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 L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes

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Archi

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Masculin Capricorne Chèvre
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MessageSujet: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mer 12 Avr 2017 - 9:43


L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes



C'est l'Ile mystérieuse. On y cherche un trésor depuis deux siècles. On sait où chercher. Mais après plus de 200 ans de fouilles avec des techniques de plus en plus perfectionnées, plusieurs faillites et quelques morts, on ne sait toujours pas qui a caché quoi sur Oak Island, l'Ile-aux-Chênes, au large de la Nouvelle-écosse.




C'est la plus bizarre des "îles au trésor" de la planète. On sait où se trouve le "trésor". Mais on n'a pas l'ombre d'une idée de ce qu'il contient. Et surtout, on ignore qui a pu construire le système de pièges le plus ingénieux qu'une île au trésor ait jamais renfermé.
En 1795, Daniel McGinnis, un adolescent habitant sur le continent, qui s'amusait à chasser la perdrix dans cette île inhabitée, aperçoit une poulie de navire pendue à une branche de chêne. Juste au-dessous, il remarque une légère dépression du sol, comme si on avait rebouché un trou. Persuadé qu'il s'agit d'un trésor laissé par les pirates, il court prévenir deux copains.
À quelques pieds de profondeur, ils rencontrent une rangée de dalles. Ils l'enlèvent et continuent à creuser. À trois mètres (dix pieds), c'est une deuxième plate-forme, faite de billes de chêne. Ils l'enlèvent et continuent à creuser.

Et ça continue ainsi pendant des jours. A six mètres (20 pieds), nouvelle plate-forme en chêne. À neuf mètres (30 pieds), une autre. Et sous elle, toujours cette terre tassée, avec de l'argile et des roches. Les garçons comprennent que ces plates-formes servent à se partager le poids des tonnes de terre. Sauf que neuf mètres de profondeur, c'est trop pour eux.
Ils abandonnent donc, et les choses en restent jusqu'en 1804.


Une compagnie prend les choses en main. Les ouvriers dépassent sans problème le niveau atteint dix ans plus tôt et, en continuant à creuser, découvrent à leur tour, tous les dix pieds, des plates-formes recouvertes tantôt de couches d'algues, tantôt de charbon et même de fibres de cocotier!

À la 9e plate-forme (27 mètres ou 90 pieds), première découverte intéressante: une lourde dalle de pierre marquée, au verso, d'une inscription dans un langage indéchiffrable. Elle est mise de côté.






Les ouvriers atteignent 33 mètres et s'arrêtent pour la nuit. Le lendemain matin, surprise: le puits est rempli aux trois quarts d'eau! D'où vient-elle? On ne sait pas. Mais surtout, pourquoi le puits ne s'est-il pas rempli plus tôt? Sur le coup, on n'a pas de réponse. Pendant des semaines, les hommes écopent avec des seaux et des pompes improvisées, sans parvenir à abaisser le niveau d'eau.
Au printemps suivant, ils creusent un deuxième puits, dans l'espoir de prendre le trésor par en dessous. Ils descendent jusqu'à 37 mètres (123 pieds) puis se dirigent vers le puits au trésor. Alors qu'ils l'atteignent, l'eau commence à jaillir avec force. Les ouvriers n'échappent que de justesse à la noyade. Le deuxième puits est lui aussi inondé.
Certains s'interrogent: l'eau a, comme par hasard, commencé à jaillir lorsqu'on a enlevé la dalle gravée. Cette dalle aurait-elle agi comme un bouchon? Le puits aurait donc été conçu comme une paille à l'intérieur de laquelle l'eau ne montera pas si on en bouche l'extrémité avec le doigt?

Les recherches ne reprendront qu'en 1849.





Il ne s'agit plus cette fois de creuser mais de faire des forages, pour savoir une fois pour toutes ce qui se trouve au fond. Les premiers résultats confirment les espoirs les plus fous: après avoir dépassé les 110 pieds, la foreuse passe à travers 10 cm de bois (le sommet d'une caisse?) et pénètre dans du métal en vrac!
Lorsqu'on remonte la foreuse, on y trouve des échantillons de chêne et ce qui semble être trois maillons en or d'une chaîne de gousset. C'est la première fois qu'on a la preuve que quelque chose de payant se trouve au fond.
Persuadés d'avoir enfin atteint la chambre au trésor, les chercheurs ne sont pas pour autant au bout de leurs peines: personne n'est encore parvenu à abaisser l'eau du puits, même avec des pompes.
A l'été 1850, ils décident donc de forer un second puits pour faciliter le pompage. Ils creusent jusqu'à 36 mètres (120 pieds).
C'est la catastrophe: en moins de 20 minutes, le second puits se remplit au même niveau que le premier.

Ce n'est qu'à ce moment qu'un ouvrier a l'idée de goûter l'eau du puits: elle est salée. C'est donc de l'eau de mer, et non un lac souterrain. Le puits est relié à la mer: pas étonnant qu'on n'arrive pas à le pomper!

