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 Être dans la perspective de vérité

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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Être dans la perspective de vérité   Ven 7 Avr 2017 - 0:50

Être dans la perspective de vérité



Par Jean Klein


Chaque fois que la notion d’individu s’interpose comme entité indépendante, un moi surgit, l’anxiété, l’insécurité s’installent et inévitablement surviennent désir et agitation. Au niveau d’un moi nous ne pouvons qu’ajourner, déplacer, restreindre la perturbation, mais non l’éliminer. Nous ne pouvons que penser le connu et l’intention nous laisse toujours dans un cercle vicieux.

Nous connaissons tous des instants de plénitude sans qu’il y ait désir ou intention de vouloir combler un vide, ou sans éprouver le moindre manque. Dans ce vécu, il n’y a pas la notion de moi ; c’est seulement par la suite que le moi l’accapare, le fait sien, comme un voleur ou un clown qui s’attribue le talent de la ballerine et les ovations du public. Notre structure psychosomatique a certainement été ébranlée par le vécu, mais elle n’est pas le foyer où s’élabore l’expérience de la plénitude.


La voie directe



La notion d’un moi a sa source dans le soi, conscience unitive, car autrement comment pourrait-on pressentir ce que nous ne connaissons pas ?


]L’ultime désir est d’être le Soi.[/h3

Dans les moments de plénitude l’état de non-désir, la notion d’un moi — comme d’ailleurs de tout autre objet — est complètement absente. La cause de la plénitude est souvent attribuée à un objet, aussi nous consolidons de plus en plus la conviction, suscitée en nous par un réseau d’habitudes où nous nous complaisons, que l’état de plénitude est quelque chose à acquérir, à posséder, à cultiver.


Vient le guru qui montre la perspective de la vérité : plénitude.



Le discernement prend naissance et les anciens résidus se consument. Il se fait un lâcher-prise, le chercheur cessant d’orienter son dynamisme vers l’extérieur et, du fait qu’il n’y a rien à chercher, rien à trouver, la notion d’un moi et de son dynamisme se meurt, se fond dans sa source, le soi qui est plénitude.
Cette plénitude vécue, non duelle, ne se fixe pas dans un espace-temps : corps-mental.

Le mental ne peut comprendre que ce qui lui est inhérent, mais la vérité transcende le mental et ne peut donc être vécue sur le plan mental, ni être saisie au niveau du langage. Tout cela ne peut que pointer vers l’ultime vérité, c’est le blocage au niveau du mental, de la pensée, qui empêche l’éveil dans le soi, le vécu.


Question : Quelles sont les indications, pour moi, d’une expérience ?



S’il y a un rappel par la pensée, renouvelé très souvent de votre nature axiale, vous pouvez dire que vous êtes dans la perspective de la vérité. Des périodes se succéderont où la joie vous envahira sans cause, sans stimulant, l’impersonnel grandira en vous et vos valeurs se modifieront, intégrant un point de vue global ; le flot ininterrompu de la pensée se meurt et laisse survivre le je sais. Vous pouvez vous dire qu’il vous reste seulement à vous établir définitivement dans cette expérience.

Chaque fois que la notion d’un égo apparaît il ne faut pas fuir, lutter contre cette notion.

L’égo ne peut pas changer l’égo, violent ou non-violent ; il reste toujours un égo et une fraction ne peut que créer une autre fraction. Il faut éviter de fuir, de compenser ou de surimposer.

Logés dans l’inconfort, nous pouvons l’objectiver : il se crée un observateur et une chose observée.

Un moment arrive où la chose observée ne peut plus se maintenir ; elle n’est plus alimentée et, tôt ou tard, elle se résorbe dans l’observation.

L’observateur seul subsiste et sa nature est plénitude, non duelle ; il perd alors son caractère fonctionnel et se révèle conscience pure.

A chaque moment de pensée, de sensation, sentiment, il y a la présence de la conscience, mais elle n’est pas affectée par toutes ces activités.

Dans le sommeil profond, il y a absence de pensées, de sensations, seule la conscience pure est présente ; elle reste comme toile de fond. Elle est présente dans toutes les actions, sans qu’il y ait acteur : il n’y a qu’action. La pensée que nous sommes l’acteur volitif, absolument indispensable à chaque action, est ancrée en nous mais un examen en profondeur nous montre que nous ne sommes ni acteur, ni dormeur, mais uniquement pure conscience.

Eliminer de notre écoute — par un procédé quelconque — le corps, les sensations, les émotions, les pensées, nous laisse un vide sans saveur, donc encore un objet.

Le « je ne sais pas » recèle encore le sanskâra d’un « je sais » et cette absence-attente d’un « je sais » n’est qu’un vide mental, corps-objet ; un je sais conceptuel nous fixe dans une relation sujet-objet et ce « je sais » contient toujours une question à résoudre.

Quand, par une vision non orientée, une conviction instantanée surgit qu’il n’y a rien à savoir, à connaître, vous comprenez que le vrai savoir, le savoir total est un vécu non mental, absolument non duel.


