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 Psychologie/psychiatrie .

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OSIRIS

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MessageSujet: Psychologie/psychiatrie .   Dim 23 Juil 2017 - 22:29

Toujours culpabiliser l’autre lorsque l’on est soi-même responsable : comment contrecarrer cette "méthode" bien perverse mais devenue si fréquente.

Nombre d'entre nous aimeraient avoir une baguette, un philtre ou un pouvoir magique afin que ceux auxquels ils s'adressent se passionnent pour leurs propos, leur personnalité, ce qu'ils font ou les domaines auxquels ils souhaiteraient les intéresser. Combien aimeraient connaître la méthode idéale pour séduire, convaincre et persuader ? Pourtant la réponse à la question "Comment fasciner ?" n'a été que rarement explicitée. Extrait de "Le pouvoir de fascination. Les secrets de la séduction" de Jacques H. Paget, publié aux éditions Plon. 2/2



À l’échelle individuelle, évitez désormais de donner prise à tout sentiment de culpabilité. C’est notamment le cas dans les entreprises où le harcèlement d’un salarié a pour but de le rendre insidieusement coupable pour le ou la faire « craquer», et n’est pas le résultat de véritables pressions qui pourraient être plus manifestes, et donc plus aisément prouvables. Le système le plus retors consiste au contraire à culpabiliser la personne en estimant qu’elle ne met pas assez d’énergie dans son travail, à l’interroger sur la façon dont elle envisage de compenser ses manquements ou d’atteindre ses objectifs, ou de trouver qu’elle ne s’intègre pas assez à l’équipe, qu’elle participe trop peu à la vie de l’entreprise...

La culpabilisation est le moyen d’obtenir toutes les faveurs de ceux qui sont sincères par ceux qui ne le sont pas. En effet, les reproches portent encore mieux sur ceux qui sont de bonne foi et de bonne volonté. Celui qui sait qu’il ne fait rien et que ces reproches sont mérités n’éprouve aucun remords ou ne ressent pas la culpabilité : il est conscient qu’il est en tort et cela lui est égal. En revanche, celui qui fait de son mieux et ne compte pas ses heures ne comprend pas le sens des critiques et verse dans la paranoïa, croyant que tout est sa faute, surtout si les reproches concernent son attitude. Il va donc chercher tous les moyens de montrer que celui qui le juge insincère se trompe. Et les preuves apportées seront toujours considérées comme insuffisantes par le manipulateur tant qu’il n’aura pas obtenu ce qu’il veut de cette personne, soit des faveurs particulières, soit son départ, entre autres éventualités.

Pour contrecarrer cette «méthode » bien perverse mais si fréquente dans tous les univers de nos jours, il convient de rester « stoïque ». Le moyen en est simple : c’est un renversement de la charge de la preuve. Il vous suffit pour cela de faire la distinction entre accusation et culpabilisation.

Si vous constatez que quelqu’un cherche à vous culpabiliser, demandez-lui très simplement et très directement, les yeux dans les yeux : «Est-ce une accusation? Vous voulez m’accuser de ne pas bien faire ce que je fais ? »

Si la personne répond «oui», demandez-lui alors d’en apporter la preuve. Il lui sera alors difficile de le faire s’il est de mauvaise foi, ce qui est presque toujours le cas. Si elle répond «non», alors dites-lui de ne plus vous importuner et de vous laissez faire votre travail. Et continuez d’agir comme vous l’entendez.

Si l’on vous accuse manifestement, c’est à celui qui vous accuse d’apporter les preuves de son accusation. Laissez faire. Cela n’ira jamais loin. Si on vous culpabilise, on estime généralement, et vous estimerez implicitement, que c’est à vous d’apporter la preuve du contraire. Ne le faites pas. Jamais. Car sinon, vous démontrez implicitement que vous reconnaissez au minimum le fait d’être redevable. Donc que l’accusation est fondée, alors qu’en fait l’accusation n’avait aucune preuve. Si vous ne modifiez pas votre attitude, la preuve pour celui qui vous accuse sera nettement plus difficile à apporter. Bien faire cette différence vous permettra de vivre beaucoup mieux.

Dans la plupart des situations, on cherchera à vous culpabiliser. Ne vous en faites pas. Et laissez glisser sans vous préoccuper de quoi que ce soit à cet égard. Car apporter les preuves nécessaires à une accusation demande beaucoup plus d’engagement, de volonté et d’énergie. Et la plupart des manipulateurs sont paresseux, sinon ils ne penseraient pas à manipuler autrui pour tout obtenir sans se fatiguer.