On finit par trouver dans une anse, à une centaine de mètres de là, un endroit d'où l'eau s'échappe, à marée basse, à travers le sable. Les ouvriers enlèvent aussitôt le sable et le gravier et s'aperçoivent que la plage a été recouverte d'une couche compacte de galets et de roches entre lesquels on a tassé des algues et des fibres de noix de coco. Autrement dit, quelqu'un a transformé 45 mètres de plage en éponge, puis recouvert le tout de sable. La plage au complet est artificielle!

Ce n'est pas tout: cinq conduits souterrains d'écoulement recouverts de gros galets et de roches plates conduisent à l'entrée d'un tunnel. À marée haute, l'eau s'infiltre par ces cinq conduits, et de là par le tunnel, en direction du puits au trésor. Et l'hypothèse de la paille se révèle exacte: quiconque enlève les plates-formes de chêne du puits, enlève les "bouchons" qui empêchaient l'eau de la mer d'atteindre le puits.

De toute évidence, les mystérieux constructeurs de cet ingénieux système se sont donnés un mal fou pour empêcher des intrus d'accéder à leur trésor.

Mais qui sont ces constructeurs? Au fil des générations, toutes les hypothèses y sont passées. Sauf qu'on estime que la construction du puits et des conduits aurait exigé une centaine d'hommes pendant six mois. Or, la région n'a gardé aucun souvenir d'une quelconque activité.
Aucune légende dans aucun port. On n'a jamais retrouvé la moindre trace d'une habitation humaine sur l'île.
Du milieu du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui, plus d'une dizaine de compagnies ont tenté de récupérer le trésor de la mystérieuse Ile-aux-Chênes. Toutes se sont butées aux problèmes d'inondations souterraines. Quelques personnes ont même perdu la vie.

En 1897, on fore cinq trous dans le sol, dans lesquels on insère des charges de dynamite, le long de la direction présumée du tunnel d'irrigation, qui amène l'eau de mer jusqu'au puits. On fait sauter. L'eau est pompée, avec succès, pour la première fois en 90 ans.

Le forage reprend. À 50 mètres (163 pieds), la pointe de la foreuse rencontre un obstacle: 17,5 cm de ce qui semble être du ciment. Sous le ciment, il y a dix centimètres de bois, puis un mètre de métal, puis de nouveau du bois et du ciment. Il semble y avoir là une voûte de deux mètres.
Les forages continuent, se multiplient. Après des semaines de travail, dans un amoncellement de boue, les hommes ne peuvent même plus localiser le puits original. Après avoir investi plus de 115 000$, les nouveaux actionnaires décident d'abandonner.

Leurs successeurs n'auront pas plus de succès. En fait, le travail est devenu aujourd'hui considérablement plus difficile: l'île a tant et si bien été creusée qu'elle s'est transformée en une éponge. Les chênes ont disparu. Plus personne ne sait où se trouve le puits original. Et on n'a toujours pas l'ombre d'un indice sur ses constructeurs.

Mais on continue à creuser. Les actuels chercheurs sont ceux de la compagnie Triton Alliance, qui creusait toujours, à l'été 1997. Mais c'est là tout ce qu'il était possible d'arracher à son président, M. Tobias. On ne sait donc pas si Triton a trouvé quelque chose.






Source : Dinosoria
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Cikala

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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Dim 16 Avr 2017 - 2:03

Merci pour cet article très passionnant.
J'avais déjà vu un reportage sur le sujet, il y a quelques temps, et cela m'avait "absorbé".

J'aimerai revenir sur quelques points et approfondir un aspect primordial de cette histoire ( la fameuse pierre gravée ) afin de vous proposer une autre hypothèse.

En effet, il me semble que cette pierre - et son inscription mystérieuse - est une des clés pour comprendre l'origine de ce mystère.
Hors jusqu'à maintenant, il semblerait que cette écriture reste incompréhensible...

Du n'importe quoi..

En peu de clics, j'ai découvert ( pas plus de deux articles ) une explication non étudiée/ exploitée à ce mystère.. puis j'ai essayé de comprendre comment les détenteurs de cette écriture ont pu se retrouver à cet endroit.

De surcroit, je te remercie pour cet article, car il m'a redonné le goût d'explorer, de creuser, de rechercher et d'approfondir mes connaissances tout en proposant de nouvelles vues.

Tout reste à prouver, mais je propose une nouvelle piste intéressante pour les curieux de chasse aux trésors et les passionnés d'histoire.


Les principales hypothèses



Hypothèse n°1 : un trésor de Vikings ?