Vous êtes la vérité ; pas un instant vous ne pouvez ne pas l’être.



Dans une approche directe, les obstacles s’éliminent ainsi que le sens de la séparativité par une juste vision de la perspective, lorsque les obstacles sont résorbés, le je vécu prend une réalité constante. Il n’a pas besoin d’agent, il se connaît lui-même par lui-même. Toute autre approche par purification et appropriation nous laisse en séparativité ; vous ne pouvez jamais changer le mental d’un point de vue mental, vous ne pouvez qu’atteindre une satisfaction ou un état désigné par le terme samâdhi, dans un contexte espace-temps.

La vérité est vécue quand le silence dans la dualité nous a quittés ; les objets nous apparaissent alors comme une prolongation, une extension de cette vérité vécue.

La conscience unitive, l’ultime réalité s’exprime d’abord comme conscience non duelle, sans intervention d’un agent : connaissance par excellence, être soi, au-delà des relations sujet-objet.

Cette conscience s’exprime, s’objective, s’extériorise en tant qu’objet des sens comme une idée et vous dites « je perçois » mais quand l’apparente perception est accomplie, l’objet perd ses caractéristiques, se résorbe dans l’essence-conscience, le soi non duel. Vous, le Soi, ne connaissez plus que le Soi, il n’y a que le Soi.

(Revue Être. No 3. 2e année. 1974)- Le titre est de 3e Millénaire
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akasha

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Féminin Taureau Buffle
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MessageSujet: Re: Être dans la perspective de vérité   Mar 16 Mai 2017 - 1:12

L’acte révolutionnaire de dire la vérité (John Pilger)

Source : LEPARTAGE 13 OCTOBRE 2015




John Pilger est un journaliste de nationalité Australienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’hui basé à Londres et travaille comme correspondant pour nombre de journaux, comme The Guardian ou le New Statesman.

Il a reçu deux fois le prix de meilleur journaliste de l’année au Royaume-Uni (Britain’s Journalist of the Year Award). Ses documentaires, diffusés dans le monde entier, ont reçu de multiples récompenses au Royaume-Uni et dans d’autres pays.

John Pilger est membre, à l’instar de Vandana Shiva et de Noam Chomsky, de l’IOPS (International Organization for a Participatory Society), une organisation internationale et non-gouvernementale créée (mais encore en phase de création) dans le but de soutenir l’activisme en faveur d’un monde meilleur, prônant des valeurs ou des principes comme l’autogestion, l’équité et la justice, la solidarité, l’anarchie et l’écologie.

Article initialement publié le 30 septembre 2015, en anglais, sur le site officiel de John Pilger, à cette adresse.


George Orwell a écrit qu’à « une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».

Nous vivons une sombre époque, dans laquelle la propagande de la supercherie affecte nos vies à tous. Comme si la réalité politique avait été privatisée, et l’illusion légitimée. L’ère de l’information est une ère médiatique. Nous avons une politique médiatique ; une censure médiatique ; une guerre médiatique ; des représailles médiatiques ; une diversion médiatique — une chaîne de production surréaliste de clichés et d’idées fausses.

Notre merveilleuse technologie est devenue notre amie autant que notre ennemie. A chaque fois que nous allumons un ordinateur ou prenons en main un appareil électronique — les chapelets de ce siècle — nous sommes soumis à un contrôle : à la surveillance de nos habitudes et de nos routines, et aux mensonges et à la manipulation.

Edward Bernays, qui inventa l’expression « relations publiques », un euphémisme pour « propagande », a prédit cela il y a plus de 80 ans, en qualifiant ce phénomène de « gouvernement invisible ».

Il a écrit que « ceux qui manipulent cet élément invisible de [la démocratie moderne] constituent un gouvernement invisible représentant la véritable force dirigeante de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont façonnés, nos goûts créés, nos idées suggérées, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler… »

Le but de ce gouvernement invisible est de prendre possession de nous: de notre conscience politique, de notre perception du monde, de notre aptitude à penser indépendamment, de notre aptitude à séparer le vrai du faux.

Il s’agit d’une forme de fascisme, un mot que nous avons raison d’utiliser prudemment, préférant l’associer aux troubles du passé. Mais un fascisme moderne insidieux est aujourd’hui le principal danger. Comme dans les années 1930, d’énormes mensonges sont délivrés avec la régularité d’un métronome. Les musulmans sont mauvais. Les fanatiques saoudiens sont bons. Les fanatiques d’ISIS sont mauvais. La Russie est toujours mauvaise. La Chine commence à le devenir. Bombarder la Syrie est bon. Les banques corrompues sont bonnes. La dette corrompue est bonne. La pauvreté est bonne. La guerre est normale.

Ceux qui remettent en cause ces vérités officielles, cet extrémisme, sont jugés comme fous — jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’ils ne l’étaient pas. La BBC fournit ce type de service gratuitement. Ne pas se soumettre c’est se voir qualifier de « radical » — peu importe ce que cela signifie.

