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 Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes

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geoff78

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MessageSujet: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Dim 12 Déc 2010 - 21:32

Rappel du premier message :

Connaître l'Iran



Iran : La Russie brise l’embargo américain en matière énergétique, un défi à Obama ?

La Russie est décidément bien déroutante. Après les déclaration du Président russe Dimitri Medvenev, dont se sont bruyamment réjouis les commentateurs occidentaux mais dont nous avons ici même analysé les « subtilités » puisque d’un côté il était affirmé malgré les négations de l’Iran que ce pays allait se doter de l’arme nucléaire et que son attitude était « décevante », mais tout aussitôt qu’une politique de pression et de sanction outrancière ne convenait pas, voici que la Russie brise l’embargo que tentent de créer les Etats-Unis et leurs alliés (Israël et l’Europe).


L'Iran est le troisième producteur de pétrole au monde et le deuxième exportateur de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP). Il dispose aussi de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel, après la Russie, et en est le sixième producteur.

Le ministre russe de l’Energie, Sergueï Shmatko et le ministre iranien du Pétrole Masud Mir-Kazemi se sont en effet rencontrés mercredi 14 juillet à Moscou, et ont signé un certain nombre de contrats d’importance stratégique majeure, l’un d’eux portant sur la livraison à l’Iran de carburants et de produits dérivés du pétrole.



Un accord russo-iranien de coopération énergétique

Le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi, et le ministre de russe de l’Energie, Sergueï Chmatko, ont apposé mercredi leurs signatures au-bas d’une déclaration conjointe prévoyant la coopération bilatérale dans le pétrole, le gaz et la pétrochimie, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

La déclaration valide la « feuille de route » de projets prometteurs dans le secteur pétrochimique, élaborée par le groupe de travail russo-iranien. Les parties ont en outre convenu d’examiner la possibilité de créer une banque conjointe de financement des projets pétroliers, gaziers et pétrochimiques des groupes russes et iraniens.

Le document prévoit également la mise au point d’une « feuille de route » pour la coordination de l’activité dans le domaine de l’énergie électrique et nucléaire et des sources d’énergie renouvelables.

Les ministres ont également discuté de la vente du pétrole brut raffiné par les deux pays et de la recherche d’autres partenaires désireux d’exercer ce genre d’activité. Dans le même temps, l’Iran a précisé que bientôt le pays serait en mesure de se passer de l’importation de pétrole raffiné puisque dans ce domaine, grâce aux raffineries qu’il envisage de mettre en exploitation d’ici la fin de 2010, l’Iran compte se hisser au rang des principaux exportateurs mondiaux d’essence au cours des deux à trois prochaines années, a annoncé le ministre iranien du pétrole Massoud Mirkazemi. « D’ici la fin de l’année, une série de raffineries entreront en service conformément au calendrier, si bien que dans deux à trois ans nous figurerons, je pense, parmi les plus grands exportateurs d’essence de la région et du monde entier », a-t-il déclaré jeudi dans une interview à la chaîne de télévision anglophone Russia Today.

La déclaration russo-iranienne précise que la prochaine réunion du groupe de travail russo-iranien se tiendra à Téhéran au cours du quatrième trimestre de l’année 2010.



Un défi à Obama signé Poutine ?

Les contrats signés ne laissent aucune place au doute : « la Russie et l’Iran ont l’intention d’intensifier leur coopération, tant dans le domaine de l’approvisionnement, les échanges et la commercialisation du gaz naturel, des carburants et des produits pétrochimiques ». Mieux encore, Moscou a également aidé Téhéran à contourner l’embargo imposé par Washington sur les institutions bancaires et les compagnies d’assurances qui doivent accompagner les transactions commerciales. Les deux ministres ont notamment prévu la création d’une banque commune aux deux pays, et qui sera chargée de financer les transactions prévues par les contrats signés.

En cela, Moscou brise non seulement de manière ouverte et totale l’embargo décidé par les Etats-Unis sur le produits pétroliers à destination de l’Iran mais défie également Washington, pour voir si les Américains se risqueront à prendre des mesures contre les institutions bancaires ou les sociétés russes qui seront impliquées dans ces transactions commerciales.

En effet, dans le texte signé par Barack Obama le 2 juillet dernier, il est clairement stipulé « que les Etats-Unis ne coopéreraient plus avec des sociétés ou des banques étrangères qui effectueront des transactions commerciales avec l’Iran dans le domaine pétrolier ». A la suite de cela, la plupart des grandes compagnies d’assurances et pétrolières (BP) ainsi que les grandes banques européennes avaient annoncé « qu’elles se mettaient au diapason de la décision américaine ».

Les commentateurs toujours à l’affut des bruits de couloirs du Kremlin et des divergences entre les deux têtes de l’aigle russe, disent que face à un Dimitri Medvedev qui jouerait ostensiblement la carte de l’Occident, ce serait le premier ministre Vladimir Poutine qui aurait ainsi rectifié le tir, ce qui est d’autant plus vraisemblable que c’est ce dernier qui a en charge la politique énergétique russe.

C’est en tout cas un défi au président Obama , au plus bas dans les sondages (60% des américains ne lui font pas confiance selon un sondage paru dans le Washington Post le 13 juillet), s’il maintient ce qui a été stipulé dans le texte du 2 juillet, il entre en conflit avec la Russie. C’est le coup du berger à la bergère car Poutine (comme les Chinois) a assez mal vécu qu’après n’avoir pas opposé leur droit de véto au Conseil de Sécurité le 9 juin, aussitôt les Etats-Unis et l’Europe se soient employés à durcir les sanctions unilatéralement. A cette unilatéralité, Poutine répond donc en ignorant les mesures de Washington. Ce qui de fait aboutit à démonter l’embargo qu’il a prétendu créer en offrant un terrain privilégié non seulement aux Russes et aux Chinois mais à de nombreux autres pays d’Asie centrale. D’ailleurs si la Russie est la première a envoyer balader les diktats nord-américains en matière pétrolière il semble que la Chine et la Turquie soit déjà à pied d’oeuvre…

Il faut noter que la presse russe fait état des mises en garde de Fidel Castro sur les dangers d’un conflit nucléaire qui partirait d’Iran. En tout les cas on peut interpréter la signature des contrats énergétiques avec l’iran et même l’aide bancaire comme une sorte de veto a posteriori sur l’aggravation des sanctions décidée par les Etats-Unis et l’Europe.