Le village d’Overton, situé à environ 150 km d’Oak Island, aurait été visité en l’an 1007 par un Viking du nom de Leif Ericksson, fondateur de la colonie du Groenland et fils d’Erik le Rouge. Ce dernier, citoyen norvégien, avait été chassé de son pays natal et s’était réfugié en Islande. En 1812, une pierre gravée de signes runiques a été découverte à Overton et se trouve aujourd’hui exposée dans le musée d’histoire du comté de Yarmouth, ville proche d’Overton.
L’hypothèse que le puits au trésor ait été creusé par des Vikings est difficile à retenir car les signes qui figurent sur la pierre rectangulaire, trouvée à 27 m de profondeur, ne sont pas écrits en alphabet runique, appelé aussi « Futhark », utilisé par les anciens peuples de langue germanique, tels que les Anglo-Saxons ou les Scandinaves



Hypothèse n°2 : le trésor des Templiers ?


C’est l’hypothèse que retient Erick Surcouf, le plus célèbre des spécialistes français en recherches trésoraires. Pour lui, tout commence en 1398, soit pratiquement un siècle avant l’arrivée de Christophe Colomb sur l’île de San Salvador aux Bahamas. Cette année-là, plusieurs navires quittent l’Écosse et voguent sur l’Atlantique en direction de l’Ouest, emportant à leur bord des objets sacrés et des métaux précieux provenant du Temple de Paris. À la tête de cette flotte, Henry Sinclair de Rosslyn, le nouveau Grand Maître secret de l’Ordre des Templiers. Il choisit alors Oak Island, en Nouvelle-Écosse, et y fait accoster ses bateaux dans la baie de Mahone afin d’enterrer profondément le trésor, au fond d’un puits rempli de pièges pour inonder la fosse et protéger le trésor.



Hypothèse n°3 : le trésor du pirate William Kidd ?


Celui qu’on a surnommé « le capitaine Kidd » est incontestablement le stéréotype même du pirate. Né en 1645 en Écosse, William Kidd s’installe dès l’âge de 20 ans à New York où de riches lords anglais lui proposent de devenir corsaire au service du roi d’Angleterre et d’attaquer les pirates et les navires français. À bord de son navire l’Adventure Galley, équipé de 36 canons et de 70 hommes, Kidd écume les mers. Mais, très vite, il comprend que la piraterie rapporte beaucoup plus et il troque alors son costume de corsaire pour prendre l’habit de pirate. De serviteur du roi d’Angleterre, il devient donc hors-la-loi. À Londres, les membres de la Chambre des Communes lancent un mandat d’arrêt contre lui. Après de nombreux pillages sur l’Océan Indien et sur l’Atlantique, Kidd est arrêté à son retour à New York, puis envoyé immédiatement à Londres où on l’enferme dans la prison de Newgate. Contre sa libération, il propose de révéler la cachette d’un fabuleux trésor qu’il dit avoir enfoui dans un endroit secret. Le gouvernement britannique refuse son marchandage et ouvre son procès. Jugé coupable d’actes de piraterie, il est pendu le 23 mai 1701. Son cadavre est ensuite cerclé de lames de fer, suspendu à une potence et exposé pendant plusieurs jours au-dessus de la Tamise, en guise d’avertissement aux autres pirates. L’histoire du Capitaine Kidd a inspiré beaucoup d’auteurs, parmi lesquels Edgar Allan Poe pour Le scarabée d’or et Robert Louis Stevenson pour L’île au trésor.


Hypothèse n°4 : le trésor du roi Louis XV ?


En 1715, la France décide de construire à Louisbourg, en Nouvelle-Écosse, une base navale qui doit servir à contrôler les navires se rendant à Québec par l’estuaire du Saint- Laurent et à surveiller l’accès de la Nouvelle- France. La ville est protégée par une forteresse dotée d’une garnison de 1 500 hommes de troupes de la Marine royale. En mars 1745, la guerre entre les Anglais et les Français fait rage : 4 000 hommes, placés sous le commandement de l’officier britannique William Pepperell, débarquent en Nouvelle Écosse et, après 49 jours de siège, s’emparent de la forteresse et de la ville. Pendant toutes les années que dure la colonisation de cette Province, Louis XV a fait régulièrement envoyer des bateaux chargés de pièces d’or et d’argent, ces fonds étant destinés au financement de la guerre ainsi qu’à la paye des soldats et des officiers. Pour certains historiens, un des navires français aurait été capturé, puis dérouté vers l’île aux chênes où le puits aurait alors été creusé afin d’y ensevelir le butin.


Bref... beaucoup d'histoires fabuleuses qui ont le mérite d'enrichir le tiroir caisse après un bon bouquin ^^



source: trésor du patrimoine

Vous avez les mêmes hypothèses sur la majorité des sites ( wiki compris )









Quelques points avant mon hypothèse








♦ Il a fallut une grande connaissance de l'ingénierie hydraulique pour creuser ce système de galeries.

♦ On a retrouvé de nombreuses fibres de cocotiers ( noix de cocos ), dans ce puits, arbres que l'on ne retrouve absolument pas dans ces régions.

♦ Les fameuses inscriptions sur la première pierre gravée ont laissé cours à quelques interprétations qui n'ont pu apporter aucune conclusion.