Cela est tout aussi vrai sur le plan politique. La culpabilisation est aujourd’hui le moyen le plus utilisé pour asservir les citoyens et les forcer à agir et à payer leurs impôts sans réfléchir ou demander des comptes. Ceux qui parlent de « complot planétaire » ou de «théorie du complot» veulent, en réalité, parler du problème de la « culpabilisation des citoyens ». Mais ils se trompent de terminologie. Car le formatage des cerveaux de plus en plus d’êtres humains est si profond que bien peu de personnes perçoivent que le monde est de plus en plus asservi par la peur et le sentiment de culpabilité. Dans les pays occidentaux, tout enfant qui vient de naître est déjà redevable de plus ou moins deux mille euros pour une dette étatique à laquelle il n’a jamais contribué. Personne, hormis les responsables politiques et administratifs en fonction, ne peut être tenu responsable des erreurs économiques et financières qui ont conduit les pays occidentaux dans les situations désastreuses où ils se trouvent aujourd’hui. Mais il est plus simple de déclarer que tout cela est de la responsabilité des citoyens et que c’est à eux de payer. Les affaires Tapie contre le Crédit Lyonnais et Jérôme Kerviel contre la Société générale sont des illustrations parfaites de ce principe : toujours culpabiliser l’autre lorsque l’on est soi-même responsable.

Les politiques « écologiques » utilisent le même procédé en faisant peser sur les citoyens du monde la responsabilité des modifications climatiques et les phénomènes de pollution. Dans les faits, les dérèglements climatiques que nous observons ont des origines cosmiques qui dépassent de très loin la taille infinitésimale de l’être humain sur la planète Terre, et la pollution des grands centres urbains par la circulation automobile représente à peine 30 % face aux émanations dues au charbon utilisé pour les productions industrielles qui, afin de délivrer des millions de produits, y compris des produits écologiques tels que les éoliennes, diffusent dans l’atmosphère des particules polluantes qui ne sont plus chassées avec la même efficacité que par le passé en raison de la modification des vents de très haute altitude. À cause des modifications climatiques. La boucle est bouclée. Mais comme il est impossible de revenir en arrière, de stopper une consommation outrancière de produits industriels sans déséquilibrer des économies étatiques et faire courir le risque de conflits militaires en mettant des millions de personnes au chômage et dans la précarité, il est plus simple de culpabiliser les citoyens et d’en faire de bons petits soldats capables de trier leurs déchets pour se déculpabiliser. Alors que nos ordures finissent toutes dans les mêmes incinérateurs, générateurs de pollution faute de personnel suffisant pour en contrôler le tri, car ce serait un coût de main d’œuvre bien trop élevé par rapport au profit. De même, faire rouler les voitures à trente kilomètres/heure dans des embouteillages hyper polluants, provoqués pour tenter de dissuader leurs propriétaires de les utiliser tandis que leurs autoradios diffusent essentiellement des publicités pour des marques automobiles afin d’inciter les conducteurs à l’achat de nouvelles voitures, est aberrant. «Ça tourne pas rond dans ma p’tite tête !», comme le chantait Odette Laure sur des paroles de Francis Blanche.

Le phénomène de culpabilisation se constate aisé- ment, à condition de ne pas être trop formaté, par le nombre grandissant d’interdits dans les organisations sociales du xxie siècle. Interdiction de boire, de fumer, de rouler vite, de manger trop, de stationner, et toutes les obligations administratives qui ne font qu’imposer et contraindre sans jamais offrir désormais davantage de libertés. Et le phénomène de culpabilisation est si puissant sur les individus que nous sommes qu’il nous empêche même de réagir et de revenir au magnifique slogan inventé par le regretté Jean Yanne et repris par les manifestants de Mai 68 : «Il est interdit d’interdire !» Ce sentiment de culpabilité est également largement utilisé dans les techniques d’envoûtement, pour empêcher toute action positive de la part de celui ou celle sur qui on l’exerce.


Extrait de "Le pouvoir de fascination. Les secrets de la séduction" de Jacques H. PAGET, publié aux éditions Plon.



http://www.atlantico.fr/decryptage/toujours-culpabiliser-autre-lorsque-on-est-soi-meme-responsable-comment-contrecarrer-cette-methode-bien-perverse-mais-devenue-3116280.html?yahoo=1
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evol

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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Lun 24 Juil 2017 - 13:39

Quelqu'un a essayé de vous culpabiliser ?
Racontez nous comment cela s'est passé ?
Quel traumatisme cela vous a fait ?
Comment allez vous vous reconstruire ?