Les sanctions internationales contre l’Iran n’auront pas d’impact négatif sur la coopération russo-iranienne dans le domaine énergétique, a déclaré clairement mercredi le ministre russe de l’Energie Sergueï Chmatko.

« Les sanctions ne nous empêcheront pas de coopérer », a annoncé M. Chmatko aux journalistes après la signature d’une déclaration conjointe des deux pays sur la coopération dans les domaines du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.

« Les sanctions n’influeront pas sur le développement économique et industriel de l’Iran », a indiqué à son tour le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi, soulignant que les sanctions internationales visaient les compagnies collaborant avec l’Iran dans l’industrie pétrolière et non pas le pays dans son ensemble.

« Les pays réellement indépendants peuvent coopérer avec l’Iran », a-t-il ajouté.

Source : https://mecanoblog.wordpress.com/2010/07/21/iran-la-russie-brise-l%E2%80%99embargo-americain-en-matiere-energetique-un-defi-a-obama/


La guerre d’Iran aura-t-elle lieu ?

L’accord tripartite de Téhéran sur le nucléaire iranien provoquera t-il un conflit au lieu d’en résoudre ? C’est ce que pense Jean-Michel Vernochet pour qui, les Etats-Unis n’ayant plus d’arguments pour justifier leurs sanctions contre l’Iran pourraient être tentés d’en finir en passant à l’acte. Bien sur, la guerre ne doit pas nécessairement être entreprise contre Téhéran, elle peut aussi éclater à sa marge pour l’y précipiter.


La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieu ? Inutile de jouer les Cassandre, la réponse à cette question devant nous être donnée par les événements eux-mêmes. Par contre peut-être n’est-il pas vain de s’intéresser au rapport des forces en présence dans leur dynamique d’évolution. Nous parlons ici essentiellement de rapports de forces politiques tant la question semble réglée d’avance en ce qui concerne le différentiel de forces militaires en cas de confrontation directe entre Washington, Tel-Aviv… et Téhéran.

En effet, la disproportion entre le potentiel militaire de coercition des uns et celui des autres ne prête à aucune équivoque. De ce point de vue, ce sont exclusivement des paramètres de nature « politiques » qui déterminent avant tout, encore aujourd’hui, le gouvernement iranien à ne pas céder aux injonctions de la « Communauté internationale ». Aussi parce que Téhéran considère qu’il est loin d’avoir « épuisé » la carte de l’accord tripartite turco-irano-brésilien [1]. Celui-ci pouvant, le cas échéant, lui offrir une issue raisonnable (voire « honorable », ne pas perdre la face en Orient étant un souci premier). Rendez-vous est à ce propos pris avec Brasilia et Ankara pour la fin août…

Reste que le succès de cette entreprise de contournement de la diplomatie états-unienne est loin d’être assurée au vu des réactions violemment négatives des Anglo-Américains (voir infra). Surtout que, lorsqu’on parle de « négociation » avec Téhéran, encore faut-il bien entendre que l’on attend du gouvernement iranien une reddition sans condition. En contrepartie, Téhéran fera tout, et jusqu’au bout, pour éviter de passer sous les Fourches caudines comme le département d’État l’y convie avec une pressante insistance.

Mais de ce point de vue, tout n’est pas dit. D’abord parce que l’Iran se sait, en principe, totalement vulnérable « à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans possibilité de défense et sans capacité réelle d’exercer des représailles dissuasives » [2] ; ensuite parce que la Turquie trouverait dans l’aboutissement réussi de l’accord de Téhéran un moyen de s’affirmer sur la scène régionale tout en rendant la monnaie de sa pièce à Tel-Aviv après l’humiliation de l’épisode sanglant de la flottille humanitaire pour Gaza.

A contrario, d’autres facteurs ne plaident pas en faveur d’un règlement négocié par le truchement de la Turquie et du Brésil associés dans le sauvetage de l’Iran national-islamiste [3]. Russes et Chinois pratiquant, volens nolens, un jeu de bascule diplomatique, ont voté le 9 juin la Résolution 1929 du Conseil de Sécurité des Nations Unies durcissant le régime des sanctions internationales imposées à l’Iran [4]. Résolution qui surtout a donné caution au Congrès états-unien, puis à l’Union européenne – Bruxelles devant faire connaître son propre train de sanctions vers la fin du mois de juillet – pour prendre en concertation des mesures draconiennes à l’encontre de la République islamique, notamment d’ordre économique (voir infra).

En ce qui concerne Moscou, cette décision semble bien refléter une certaine « schizophrénie » au sommet de l’État ou un bicéphalisme ouvertement divergent entre une Présidence a priori plus « occidentaliste » que ne le serait le Premier ministre Vladimir Poutine. Cela se traduit à la fois par un ralliement âprement négocié à la politique de sanctions états-uniennes et européennes, et simultanément par des « consultations » irano-russes portant sur le renforcement de la coopération bilatérale ; certes « en premier lieu économique » comme l’a souligné récemment le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Alexeï Borodavkine… ou encore le maintien d’une complète ambigüité quant aux livraisons de batteries de missiles hypersoniques anti-aériens S300.