Et pourtant... trouver l'origine de ce langage est essentiel à l'origine de ce mystère.

Un certain Révérend A.T. Kempton en donne une traduction ( mais aucune source n'indique la langue originelle ).
Selon lui, ce message codé signifierait:

"40 pieds plus bas, deux millions de livres sont enterrés."

Article qui en parle avec controverse ( en toute fin, dans "notes importantes" )

Il existe d'autres sources.
En tout cas celle-ci est fausse. Car de la langue en question, il semble impossible de traduire ceci ( voir lien: premier blog.. plus bas ) mais poursuivons..

D'autres hypothèses évoquaient une écriture romaine ( absurde ) et une écriture viking ( mais il ne s'agit pas de runes ).





C'est là que je vais vous surprendre:

Y a t-il des personnes d'origine berbère ou touareg sur ce site ?



Cinquième hypothèse

ïle d'Oak: la piste berbère


Celle-ci étant entièrement personnelle.
je pense être le premier à l'exposer




J'invite tous les historiens et linguistes à étudier ce qui va suivre.

Les symboles gravés sur la pierre ont une ressemblance troublante avec les caractères de l'alphabet Berbère ...



Le Tifinagh est l'alphabet Berbère. Très ancien, il est constitué de symboles, comme le ⵝ correspondant à la lettre yath, le ⵜ (lettre yat), le ⵎ (lettre yam), le ⵠ (lettre yav), le ⵐ (lettre yagn) ou le ⵆ (lettre yakh).

Sachant qu'il y' a des variations d'écritures à travers les siècles, d'une région à une autre et d'un groupe à un autre. Il semble important de considérer que certains signes ne correspondent pas à la nomenclature moderne ( tentative d'uniformisation ).
Tout en sachant, que même aujourd'hui, il est très difficile de traduire les glyphes anciens.
( exemple le triangle inversé, écrit comme le Delta Grec alors que le glyphe le plus approchant est un V inversé: note personnelle )

Mais il ne fait aucun doute que les symboles de la fameuse pierre gravée font parti de cette ancienne écriture berbère/touareg.

Le Tifinagh est un alphabet utilisé par les Amazighs en Afrique du nord. C'était autrefois un alphabet consonantique qui, disparu depuis l'Antiquité, fut conservé uniquement dans la sphère linguistique touarègue (Sahara algérien et marocain, malien, libyen et nigérien) jusqu'au début XXe siècle.
Il faut retenir ici, que le secret de l'île remonte certainement à quelques siècles avant le XXe.
Et donc que cette sphère linguistique était peut-être plus large.

Les inscriptions sont souvent des dédicaces ou épitaphes. La plupart sont brèves

voir ici Tifinagh
et Premier blog qui m'a mis sur la piste
et celui-ci Article comprenant une vidéo

Le fait qu'il puisse s'agir d'un épitaphe, est à retenir puisque l'une des dernières découverte sur cette île fait référence à un crane humain et trois coffres.

Source: Ouest-France

Cette entreprise à du coûter quelques vies humaines. Il semble donc envisageable que des personnes  ( dont ce fut les traditions ) aient posé cette pierre gravée.

Mais que feraient des berbères sur cette île ??
C'est là que je me suis renseigné et que j'ai pu ( de mon côté ) apprendre des choses que j'ignorais sur la piraterie.

Je crois en l'hypothèse d'un trésor pirate.
Mais celle qui tend à définir le trésor du capitaine Kidd, je n'y crois pas.
Celui-ci aurait parlé de son trésor, au moment de son jugement.
Sans doute espérait-il un sursis ( il fut cependant pendu ).
Cependant, de récentes théories situeraient son trésor au Madagascar ( il aurait également écumé dans l'océan indien ).

Le trésor du capitaine Kidd découvert à Madagascar ?

même s'il existe une controverse

Le faux trésor du capitaine Kidd

Combien fut intéressante sa vie, je ne pense pas qu'il soit à l'origine du mystère de notre île.

L'écriture de notre pierre est d'origine berbère...

Y avait-il des pirates berbères ?
La réponse est oui.






Il y a eu les Corsaires et pirates barbaresques et surtout Les Corsaires de Salé qui se réservaient la « mer du Ponant », c'est-à-dire l'océan Atlantique, avec le détroit de Gibraltar pour frontière ( entre le XVIIè et XIXème siècle ).
dont ceux de la République du Bouregreg

La plupart sont des exilés et descendants des maures d'Espagne.

La Reconquista prend fin en 1492 avec la prise de Grenade. La péninsule ibérique ne comprend plus un seul état arabe mais des Maures dont beaucoup partiront s'établir au Maghreb. L'émotion morisque et berbère explique l'exaltation de l'islam et de la piraterie car faute d'une armée pour reprendre Al-Andalus, les navires moros vont semés la terreur sur les côtes de la péninsule. Au XVe siècle les ports de l'Ifriqiya, du Maroc à la Tunisie armeront, chacun pour leur compte, des galères qui se livrent à la piraterie. C'est sous le couvert de l'Empire ottoman que la piraterie deviendra la guerre de course. ( source wiki ).

