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 "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"

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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:44

Bonsoir mes frères & sœurs :♡:
Je revêtis pour cette foisçsi une tenue jaune par solidarité pour mes sœurs abeilles I love you Vous n'êtes pas sans savoir que l'abeilles est menacée d’extinction à cause des pesticides..surtout les pesticides de type néonicotinoïde qui les désorientent et rendent stériles.. C'est un fléau planétaire, pratiquement aucun lieu n'y échappent, car les pesticides sont massivement utilisé...Comble de l'ironie, les abeilles trouvent désormais leur salut dans les grandes villes, là où le tau de pesticide est moindre...On peut même observer l'apparition de ruches sur des toits d'immeubles..Ce qui est grave c'est que notre destin est intimement lier à celui de l'abeille, il faut être conscient de ça..Si elles venaient à disparaître, nous la suivrions endéans les 3 ans... Je vais vous détaillé tout ça avec l'aide d'articles, sinon vous pouvez aussi consulter le sujet créé par Orné --> (ICI). Bonne lecture study
Akasha



"Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"



Bach Kim Nguyen, chercheur spécialisé dans la mortalité des abeilles.

"Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés". Ce serait Einstein qui aurait dit cette phrase. La survie de l'homme est-elle vraiment liée à ce petit insecte? Oui, et pourtant ce n'est pas du miel dont nous avons tant besoin: les abeilles sont des insectes pollinisateurs, et la pollinisation est nécessaire à 70% de la production agricole dans le monde, 84% en Europe. On note que les cultures qui dépendent le plus de la pollinisation sont aussi celles dont la valeur économique est la plus importante, comme les fruits, les légumes et les fèves. On chiffre la valeur économique de la pollinisation à 153 milliards d'euros par an. À l'heure actuelle, nous importons 20% de notre consommation de fruits et légumes en Europe. Sans les abeilles, nous devrions en importer 40%! Or, les États-Unis et l'Europe voient leurs abeilles disparaître. Pourquoi, comment? LaLibre.be a posé ces questions à Bach Kim Nguyen, chercheur spécialisé dans la mortalité des abeilles dans l’unité d’Entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège).




Observe-t-on également des colonies qui disparaissent ici en Europe de la même façon qu'aux États-Unis?



Le "Colony Collapse Disorder" ou syndrome d'effondrement des colonies, est surtout présent aux États-Unis. Il se manifeste par des ruches vides de leurs occupantes. Pourtant, on y trouve du couvain (la progéniture desabeilles) et des provisions. Les maladies opportunistes ne s'y déclarent qu'après un délai. Ce que l'on observe ici en Belgique est différent: c'est essentiellement une augmentation de la mortalité des colonies d'abeilles. On a entendu les premières plaintes à ce sujet en 1999. Un monitoring a été organisé à Gembloux Agro-Bio Tech à partir de 2004. À cette époque, on comptait 17% de pertes par année; aujourd'hui, nous en sommes à 29%. Elle a quasi doublé dans les huit dernières années!


Cette mortalité a-t-elle lieu dans des régions ou à des époques particulières?



Plus de 90% de ces pertes ont lieu au cours de l'hiver mais on n'a pas pu établir de différence selon les régions de Belgique.


Quelles causes voyez-vous?



Cette mortalité est un phénomène multifactoriel.
Le varroa est souvent le premier responsable pointé du doigt par les scientifiques. Cet acarien est à l'œuvre depuis 1984 en Belgique. On a pu utiliser au départ des traitements efficaces puis, peu à peu, une résistance à ces produits s'est développée.

On a aussi remarqué que l'abeille souffre de carence alimentaire. Elle manque de deux acides aminés sur les dix qui lui sont nécessaires: c'est là un problème de biodiversité, de manque de zones naturelles variées et appropriées.

Les pesticides sont également au banc des accusés: ils feraient perdre le sens de l'orientation aux abeilles qui, incapables de rentrer au bercail, mourraient d'épuisement. Par contre, nul n'a (encore) pu prouver scientifiquement le lien entre les pesticides et la mortalité des colonies: durant les tests à cet effet, les abeilles ont été exposées à des doses de produit beaucoup plus grandes que ce qu'elles pourraient rencontrer autour de leur ruche. On ne peut donc pas se baser sur ces résultats pour déterminer la responsabilité des pesticides. Ils ne sont pas à négliger pour autant: nous avons mené une étude en 2009 qui a montré la présence de 18 pesticides différents dans certaines ruches!

Enfin, certaines colonies sont infestées de virus: elles en ont jusqu'à cinq ou six en même temps! De plus, le varroa est connu pour transmettre ces virus.


Comment toutes ces causes se combinent-elles pour provoquer ce taux élevé de mortalité?



Ce sujet est à l'étude pour le moment. On voit par exemple que lorsque la nosémose (maladie due à un champignon parasite) se combine avec un néonicotinoïde (une variété d'insecticides), sa mortalité s'en trouve augmentée. Un rapport récent de l’EFSA (European Food Safety Autority) a d’ailleurs souligné des manquements dans l'évaluation de ces pesticides et les risques élevés qu’ils sont susceptibles de faire courir aux abeilles.


Quelle approche adopter pour résoudre ce problème de mortalité?



C'est une démarche concertée qu'il nous faut, qui implique tous les acteurs et qui prenne en compte tous ces facteurs de mortalité. Finalement, les apiculteurs restent assez démunis: ils devraient être mieux soutenus et informés pour faire face à cette évolution.

Sur le même sujet :
-Ses abeilles disparaissent
-Des abeilles sur les toits
-

Je vous proposes aussi se PDF intéressant qui ne laisse planer aucun doute quand à la cause qui sont donc ces fameux pesticides Dont certains avaient tenter de faire croire à d'autres causes...: http://www.loveenki.com/enki/wp-content/uploads/2012/04/LES-ABEILLES-DESORIENT%C3%89ES-PAR-UNE-FAIBLE-DOSE-DE-PESTICIDE.pdf Un pdf de trois page rédiger par ’INRA -ACTA - ITSAP - Institut de l’abeille - CNRS...C'est dire du sérieux des recherches.

Ensuite j'enchaîne avec un autre article qui traite des nouvelles mesure aux Etats-Unis, le pays est durement touché depuis des décennies, et est le 1er à avoir constater le fléau.


Etats-Unis : premières mesures contre les pesticides tueurs d’abeilles

Neuf mois après le lancement, par décret présidentiel, d’une « stratégie fédérale pour la santé des abeilles et des autres pollinisateurs », les Etats-Unis prennent leurs premières mesures de restrictions des insecticides dits « néonicotinoïdes ».





Dans une lettre adressée début avril aux firmes agrochimiques, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine prévient qu’elle ne délivrera plus d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits contenant des molécules de la famille visée (imidaclopride, thiaméthoxame, etc.). Celles-ci sont suspectées d’être les éléments déterminants du déclin des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs et, vraisemblablement, d’une variété d’autres organismes (oiseaux, organismes aquatiques…).



Ce moratoire sur les nouveaux usages de ces substances s’applique au niveau fédéral, mais il fait suite à plusieurs initiatives locales, en particulier dans les Etats de l’Oregon et de Californie, visant à restreindre l’usage de ces substances controversées, notamment sur les terrains publics.