Tandis que les essais du nouveau système antimissiles sol-air S-400 Triumph (photo) viennent de s'achever et commencent à équiper l'armée russe, que Moscou a signé un contrat prévoyant de livrer quinze S-300 PMU-2 Favorit à la Chine, le contrat de 30-40 unités S-300 signé avec l'Iran en 2005 n'a toujours pas été respecté par les Russes.

Examinons maintenant quelques unes des raisons qui sont vraisemblablement intervenues Moscou pour décider le Kremlin à voter en faveur de la Résolution 1929, le 9 juin 2010, moins d’un mois après avoir applaudi à la conclusion de l’accord tripartite.

Passons sur la nécessité impérieuse, pour la Fédération de Russie, d’une réduction de la production afghane d’opium (dont les produits dérivés occasionnent quelque 30 000 décès annuels en Russie), et notons, par une heureuse coïncidence, la levée des sanctions états-uniennes contre quatre groupes russes réputés avoir commercé de façon « illégale » avec l’Iran et la Syrie après 1999.

Selon le Washington Post du 22 mai 2010, l’administration Obama – trois jours après l’annonce par la Secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, que la Russie acceptait d’avaliser le projet de résolution – abandonnait ses « poursuites » contre Rosoboronexport épinglé en 2006 et 2008 pour des ventes illicites à l’Iran ; également concerné l’Institut moscovite d’avionique, ainsi que l’université des sciences et techniques de la chimie Dimitri Mendeleyev pour transferts illégaux de techniques relatives au domaine balistique. Depuis janvier 2010, l’Administration Obama a su apparemment donner des gages substantiels et avait déjà opéré la levée préalable des sanctions frappant Glavkosmos et l’Université technologique de la Baltique pour leurs échanges avec l’Iran…

Mais pour qu’un marchandage soit complet, il faut aussi que certaines portes restent entrouvertes, ainsi l’Administration Obama, dans la formulation de son projet de résolution, a su maintenir un flou artistique quant à l’interdiction de le vente de systèmes de missiles hypersoniques sol-air russes S300 à l’Iran. Un marché représentant plusieurs centaines de millions de dollars, vraisemblablement en partie déjà payés, mais dont les livraisons ont été jusqu’à présent ajournées pour des « raisons techniques » sous la pression conjointe américano-israélienne. Passé en 2005 ce contrat concerne 30 à 40 systèmes d’armes (dont un aurait peut-être été livré en 2008), des matériels ayant la capacité de rendre l’Iran en grande partie imperméable à d’éventuelles frappes israélo-américaines… sachant que dix systèmes seulement suffiraient théoriquement à assurer la couverture des sites stratégiques perses, et ce, notamment contre une aviation israélienne aux performances limitées par une relative vétusté…

À l’incartade turco-brésilienne, Washington avait aussitôt répondu en ignorant superbement l’accord tripartite signé la veille du dépôt de son propre projet de sanctions renforcées devant le Conseil de Sécurité. Un camouflet pour la Turquie et le Brésil remis à leur « juste » place dans le concert des Nations, dont le président des États-Unis monopolise le pupitre de chef d’orchestre. Des « signaux forts » ayant été envoyés à Ankara [5], il convenait de présenter à la Turquie une « carotte » assez appétissante pour l’inciter à regagner le giron atlantiste et suffisante pour lui faire oublier ses velléités de jeu personnel dans l’arène régionale, de la Méditerranée orientale à la Caspienne via la Mer noire. Tant et si bien que, le 30 juin, l’Union européenne relançait les négociations d’adhésion de la Turquie en ouvrant à Bruxelles un nouveau chapitre relatif à la sécurité alimentaire, vétérinaire et phytosanitaire (le treizième depuis l’ouverture des négociations d’adhésion en 2004 sur les 35 prévus afin d’adapter la législation des candidats aux normes européennes)…

À l’évidence l’UE, dans le cadre du smart power [6] préconisé à Washington (une étroite association de produits d’appels et de contraintes) avait été mandatée afin de « récupérer » Ankara. Le secrétaire états-unien à la Défense, M. Robert Gates n’avait-il pas en effet dénoncé un peu auparavant « ceux qui en Europe poussent la Turquie vers l’Est en refusant de lui donner le lien organique avec l’Occident qu’elle recherche ». Autrement dit son entrée dans une Union pourtant déjà incapable de se gérer à vingt-sept ! Autre coïncidence ou hasard calendaire, toujours le 30 juin 2010, la discrète rencontre ministérielle à Bruxelles entre représentants turcs et israéliens au moment même où Ankara demandait à Washington moins de laxisme à l’égard de la rébellion armée du PKK [7].

Parallèlement, le 24 juin, à la suite des sanctions adoptées par le Conseil de sécurité, le Congrès états-unien avait validé le durcissement la politique US à l’encontre de l’Iran en votant un nouveau train de mesures coercitives, mesures adoptées à l’unanimité par le Sénat (99 pour, 0 contre)… Le chef de la majorité démocrate de la chambre haute Harry Reid résumant l’état d’esprit des parlementaires : « Notre objectif est de viser l’Iran là où cela fait le plus mal« !

En l’occurrence il s’agit de créer une pénurie énergétique (mortelle à terme) en interdisant toute entrée de produits pétroliers raffinés ou tout équipement destiné à rendre à l’Iran une quelconque capacité de raffinage. Quatrième producteur mondial de pétrole brut, l’Iran manque cependant de raffineries, certaines ayant d’ailleurs fait l’objet d’attentats ces dernières années [8] et de fait, dépend fortement de ses importations pour la satisfaction de ses besoins intérieurs, importés à quelque 40%. Remarquons ici que la Résolution du Conseil de Sécurité (votée à l’unanimité des cinq membres permanents, Turquie et Brésil ayant voté contre et le Liban s’étant abstenu) n’a eu pour objet que de servir de cache-sexe, autrement dit de cautionner les mesures autrement plus sévères prises par les États-Unis et prochainement par l’UE.