Les royaumes d'Afrique du Nord, avec les pirates barbaresques, dès les années 1500, « s'inscrivaient exactement dans l'histoire de l'Empire ottoman, de son expansion au-delà des mers, de ses entreprise contre Rome et contre l'Occident chrétien ».

Beaucoup de ces pirates, furent des Renégats

Dont certains comme Jan Janszoon




Il est connu en Afrique du Nord sous le nom de Mourad Rais ou Murad Reis, né vers 1570 à Haarlem (Hollande) et mort au Maroc vers 1641. Il a commencé comme corsaire pour le gouvernement hollandais avant d’être fait prisonnier. Après sa capture par des pirates barbaresques en 1618, il s'est converti à l'islam et est devenu pirate à Alger, puis à Salé ; de 1624 à 1627, il est grand amiral, c'est-à-dire dirigeant suprême, de la république du Bouregreg (ou république de Salé).

Il fera plusieurs expéditions en Atlantique Nord.

Il effectue en 1627 à la tête de corsaires algérois, hollandais et salétins ,un raid sur Grindavik, Islande.
Le 20 juin 1631 il met à sac Baltimore ( Irlande ), port qui sera déserté pendant des générations.

Ce n'est pas forcément lui.
Nombreux étaient ces corsaires à naviguer en Atlantique.
D'autres ont fait la route et l'histoire ne retient peut-être que ceux qui sont venu raconter leurs exploits.

Ces pirates connaissaient les routes vers les îles du nord comme l'Irlande et l'islande.
Pourquoi certains n'auraient pas été plus haut ? ( au XVIème siècle ces régions n'étaient plus un mystère ).

Beaucoup de membres de ces équipages étaient berbères et morisques. Et il serait ridicule de penser qu'il s'agissait de "repris de justice". La plupart de ces équipages étaient très structurés ( la plupart des officiers étant des renégats ). Mais il semble évident que beaucoup de maîtres d'œuvre devaient être d'origine islamo-andalouse. ( ceux-ci étant à l'origine de la piraterie issue de la Reconquista ).

Roger Coindreau: Les corsaires de slé

On connaît le degré d'ingénierie des morisques dans tout ce qui concerne la science hydraulique.

Du coup, la précision et l'ingéniosité du système mis en place sur l'île n'est pas un souci ( une fontaine perpétuelle géante ).

On connaît leur capacité ( à travers l'étude et les nombreuses traductions grecques - bien avant l'occident - ) à établir des cartes maritimes et des instruments de navigation.

Quant aux nombreuses fibres de cocos.. Que dire ?

Voici une carte de l'implantation des cocotiers à travers le monde.



Sachant que l'Afrique du nord et toutes les îles proches connaissaient la noix de coco, rien n'interdit de dire que ces corsaires n'en remplissaient pas leurs cales.
Pour deux raisons: la nourriture et l'eau ( deux en un! quoi de mieux.. )
Mais là, je ne suis pas historien spécialisé des denrées à bord des équipages de corsaires. ( juste une intuition logique et de localisation au départ des raids ).

Voilà mon hypothèse personnelle. Ce trésor a été enfoui par des corsaires venant d'Afrique du nord.
Elle n'explique en rien pourquoi, il aurait fallut tout ce travail d'enfouissement.
Sans doute pour ne pas "buter" tout un équipage.. puisqu'il fallait apparemment tout un savoir et plusieurs personnes pour retirer le trésor ( connaissances dans la science hydraulique ).
Pourquoi le cacher ? Un abandon ? une urgence ( navire en mauvais état pour le retour? ), un pacte entre corsaires pour éviter de se le faire spolier au retour ?
Et, malheureusement pour eux.. personne n'est revenu.
Quel trésor ? au début de la piraterie "barbaresque".. les trésors les plus convoités étaient les galions espagnols..
Celui d'un galion ?
Nulle ne le sait..

Là, reste le vrai mystère.

Que pensez vous de cette théorie ?


PS: plusieurs personnalités célèbres participèrent à ces recherches:  Parmi eux, en 1909, le jeune Franklin D. Roosevelt, futur président des États-Unis, alors qu’il a 27 ans, mais aussi John Wayne et Errol Flynn. ( source Sud_Ouest mis en lien plus haut.. mais aussi sur d'autres sites.. ).

