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 De l’impensable monstruosité du 11 septembre 2001

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a2zeiss
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MessageSujet: De l’impensable monstruosité du 11 septembre 2001   Sam 24 Avr 2010 - 16:25

(Source : Agoravox)

Quand il est temps pour l’être humain de retrouver un peu de franche lucidité.

Il existe, en France mais pas seulement, une sorte d’angle mort de la géopolitique post-11 septembre. Devant un événement si fondamental et fondateur que les attentats du World Trade Center, combien ont véritablement osé interroger l’événement ? Bien sûr, ils sont des milliers, présentant les meilleurs diplômes, à avoir remis en cause la thèse officielle de la commission d’enquête du gouvernement Bush. Mais ils sont à peu près tout autant à avoir été vilipendés comme la pire chiourme (des rameurs à contre-courant...) par les "esprits sérieux". Même le Monde Diplomatique y a été de son petit article goguenard pour accuser un mouvement de dénonciation plus proche selon lui (ou du moins Alexander Cockburn) du fanatisme religieux que du légitime et cartésien doute. Quelle déception ce ne fut pas pour ses lecteurs (dont je fais toujours partie) qui constataient avec dépit que le Monde Diplo se rangeait sans avoir bataillé derrière un consensus qui prêtait, à tout le moins, à caution. Que Thomas Kean et Lee Hamilton, respectivement président et vice-président de la dite commission, aient désavoué celle-ci, affirmant qu’elle n’avait été mise en place que pour échouer (ce que son budget misérable laissait entrevoir), cela n’interpelle toujours pas le d’habitude très sérieux et pourfendeur Monde Diplo (voir par ailleurs leur défense courageuse et lucide d’Hugo Chavez).

Mais à ceux que l’on aime et à qui l’on doit l’essentiel de sa pensée politique, économique (cf. les articles réguliers de Frédéric Lordon dans ce journal) ou sociale, il faut bien trouver quelques excuses. Pourquoi même le Monde Diplo, d’habitude infiniment plus pugnace, s’incline devant une version toute sauf impartiale et un minimum valable au sens juridique du terme d’un événement qui a par ailleurs justifié des guerres aux prétextes ridicules et aux conséquences tout à la fois désastreuses et abominables en termes de vies humaines ? (1)

Combien sommes-nous à s’être vu répondre (2), après les preuves apportées par le scientifique danois Niels Harrit (publiées dans une revue à comité de lecture) sur la présence de nano-thermite dans les poussières du 11-septembre : "Comment peux-tu croire qu’un gouvernement soit capable d’exterminer trois mille de ses concitoyens pour du pétrole et quelques juteux contrats d’armement ? Comment peux-tu penser que des humains puissent tomber si bas dans la veulerie et la cupidité ? N’est-ce pas là plutôt l’expression de ton incorrigible misanthropie (doublée d’une nature franchement paranoïaque) ?" Pour ceux qui possédaient un peu de culture historique, il était difficile, devant cette série quasi organique de questions, de ne pas être ébahi par la naïveté d’une telle argumentation, sinon heurtée par cette évidente et crasse ignorance d’un certain nombre d’événements parmi les plus importants de l’histoire de ce pauvre vingtième siècle. N’étaient-ils pas au courant, ces benêts, que le fallacieux prétexte de "l’accident du Tonkin" avait permis aux E-U de massacrer trois millions de personnes au Vietnam ? Ne les avait-on pas informés des dernières découvertes sur le réseau Gladio en Italie, de l’attentat de Bologne faussement attribué à l’extrême gauche italienne et qui faisait en vérité partie d’un plan général de l’OTAN pour évincer les vilains communistes du pouvoir ? Et après le déclenchement de la guerre d’Irak en 2003, que pouvait-il rester de cet argument - au mieux coupable d’un angélisme niais - après le mensonge des ADM et le massacre de centaines de milliers de personnes qui s’en suivit ?

Pourquoi, même parmi ceux qui agonisent d’injures la double-présidence de Bush, il n’est pas concevable qu’une élite gouvernementale ait pu tomber si bas (qu’elle ait été ou non une marionnette dans l’affaire, cf. Hannah Arendt) ? Pourquoi, ce qu’une élémentaire et lucide approche de l’histoire devrait pourtant interdire, choisissent-ils de ne pas envisager qu’une élite ayant tous les pouvoirs se soit permise la plus sombre des horreurs pour parvenir à ses fins ? Qu’est-ce qui leur permet de croire - après la longue litanie de monstruosités dont se sont rendus coupables la plupart des "élites" de l’humanité (à peine contrariées par les jacqueries et les révolutions) - que notre temps "de la démocratie et des droits de l’homme" ait pu, lui, échapper à une telle constante ?

La réponse est pourtant assez simple. Quand on se bat quotidiennement pour se loger, bouffer, vivre, réfléchir même sur sa condition d’être humain et sur les possibilités de l’améliorer vraiment, on ne parvient que très difficilement à envisager que les êtres que l’on a cru bon de placer au pouvoir ne se battent eux que pour la gloriole, le mensonge, la veulerie, la cupidité, l’enrichissement personnel, la défense d’une petite classe parasite (la haute-bourgeoisie) tout occupée à observer les courbes de ses actions dans l’industrie de l’armement, de la pharmaceutique ou de la finance - plutôt que de s’interroger sur les répercussions désastreuses de ces minables préoccupations -, encaissant profit sur profit en surveillant avec gourmandise le prochain classement Forbes des milliardaires de la planète.

Et pourtant si, de tels êtres existent, étonnamment (mais pas tant que ça, les élections ça peut facilement être réduit à une simple campagne de pub - cf. Obama) ils se retrouvent régulièrement au pouvoir, étonnamment on les laisse faire leurs basses besognes sans plus de réactions que cela. De temps en temps pourtant, le peuple va dans la rue, meurt par milliers, on finit par couper quelques têtes, mais la chienlit revient, tenace et monomaniaque.

Le 11-septembre reste l’angle mort de la géopolitique par excès d’angélisme, parce que beaucoup se refusent à penser ce qu’il y a pourtant de plus banal depuis des millénaires : l’être humain n’est pas un ange, il est même plutôt enclin à la violence et à l’égotisme outrancier, seule une implacable lucidité peut parvenir à évincer ses fléaux incessants. Et donc ne pas refuser de s’interroger jusqu’au bout sur le 11 septembre, quelles que soient les horreurs susceptibles d’être dévoilées.

(1) Je n’aborderai pas ici la difficulté d’un journal comme le Monde Diplomatique, bien forcé, au-delà d’une légitime prudence, de prêter un tant soit peu de crédit aux déclarations et aux positions officielles des gouvernements. C’est aussi, là, le défaut de la cuirasse...
(2) Nonobstant l’insipide argument (et conspirationniste, tiens tiens) que ce scientifique aurait très bien pu les placer lui-même ces particules.
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