Le républicain John McCain, concurrent de Barack Obama à la présidence, avait pour sa part clairement explicité la portée d’un texte dont le but est de « forcer les entreprises partout dans le monde à faire un choix : voulez-vous travailler avec l’Iran, ou bien voulez-vous travailler avec les Etats-Unis ? Les deux ne sont pas compatibles », énonçant de cette façon que les rigueurs du Nouvel Ordre Mondial ne s’adressent pas seulement aux récalcitrants arcboutés sur l’État-nation, fût-il islamique, mais à tous ceux qui se refusent à passer sous les fourches caudines du Marché unique universel dont le chef d’orchestre est, évidemment, anglo-américain. C’était déjà la teneur du message envoyé au monde par le président Bush au lendemain du 11 Septembre « ceux qui ne sont pas avec nous, seront contre nous »…

Un message reçu cinq sur cinq à Bruxelles et anticipé par quelques géants européens tels l’allemand Siemens ou le français Total [9], contraints et forcés l’un et l’autre en vertu de choix politiques. Une fois n’est pas coutume, le politique ayant pris le pas dans ce cas sur des intérêts économiques quasiment vitaux en période de récession.

En janvier 2010, Siemens officialisait la rupture – imposée par Mme Merkel – de ses liens commerciaux avec la République islamique d’Iran tout en honorant les commandes en cours… une décision en réalité déjà effective depuis octobre 2009. Fin janvier, la chancelière allemande pouvait annoncer que l’Allemagne s’associerait pleinement à de nouvelles sanctions « dans tous les secteurs concernés ». Sachant que les sociétés allemandes avaient exporté vers l’Iran pour environ 3,3 milliards d’euros dans les premiers 11 mois de l’année 2009 (la part Siemens se montant alors à quelque 500 millions d’euros annuels) on voit ici qu’elle est l’ampleur du sacrifice consenti par l’industrie allemande pour se mettre en conformité avec les engagements transatlantiques européens. Résultat, la position strictement atlantiste de Mme Merkel au détriment des intérêts immédiats de l’économie allemande, a beaucoup contribué à l’affaiblissement de son crédit politique aujourd’hui déclinant.

Quant au pétrolier français Total, agissant également à rebours des intérêts nationaux et sur injonction directe de la présidence, a officialisé le 28 juin la cessation de ses livraisons d’hydrocarbures à l’Iran rejoignant de cette manière ses consœurs British Petroleum et Royal Dutch Shell dans la cohorte des compagnies pétrolières boycottant l’Iran. Une déclaration de pure forme car la suspension effective, sine die avait commencé depuis plusieurs semaines avant même le vote de la Résolution 1929 et des oukases du Congrès… lesquels faisaient aboutir le projet de loi d’avril 2009 instituant des sanctions contre les compagnies fournisseuses de carburants à l’Iran, au premier chef, Total et British Petroleum. À ce titre, nul n’a été surpris de voir la décision de renoncer au marché iranien du groupe français annoncée d’abord sur le site du Financial Times et ce, avant toute déclaration en France même.

Last but not least, depuis juin dernier, l’UE avait commencé d’interdire son espace aérien à la majorité des appareils Airbus et Boeing de la compagnie Iran Air. Un mois plus tard, Bruxelles ajoutait à sa liste d’interdiction les Airbus A-320, les Boeing B‑727 et B-747. Simultanément, le Royaume-Uni et l’Allemagne, à l’instar des Émirats arabes unis [10], eu égard aux sanctions tant états-uniennes qu’européennes, refusaient tout ravitaillements en kérosène aux avions civils iraniens en dépit d’une évidente violation des conventions internationales pertinentes.

Guerre de communiqués et gesticulations militaires

Aux mesures de confinement économique et financier (la plus part des transactions financières de l’Iran ayant été rendues impossibles hors de ses frontières) viennent s’ajouter d’autres mesures, actives celles-là (mesures actives terme désignant à l’origine les opérations de désinformation ne visant pas seulement les élites dirigeantes mais visant plus largement au conditionnement et à la manipulation des opinions publiques). Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une guerre psychologique qui ne dit pas non nom mais qu’a dénoncée à bon escient le gouvernement iranien le 28 juin 2010 alors que le Directeur de la Central Intelligence Service, Leon Panetta, estimait péremptoirement sur la chaîne ABC que « Téhéran dispose maintenant de suffisamment d’uranium enrichi pour la confection de deux armes nucléaires dans un délais de deux ans ».

Verdict qui tombe après que l’Agence Guysen International News eut diffusé le 24 juin une information donnée pour être d’origine iranienne (!) suivant laquelle « … des avions israéliens auraient atterris sur l’aéroport saoudien de Tabouk les 18 et 19 juin dernier…C’est ce qu’a rapporté l’agence iranienne FARS dans un article intitulé “Activité militaire douteuse du régime sioniste en Arabie Saoudite“ ». Rumeur reprise ensuite par le Times de Londres qui n’hésite pas à annoncer que l’Arabie Saoudite aurait ouvert son espace aérien à l’aviation israélienne en prévision d’une attaque contre l’Iran, une information bien entendu non confirmée à Tel-Aviv et démentie par Riyad.

Difficile alors de faire la part entre rumeurs et faits avérés. Parmi les faits documentés relevant (ou non) de l’intoxication et de la guerre psychologique, signalons que pendant que l’État hébreu se livrait à des manœuvres d’envergure pour contrer une éventuelle attaque de son territoire par des missiles, les États-Unis complétaient leur dispositif offensif dans le Golfe et alentours [11].