Merci à vous.
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mar 18 Avr 2017 - 2:20

Pour vous aider :

http://alger-roi.fr/Alger/berberes/pages_liees/kabyles_yorshire_pn85.htm

http://www.epochtimes.fr/les-anciens-romains-avaient-peut-etre-deja-decouvert-le-canada-10334.html
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mar 18 Avr 2017 - 2:27

http://www.dark-stories.com/christian-page/le-mystere-de-l-ile-aux-chenes.html
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mar 18 Avr 2017 - 2:29

http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Societe/tresor-localise-recupere-sujet_81723_2.htm
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mar 18 Avr 2017 - 2:54

Aurait été un descendant de l'empereur Septime Severe ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Boscawen

Problème : "sa propriété d' Hatchlands Park" finalisé par son frère contiendrait des indications concernant le trésor des templiers .
J'avais à l'époque , trouvé des photos montrant les différends monuments construits dans le parc mais elles semblent avoir disparu de la doc Google . hola!!!
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mar 18 Avr 2017 - 15:38

Bon , et puis en fait , ça aurait été un saloir à poissons planqué dans les îles par les bracos pour échapper à l’impôt : d’où le système .
Et re pour la doc Google . hola!!!
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Cikala

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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mer 19 Avr 2017 - 1:17

Merci, à travers tes arguments, d'avoir fait avancer la discussion.
Quelqu'un aurait-il d'autres hypothèses documentées, un autre avis ?
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mer 19 Avr 2017 - 12:31

https://mes-insomnies.blogspot.fr/2006/12/les-trsors-des-templiers-en-terre.html
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alfan



Masculin Cancer Serpent
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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mer 19 Avr 2017 - 12:46

Les noix de coco servaient pour les cordages à l'époque , elles étaient mises à défibrer dans l'eau de mer par paquet de cent mille .
Donc , a priori , il devait y avoir du rab de partie dure .
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Archi

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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Mer 19 Avr 2017 - 18:08

Salut Cikala, salut alfan.

J'ai été bien pris par vos récits et vos liens à tous les deux qui m'ont beaucoup appris.
Cikala, je crois que tu en sais beaucoup plus que moi pour que je me hasarde à une hypothèse, tes recherches sont très intéressantes.
Je peux juste te conseiller si tu ne connais pas déjà l'excellent ouvrage "Une histoire des pirates" de Jean-Pierre Moreau, docteur en archéologie et spécialiste du sujet.
On y apprend entre autres choses que les pirates célèbres et passés à la postérité aujourd'hui n'étaient pas forcément les plus emblématiques à l'époque.
Des pirates dont l'histoire n'a pas été souvent raconté ont amassé de véritables trésors, fondé des quasi-états et surtout ont eu une longévité exceptionnelle.
Des personnages charismatiques, puissants et mystérieux comme Diego le mulâtre, qui selon moi, mérite beaucoup qu'on lise son histoire et ses épopées vraiment dignes d'Hollywood.

Quant au Kidd, je crois aussi que son trésor est factice, inventé au moment de son jugement pour retardé sa sanction.
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Cikala

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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Jeu 20 Avr 2017 - 3:19

Exactement Archi,

Il y a beaucoup d'histoires passées sous silence. Et je ferai en sorte de lire celle dont tu m'as cité.

Maintenant, je n'en sais pas plus que toi.. je me suis passionné pour cette histoire et j'ai fouillé sur tout ce que pouvait me donner le net en fonction de mon intuition
Il et vrai que je suis tombé très vite sur l'interprétation Berbère de la pierre gravée, et de là je me suis rendu compte que personne ne développait d'avantage cet aspect .. et donc, cette piste.

J'ai donc cherché s'il était possible que des berbères soient si au Nord.. et je suis tombé sur ces pirates ..

De même que ces histoires ( que tu cites ) dont on ne parle pas, je n'avais aucune connaissance des pirates berbères dans l'océan Atlantique... j'adore pourtant l'histoire, mais il est certain que je n'ai pas le souvenir qu'un professeur nous l'ai exposé au collège ou au lycée ( ou en deux minutes..? )

De même, je te remercie Alfan pour cette information que j'ignorais totalement. Reste à savoir: cette technique de la coco pour les cordages était-elle utilisé dans des zones géographiques bien précises à des époques bien précises ? ou Est-ce une technique répandue un peu partout ? ( question importante )



Dans ce cas, pour mon hypothèse, il ne resterait plus que la plaque gravée en langue Berbère..

Reste cela à expliquer.. ( à moins qu'il s'agisse d'un faux )
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alfan



Masculin Cancer Serpent
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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Jeu 20 Avr 2017 - 21:22

Septime SEVERE était un empereur romain d'origine berbère mort en Angleterre .
Edward BOSCAWEN serait un de ces descendants , il était amiral de la flotte anglaise au canada à l'époque des faits . C'est lui qui a capturé les bateaux transportant la solde des militaires français stationnés au Canada .
Amiral , ça veut aussi dire qu'il était franc-maçon , et puisqu'il a ( ou plutôt son frère ) parsemé le parc de sa résidence d'indices concernant le trésor des templiers, forcément du rite écossais .
Et comme vous l'avait vous-même fait remarquer le Tifinagh est intraduisible sorti de son contexte. hola!!!
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alfan



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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Jeu 20 Avr 2017 - 21:45

3) puis vinrent les templiers vers 1250, 1294 et en 1307 arriva un dernier groupe. Ils aidèrent les descendants des vikings à fonder l'empire inca puis participèrent à son développement.

vers 1272, les templiers traversèrent l'océan atlantique pour arriver à l'embouchure d'un très grand fleuve, le Saint Laurent qu'ils remontèrent jusqu'à sa première courbe. Ils visitèrent la région des Grands Lacs que les moines irlandais s'étaient établis au 10ème siècle. Puis ils reprirent la mer pour aller s'établir vers 1279 sur la côte du Mexique, et vingt ans plus tard sur les bords du lac de Chalco à l'intérieur des terres.