« Il ne fait aucun doute que ces produits toxiques tuent nos pollinisateurs, a déclaré Lori Ann Burd, directrice pour la santé environnementale du Centre pour la diversité biologique, dans un communiqué. Nous louons l’EPA de l’avoir reconnu et d’avoir pris cette décision, même s’il faut aller plus loin. »




Laxisme



Régulièrement accusée par les apiculteurs et les organisations non gouvernementales de laxisme en matière d’évaluation des risques des pesticides, l’EPA a été la cible de plusieurs poursuites en justice.


En particulier, selon un rapport publié en mars 2013 par l’ONG Natural Resources Defense Council (NRDC)N, l’EPA a utilisé, de nombreuses années durant, une procédure d’autorisation temporaire pour donner un agrément de facto permanent à une grande part des pesticides actuellement sur le marché américain. Dans de nombreux cas – en particulier celui de plusieurs néonicotinoïdes –, les études d’évaluation du risque environnemental et sanitaire n’ont pas été menées par l’agence.



Dans sa lettre, l’EPA précise ainsi qu’elle attend des firmes agrochimiques des données sur les effets de leurs produits sur les pollinisateurs. A partir de ces données, l’agence ajoute qu’elle conduira – mais plus vingt ans après leur mise sur le marché – une évaluation du risque présenté par ces substances avant de forger son opinion à leur sujet.


Moratoire en Europe



De l’autre côté de l’Atlantique, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mené en 2013 une telle évaluation, qui a conduit à la mise en place d’un moratoire partiel de deux ans sur les principaux néonicotinoïdes, touchant le territoire des Vingt-Huit. En France, l’un des premiers pays à avoir restreint leur usage, un amendement au projet de loi sur la biodiversité, visant à les interdire définitivement du territoire national, a été adopté le 19 mars.

La décision américaine, très en retrait par rapport à celle de la Commission européenne, est confortée par une étude publiée dans la dernière édition de la revue Environmental Science & Technology. Conduits par Margaret Douglas et John Tooker (université de Pennsylvanie, Etats-Unis), ces travaux permettent de retracer l’intensité de l’utilisation des néonicotinoïdes depuis leur introduction, en 1993. De telles statistiques n’avaient jamais été tenues par les autorités américaines, et les chercheurs ont dû solliciter d’autres sources – des bases de données publiques croisées avec des informations issues de l’industrie – pour établir l’histoire de l’usage de ces molécules aux Etats-Unis.


http://zupimages.net/up/15/15/9r2a.jpg


La courbe montre une utilisation d’abord très marginale, puis une forte croissance dès l’année 2003, c’est-à-dire précisément un an avant que les apiculteurs américains ne rapportent des mortalités anormales dans leurs cheptels.


« Les régulateurs, les semenciers, les agriculteurs et le public pèsent les coûts et les bénéfices de l’utilisation des néonicotinoïdes, a déclaré Mme Douglas. Mais ce débat se tient en l’absence de l’information de base, à savoir quand, où et comment ces molécules sont utilisées… Notre travail permet d’être informés sur ces éléments fondamentaux relatifs à l’usage des néonicotinoïdes. »



Source : Le Monde

Pour terminer, je vous proposes se site super bien foutu, qui tiens à jour les informations sur le fléau qui frappe nos braves abeilles : CDurable Info


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akasha

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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:46

Suisse : Pesticides tueurs d’abeilles dans les plantes ornementales



Près de 80% des plantes à fleurs testées dans toute l’Europe sont contaminées par des pesticides toxiques pour les abeilles. En Suisse, il s’agit même de 100 % de ces plantes.Et plus de la moitié des pesticides analysés dans les échantillons suisses ne sont pas autorisés pour les plantes ornementales.



Les échantillons analysés en Suisse proviennent de Jumbo, Migros, Coop, Obi, Bauhaus et Hauenstein. Les pesticides constituent avec les parasites et les monocultures à grande échelle les principales causes du recul des pollinisateurs.

Le rapport Greenpeace “Toxic Eden” (en anglais) a analysé la teneur en pesticides de 35 sortes de plantes attirantes pour les abeilles (violettes, lavande, primevères etc.) provenant de centres horticoles, de marchés du bricolage et de supermarchés de dix pays européens. Seuls 2 échantillons sur 86 étaient exempts de produits chimiques, le reste en contenait un véritable cocktail.

14% des échantillons de plantes analysés contenaient des pesticides qui ne sont pas autorisés en Europe. Et 60% des plantes analysées dans toute l’Europe contenaient des tueurs d’abeilles du groupe controversé des néonicotinoïdes (imidaclopride, thiamethoxame et clothianidine). Ces pesticides ont été partiellement interdits dans l’Union européenne (UE) et en Suisse; ils sont considérés à risque inacceptable pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Leur utilisation en serre reste toutefois autorisée.

Dix échantillons prélevés en Suisse ont aussi été testés: des narcisses, des crocus et des campanules de Jumbo, Migros, Coop, Obi, Bauhaus et Hauenstein. Chaque échantillon suisse contenait des résidus de 2 à 15 pesticides différents. Tous les échantillons contenaient des pesticides toxiques pour les abeilles, quatre d’entre eux des résidus d’imidaclopride qui est partiellement interdit en Suisse. Les fleurs provenant d’Obi et de Jumbo contenaient les valeurs les plus élevées en imidaclopride.

“Les amateurs de jardinage deviennent des complices involontaires même s’ils ne veulent pas utiliser de pesticides,” prévient Marianne Künzle, spécialiste de l’agriculture chez Greenpeace Suisse. “Il est absurde d’interdire des pesticides dans l’agriculture pour des plantes attractives pour les abeilles et de les retrouver dans sa propre plate-bande de fleurs.” L’utilisation de néonicotinoïdes sur des fleurs cultivées en serre, mais plantées ensuite dans le jardin ou sur le balcon ne va pas dans le sens de l’interdiction légale. Cette interdiction partielle doit donc être élargie de manière urgente. 19 des 32 pesticides retrouvés dans les plantes achetées en Suisse ne sont pas autorisés pour la culture de plantes ornementales; 4 d’entre eux sont même complètement interdits.

Marianne Künzle donne un conseil aux amateurs de plantes: “Si vous voulez protéger les abeilles, approvisionnez-vous dans les jardineries bio ou achetez des plantes bio dans les supermarchés ou les centres horticoles”. Il est indispensable de protéger les plantes de façon écologique, non seulement dans l’agriculture, mais aussi dans la culture des plantes de jardin et ornementales. Et il faut combler les lacunes dans l’interdiction partielle de manière urgente. “Il faut interdire sans exception tous les pesticides tueurs d’abeilles et entamer une réduction généralisée de l’utilisation des pesticides,” conclut Marianne Künzle.

Source : Greenpeace


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akasha

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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:47

Connaissez-vous vraiment les abeilles ?



La disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs aurait un impact catastrophique sur l'agriculture mondiale : il diminuerait la production agricole et ...



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akasha

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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:48

Le Sulfoxaflor, pesticide extrêmement dangereux pour les abeilles et interdit aux Etats-Unis, autorisé en Europe juste par ce que c’est le FN qui a proposé l’interdiction!