Toujours dans le contexte d’une guerre par médias interposés, d’après le quotidien londonien Al-Qods Al-Arabi, information encore reprise par Guysen News, un convoi composé de 11 frégates états-uniennes et une israélienne, le tout accompagnant le porte-avions à propulsion nucléaire USS Harry S. Truman, aurait transité par le Canal de Suez en direction la Mer Rouge. Enfin l’Iran aurait mis en état d’alerte ses forces proches de la Mer Caspienne en raison d’une « concentration de forces israélo-américaines en Azerbaïdjan » ! C’est en tout cas ce qu’a déclaré le 22 juin 2010 le général Mehdi Moini commandant des Gardiens de la Révolution : « la mobilisation se justifie par la présence de forces américaines et israéliennes sur la frontière de l’Ouest… ces renforts sont dépêchés dans la province d’Azerbaïdjan occidental car certains pays occidentaux attisent des conflits ethniques afin de déstabiliser cette région ». L’exécution le 20 juin 2010 d’Abdolmalek Rigi, chef du Jondallah, responsables de plusieurs attentats meurtriers contre les Gardiens de la Révolution au Baloutchistan iranien est à ce titre un signal fort envoyé par les autorités iraniennes à l’attention de toutes les autres minorités susceptibles de fomenter des troubles dans une conjoncture s’inscrivant dans une inexorable stratégie de la tension.

C’est dans ce contexte que l’État hébreu aurait en effet, toujours selon la rumeur, prépositionné une flotte aérienne d’attaque en Azerbaïdjan. Là encore l’extrême prudence étant de rigueur, il faut noter l’inflation de rumeurs qui crée un climat propice à toute provocation ou tout accident accélérateur ou déclencheur d’une confrontation directe. En tout état de cause, l’utilisation de l’Azerbaïdjan comme base de lancement de raids aériens parait assez improbable si l’on considère l’actuel refroidissement des relations entre Bakou et Washington depuis avril, l’Azerbaïdjan ayant pris ombrage du rôle joué par le département d’État dans le conflit du Haut-Karabakh qui l’oppose à l’Arménie et annulé en conséquence des manœuvres militaires conjointes avec la marine des États-Unis…

Faisant d’ailleurs écho, le même jour, aux déclarations du commandant des Pasdaran, le 22 juin donc, le Dr Uzi Arad, chef du Conseil de Sécurité nationale israélien et proche conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou, avait jeté sa part d’huile sur le feu en jugeant « le dernier volet des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, est insuffisant pour contrarier les progrès iraniens en matière de fabrication de l’arme nucléaire. Une intervention militaire préventive pourrait être finalement nécessaire ». Aujourd’hui c’est au tour de la CIA par la voix de son directeur d’enfoncer le clou…

Alors gesticulations guerrières, guerre des mots et intoxication, ou préparation psychologique à ce que le camp belliciste s’acharne à présenter comme inéluctable : le recours à la force contre Téhéran ? Toujours est-il que la guerre des nerfs fait rage dans cette partie de poker menteur à échelle planétaire à laquelle, bon gré malgré, nous sommes conviés à participer !

Nous ne conclurons pas ici sur les conséquences à terme du défi que la Turquie au premier chef, le Brésil ensuite, ont lancé aux États-Unis et à ses commensaux britannique et hébreu. De toute évidence la Turquie n’avait pas envisagé que les choses iraient si loin, ni la vigueur de la réaction anglo-israélo-américaine… Chacun a priori s’attache aujourd’hui, de part et d’autre, à calmer le jeu et à replacer le contentieux dans le cadre formel des échanges diplomatiques [12]. On a, de ce point de vue, cru voir s’amorcer ce retour à la normale avec l’entretien de Bruxelles entre ministres turc et israélien, la Turquie en demandant des excuses israéliennes, l’indemnisation des victimes après l’affaire du Mavi Marmara, le tout assorti d’une levée du blocus de Gaza. Il était loisible de penser que dans le contexte d’un désaccord affiché entre Washington et Tel-Aviv, la Turquie aurait dû obtenir, au moins partiellement, gain de cause : Tel-Aviv n’est-il pas déjà en train d’alléger le dispositif d’asphyxie de la bande de Gaza dont le but avoué était de pousser la population à se soulever contre le gouvernement élu du Hamas ?

Un embargo qui s’est avéré être non seulement erroné mais, qui plus est, est devenu totalement contreproductif… Et bien contre toute attente Ankara s’est vu opposer un refus cassant et intransigeant à sa demande d’excuse, qui aurait pu être simplement « formelle ». Immédiatement après, ce nouveau camouflet : la Maison-Blanche, accueillant à bras ouverts le Premier ministre israélien, M. Benyamin Netanyahou, a offert au monde le spectacle d’une réconciliation d’assez mauvaise augure en ce qu’elle cautionne contre vents et marées la politique de la coalition dominée par le Likoud ultrasioniste au pouvoir à Tel-Aviv.

Des démonstrations d’amitiés qui suivent de peu le limogeage du général McChrystal, chef des forces états-uniennes et de l’OTAN en Afghanistan, pour des propos malvenus d’après boire et son remplacement par le général David Petraeus [13] déjà chargé du commandement central [United States Central Command] du front allant de la Mésopotamie au Waziristan (Zones tribales du Pakistan).

La démarche turco-brésilienne a par conséquent certainement procédé d’une mauvaise évaluation du rapport de forces réel existant toujours entre les États-Unis – maîtres du jeu planétaire jusqu’à plus ample informé – et le reste du monde, malgré le fait incontestable que ce jeu se complexifie et se diversifie davantage avec l’arrivée, sur la scène internationale, de puissances montantes qui à leur tour revendiquent une place à la table des « Grands ».