En 40 ans, de 1272 à 1307, ils avaient fait du commerce avec les vikings, principalement pour ramener l'argent au port de la Rochelle et avec ce métal précieux devenu une nouvelle monnaie, financer les constructions de leur mouvement : abbayes, maisons templières et surtout les cathédrales une fois que leur trésor saisit au moyen-orient et qui provenait de l'utilisation de l'or depuis la civilisation de la haute Egypte, avait été consommé dans les chantiers immobiliers et l'acquisition de terres et domaines. Les templiers apportèrent l'art de la construction de la pierre aux vikings.

extraits du livre : les Templiers en Amérique de Jacques de Maheu, les énigmes de l'univers, Robert Laffont, 1981
http://www.fileane.com/docpartie1/tiahuanaco.htm
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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Jeu 20 Avr 2017 - 22:16

Pour le Tifinagh , un exemple :

Sakali Abderrahman sur Facebook

Voici l'extrait d'un article de Ahmed Siraj ( historien et archéologue marocain ).

" .... On évalue aujourd’hui à plus de 1300 textes, le nombre d’inscriptions libyques connues jusqu’à présent au Maghreb. On entend par " écriture Libyque " celle datée de la période préislamique. D’autres textes plus nombreux et plus récents sont connus au Sahara. Ils présentent un aspect différent mais qu’on considère généralement comme étant dérivé du Libyque antique. Ce sont les inscriptions en tifinagh encore utilisées de nos jours par les Touaregs. L’espace géographique couvert par ces inscriptions s’étend sur l’ensemble du territoire des peuples Tmazighen, des îles Canaries jusqu’en Libye et de la Méditerranée jusqu’au Niger. Les inscriptions libyques se répartissent sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, et la Libye avec une densité et une chronologie variables. C’est l’ancien royaume des rois numides (nord-ouest tunisien et algérien) qui a fourni le plus grand nombre d’inscriptions, d’où le qualificatif " numidique " attribué à cette écriture au départ. C’est aussi cette région, et plus particulièrement le fabuleux site de Dougga, qui a donné des inscriptions bilingues (Libyquo-punique) ayant permis de déchiffrer quelques textes officiels. Cela dit, l’exploration est loin d’être achevée car de nouvelles découvertes ne cessent d’augmenter le nombre d’inscriptions dans le reste du Maghreb et d’élargir l’espace de leur diffusion. Les nouvelles découvertes effectuées récemment au Maroc le prouvent.

Malgré les progrès de recherches de ces dernières années, plusieurs aspects liés au Libyque demeurent inexpliqués. L’un des problèmes qui a suscité des débats est celui des origines qui restent difficiles à établir, d’autant plus que nous disposons de peu d’inscriptions datées. On a longtemps considéré que le Lybique dérivait de l’alphabet phénicien sans pouvoir expliquer le processus de parenté. L’existence des signes communs aux deux écritures et le nom Tifinagh donné à la forme actuelle du Libyque constituaient des arguments pour les défenseurs de cette thèse. En revanche, d’autres éléments contredisent la thèse d’une "origine punique". La graphie des signes puniques est cursive alors que les caractères Libyques sont anguleux, géométriques. Le sens de l’écriture est aussi différent. Le punique s’écrit horizontalement de droite à gauche, tandis que le Libyque s’écrit en général verticalement. Les inscriptions officielles de Dougga écrites en lignes horizontales semblent avoir été le résultat d’une influence punique. Ceux qui cherchaient à rattacher le Libyque à des écritures orientales ne considéraient pas l’éventualité d’une invention et non pas d’une introduction. Aujourd’hui plusieurs chercheurs croient de plus en plus à une origine locale.

Le Libyque remonterait au VII siècle avant J.C.

La datation de cette écriture est aussi sujet de discussion. Ces inscriptions sont en grande partie funéraires et ne portent aucun indice de datation. D’autres textes se trouvent superposés à des gravures rupestres remontant à la période préhistorique, ce qui complique la tâche de datation. Pendant longtemps on a opté pour une chronologie basse qui attribue un rôle décisif à l’influence de l’écriture punique dans la formation de l’alphabet Libyque. Cette datation s’appuie sur une étymologie du nom Tifinagh qui signifiait à l’origine " les puniques " et sur des attestations numidiques révélées par les inscriptions bilingues (punique Libyque) de Dougga (Tunisie). Une de ces inscriptions est datée : il s’agit de l’inscription du temple de Massinissa qui date la construction du temple en l’an 10 du règne de Micipsa, c’est-à-dire 138 ou 139 av. J. C. Cette chronologie ne fait pas remonter la datation de ces inscriptions, et donc de l’écriture, au-delà du IIe siècle av. J. C au III’ siècle av. J. C.