Nombre de personnes peuvent reprocher ce qu’elles veulent au Front National, utiliser n’importe quel qualificatif, sortir n’importe quel argument, mais rejeter une proposition importante simplement par ce qu’elle vient de ce parti, c’est d’une débilité profonde limite criminelle! Car nous parlons ici de Sulfoxaflor, un pesticide tellement dangereux que même les États-Unis l’ont interdit alors que généralement ils ne sont que très peu regardant quand il y a du profit à la clé. Et non seulement l’Union Européenne l’a autorisé, mais elle refuse son interdiction simplement par ce que cette proposition vient du Front National. La question se pose alors, faut-il refuser toutes les propositions même les plus censées simplement par ce qu’elles sont émises d’un parti contesté? Et les abeilles dans tout cela?

Demandé par une élue FN, le rejet d’un pesticide dangereux pour les abeilles a été refusé par le abeilles-mortes_8Parlement européen. Les deux principaux groupes politiques travaillent à des lignes de conduite destinées éviter que leurs élus ne votent des amendements FN.

C’est une histoire assez classique dans les institutions européennes. La Commission européenne a autorisé, en juillet dernier, la commercialisation d’un insecticide, dangereux pour les abeilles – encore un. Interdit aux Etats-Unis, le Sulfoxaflor produit par Dow Agrosciences est désormais autorisé en UE, où les normes sont d’ordinaire plus draconiennes.

L’histoire aurait dû susciter le barnum habituel : communiqués indignés des Verts, suivis par la gauche, puis de la droite qui soutient que le pesticide est inoffensif avant que la Commission ne mette tout le monde d’accord en suspendant l’autorisation pour lancer une nouvelle étude.

Mais rien ne s’est passé comme prévu. Aussi dangereux soit-il pour les abeilles, le sulfoxaflor n’a pas –encore- déchaîné les passions. Mardi 13 octobre, la remise en question de son autorisation n’a même pas été votée par la commission Environnement du Parlement européen, d’ordinaire à la pointe sur ces sujets.

La raison en est simple : la question est apparue sous forme d’une objection déposée par une députée européenne Front national. Sylvie Goddyn, élue du Nord-Pas-de-Calais, a vu sa proposition rejetée par 31 voix contre, 18 pour et 6 abstentions.

« Sur le fond, nous déposerons prochainement un autre amendement au sujet du sulfoxaflor. Mais il faut être cohérent politiquement ! Nous ne pouvons pas soutenir des gens qui veulent détruire l’Europe. Tous les membres S&D de la commission environnement ont voté contre », explique Guillaume Balas, eurodéputé socialiste et membre de la commission Environnement.


Du groupe politique aux amendements



L’épisode du sulfoxaflor n’est pas terminé. Il a en revanche suscité un débat politique de fond au Parlement européen.

Faut-il, ou non, suivre le FN lorsqu’on est d’accord avec les propositions qu’il soutient ? Travailler sur un compromis commun avec son groupe, Europe des Nations et des Libertés, voter des amendements qu’ils proposent ? Au Parlement européen, les avis divergent et les élus louvoient. « Dans tous les cas, c’est compliqué à gérer », reconnaît une source au Parlement européen.

Article en intégralité sur Euractiv


Pour faire interdire ce pesticide, l’association Pollinis tente les gros moyens:



Dans un communiqué POLLINIS explique, que les lobbies agrochimistes ont réussi à autoriser un pesticide. Alors que la Commission européenne s’apprêtait, après des mobilisations des citoyens, de la communauté scientifique, des apiculteurs et des associations environnementales, à interdire trois pesticides néonicotinoïdes mortels pour les abeilles, l’industrie agrochimique sort une nouvelle substance : le Sulfoxaflor.

Suite à cette décision POLLINIS (association qui milite contre le système agricole intensif) veut faire pression sur le Parlement Européen, afin de porter cette affaire devant la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) pour violation du règlement CE n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et la protection des abeilles et pollinisateurs, et faire annuler l’autorisation de ce nouveau pesticides.

Les règlements européens prévoient que, avant toute mise sur le marché d’un pesticide, l’industrie qui le produit doit fournir des preuves scientifiques de son innocuité sur les abeilles, preuves que DowAgro Science, la firme agrochimique qui produit le Sulfoxaflor, a été incapable de fournir. D’ailleurs, l’autorité sanitaire européenne, l'EFSA reconnaît qu’il existe un « risque élevé pour les abeilles » à autoriser ce produit en Europe. Malgré les mises en garde de l’EFSA et malgré la règlementation européenne, sur la protection des pollinisateurs et l’obligation de tests-abeilles, les institutions européennes ont autorisé l’utilisation du Sulfoxaflor en Europe. Les institutions européenne ont donné à l’agrochimiste DowAgro Science un délai de deux ans pour fournir des données sur l’effet du pesticide sur les abeilles. Durant ces deux années le Sulfoxaflor pourra être utilisé sur les cultures en Europe.
Pour aider à contrecarrer cette décision Pollinis invite à leur requête auprès du Parlement européen en cliquant ici.

Source:Bio-marche.info
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:48

Les députés ont voté l’interdiction des néonicotinoïdes…..en 2018



Cela aura été l’un des débats les plus intenses et les plus polémiques du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages , examiné du 15 au 17 mars à l’Assemblée nationale en deuxième lecture. Au terme de deux heures de discussion, les députés ont finalement adopté, par 30 voix contre 28, l’article 51 sur les néonicotinoïdes, une famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé.


Lire aussi la synthèse : Le préjudice écologique et les néonicotinoïdes, enjeux de la loi sur la biodiversité

Le texte interdit l’utilisation de ces molécules à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, « y compris les semences traitées avec ces produits ».


Il prévoit également qu’un arrêté ministériel définisse, après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), des « solutions de substitution » à ces substances.

La version de l’article est issue d’un amendement du président de la commission du développement durable de l’Assemblée, Jean-Paul Chanteguet (PS). « Le législateur doit prendre ses responsabilités en interdisant l’utilisation de ces molécules, tout en permettant à la profession agricole de s’adapter », plaide le parlementaire dans son exposé des motifs. Face à la position de plusieurs députés centristes et de droite, préoccupés par les conséquences pour les agriculteurs, et de la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, qui a plaidé pour « des solutions responsables, qui puissent s’appliquer », le député a fait le choix d’un compromis. La version précédente du texte, adoptée en commission le 9 mars
, prévoyait en effet une entrée en vigueur plus rapide de l’interdiction, à partir du 1er janvier 2017.

« On renverse la mécanique : l’interdiction des néonicotinoïdes devient la règle et leur utilisation l’exception, contrairement à aujourd’hui », se félicite la députée (PS) Delphine Batho, qui regrette toutefois le report à 2018. Surtout, la mesure doit encore être confirmée en deuxième lecture au Sénat, normalement avant l’été.


Rude bataille



L’affaire était loin d’être gagnée à l’Assemblée, tant la bataille s’est avérée rude entre les parlementaires et au sein du gouvernement. Si la plupart des députés ont reconnu, lors du débat, les effets toxiques des néonicotinoïdes, ils ont déposé pas moins de 45 amendements et sous-amendements en une semaine en faveur de la suppression pure et simple de l’article 51 quaterdecies, de sa modification ou d’un retour à la version votée par le Sénat en première lecture en janvier, ne prévoyant qu’un simple encadrement de l’usage des insecticides.

Surtout, le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait adressé une lettre aux députés lundi 14 mars – une procédure très inhabituelle – pour les inciter à refuser une interdiction « brutale » des néonicotinoïdes. Dans la missive, que Le Monde s’est procurée et qui a créé la polémique, le ministre évoquait des risques de « distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens », et des solutions de remplacement « qui ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire ».

