire que leur héro a perdu de sa superbe, sa cote de popularité est en chute libre et désormais seul 36 % des français le soutienne encore. Il ne faut donc pas trop en rajouter sinon Jupiter ne ressemblera plus qu'à un vieux caillou qui gène dans la chaussure... Rolling Eyes En attendant il s'en fiche éperdument et continue sa basse besogne que l'état profond lui a confié !
Akasha.


Vote de la suppression de la CSG pour les députés et hausse pour les retraités ! Qui en parle ?

par seniorenforme (son site)
jeudi 10 août 2017


Scoop : Les députés dans l'indifférence générale ont voté hier l’exonération de la CSG sur leurs frais de mandat parlementaire. Et ce dans le cadre de la loi de moralisation de la vie publique. On marche sur la tête, on demande aux retraités de faire des efforts, des millions de seniors vont voir leur contribution sociale augmenter et en plein été dans la nuit, les députés se votent une exonération d'impôt. Franchement, on se moque du monde !

http://blog.seniorenforme.com/

Ça suffit, on ne peut demander toujours et encore des efforts aux retraités et les législateurs se votent en catimini une suppression de CSG pour eux-mêmes !


http://blog.seniorenforme.com/categorie/politique/

Ce sont toujours les mêmes qui trinquent, c'est inacceptable, maladroit, honteux ! Les députés sont-ils bien moins lotis que des milliers de retraités qui n'ont que 1200€ de pension mensuelle ?

Il faut savoir que les députés ont 7209,64€ d'indemnité mensuelle, 5840€ d'indemnités représentatives et 9618€ de crédit pour rémunérer leurs collaborateurs. En parallèle, la retraite moyenne est de 1376€ brut et 560 000 retraités touchent le minimum vieillesse...

Pour rappel, les députés se votent une baisse d'environ 430€ de CSG et les retraités vont voir leur CSG augmenter de près de 300€. Deux poids deux mesures...

C'est cela le nouveau monde ? Dans tous les cas c'est scandaleux...

http://blog.seniorenforme.com/categorie/retraite-2/
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mar 22 Aoû 2017 - 1:13

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...



Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat…

Depuis la loi de 1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.


Comment en est-on arrivé là ? En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.

Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat.

Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.

Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.

Cette loi a été abrogée en 1994 mais étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (à compter du 1er novembre 1993, article 104) et Lisbonne (à compter du 1er décembre 2009, article 123) que la France doit naturellement appliquer à la lettre depuis cette date.

Les critiques de la loi de 1973

Contrairement à ce qu’escomptaient les initiateurs de la loi de 1973, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.


On le voit aujourd’hui en France mais aussi en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.

La critique de cette loi a notamment été porté par Étienne Chouard qui a préfacé le livre de l'essayiste altermondialiste André-Jacques Holbecq « La dette publique, une affaire rentable », publié en 2008.

Le webdocumentaire « L'Argent Dette » sur la création monétaire en 2008), de Paul Grignon, fustige le fait que les États empruntent de l'argent et payent des intérêts, alors qu'ils pourraient créer l'argent directement. Diffusé en streaming sur le web et en DVD, il nous montre à l'aide d'animations et d'explications claires la façon dont est créé l'argent. Et contrairement à ce que l'on peut croire, la monnaie créée par l'État ne représente que 5% de l'argent en circulation contre 95% créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque.
Gabriel Galand et Alain Grandjean, membres de l'association « Chômage et Monnaie », créée en 1992, ont dénoncé eux aussi cette loi dans un livre de 1996, " La monnaie dévoilée ", aux Editions L'Harmattan.

Dans le documentaire franco-allemand d'Arte, « La dette, une spirale infernale ? », le pouvoir des banques de créer de l'argent à partir de rien, contre une promesse de remboursement y est critiqué également par le regretté Bernard Maris qui expliquait notamment : « L'argent, qui était devenu un bien public - c'est-à-dire que l'État gérait la création monétaire - est redevenu un bien privé, créé par les banques, de grandes puissances autonomes, dans les années 1970, et après ça n'a fait que s'amplifier ».

C'était aussi l'avis de Michel Rocard qui estimait que cette loi a « interdit à l’État de se financer sans intérêt auprès de la banque de France » et l'a obligé à « aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5 % ».