La punition militaro-diplomatique n’ayant pas tardé sous forme d’un « acte de guerre » perpétré en haute mer (et en toute impunité), les mesures de rétorsions économiques et commerciales ne devraient pas se faire attendre très longtemps. Prenons l’exemple de la France qui, après 2003 et sa sortie au Conseil de Sécurité (intolérable du point de vue des partisans de l’annihilation de l’Irak), a souffert de la vindicte états-unienne au point d’amorcer dès 2004 son retour dans le giron atlantique [14].


En résumé, l’initiative tripartite, opération éminemment louable du point de vu de la paix entre les nations, se sera révélée au final assez désastreuse parce ce que non seulement elle n’a pas permis de squeezer les États-Unis, mais qu’elle leur a offert la possibilité de déplacer leurs pions plus vite que prévu sur le grand échiquier eurasiatique. Pire, l’initiative tripartite a fourni le prétexte et l’occasion aux États-Unis de faire preuve de cette capacité de « rebond », cette « ressource » qu’exalte au plus haut degré la culture du Nouveau Monde. De plus, elle a, d’une certaine façon, précipité les « événements » en créant l’urgence et en entamant la marge de manœuvre des Anglo-Américains jusqu’à les pousser, peu ou prou, au passage à l’acte dans un processus de diplomatie armée qui va crescendo.

Alors quelles leçons tirer de cet accord turco-irano-brésilien qui a suscité le fugace espoir de voir s’engager une amorce de stabilisation régionale ? En premier lieu que le rapport du fort au faible n’offre que peu d’échappatoires. La Fontaine nous l’a autrefois enseigné : la rhétorique du « loup » ne tient aucun compte ni de la raison, ni du Droit, a fortiori du droit international, ni de la justice… Que le discours du « fort » subvertit en soi les valeurs en principe fondatrices des relations entre les individus d’abord, entre les sociétés ensuite.

Nous avons là une sophistique consensuelle donnant une apparence de rationalité légaliste à l’expression de l’imperium hégémonique, verbalisme de chancellerie qui n’est au demeurant qu’une transposition du dialogue au bord du ruisseau des deux animaux de la fable. L’Iran est pareillement un coupable sui generis et doit par conséquent se soumettre inconditionnellement. S’il ne s’y résigne pas de son propre gré, il sera ramené de gré ou de force dans le droit chemin démocratique et libéral. Ce cas de figure n’est pas nouveau et les historiens, s’ils cherchent un peu, trouveront de multiples précédents au cours du XXe siècle.

Nous voyons donc ici, à la croisée des chemins, à quel point, au XXIe siècle, la ruse, enveloppée du brouillard verbal propre au smart power prime sur l’immédiat exercice de la force brutale, mais qu’elle l’annonce cependant tout comme la nuée porte l’orage. À ce titre les « prophéties » du Líder Máximo cubain, quelqu’atteint par l’âge qu’il soit, renvoie étonnamment aux avertissements prodigués par la présidence russe.

La guerre, si elle devait avoir lieu, n’aurait à ce titre pas grand chose à voir avec une quelconque fatalité plus ou moins inhérente à de supposées lois physiques de la nature géopolitique du monde. Elle interviendrait pour la simple et unique raison que des factions influentes d’ultras, à Washington, à Londres et à Tel-Aviv, la veulent assidûment et la préparent avec ardeur et que ces mêmes factions auront fini par l’emporter sur les clans et les hommes hostiles à l’affrontement entre forces matérielles.

Bien des naïfs, croyaient en décembre 1990 que la guerre du Koweït serait évitée parce que des négociations allaient bon train entre Bagdad et Riyad ; parce qu’également le raïs Saddam Hussein avait offert de se retirer si un certain délais lui était accordé lui permettant de « sauver la face ». La guerre a eu lieu. Elle a eu lieu pour l’unique raison que l’« on » voulait qu’elle eût lieu. Or la situation d’aujourd’hui offre de nombreuses similitudes avec celle de décembre 1990. Il ne manque plus au tableau qu’un prétexte plausible, une provocation intervenant n’importe où dans le monde mais suffisamment spectacularisable pour frapper les opinions de sidération, cela, le temps nécessaire à lancer les premières frappes qui tétaniseront les oppositions en les prenant de court et enclencheront automatiquement l’escalade militaire.

Conflit qui serait sans doute appelé à déborder rapidement hors du cadre régional comme l’en a averti le président russe, Dimitri Medvedev. Un conflit qui alors pourrait constituer une opportune porte de sortie à la crise systémique globale qui, aujourd’hui, commence à menacer le statut d’idole du divin dollar [15] : la guerre n’est-elle pas « le » moyen de régulation par excellence ?


Dernière édition par geoff78 le Jeu 14 Fév 2013 - 13:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Sam 18 Fév 2012 - 21:29

Une autre intervention de Bernard Hourcade, le 24/01/2012 sur la chaine FRANCE24:

http://www.france24.com/fr/20120124-nucleaire-iran-union-europeenne-embargo-partie2

Il est aussi intervenu sur BFMtv, le mercredi 15 février.
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MessageSujet: Re: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Dim 19 Fév 2012 - 23:19

Conflit en Iran: les dernières nouvelles…


Cela bouge en ce qui concerne l’Iran et son actualité, deux informations suivant le site israel-actualites.tv qui méritent que l’on se penche dessus. La première est l’état d’alerte pour 3 bases militaires russes puisque ceux-ci ont déclaré que rien ne se ferai sans eux. Autre information, la présence de navires iraniens en méditerranée afin de dévoiler leur puissance de feu. Tout cela n’est pas à prendre )à la légère, cela montre bien que la situation est très tendue et que notre planète est « géopolitiquement assise sur un baril de poudre », la moindre étincelle et c’est la guerre, étincelle qui risque fort de venir d’Israël justement…


EXCLUSIF : la Russie place 3 bases militaires en état d’alerte de combat !