Lire notre information : Le jeu trouble de Stéphane Le Foll sur les pesticides

« Je passe pour quelqu’un qui ne s’occuperait pas de pollinisateurs, qui serait aux mains des lobbys, c’est faux !, se défend-il dans un entretien au Monde.

Suite sur Le Monde

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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:49

Néocotinoïdes tueurs d’abeilles : Une loi sans courage



Dans le cadre de la loi de biodiversité les députés ont voté enfin l’interdiction des néonicotinoïdes. ce produit neurotoxique tueur d’abeilles. Cocorico ! Sauf qu’il y a des couacs : entre les délais d’applications et les dérogations, ce n’est plus vraiment une interdiction et que d’ici 2020, des centaines de milliers de colonies d’abeilles auront encore le temps de disparaître. Les ONG environnementales ne sont pas vraiment satisfaites..

C’est une loi sans courage qui ménage la chèvre et le chou. Ce système de lobbying est une plaie !!

Ce qu’en dit Le Monde/Planète :


Entre état d’urgence et loi travail, la biodiversité a finalement réussi à se frayer un chemin au Parlement. Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » . Avec un signal fort : l’interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles ». Toute la gauche a voté pour, alors que Les Républicains et l’UDI ont voté contre.


La gestation de la loi aura été laborieuse : le texte, annoncé par François Hollande voilà presque quatre ans, a connu pas moins de quatre lectures et de multiples tribulations au cours des deux années de navette entre députés et sénateurs, sur le mode trois pas en avant, deux pas en arrière, un pas de côté. Avec cette loi, « la France se dote de principes renforcés, d’outils nouveaux, de mesures fortes pour favoriser une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature », se félicite la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili. L’enjeu était d’autant plus crucial que la France, grâce à ses territoires d’outre-mer et l’importance de son espace maritime, abrite des écosystèmes tout aussi riches que menacés.

Le résultat est pourtant en demi-teinte. Tout au long de son examen, ce projet de loi a en effet été soumis aux lobbys des chasseurs, des agriculteurs et des industriels de l’agrochimie, de l’huile de palme ou de la pêche en eaux profondes. Les débats ont aussi été brouillés par les dissensions gouvernementales qui ont notamment opposé les ministres de l’environnement et de l’agriculture. Au final, cet arsenal de mesures destinées à lutter contre le déclin de la biodiversité et la destruction des milieux naturels se trouve quelque peu émoussé.

SUITE :
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/07/20/loi-sur-la-biodiversite-la-france-bannit-les-pesticides-tueurs-d-abeilles_4972460_1652692.html#Zj1Dit5tqJmF8TEW.99
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:50

Les nouveaux tueurs d’abeilles

Comment les lobbies agro-chimiques comptent remplacer les néonicotinoïdes

Les agro-chimistes disposent déjà de pesticides conçus pour pouvoir remplacer les néonicotinoïdes qui seront définitivement interdits en France en 2020. Le mode d’action de ces molécules et leurs impacts sur les abeilles sont dramatiquement identiques.



De « nouveaux tueurs d’abeilles » bientôt sur le marché



Alors que les pesticides néonicotinoïdes sont en passe d’être interdits en France en 2020 et que le moratoire partiel européen est en train d’être réévalué à Bruxelles, l’industrie agrochimique prépare la relève. Dans les mois à venir, au moins deux nouvelles substances vont être présentées aux autorités sanitaires pour approbation : le triflumezopurim et le dicloromezotiaz. Ces molécules encore méconnues ont un mode d’action proche des néonicotinoïdes : elles attaquent la même zone du système nerveux des insectes mais, au lieu de l’exciter, elles l’inhibent pour provoquer la paralysie et la mort. Leur forte toxicité sur les abeilles a déjà été soulignée par les scientifiques (1).

En attendant, de nouveaux pesticides tueurs d’abeilles ont déjà été autorisés. C’est le cas du sulfoxaflor et du FlupyradiFurone . Ces deux molécules ont discrètement obtenu le feu vert de Bruxelles respectivement en juillet et en novembre 2015. Les produits commercialisés qui en contiennent pourront donc arriver sur le marché dès que les pays de l’Union les auront autorisés. (L’Union européenne autorise les substances actives, mais ce sont les États qui valident la commercialisation des produits finis, c’est-à-dire la substance active avec les ingrédients ajoutés (co-formulants)). Le lancement du sulfoxaflor est prévu en Chine en 2016 sous le nom commercial Typhoonee, et [url= Le lancement du sulfoxaflor est pr%C3%A9vu en Chine]au Canada[/url] en traitement de semence sous le nom Rascendo



Une ressemblance moléculaire troublante entre le sulfoxaflore, le flupyradifurone et les néonicotinoïdes « reconnus »


Des néonicotinoïdes qui ne disent pas leur nom

La formule chimique du sulfoxaflor et du flupyradifurone est semblable à celle des néonicotinoïdes, leur mode d’action est d’ailleurs exactement le même : ils attaquent le système nerveux des insectes en excitant de manière continue leurs récepteurs nicotiniques, entraînant la paralysie et la mort. Tout comme les néonicotinoïdes, ils peuvent être utilisés en traitement préventif, sous forme d’enrobage de semences (les graines sont enduites du produit). La substance active se retrouve donc systématiquement dans l’environnement, et ce même si aucune attaque de ravageurs ne devait se produire au cours de la croissance de la plante. Comme les néonicotinoïdes enfin, ces pesticides sont systémiques : ils sont transportés par la sève de la plante au fur et à mesure de sa croissance, jusque dans le pollen et dans le nectar des fleurs. En d’autres termes, ils seront tout aussi dangereux pour les pollinisateurs que les néonicotinoïdes. Malgré ces caractéristiques en tous points semblables aux néonicotinoïdes, le sulfoxaflor et le flupyradifurone ont été classés dans deux autres familles d’insecticides différentes (un choix controversé).

Le sulfoxaflor autorisé sans aucune étude d’impact sur les abeilles

En juillet 2015 l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, décide d’autoriser la commercialisation du sulfoxaflor alors que son fabricant Dow AgroSciences n’a présenté aucune étude d’impact fiable de son effets sur les abeilles. La Commission a même décidé de laisser deux longues années à l’agro-chimiste (2) pour prouver son innocuité sur ces insectes, alors que dans son avis sur la molécule, l’EFSA a reconnu que le Sulfoxaflor présentait un « risque élevé pour les abeilles« . Aux États-Unis, la molécule a d’ailleurs été interdite en septembre 2015, après que des apiculteurs et des ONG ont porté plainte, soulignant l’absence d’étude d’impact sur les abeilles. En mai 2016, l’autorisation a été renouvelée sur un nombre limité de cultures et à certaines périodes (les pulvérisations ne sont autorisées qu’après la floraison des cultures attractives pour les pollinisateurs).

Le flupyradifurone toxique et très persistant

Comme la plupart des insecticides, les molécules du flupyradifurone sont dégradées dans le sol et restent présentes dans l’environnement, tout comme leurs résidus (les métabolites). La demie-vie du flupyradifurone (le temps nécessaire pour que la quantité de pesticide dans les sols soit divisée par deux) est de 330 jours… On le retrouve dans les eaux de surface, les nappes phréatiques (et donc l’eau potable). La toxicité de la molécule est de surcroît avérée pour des espèces invertébrées du sol, la faune aquatique et marine, les oiseaux, les petits mammifères, et est potentiellement toxique pour les arthropodes des feuillages.