Dans son livre « L'Arnaque du siècle » de 2012, Nicolas Dupont-Aignan écrit « Comment pouvons-nous accepter d'avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c'est-à-dire aux banques privées ? […] Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d'emprunter à 3 % à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1 % ? […] Alors même que l'on pourrait, comme la France l'a fait jusqu'en 73 […] financer à un taux abordable nos équipements publics ? ».

Des critiques, comme Emmanuel Todd, vont jusqu'à considérer que la dette est illégitime et ne doit pas être remboursée.

Des chiffres méprisés par Emmanuel Macron

Si les taux d’intérêt ont fortement diminué ces dernières années, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé.


Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%, dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint
jusqu’à 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 %.

En 1978, la dette publique de la France représentait 72,8 milliards € et 21,2% du PIB.

En 1988 : 302,8 milliards € et 33,3% du PIB.

En 1998 : 787,4 milliards € et 59,6% du PIB.

En 2005 : 1147,6 milliards € et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la

presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense.

En 2007 : 1211,6 milliards € et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public.

Fin 2013 : 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB.

A la fin du 1er semestre 2014, la dette a dépassé officiellement les 2 000 milliards €.

Fin 2015, lorsque Emmanuel Macron était encore ministre de l’Economie, de l’industrie et du Numérique, la dette est montée à 2 098 milliards € !

Fin juillet 2017, la dette s’élevait à 2 226 milliards € (soir 35 441 € par habitant et 70 882 € par ménage)


Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards €, les intérêts payés se montant à 1306 milliards € ! Sans les intérêts encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards € au lieu de 1 327 milliards € !

Une situation dramatique qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron occulte systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés à l’image des « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas qui préfèrent parler de « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc.

C’est ainsi que s’imposent dans l’opinion françaises et européenne des vérités apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité et la remise en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états…

https://reformeraujourdhui.blogspot.be/

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 27 Sep 2017 - 22:49

« Macron représente le bloc bourgeois » – Entretien avec Romaric Godin, par Lenny Benbara pour LVSL

Source : LVSL, Lenny Benbara, 05-09-2017



Romaric Godin est journaliste économique. Ancien rédacteur en chef adjoint à La Tribune, où il avait notamment suivi la crise grecque et l’actualité européenne en général, il travaille depuis peu à Mediapart. Nous avons voulu l’interroger sur sa pratique du journalisme, sur la vulgarisation de l’économie, et sur l’analyse qu’il fait du moment politique actuel.

1) Depuis deux ans, vos articles ont rencontré beaucoup de succès. Alors on se demande comment est-ce que vous travaillez, quelles sont les sources avec lesquelles vous travaillez le plus ? Combien de temps cela vous prend pour préparer un papier ?

Tout dépend du sujet et de l’actualité. Les sources dépendent évidemment de cela, il n’y a pas de règles sur ce point-là. Néanmoins, j’essaie de ne pas rester uniquement sur de l’actualité brute mais de creuser les sujets. Quand il y a un peu moins d’actualité, je prends le temps de travailler des thèmes qui sont dans l’air en lisant des études et des livres que je réutilise ensuite. Je me réfère souvent aux travaux des économistes en fonction des sujets sur lesquelles ils travaillent, y compris des économistes de banques. Ils apportent des connaissances techniques importantes, même si c’est un métier qui a évidemment des faiblesses. Par exemple, je pense qu’ils comprennent bien les réactions des marchés, ce qui ne veut pas dire qu’on doit valider les réactions des marchés, mais il faut savoir les anticiper et les comprendre. Tous les économistes ne sont pas des affreux et parfois ils ont des points de vue critiques même s’ils sont intégrés dans le système financier. Ceci dit, aujourd’hui, j’écris désormais moins d’articles que lorsque je travaillais à La Tribune, j’ai donc plus de temps pour préparer mes articles qui portent à présent essentiellement sur l’économie française.

2) Vos articles ont rendu accessibles un certain nombre de problématiques contemporaines de l’économie, notamment au niveau européen. La vulgarisation de l’économie est-elle un enjeu important pour vous ?