La véritable dissidence devient exotique; et pourtant les dissidents n’ont jamais été aussi importants. Le livre que je lance ce soir, « Le dossier WikiLeaks », est un antidote au fascisme qui ne dit jamais son nom. C’est un livre révolutionnaire, tout comme WikiLeaks est révolutionnaire — dans la même veine que ce dont parlait Orwell dans la citation que j’ai utilisée au début de ce texte. Car il explique que nous n’avons pas à accepter ces mensonges quotidiens. Nous n’avons pas à rester silencieux. Ou, comme l’a autrefois chanté Bob Marley : « Emancipate yourself from mental slavery » (« Emancipez-vous de l’esclavage mental »).

Dans l’introduction, Julian Assange explique que ce n’est jamais suffisant de divulguer les secrets des grands pouvoirs: qu’il est crucial de les comprendre, ainsi que de les replacer dans le contexte actuel, et de les intégrer à la mémoire historique.

Tel est l’accomplissement remarquable de cette anthologie, qui se réapproprie notre mémoire. Elle connecte les raisons et les crimes qui ont entraîné tant de bouleversements humains, du Vietnam et de l’Amérique Centrale, jusqu’au Moyen-Orient et à l’Europe de l’Est, toujours au sein de la matrice d’un pouvoir vorace, celui des États-Unis.

Il y a actuellement une tentative États-unienne et européenne de destruction du gouvernement Syrien. Le premier ministre David Cameron semble en être particulièrement désireux. C’est ce même David Cameron dont je me souviens comme d’ un homme mielleux lorsqu’il était en charge des relations publiques pour les requins financiers d’une chaîne de télévision privée britannique (Carlton Communication).

Cameron, Obama et le toujours plus obséquieux François Hollande veulent détruire la dernière autorité multiculturelle restante en Syrie, une action qui ouvrira certainement la voie aux fanatiques d’ISIS.

C’est, bien sûr, totalement démentiel, et l’immense mensonge qui justifie cette démence c’est que cela serait pour soutenir les Syriens qui se sont soulevés contre Bashar el-Assad lors du printemps arabe. Comme le révèlent les dossiers WikiLeaks, la destruction de la Syrie est un vieux projet des impérialistes cyniques qui date d’avant les soulèvements du printemps arabe contre Assad.

Pour les dirigeants du monde, à Washington et en Europe, le véritable crime de la Syrie n’est pas la nature oppressive de son gouvernement, mais son indépendance du pouvoir États-unien et Israélien — tout comme le véritable crime de l’Iran est son indépendance, et ainsi de suite pour la Russie, et la Chine. Dans un monde détenu par les États-Unis, l’indépendance est intolérable.

Ce livre révèle ces vérités, l’une après l’autre. La vérité sur une guerre contre le terrorisme qui fut toujours une guerre du terrorisme ; la vérité sur Guantanamo, la vérité sur l’Irak, l’Afghanistan, et l’Amérique Latine.

De telles vérités n’ont jamais été aussi nécessaires. A quelques honorables exceptions près, ceux des médias, soi-disant payés pour s’en tenir aux faits, sont maintenant absorbés dans un système de propagande qui ne relève plus du journalisme, mais de l’anti-journalisme. C’est aussi vrai des libéraux et des respectables que de Murdoch. A moins d’être prêt à surveiller et déconstruire chacune de leurs spécieuses affirmations, les prétendues « actualités » sont devenues irregardables et illisibles.

En lisant les dossiers WikiLeaks, je me suis souvenu des mots du défunt Howard Zinn, qui faisait souvent référence à « un pouvoir que les gouvernements ne peuvent supprimer ». Cela décrit WikiLeaks, et cela décrit les véritables lanceurs d’alertes qui partagent leur courage.

Sur le plan personnel, je connais les gens de WikiLeaks depuis déjà quelques temps. Qu’ils aient accompli ce qu’ils ont accompli dans des circonstances ne relevant pas de leur choix est une source d’admiration constante. Leur sauvetage d’Edward Snowden en est un bon exemple. Tout comme lui, ils sont héroïques : rien de moins.

Le chapitre de Sarah Harrison, « Indexer l’Empire », décrit comment ses camarades et elle ont mis en place une véritable bibliothèque publique de la diplomatie US. Il y a plus de 2 millions de documents maintenant accessibles à tous. « Notre ouvrage », écrit-elle, « est dédié à un objectif : que l’histoire appartienne à tout le monde. » Lire ces mots est exaltant, et cela témoigne de son propre courage.

Depuis le confinement d’une pièce de l’ambassade équatorienne à Londres, le courage de Julian Assange est une réponse éloquente aux lâches qui l’ont traîné dans la boue et au pouvoir sans scrupules qui cherche à prendre sa revanche contre lui, et qui mène une guerre contre la démocratie.

Rien de tout cela n’a dissuadé Julian et ses camarades de WikiLeaks : pas le moins du monde. Et ce n’est pas rien.

John Pilger

Traduction: Nicolas Casaux

Édition & Révision: Héléna Delaunay
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