La spirale infernale des pesticides

Toutes ces nouvelles substances actives (flupyradifurone, sulfoxaflor, triflumezopurim et le dicloromezotiaz) ont été conçues pour pallier aux résistances que les insectes ont développées face aux néonicotinoïdes. En effet, les agro-chimistes mettent au point continuellement des molécules toxiques pour remplacer celles qui sont devenues obsolètes. (Cependant, une étude identifie déjà un cas de résistance au sulfoxaflor, avant même son autorisation de sortie sur le marché européen (3)). Or, ces résistances apparaissent de plus en plus fréquemment du fait de l’utilisation toujours accrue des pesticides.

A cause de ce phénomène de résistance, l’agriculture prônée par les industriels de la chimie s’enfonce dans une inexorable impasse technique, dangereuse écologiquement et extrêmement coûteuse (colossales subventions publiques à l’agriculture industrielle, programmes de dépollution…).

Quant aux plans de réduction des pesticides mis en place par les gouvernements, ils se sont tous soldés par un échec : en France par exemple, en dépit d’Ecophyto 1, la consommation de pesticide a encore augmenté de 9,4% entre 2013 et 2014.

En cautionnant le remplacement des produits phytopharmaceutiques interdits ou obsolètes par d’autres molécules nocives, les représentants politiques font barrage aux alternatives agro-écologiques qu’ils prônent bien souvent eux-mêmes. Pourtant, la viabilité de ces pratiques, qui se développent malgré tout en Europe, est démontrée scientifiquement et permettraient de sortir enfin de cette spirale toxique des pesticides.

Des insectes de plus en plus résistants

• En cinquante ans, avec l’apparition des premiers pesticides de synthèse, plus de 550 espèces de ravageurs sont résistants à un ou plusieurs insecticides, dont une quarantaine aux néonicotinoïdes. Resistant Pest Management : Arthropod Database. Whalon ME., et al. (2012).

• Il y a plus de quinze ans déjà, une étude sur les doryphores, ravageurs de la pomme de terre, révélait une multiplication par 100 de leur résistance aux néonicotinoïdes en 10 ans. Inheritance and synergism of resistance to imidacloprid in the Colorado potato beetle {Coleoptera: Chrysomelidae} Zhao J., et al. (2000).




POLLINIS contre le Sulfoxaflor

OCTOBRE 2015 : POLLINIS
lance la campagne #StopSulfoNow à la suite de l’autorisation de mise sur le marché, en juillet 2015, du sulfoxaflor par la Commission européenne. Cette dernière a donné 2 ans à Dow AgroSciences pour prouver que son produit n’est pas toxique pour les abeilles. L’association alerte sur l’absence d’études prouvant l’innocuité du produit sur les abeilles avant l’autorisation, et ce malgré la mise en garde de l’Autorité sanitaire européenne (EFSA) qui souligne un « risque élevé pour les abeilles ». POLLINIS demande à ses sympathisants de faire pression sur le Parlement européen afin qu’il porte l’affaire devant la Cour de justice européenne. Près de 144 000 personnes signent la pétition.

JUILLET 2016 : Alors que la loi Biodiversité est votée en France, interdisant les néonicotinoïdes en 2020, POLLINIS tire le signal d’alarme : la loi permet le remplacement de ces molécules par d’autres, tout aussi nocives, et notamment le flupyradifurone et le sulfoxaflor, récemment autorisées par Bruxelles. L’association lance donc une nouvelle campagne, « Néonics cachés : NON aux nouveaux #TueursdAbeilles » pour mobiliser les citoyens et interpeller les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Européenne.

Sources :

(1) Sur la toxicité du triflumezopyrim pour les abeilles, voir notamment la base de données sur les pesticides de l’IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemestry)
Et pour en savoir plus sur les pesticides mésoionics : Jeanmart, 2015 : triflumezopyrim et Dicloromezotiaz.

(2) Le fabricants doit présenter ces informations concernant l’impact sur les abeilles à la Commission, aux États membres et à l’Autorité au plus tard le 18 août 2017 :
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32015R1295&from=EN

(3) Des cas de résistance par altération du site d’action a déjà été relevé : Cutler P., Slater R., Edmunds A.J.F., Maienfisch P., Hall R.G., Earley F.G.P., Pittern T., Pal S., Paul V.L. , Goodchild J., Blacker M., Hagmann L. and Crossthwaite A.J. ; Investigating the mode of action of sulfoxaflor: a fourthgeneration neonicotinoid ; Syngenta, 2012.
NON aux nouveaux tueurs d’abeilles !

L’industrie agrochimique obtient toujours plus d’autorisations de nouveaux pesticides tueurs d’abeilles pour remplacer les néonicotinoïdes. Exigeons de nos dirigeants le refus de ces substances tueuses d’abeilles sur nos cultures !
Je signe la pétition >>>

Bulletin de liaison #2 / Printemps 2016

Tout connaître de nos activités,
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en un clic !
Lire le bulletin >>>
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:51

The Good of the Hive : 50 000 abeilles peintes pour sauver les butineuses !

La survie des abeilles est une priorité absolue. Pour une question de principe moral, c’est certain, mais aussi et surtout parce que leur disparition mettrait l’humanité en péril. Cet insecte est en effet un chaînon incontournable et irremplaçable de notre biodiversité et l’essentiel de notre alimentation repose sur lui. Mais comment alerter le monde sur cet enjeu crucial ? Comment attirer l’attention sur les dangers qui menacent les abeilles ? Un artiste a eu une idée…


Cet artiste, c’est le New-Yorkais Matt Willey. Grand spécialiste de la peinture murale, il exprime son talent depuis 24 ans sur les façades de sa ville.

Mais, au delà de sa discipline, Matt Willey est aussi un citoyen engagé. Comme en atteste The Good of the Hive(en français, le bien de la ruche), son magnifique projet artistique en faveur de la défense des abeilles.





L’objectif est à la fois simple et pharaonique : peindre 50 000 abeilles sur 50 murs à travers le monde ! Un chiffre impressionnant qui ne doit rien au hasard : 50 000, c’est le nombre d’abeilles moyens d’une ruche en bonne santé.




Le résultat devrait être magnifique et surprenant mais, surtout, devrait enfin alerter le monde sur l’effrayant effondrement de la population d’abeilles. Ces petites bêtes subissant les assauts répétés des pesticides, du changement climatique et autres parasites…




Matt Wiley s’est déjà mis au travail en Caroline du Nord. Il s’est attaqué à l’immense bâtiment d’American Tobacco. Le résultat ? Splendide !




Vous voulez en voir davantage ? Regardez :









Ce n’est pas la première fois que le street art sert de support à la cause des abeilles (Rappelez-vous de Louis Masaï). Mais ce type d’initiatives peut-il réellement avoir un effet positif sur la survie des abeilles ? Oui, si elles sont suivies d’une réelle prise de conscience, d’actions concrètes et collectives !




Car, dans le domaine, chacun peut agir. Il suffit pour cela de soutenir les projets innovants entrepris en faveur des abeilles.

Un exemple ? la ruche connectée. Mise au point par Label Abeille, cette invention permet aux apiculteurs de suivre en temps réel tout ce qui se passe dans leurs ruches, et ce, où qu’elles se trouvent. Un vol, un épandage de pesticides, une baisse brutale de la population… l’apiculteur est aussitôt averti et peut intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Ca n’a l’air de rien, mais cela provoque une baisse directe de 40% de la mortalité des abeilles connectées !