L’avis de Marco Robin : les Russes font passer un message important : “rien ne se fera sans nous” , En clair quelque soit la solutions envisagée pas les occidentaux, Guerres ou pourparlers , les Russes ne laisseront pas le terrain libre … Et ce sur l’ensemble de la zone qui s’étale de la Syrie au Pakistan ! Il est fort probable que les Chinois sur-enchérissent sous peu ..
Merci à notre fidèle lecteur polonais Eugéne !pour cette info importante … Des bases militaires russes dans le Caucase – en Arménie, Ossétie du Sud et Abhazia – ont été mis en alerte de combat.
Les experts militaires pensent que les Etats-Unis peuvent effectuer des frappes contre l’Iran depuis la Turquie, et que la Géorgie et l’Azerbaïdjan peuvent également être entraînés dans le conflit. Pour se préparer à la guerre d’urgence, les navires de guerre russes dans la mer Noire ont été déployés près de la Géorgie, et une flotte a été déplacé d’Astrakhan en mer Caspienne vers l’Azerbaïdjan …
Alors que les tensions continuent de s’accumuler sur le programme nucléaire de l’Iran, les militaires russes se prépare à un débordement possible d’un conflit à grande échelle dans les régions méridionales de la Russie.
Le gradé plus élevé de la Russie a mis en garde contre une éventuelle attaque contre l’Iran dans les prochains mois. “L’Iran, bien sûr, est un point sensible. Je pense que certains type de décision [de l'attaquer] sera probablement plus proche de l’été, “le général Nikolaï Makarov, chef d’état-major général russe, lors d’une conférence de presse à Moscou.
Il a ajouté que l’Iran était capable de donner “une forte réponse” à l’attaque. Un autre hauts gradés Russe , l’amiral Vladimir Komoyedov a déclaré qu’étant donné l’ accumulation militaires actuelle dans le golfe Persique, la moindre étincelle pourrait déclencher un conflit régional.
Adm Komoyedov, qui dirige le Comité de défense de la Douma , comme attachés militaires étrangers à Moscou que les Etats-Unis pourraient attaquer l’Iran à tout moment maintenant avec un lancement simultané de missiles de croisière Tomahawk à partir de 450 navires de guerre , déployées dans la région.
La Russie est préoccupée qu’ un conflit dans le Golfe Persique , déborde dans le Caucase. L’état-major général russe a mis en place un «centre de situation” pour suivre l’évolution dans le golfe Persique “en temps réel”, selon général Makarov
“Nous analysons la situation heure par heure -et n’excluons aucunes options,” Plus tôt cette semaine l’Iran a déposé une protestation officielle auprès de l’Azerbaïdjan sur l’activité présumé d’ espions israélien en Azerbaïdjan.


Source: israel-actualites.tv

Des navires iraniens en Méditerranée pour « montrer la puissance » de l’Iran



L’Iran a envoyé des navires de guerre en Méditerranée pour « montrer la puissance » de la République islamique, alors que les tensions avec Israël sont au plus haut du fait de la crise nucléaire et des récents attentats anti-israéliens en Inde et en Thaïlande.
L’Etat hébreu a dit qu’il suivrait « de près » cette opération, la deuxième de ce genre depuis la Révolution islamique de 1979, la dernière remontant à février 2011.
Des navires de guerre iraniens sont entrés samedi en Méditerranée après avoir franchi le canal de Suez, a annoncé le commandant en chef de la marine l’amiral Habibollah Sayyari cité par l’agence officielle Irna.
Il n’a pas donné de détails sur le nombre, la nature ou la mission de ces bâtiments, se bornant à indiquer que cette opération visait notamment à « montrer la puissance de la République islamique d’Iran ».
Les navires en question pourraient être le destroyer Shahid Qandi et le bâtiment de soutien et de ravitaillement Kharg, dont la presse iranienne a annoncé début février une escale de plusieurs jours dans le port saoudien de Jeddah, sur la mer Rouge.
Lors de la première mission de la marine iranienne en Méditerranée en février 2011, deux navires –le Kharg et la frégate Alvand– s’étaient rendus en Syrie pour une escale au port de Lattaquié avant de regagner la mer Rouge et l’Iran.
Ce premier passage de navires de guerre iraniens par le canal de Suez depuis 1979 avait provoqué de vives réactions d’Israël, qui l’avait qualifié de « provocation » et avait mis sa marine en état d’alerte.
Les Etats-Unis avaient lancé de leur côté un avertissement aux navires iraniens, leur demandant de « se conformer aux lois internationales et n’entreprendre aucune action qui pourrait compromettre la sécurité ».
« Nous suivrons de près le déplacement de deux navires pour vérifier qu’ils ne s’approchent pas des côtes israéliennes », a affirmé samedi à l’AFP une responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, sans faire plus de commentaires.
La nouvelle mission iranienne en Méditerranée intervient alors que les relations entre Israël et l’Iran sont des plus tendues, alimentées par la crise autour du programme nucléaire iranien et les récents attentats anti-israéliens en Inde et en Thaïlande attribués par l’Etat hébreu à Téhéran.
Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir fabriquer l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que dément catégoriquement l’intéressé.
Israël a multiplié ces dernières semaines les déclarations évoquant de possibles frappes contre les installations nucléaires iraniennes, Téhéran menaçant en retour de frapper l’Etat hébreu ainsi que les forces de son allié américain dans la région, mais aussi de fermer le détroit d’Ormuz par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial.
Pour des raisons aussi bien politiques que militaires, l’Iran a entrepris depuis deux ans de développer la présence en haute mer de sa marine jusqu’alors cantonnée à la défense des côtes iraniennes à l’est du détroit d’Ormuz. Le contrôle du Golfe, à l’est du détroit, est dévolu aux forces navales des Gardiens de la révolution.
La marine, dont les forces de haute mer sont limitées à une demi-douzaine de petites frégates ou destroyers et à trois sous-marins russes de classe « Kilo », a ainsi multiplié les opérations en mer d’Oman et dans le Golfe d’Aden, en particulier pour protéger les navires iraniens contre les pirates somaliens opérant dans cette zone.
Elle y déploie désormais en permanence au moins deux navires qui ont déjà escorté plus de 1.300 bateaux marchands et ont été engagés dans plus d’une centaine d’affrontements armés avec des pirates, selon des indications données en décembre par l’amiral Sayyari.
Elle y a également fait patrouiller pour la première fois l’été dernier l’un de ses sous-marins « Kilo », et l’amiral Sayyari a annoncé son intention d’envoyer des bâtiments dans l’Atlantique à une date et pour une mission qu’il n’a pas précisées.