Je pense que c’est fondamental et j’y crois beaucoup. Les enjeux économiques sont premiers dans les décisions politiques. Le cœur des décisions est là. Si on ne comprend pas comment fonctionne le système économique – ou si l’on n’essaie pas de le comprendre – on risque de n’avoir que des discussions de comptoir, par exemple sur la fiscalité ou les dépenses publiques. C’est valable pour les électeurs, et c’est valable pour les politiques. Quand on entend les politiques discuter de ces sujets-là on est souvent assez inquiet parce qu’on voit qu’on va toujours à la facilité qui est offerte par la pensée économique dominante, sous prétexte que celle-ci a l’apparence du bon sens. J’entends par là la pensée néolibérale (le terme a été validé par le FMI lui-même) qui repose sur l’idée que tout se limite au comportement d’un agent économique de base. Conséquence : l’État doit se comporter comme une entreprise, qui doit se comporter comme un ménage, qui doit se comporter comme un individu. A la fin, c’est l’État qui doit se comporter comme un individu. Cela conduit à des discours comme ceux de Bruno Le Maire qui explique, lorsqu’il entre en fonction, qu’il souhaite que l’État ne dépense pas plus que ce qu’il ne gagne comme tout bon ménage qui se respecte. C’est une absurdité sur le plan économique, cela n’a aucun sens, mais cela a l’apparence du bon sens.

Il est donc extrêmement important qu’on ait des citoyens avec une bonne culture économique afin de bien choisir nos dirigeants et que ceux-ci aient des programmes économiques qui répondent aux vrais enjeux. Cela veut dire qu’il faut qu’on ait des citoyens qui comprennent les processus et les mécanismes économiques pour décrypter les grands enjeux du débat. Sans cela, on ne peut construire de point de vue éclairé. Ce travail de vulgarisation n’est pas assez fait.

Personnellement, je pense qu’il faut utiliser l’actualité pour décrypter les enjeux. Il ne s’agit pas de faire de la pédagogie, terme tellement chéri par les libéraux, qui infantilise les citoyens en voulant les amener à une destination qui est déjà définie. Il est frappant de voir que ce langage de la pédagogie est aussi présent dans la bouche de nos dirigeants, alors qu’ils ne parlent jamais d’éducation. La pédagogie est fondamentalement antidémocratique, je rappelle qu’en grec cela veut dire « conduire l’enfant ». J’oppose à cette pédagogie le fait de faire de l’éducation qui est la base de la démocratie. C’est ce qui permet de redonner du sens à la démocratie. Par exemple, à la question « Comment se fait la création monétaire ? », 90% des gens pensent que la banque centrale imprime réellement des billets qu’elle distribue ensuite. En réalité, la création monétaire est effectuée par les banques commerciales via le crédit, ce qui est fondamental. Pensez à Jean-Michel Aphatie qui tweete en 2014 qu’il n’y a « plus de sous ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Absolument rien. En réalité, on ne peut pas dire qu’il n’y a plus de sous quand on trouve des « sous » dans une nuit pour renflouer les banques, comme en 2008. En revanche, on peut faire le choix politique de ne pas financer le système de santé et le système d’éducation pour financer autre chose. C’est un choix politique, mais on ne peut pas se cacher derrière la pseudo-évidence du « il n’y a pas de sous ».

[color:6ab6=#9999993) Est-ce encore possible de faire entendre une voix dissonante dans un contexte où de plus en plus de journalistes sont écartés pour leurs positions critiques ?]


A partir du moment où on choisit de ne pas dire ce que dit tout le monde, c’est-à-dire de ne pas penser comme la majorité de ses confrères journalistes et de se poser des questions qu’ils ne jugent pas légitime de se poser, on s’expose à être dans une forme de minorité. Il faut assumer ces choix, même si c’est plus difficile. Nécessairement, il y a moins de médias ouverts à ces formes de pensées différentes parce qu’elles sont minoritaires. Cela ne veut pas dire que le paysage médiatique est un désert absolu, loin de là et il y a des endroits où on peut avoir la parole.

Je pense que le problème des voix discordantes c’est précisément qu’elles sont minoritaires, y compris dans le public. Je ne suis pas sûr qu’une demande forte de voix discordantes existe. Mais ceci ne saurait justifier ni la violence qui s’exerce contre certaines voix dissonantes, ni l’absence de débat et d’ouverture dans certains grands médias, notamment audiovisuels.

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Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)

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