Seulement voilà, pour qu’un tel produit se généralise, il faut que tout le monde se mobilise. Et ça, c’est tout à fait possible ! Label Abeille invite chacun d’entre nous à apporter sa petite pierre à l’édifice. 1 euro versé, c’est 10 abeilles parrainées, suivies et protégées ! Ça c’est du concret !

Le défi vous motive, alors n’hésitez plus parrainez des abeilles !

Vous êtes une entreprise ? Le parrainage de ruches connectées en ferme apicole est fait pour vous !

Source : Positivr
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:52

Déclin des abeilles : une étude de l’INRA confirme la responsabilité des pesticides



L’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) vient d’annoncer que l’exposition des abeilles mâles à un pesticide, le fipronil, un néonicotinoïde, affecte indirectement la capacité de reproduction des reines.

La mortalité dramatique des abeilles que nous observons depuis plusieurs années, bien que contestée par les lobbies de l’agrochimie, est sans aucun doute liée à l’utilisation massive des pesticides de synthèse systémiques (captés par les racines et circulant dans la sève), notamment ceux appartenant à la famille des néonicotinoïdes. Les abeilles butineuses en puisant dans les fleurs gorgées de ces poisons finissent par mourir.

Mais qu’en est-il des abeilles mâles ? Les pesticides dont la plupart sont considérés comme des perturbateurs endocriniens chez l’homme provocant, entre autres effets secondaires, des troubles de la fertilité et de la fécondité, auraient-ils aussi un effet sur les mâles qui jouent bien évidemment un rôle fondamental dans la reproduction des colonies ?
La réponse est oui, viennent de déclarer les chercheurs de l’INRA dans un communiqué publié le 6 septembre 2016. Selon eux, » l’exposition des abeilles mâles à un pesticide néonicotinoïde, le fipronil, affecte la concentration, le taux de survie et le métabolisme de leurs spermatozoïdes « .

Autre résultat original, précise l’INRA : » de jeunes reines vierges inséminées avec le sperme de ces mâles présentent une diminution de 30% du nombre de spermatozoïdes viables qu’elles stockent pour féconder leurs oeufs. Ces troubles de la reproduction pourraient être une des causes du déclin des colonies, largement observé dans le monde ces dernières décennies « .

La fertilité des mâles altérée

Pour parvenir à ces constatations les chercheurs de l’Inra se sont intéressés à la qualité des semences mâles. Ils ont élevé des mâles (faux-bourdons) en conditions semi-contrôlées, de la naissance jusqu’à la maturité sexuelle. Ils ont exposé quotidiennement une partie de ces mâles au fipronil via un sirop contaminé à une faible concentration environnementale, de 0,1 µg/L (0,1 ppb). Comme en conditions naturelles, ces mâles ont été nourris jusqu’à leur maturité par une alimentation récoltée par les butineuses. Ils ont ensuite réalisé prélèvements et analyses. Et les résultats montrent que » le fipronil altère la fertilité en affectant la concentration, le taux de survie et le métabolisme des spermatozoïdes dans les semences des mâles sexuellement matures « . Le fipronil est un insecticide, acaricide, termicide utilisé notamment pour le traitement des semences sous le nom de Régent commercialisé par le groupe BASF.

Beaucoup moins de spermatozoïdes viables dans la spermathèque des reines
Les chercheurs de l’Inra ont ensuite voulu savoir quelles conséquences pouvait avoir une baisse de fertilité des mâles sur le potentiel reproducteur de la reine, élément clé pour la colonie.

En effet, la reine, en s’accouplant au début de sa vie avec de nombreux mâles, doit constituer un stock de spermatozoïdes dans sa spermathèque, à partir duquel elle devra produire l’ensemble des ouvrières de sa colonie et en assurer ainsi la pérennité.

Pour cela, ils ont inséminé artificiellement de jeunes reines vierges et ont observé, après deux semaines d’élevage en laboratoire, la qualité de remplissage de la spermathèque. Les résultats révèlent que ces jeunes reines non exposées, mais ayant été inséminées par des semences provenant des mâles exposés, présentent une diminution de 30% du nombre de spermatozoïdes viables stockés dans leur spermathèque pour fertiliser les oeufs.
Ainsi l’exposition des mâles au fipronil conduit à une altération des mécanismes de sélection des meilleures semences retenues par les reines. Et pour les chercheurs de l’INRA, » les préjudices d’une telle atteinte du potentiel reproducteur pourraient être un facteur explicatif de la défaillance des reines observée dans les exploitations apicoles qui se traduit par des pertes prématurées des reines et/ou par des effets sur la production des ouvrières, perturbant le bon développement des colonies « .

Ces travaux montrent donc sans équivoque que des altérations induites par les pesticides chez des mâles exposés peuvent avoir des répercussions néfastes à l’échelle d’une colonie entière.
Il ne reste plus qu’à espérer que nos responsables politiques, français et européens, lisent ce rapport de l’INRA publié dans la revue Scientific Reports, comprennent la gravité de la situation, et prennent enfin la décision d’interdire définitivement, et sans délai, les pesticides de synthèse néonicotinoïdes. Car outre les effets toxiques de ces produits chimiques pour notre santé, la disparition des abeilles pollinisatrices serait une catastrophe majeure pour l’humanité.

Source : http://librexpression.org/?p=15119


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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 1 Nov 2016 - 19:53

Les abeilles officiellement reconnues comme espèce en voie de disparition



The United States Fish and Wildlife Service a récemment officiellement classé les abeilles comme espèce en voie de disparition, renforçant ainsi la menace qui plane sur tout le cycle...

The United States Fish and Wildlife Service (USFWS) est un organisme fédéral des États-Unis dépendant du Département de l’Intérieur, et qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune. Le 30 septembre dernier, cet organisme a classé officiellement les abeilles comme une espèce en voie de disparition. Si les abeilles venaient à disparaître, les conséquences seraient terribles, jusqu’à menacer grandement la survie de l’humanité. Le service a ainsi estimé que 7 espèces d’abeilles à face jaune originaires d’Hawaï devaient être protégées en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

En effet, les abeilles sont des insectes pollinisateurs, ce qui signifie qu’elles permettent à 80% des espèces végétales sur terre de se reproduire. En France par exemple, « les bourdons (qui font partie d’une sous-espèce d’abeilles) lâchés dans les serres permettent aux agriculteurs cultivant tomates et melons d’assurer leur production » explique Benoît Gilles, entomologiste, au magazine Atlantico. Par effet boule de neige, une disparition des espèces végétales aurait des conséquences sur l’alimentation des animaux, et donc des humains.




Si l’utilisation globale et massive d’insecticides est souvent pointée du doigt comme cause principale de cette hécatombe chez les abeilles, elle n’est pas seule et les causes sont bien plus nombreuses que cela. On peut notamment évoquer la déforestation, la pollution de l’air, la réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, les infections parasitaires, la compétition avec des espèces invasives, le changement climatique ou encore le développement des réseaux 4G, poursuit Benoît Gilles.