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OSIRIS

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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 29 Juil 2017 - 12:30



Paranoïa : les signes qui ne trompent pas !

"Il est complètement parano !" Passé dans le langage courant, le terme de paranoïa a perdu de son sens. Car il s'agit bel et bien d'un trouble de la personnalité qui peut conduire à une dangerosité pour soi ou pour autrui. Voisins, amis, collègues, parents... Repérez les signes de cette psychopathologie touchant deux fois plus les hommes que les femmes.

La surestimation de soi

L'une des caractéristiques de la personnalité paranoïaque c'est le sentiment d'avoir raison contre le monde entier. Une attitude qui, souvent, s'organise pour se défendre d'atteintes narcissiques graves ou répétées pendant l'enfance.

Les signes : Orgueilleux voire mégalomane, le paranoïaque peut, s'il a du pouvoir, ériger un système qui lui permettra de prendre le contrôle sur les autres de façon à leur imposer ses vues. Beaucoup des grands dictateurs de l'Histoire étaient aussi de grands paranoïaques. D'autre part, les sujets présentant une paranoïa de forme "sensitive" ont, eux, au contraire tendance à la dévalorisation : ils ont souvent l'impression que l'on se moque d'eux ou qu'on les méprise et en chercheront la preuve dans les gestes, attitudes, mimiques de leur entourage.

La jalousie

La jalousie est l'un des grands signes de la paranoïa.

Les signes : Elle peut se manifester à l'égard de collègues supposés recevoir un meilleur traitement, de frères et sœurs vécus comme mieux aimés par les parents (ce qui est notamment réactivé au moment des héritages). Mais la relation amoureuse est le domaine dans lequel la jalousie paranoïaque va se déployer avec le plus d'ampleur. Pour le conjoint de ces personnalités difficiles, la vie peut vite devenir un enfer car il aura beau multiplier les preuves de sa bonne foi, jamais il n'est cru et tout regard ou geste avec autrui peut être pris pour un signe de connivence.

Le goût pour la procédure

Sûr de son bon droit et de son jugement, le paranoïaque est enfermé dans ses convictions.

Les signes : Rigide et autoritaire, il est imperméable à l'argumentation d'autrui. Et, lorsque l'on tente de lui prouver qu'il a tort, ou pire, s'il est contredit ou débouté, qui plus est devant un tiers, sa rancune sera tenace. Par ailleurs, il entre facilement dans ce que les psychiatres appellent "le délire de revendication" : il intente des procès, inonde les administrations de lettres recommandées, ses voisins de lettres de menace, bref réclame justice. Et, dans la mesure où son intelligence est en général intacte, son argumentation s'appuiera sur un raisonnement d'apparence logique et volontiers nourri par des textes de loi.

La persécution

Paranoïa ethymologiquement signifie "penser à côté". Pour le paranoïaque, l'autre est forcément menaçant.

Les signes : Il va interpréter les moindres faits et gestes de son entourage dans le sens d'une persécution ou d'une hostilité à son égard (c'est ce que les psychiatres nomment "délire interprétatif"). Les idées délirantes peuvent aller de l'impression qu'il est l'objet de menaces ou de spoliation, à la conviction d'être contrôlé par des forces supérieures et malfaisantes, en passant par le racisme : l'étranger est alors vécu comme envahissant son espace, le dépossédant de ses droits voire de ses biens. Toutefois son discours paraît si logique et rationnel qu'il peut convaincre et il faut parfois longtemps avant que l'entourage prenne conscience du problème.

L'érotomanie ou délire amoureux

Il s'agit d'une forme particulière de la paranoïa.

Les signes : Le sujet (la plupart du temps une femme) est persuadé d'être aimé par une personne (le plus souvent, un homme célèbre ou dans une position de pouvoir : personne célèbre, médecin, prêtre, etc). Chacun des faits et gestes de cet "élu" sera alors interprété comme un signe adressé. Après une phase d'espoir, la soi-disant bien-aimée, se sent abandonnée, sombre petit à petit dans le désespoir puis dans la rancune, ce qui peut la pousser à des actes de violence contre l'objet de sa flamme, son entourage voire contre elle-même.