Source: israel-actualites.tv

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frantia

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MessageSujet: Re: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Lun 20 Fév 2012 - 1:17



ca devient trés très bouillant même peut etre trop a mon avis, on va devoir etre trés attentif (se préparer a un enbrasement mondiale)

il va y avoir une grande pénurie et la moindre petite chose va couter une fortune... alors si ca devient nucléaire c'est a l'age de pierre qu'on va se retrouver en moins de deux
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tipol



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MessageSujet: Re: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Lun 20 Fév 2012 - 9:44

Faites donc une petite visite des bases en France. Vous vous rendez compte que la puissance militaire de la France est réduite à peau de chagrin, juste une dissuasion, et quelques effets médiatiques.
.
En moins des 3 premières années de Sarkosisme, les bases militaires françaises sont toutes américanisées sous l’OTAN, presque toutes sous contrôle américain, deux sont sous contrôle canadien, presque toutes les pistes sont laissées à l’abandon, en friches, et les avions de chasses ont disparus, on ne sait pas où.
Mais en deux ou trois ans de mandat, depuis la mise sous OTAN, les bâtiments neufs abondent sur toutes les bases, avec beaucoup de voitures et d’employés américains qui s’y affairent.
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yous_f



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MessageSujet: Re: Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes   Mer 18 Juin 2014 - 0:16

Citation :
L’Iran, destination phare du tourisme médical et de santé du monde islamique


Sa réputation n’est plus à faire en matière de soins de santé de qualité et d’installations médicales de pointe, l’Iran s’est imposé au fil du temps comme la destination privilégiée de ses proches voisins musulmans, qui sont plus de 30 000 à converger annuellement vers ses hôpitaux dans le cadre du tourisme médical, et plus de 20 000 à fréquenter ses cliniques de bien-être et autres centres de thalassothérapie dans le cadre du tourisme de santé.

A ce fort potentiel touristique très ciblé, qui n’a rien désormais à envier à l’Europe et aux Etats-Unis, jusqu’ici difficiles à égaler et a fortiori à surclasser, s’ajoute une situation géographique idéale qui permet à la République islamique d’Iran d’attirer sur son sol une clientèle limitrophe ou avoisinante en constante augmentation et diversification, parmi laquelle les Afghans, les Pakistanais, les Arméniens, les Azerbaïdjanais, les Irakiens et les Turcs comptent parmi ses plus fidèles patients. Les émirats du Golfe persique, les pays d’Asie centrale et certaines contrées d’Amérique latine n’hésitent plus à s’envoler vers la terre persane, conquis, eux aussi, par un rapport qualité-prix des prestations médicales qui fait la très nette différence.

Riche d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, de spécialistes de renom, d’infrastructures modernisées et en expansion, d’une industrie pharmaceutique en plein essor, l’Iran, qui peut se targuer de figurer dans le Top 5 des pays les plus performants en biotechnologie, recueille les fruits de son investissement dans le développement du tourisme médical, un pari d’avenir relevé haut la main. Sans jamais avoir eu recours à de grandes campagnes promotionnelles pour vanter ses spécificités sans équivalent au Moyen-Orient, telles que sa chirurgie générale, cardiaque, des yeux ou encore esthétique, mais aussi ses traitements de la fertilité, de cellules souches et la dialyse, le bouche-à-oreille a été de loin son meilleur vecteur de communication.

Richement doté en sources thermales, appréciées pour leurs vertus curatives, qui sont plus de mille à couler dans ses montagnes, et tirant profit de ses déserts, propices à la relaxation, la contemplation et la méditation, l’Iran a su également exploiter ses atouts naturels précieux, qui en ont fait en l’espace de quelques années un haut lieu incontournable du tourisme de santé.

Si l’on devait dresser une cartographie des disciplines médicales dans lesquelles l’Iran est passé maître, on réaliserait très vite que son système de santé couvre l’ensemble de son territoire, une autre carte maîtresse qui vient renforcer le maillage d'un pôle d’excellence à nul autre pareil :

-La province de Téhéran est connue et reconnue pour son traitement de la tuberculose et des maladies pulmonaires ;

- Khorasan Razavi croule sous les demandes pour des hospitalisations en ophtalmologie, soins de la peau, chirurgie cardiaque et orthopédique ;

- Fars s’est spécialisée dans les greffes de moelle, du foie, des reins… ;

- Yazd fait l’unanimité pour son traitement de l'infertilité ;

- Qom est prisé pour son soleil et sa zone désertique ;

- Enfin, Hamedan, Ilam et Zanjan, ont vu fleurir des centres de médecine à base de plantes dont le succès ne se dément pas.


Source: http://oumma.com/201592/liran-destination-phare-tourisme-medical-de-sante-mon
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Dossier sur l'Iran, géostratégie, manipulations, nucléaire, cartes

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