En France, « les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5% par an à 30% en moyenne. L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société » déclare Henri Clément secrétaire général de l’union nationale des apiculteurs de France, cité par RTL

Source : https://www.gpo.gov/fdsys/pkg/FR-2016-09-30/pdf/2016-23112.pdf

Vu sur SciencePost.fr
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Jeu 3 Nov 2016 - 1:59

Top 10 : comment lutter contre la disparition des abeilles





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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 18 Avr 2017 - 22:44

Bataille à l’Assemblée pour faire interdire les pesticides tueurs d’abeilles



Le projet de loi sur la biodiversité est discuté à l’Assemblée nationale. Un enjeu crucial en est d’y faire accepter l’interdiction des pesticides néo-nicotinoïdes. Des écologistes et des députés en ont expliqué le motif, mardi 15 mars, dont Cécile Duflot et Delphine Batho au micro de Reporterre.


- Esplanade des Invalides (Paris), reportage


Un doux soleil, un petit groupe qui bavarde bruyamment et des paniers de fruits. Sur la pelouse des Invalides, le rassemblement a des airs de pique-nique printanier. Pourtant, la vingtaine de personnes présentes ce mardi 15 mars sont venues pour un sujet bien plus sérieux qu’un déjeuner sur l’herbe : soutenir l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles, les néonicotinoïdes.
À l’occasion de l’examen en seconde lecture du projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité », les députés devraient se prononcer dans ces prochains jours pour ou contre la fin de ces insecticides. Pour pousser les députés à protéger les pollinisateurs, militants associatifs, apiculteurs et parlementaires joignent leurs forces.



Hier, sur l’esplanade des Invalides, à Paris, avec Cécile Duflot, Alain Bougrain-Dubourg et François de Rugy


Gilles Lagneau, président de l’Union nationale des apiculteurs français (Unaf), est venu depuis sa ferme bretonne pour défendre son métier. Comme il l’explique, les apiculteurs sont en première ligne, et constatent depuis près de vingt ans les ravages de ces pesticides.
- Écouter Gilles Lagneau :Voi la source pour le Podcast

Gilles Lagneau est président de l’Union nationale des apiculteurs français.
« On recense aujourd’hui plus de 1.100 études à charge contre les néonicotinoïdes, donc il faut arrêter de tergiverser, insiste l’apiculteur. Ces pesticides tuent les abeilles, et il faut les proscrire. » Pourtant, depuis un an, la proposition d’interdiction peine à s’imposer dans les rangs des parlementaires. D’abord instauré « par surprise » en mars 2015 par la députée Delphine Batho, l’amendement s’est vu profondément reformulé et vidé de son contenu lors de son passage au Sénat, en janvier. Des députés, écologistes mais aussi socialistes, vont donc tenter de réintroduire un texte interdisant l’usage de ces substances dès le 1er janvier 2017. Pour Cécile Duflot, cette mesure est « une évidence ».
- Écoutez Cécile Duflot :Voi la source pour le Podcast

Cécile Duflot est députée écologiste.
La partie est hélas loin d’être gagnée. Pour Jean-Paul Chanteguet, président PS de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, les raisons de ce blocage sont à chercher du côté des grands groupes : « Nous subissons les uns et les autres un certain nombre de pressions, de la part des lobbys agro-industriels mais aussi de l’exécutif. » Dans une lettre datée du 11 mars, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, exhorte les parlementaires à refuser « une interdiction brutale » : « C’est la transition vers une transformation des systèmes de culture dans leur ensemble qui nous permettra de réduire l’usage aujourd’hui nécessaire de certains produits. » Un discours qui tient de la « schizophrénie », d’après Noël Mamère : « L’exécutif ne peut pas se transformer en relais des lobbys, et nous ne laisserons pas les grands groupes “carteliser” l’agriculture mondiale et porter atteinte à la biodiversité. » Pour Delphine Batho, « l’intérêt général doit primer, les lobbys ne doivent pas faire la loi en France. »
- Écoutez Delphine Batho : Voi la source pour le Podcast

Delphine Batho est députée écologiste.
Du côté des opposants à cette interdiction, on évoque la possible chute de la production agricole et la transition nécessaire mais progressive vers des systèmes plus durables. Mais, depuis des années, agriculteurs, apiculteurs et citoyens montrent que l’on peut faire autrement, sans pesticide. C’est ce qu’explique aussi Anaïs Fourest, porte-parole de Greenpeace en charge des questions agricoles.



Pour Anaïs Fourest, de Greenpeace, « l’abandon des néo-nicotinoïdes ne fait pas baisser les rendements »


- Écoutez Anaïs Fourest : Voir la source pour écouter le podcast

Anaïs Fourest est porte-parole de Greenpeace en charge des questions agricoles.
Un pot de miel à la main, Jean-Paul Chanteguet s’apprête à retourner dans son bureau voisin, à l’Assemblée nationale. « Je ne sais pas si nous gagnerons ce combat, mais vous pouvez compter sur notre détermination. » À ce jour, une centaine de parlementaires se sont engagés pour une interdiction des néonicotinoïdes.

Lire aussi : Mortalité des abeilles : on connait maintenant le coupable

Source :
Lorène Lavocat pour Reporterre
Photos : © Lorène Lavocat/Reporterre


Documents disponibles

- Delphine Batho est députée écologiste.
- Gilles Lagneau est président de l’Union nationale des apiculteurs français.
- Anaïs Fourest est porte-parole de Greenpeace en charge des questions agricoles.
- Cécile Duflot est députée écologiste.
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Dim 14 Mai 2017 - 1:52

C'est une véritable hécatombe, constatée par les apiculteurs albanais et rapportée par l'excellent « Courrier des Balkans ».


Les abeilles albanaises décimées © AFP / Patrick Seeger / dpa / AFP

En un an, entre 2015 et 2016, sur les 360 000 ruches du pays, plus de 142 000 n'auraient pas survécu à l'hiver 2016 ! C'est du jamais vu ! Et c'est d'autant plus dramatique que des milliers de familles albanaises vivent traditionnellement du miel qui est réputé comme l'un des meilleurs au monde (avec le miel Yéménite). Évidemment, tout le monde cherche à comprendre. C'est vrai que l'hiver a été rude, c'est vrai aussi qu'une plaie de tiques touche le pays et a pu s'attaquer aux abeilles, d'autant que les apiculteurs Albanais n'ont pas les moyens de traiter avec des produits modernes et qui coûtent cher. Mais ça ne suffit pas !

Il y a en fait une autre raison pour une telle mortalité : la culture du cannabis ! En quelques années, l'Albanie est devenue – et de lieu – le premier producteur Européen de cannabis en pleine terre, laissant loin derrière la Bulgarie, le Kosovo ou la Serbie. On parle de centaines d'hectares cultivés !

Pour vous donner une idée, en 2016, la police Albanaise aidée par la police Italienne a détruit 2 millions et demi de plants de cannabis ! Or pour produire autant, les Albanais utilisent des tonnes de pesticides souvent interdits qui ont donc raison des abeilles.

D'où l'hécatombe. Et ce n'est pas près de s'arrêter. D'abord parce que les principaux importateurs de cannabis albanais – l'Italie, la France et l'Allemagne – n'ont pas légiféré sérieusement sur le sujet et donc laissent donc la voie libre aux mafias. Or les Albanais, la mafia, ils connaissent. Ensuite parce que c'est pratique l'Albanie : il y a juste l'Adriatique à traverser pour livrer en Italie. C'est moins compliqué que de l'importer du Maroc. Enfin, parce que les paysans Albanais ont dû savoir faire.