La difficulté du soin

Le paranoïaque, par définition, ne fera pas la démarche de consulter puisque, si problème il y a, il ne peut pas venir de lui, de son comportement, mais des autres. Il peut y être amener à la suite d'un effondrement lié à un deuil ou au bout des longues démarches juridiques infructueuses. D'autre part, la relation thérapeutique est basée, avant tout, sur la confiance, ce qui rend ce lien très compliqué à instaurer avec ce type de personnalité : souvent la thérapie de groupe est préférée à la thérapie individuelle. La prise en charge de la paranoïa reste extrêmement difficile et la grande majorité des personnes touchées (0,5 à 2,5% de la population) n'est pas suivie.

Sources
Remerciement au docteur Jean-Yves Cozic, président de l'association française de psyhiatrie
www.psychiatrie-francaise.com


http://www.medisite.fr/troubles-psychologiques-paranoia-les-signes-qui-ne-trompent-pas.353869.107.html
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OSIRIS

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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Jeu 10 Aoû 2017 - 14:34

Le syndrome de Procuste

Le Syndrome de Procuste est un mal très répandu aujourd'hui qui frappe les personnalités qui proclament leur cartésianisme comme d'autres leurs conquêtes sexuelles. Il se caractérise par l'atrophie de l'imagination et de la créativité, par une incapacité à penser de manière analogique et par une tendance à vouloir tout "formater" selon leurs propres critères, sous couvert d'un prétendu rationalisme. La Raison, la Science et la Vérité sont souvent pris en otage par ces individus psychologiquement hyperrigides.

Le syndrome de Procuste tire son nom de ce célèbre aubergiste de la mythologie grecque qui allongeait de force ceux parmi ses hôtes qui ne rentraient pas dans le lit qu'il leurs proposait, et qui coupait les membres de ceux qui en dépassait. Ce mythe illustre parfaitement cette tendance universelle à déformer (ou nier) des faits pour les faire concorder avec une orthodoxie rationnelle ou religieuse.

Les nouveaux Procustes sont souvent, mais pas obligatoirement, gestionnaires, comptables, administrateurs, religieux ou scientifiques. Ils exercent leur pouvoir tyrannique dans les administrations ou les grandes entreprises, au sein desquelles leur tendance à vouloir jouer les petits-chefs peut amplement s'exprimer. Autoritaires et castrateurs, ils abusent de leur position dominante en obligeant leurs subordonnés à "rentrer dans le rang". Ils usent de la critique en abondance car ils veulent toujours avoir raison et forcer les autres à accepter leurs arguments. La mauvaise foi est ainsi une seconde nature pour ce type d'individus. Ils se targuent de posséder une logique à toute épreuve, même quand les faits leurs donnent tort. Leur propension à déformer ou nier la vérité les rend dogmatique et parfois dangereux. Ceux qui s'opposent à eux ou mettent en doute leur rationnalité courent le risque d'être psychologiquement excommuniés, intellectuellement discrédités et socialement persécutés.


https://www.paradigme.ch/pages/procuste.html
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evol

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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Jeu 10 Aoû 2017 - 15:14

S'est d'un tel niveau, qu'a mon avis personne n'y comprendra rien ! Very Happy
Allons plus loin, au delà de l'infini ^^

Si quelqu'un a été capable d’établir un constat dans de tel niveau de subtilités !
S'est qu'il voit la solution ! non ?

Sinon étudier ce proverbe multiples ^^

"Un problème sans solution est un problème mal posé"
"Il n'y a pas de problème qu'une absence de solution ne puisse résoudre !"
"Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions"
"S'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problème."


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OSIRIS

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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 12 Aoû 2017 - 12:02

Je suis trop autoritaire

Si énoncer ses désirs et savoir dire non permet d’exister en société, imposer son point de vue et exiger la soumission à nos décisions relève de l’abus de pouvoir. Comment s’explique cette tendance à se comporter en dictateur ?


Pourquoi ?