Mais on croit de plus en plus que l’écriture libyque devrait remonter à une date plus ancienne. Le document clé qui appuie cette hypothèse est la fameuse gravure de Azib n-Ikkis dans le Haut Atlas marocain. Découverte en 1959, cette gravure comporte une inscription libyque de 15 à 16 caractères à l’intérieur d’un cartouche anthropomorphe vertical. La technique du trait, la patine et le style sont identiques à la gravure datée de l’âge de Bronze. G. Camps considère fermement que "même en rajeunissant à l’extrême le contexte archéologique", cette inscription est bien antérieure au VII-Ve siècle av. J. C. Plusieurs chercheurs s’accordent désormais à ne pas écarter l’hypothèse de l’ancienneté de certaines inscriptions libyques de l’Atlas saharien, du Sahara Central, de l’Air, de l’Atlas et du Sud marocains. L’argument de cette haute chronologie, qui atteint parfois 1500 av. J. C, est la contemporanéité des témoignages épigraphiques avec les gravures et les peintures.

Le Libyque est caractérisé par un phénomène de régionalisation marquée. La majorité des inscriptions provient des zones proches de la sphère de la civilisation punique et latine : Nord de la Tunisie, Nord Constantinois, Nord du Maroc, la carte de répartition des inscriptions libyques du Maghreb montre un déséquilibre numérique entre ces régions et le reste du Maghreb. Cet état de fait a été comme l’argument qui confirme l’origine punique de cette écriture. Pourtant, il se peut que ce déséquilibre ne soit le résultat d’un déséquilibre dans les stratégies des explorations archéologiques qui ont beaucoup insisté sur les zones soumises aux cultures étrangères aux dépends de celles restées autochtones. Notant que malgré le nombre faible des inscriptions trouvées hors des espaces punico-latins d’Afrique du Nord, c’est dans le lot de ces inscriptions qu’on retrouve des témoignages chronologiques et thématiques importants.

Depuis le XIX siècle, les spécialistes ont pris l’habitude de distinguer deux types d’alphabets libyques : l’alphabet oriental et l’alphabet occidental. Quoi qu’il reflète les différences entre les alphabets utilisés sur les inscriptions de la Tunisie occidentale et celui des inscriptions du Maghreb occidental, aujourd’hui, ce schéma est presque dépassé. Plusieurs types d’alphabets semblent avoir existé et les différences régionales sont remarquables.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette diversité du Libyque dont le plus important reste l’évolution chronologique de l’alphabet, les influences subies par les formes d’écritures étrangères, phénico-punique en particulier et le particulier le morcellement social des entités ethniques du Maghreb. On peut plutôt parler d’écritures libyques.

L’écriture Libyque outil de transmission du savoir.

Le Libyque pose toujours des problèmes de déchiffrement et de lecture. Peu d’inscriptions ont été lues jusqu’à présent. C’est surtout grâce aux inscriptions bilingues qu’on arrive à déchiffrer les inscriptions libyques dites orientales. Pour le reste des inscriptions, funéraires en général, la lecture est impossible aujourd’hui.

Essentiellement consonantique, comme c’est le cas des alphabets sémitiques, le Libyque oriental se compose de 24 signes. Fulgence, auteur du Ve siècle rapporte que le nombre de ses signes est de 23 pour les écritures occidentales, il est impossible pour le moment d’avancer une hypothèse sur le nombre de signes. On remarque par ailleurs une différence entre les signes utilisés dans les inscriptions de l’Algérie par rapport à ceux du Maroc et vice-versa.

Les futures recherches ont beaucoup d’aspects confus à expliquer, en particulier la datation des premières attestations libyques liées à l’art rupestre. Le processus du passage du style figuratif aux signes géométriques de l’art rupestre, puis à l’alphabet, est un thème qui continue à préoccuper les chercheurs. Sans parler évidemment du problème du déchiffrement des inscriptions libyques qui reste entièrement posé. La tradition de l’écriture libyque a certainement continué, sous forme de Tifinagh, au Moyen âge et à l’époque actuelle. Pourtant, tout comme la langue qu’elle exprimait, jamais cette écriture ne s’est confirmée comme outil de transmission du savoir. Pour quelle raison ? C’est là toute la question... "
hola!!!

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MessageSujet: Re: L'insaisissable trésor de l'Ile-aux-Chênes   Jeu 20 Avr 2017 - 22:19

https://fr.wikipedia.org/wiki/Septime_Sévère

https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Boscawen
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