Car l'Albanie produisait déjà du cannabis à l'époque communiste, sous Enver Hoxha. Le pays était un des plus isolé au monde mais exportait du cannabis légalement, notamment vers la Suisse et son industrie pharmaceutique.

Donc en résumé, les abeilles et les apiculteurs Albanais sont victimes de l'explosion de la culture du cannabis et l'utilisation massives de pesticides, mais aussi de la mafia locale et de l'hypocrisie des pays consommateurs, donc le notre est le n°1 en Europe...

Source : France inter
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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 27 Juin 2017 - 1:31

Néonicotinoïdes: Premier couac au gouvernement entre Nicolas Hulot et Stéphane Travert sur l'interdiction des pesticides "tueurs d'abeilles"

Un document ministériel révélé par RMC sème la zizanie entre Nicolas Hulot et Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture.



POLITIQUE - Premier vrai couac pour le gouvernement? Dans un document que s'est procuré RMC, on apprend ce lundi 26 juin que le gouvernement envisagerait de revenir sur la loi portant sur l'interdiction des néonicotinoïdes. Autrement dit, autoriser à nouveau l'utilisation de pesticides "tueurs d'abeilles", qui ont pourtant été interdits dans une loi votée l'an passé.

sur la loi portant sur l'interdiction des néonicotinoïdes. Autrement dit, autoriser à nouveau l'utilisation de pesticides "tueurs d'abeilles", qui ont pourtant été interdits dans une loi votée l'an passé.

Ce sujet a viré au bras de fer entre le ministre de l'Agriculture et Nicolas Hulot, jusqu'à ce que Matignon tranche en faveur de l'écologiste à la mi-journée.

Sur le plateau de BFMTV, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, a justifié cette volonté de revenir sur la loi dans la mesure où ces mesures de prévention "excèdent les normes européennes". Selon lui, l'interdiction des néonicotinoïdes "n'est pas conforme avec le droit européen".

"Il y a d'autres produits, où nous avons des impasses techniques, qui ne connaissent pas de substitution. Nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour permettre leur autorisation afin que nos producteurs puissent continuer à travailler dans de bonnes conditions", a-t-il poursuivi. Doit-on comprendre qu'il s'agit d'un retour en arrière? "Oui, si vous voulez", assume le ministre de l'Agriculture.


"C'est ma proposition", a spécifié le ministre, assurant que l'arbitrage du premier ministre, Edouard Philippe, n'était "pas rendu". Toujours selon Stéphane Travert, cette nouvelle mesure devrait être "discutée" prochainement avec le ministre de la transition écologique et solidaire. Ce que ce dernier dément catégoriquement, affirmant que le débat est clos au sein du gouvernement.

En fin de matinée, l'écologiste a fait savoir qu'il ne ferait "aucune concession" sur cette question. "Nous ne reviendrons pas sur ces acquis. Je veux être le garant de ce qu'ont fait mes prédécesseurs", a-t-il déclaré.

Quelques minutes plus tard, Matignon envoyait un communiqué pour affirmer que le gouvernement n'avait pas l'intention de revenir sur la loi existante.

"Dans le cadre des discussions sur le sujet de loi "Droit à l'erreur", le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi de 2016. Cet arbitrage a été pris à l'occasion d'une réunion tenue à Matignon le 21 juin", indique le communiqué




Nicolas Hulot: "les arbitrages ont été rendus"

Interrogé par RMC, Nicolas Hulot a fermement démenti, expliquant que le texte révélé par la radio n'était "plus d'actualité". "Les interdictions de néonicotinoides et épandage aérien ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens", a-t-il ensuite précisé sur Twitter. Pourtant, dans une interview enregistrée la veille, Nicolas Hulot affirmait que le débat n'était pas encore tranché.


Dans une tribune publiée dans Le Monde en mars 2016, Nicolas Hulot plaidait pour une interdiction pure et simple de ces produits. "Mesdames et messieurs les parlementaires, ces produits sont toxiques. Pouvons-nous faire fi de toutes les alertes que les scientifiques mettent à notre disposition pour éclairer nos choix ? Pouvons-nous repousser indéfiniment les décisions à prendre ? En détruisant la biodiversité, notre propre sort est en jeu. Interdisons les pesticides néonicotinoïdes", écrivait-il.

Dans une vidéo publiée par sa fondation en 2015, Nicolas Hulot disait "halte au massacre des abeilles".


Difficile donc d'imaginer que le ministre de la transition écologique et solidaire puisse valider les orientations de son collègue de l'Agriculture. D'autant qu'Emmanuel Macron lui même s'était engagé pendant la campagne ne pas revenir sur cette interdiction


"Irresponsable"

Pas étonnant donc que l'éventualité d'un retour en arrière fasse bondir de nombreuses personnalités politiques. Dans une série de tweets, l'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon s'est dit "stupéfait d'apprendre sur RMC ce matin que le gouvernement pourrait revenir sur l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles", qualifiant par la suite cette proposition d'"irresponsable".


Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancienne ministre de l'Écologie Corinne Lepage a pour sa part attaqué les justification formulées par Stéphane Travert. "Dire que la loi française sur les néocotinoides est contraire au droit communautaire est un mensonge. Nous avons le droit de mieux protéger", a-t-elle fait valoir sur Twitter.

D'autres représentants de l'écologie politique se sont également indignés, à l'image d'Emmanuelle Cosse ou encore David Cormand.







"C'est un projet d'ordonnance contre les abeilles, contre la santé", a critiqué Delphine Batho sur RMC. "C'est un coup de force des lobbies comme si Syngenta et Bayer tenaient la plume. C'est inacceptable", a dénoncé l'ancienne ministre de l'Ecologie.

Députée à l'origine de l'interdiction des néonicotinoïdes, Delphine Batho a rappelé que la loi "a été arrachée par la société civile, contre l'avis du gouvernement". "C'est complètement inenvisageable" de revenir sur ce texte, a-t-elle ajouté. "On a des informations sur les conséquences pour la santé humaine de ces produits chimiques qui sont gravissimes", a-t-elle insisté.

Et les écolos et responsables de gauche ne sont pas les seuls à regretter cette proposition. Guillaume Peltier, porte-parole des Républicains, a également pris position contre l'éventualité d'un retour en arrière, tout comme le numéro 2 du Front national, Florian Philippot.




Source : HuffingtonPost.fr


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evol

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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   Mar 27 Juin 2017 - 10:19

Jamais le ministre n'aurait du hésiter, cela a choqué pas mal de monde
Il a été clairement sous l'influence d'un lobby
Hulot n' a pas cédé cheers

Ensuite les abeilles ne peuvent pas disparaître de la surface de la terre, il en restera toujours une poignée
Ensuite la disparition/diminution des abeille entraînera une pénurie de fruits
Le probleme s'est que ces pesticides se retrouvent dans la nourriture, et en particulier dans les cereal non bio du petit déjeuner

"Les céréales du petit-déjeuner sont bourrées de pesticides"
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34633/cereales-du-petit-dejeuner-bourres-de-pesticides


"Parmi les échantillons analysés, la totalité des produits non bio contiennent des résidus de pesticides : on retrouve pas moins de 141 résidus dont 21 sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. La concentration moyenne de résidus dépasse jusqu’à 354 fois la Concentration Maximale Admissible (CMA) tolérée dans l’eau de boissons pour l’ensemble des pesticides"


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MessageSujet: Re: "Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"   

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"Si les abeilles disparaissent, les jours de l'homme sont comptés"

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