C’est le grand retour de l’autorité. Parents, psys, profs, tout le monde en parle. « Cette valeur est indispensable, puisque c’est sur elle que se fondent, en grande partie, l’organisation sociale et les relations humaines », rappelle Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute. Mais elle n’a de sens que si elle est liée à celle de respect. Mettre des limites à un enfant, c’est l’aider à se construire. Faire usage de la menace et contrôler tous ses faits et gestes, c’est l’en empêcher. L’autoritarisme passe toujours par la tentative d’exercer sur l’autre une violence morale : vouloir dominer, contraindre, imposer…

Elizabeth, 35 ans, en témoigne : « Pendant des années, mon ex-mari m’a asséné de soi-disant conseils sur la vie et les autres… Ce n’étaient, en fait, que des jugements de valeur érigés en loi universelle et destinés à me maintenir dans la soumission. »

En empêchant quelqu’un de développer ses propres opinions, on le maintient dans un état de dépendance pour garder le pouvoir sur lui. C’est le contraire du bon exercice de l’autorité où l’affirmation de soi a pour objectif de donner à l’autre les moyens de s’affirmer à son tour, et, en construisant une relation égalitaire, de l’autoriser à nous dépasser. Etymologiquement, "auctoritas" signifie ce qui donne confiance à l’autre en lui permettant de devenir "auctor", c’est-à-dire acteur de sa vie.

L’expression de l’agressivité

Pour Stéphanie Hahusseau, psychiatre, le recours à l’autorité abusive fait écho à notre vécu : « Lorsque nous étions enfant, on s’est le plus souvent adressé à nous de façon agressive et autoritaire, en nous imposant des jugements de valeur ou en nous caractérisant à partir d’un seul comportement. » Adultes, nous reproduirons cette attitude.

Un moyen de se rassurer

« En tant que parent, je dois dominer », « Un patron n’a droit à aucune faiblesse »… Les personnes autoritaires ont toujours des arguments. Ces affirmations sont en fait des interprétations erronées de la réalité, construites au fil de leurs expériences et érigées en "diktats de vie". Plus une personne est vulnérable et angoissée, plus elle puisera dans ces "règles" des repères pour se rassurer et se situer dans la vie.

La meilleure défense, c’est l’attaque

« Notre chef de service est surnommé “l’adjudant”. Lorsqu’il entre dans notre bureau, c’est en hurlant ! confie Anne-Marie, rédactrice dans une agence de publicité. Résultat : on le déteste tous, mais en silence. Et lui croit qu’on le respecte ! » « L’autorité abusive est l’expression d’un état émotionnel face à ce que l’on ressent comme une menace pour son identité, explique Catherine Aimelet-Périssol. Certains choisissent la fuite, d’autres écrasent leurs interlocuteurs par peur d’être dépassés ou de ne pas être reconnus et considérés à leur juste valeur. »
Dans les deux cas, cette attitude provient d’une image de soi défaillante. L’agressivité semble alors la seule arme pour exister.

Que faire ?

Décider de changer
Pourquoi changer quand nous sommes en position de supériorité ? D’abord, l’allégeance des autres n’est pas éternelle. Les destins des dictateurs ne sont pas sûrs… Ensuite, notre attitude nous condamne à la solitude. Sortir du rapport dominant-dominé, c’est découvrir la communication avec l’autre.

Se libérer de ses émotions
L’agressivité et la colère qui sous-tendent l’autoritarisme viennent d’un trop-plein d’émotions, dont il est possible de se débarrasser par une activité physique. Un bon moyen d’éviter qu’elles ne se libèrent par l’agressivité.

Se réapproprier son histoire
En repérant les circonstances dans lesquelles nous avons été soumis à un manque de respect, il s’agit de comprendre comment nous avons été amenés à reproduire ce comportement.

Etre indulgent avec soi
Exprimer ses émotions permet d’écouter sa souffrance d’enfant et de réparer. Le but : être plus juste et compréhensif avec soi pour le devenir avec les autres.

Réapprendre à communiquer
Remplacer les affirmations péremptoires par des critiques constructives aide à apprendre le respect de l’autre. Exclure des réflexions comme « Tu es un incapable » ; dire plutôt « Cela ne me va pas quand tu fais ceci… » La relation est plus authentique si on s’implique.

Conseils à l'entourage

S’il semble parfois "confortable" d’avoir sous son toit un "meneur", le dirigisme dont il peut faire preuve à l’égard de ses proches, femme et/ou enfants, est susceptible de provoquer la perte de toute confiance en soi. Il faut savoir qu’entrer dans un rapport de force avec lui ne résoudra rien. Au mieux (!), il ira chercher une autre victime, au pire, la relation explosera. Mais rester dans une obéissance inconditionnelle n’est pas mieux.
Il faut oser dire non, refuser d’être toujours disponible, faire valoir son point de vue avec calme et détermination. Autrement dit, prouver à "l’apprenti dictateur", par son propre exemple, qu’il est possible de s’affirmer et d’exister autrement que par l’agressivité et la violence à l’égard des autres


http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Je-suis-trop-autoritaire
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