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 Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”

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geoff78

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Masculin Taureau Buffle
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MessageSujet: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Mer 15 Déc 2010 - 20:43

Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”



A Athènes, des centaines de manifestants s’en sont pris au ministère des finances et ont passé à tabac un député. Ils se sont affronté avec les forces de l’ordre et ont incendié des hôtels.

La rigueur ne passe plus en Grèce. Quelque 20.000 personnes ont manifesté à Athènes ce mercredi contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. La manifestation a dégénéré à la mi-journée dans le centre de la capitale, où des individus ont lancé des cocktails Molotov sur deux grands hôtels.Au total, il y a eu une dizaine d’interpellations et trois blessés.

«Voleur! Honte à vous!»

La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour les disperser mais les heurts se sont poursuivis aux abords du Parlement entre des militants d’extrême gauche et des policiers. Des voitures ont été incendiées, du mobilier urbain détruit.

Un député conservateur, Kostis Hatzidakis, qui quittait le Parlement, a été pris à partie par quelque 200 manifestants, qui l’ont molesté. Ils ont pourchassé l’ancien ministre en criant «Voleur! Honte à vous!», lui ont lancé des pierres et l’ont frappé à coups de bâton. Finalement l’élu, le visage en sang, n’a dû son salut qu’à l’intervention des forces de police qui l’ont mis à l’abri dans un immeuble. Des heurts ont également eu lieu à Salonique.

Grève générale très suivieLes syndicats de la fonction publique et du secteur privé ont appelé à la mobilisation contre le projet de budget 2011 que le Parlement examinera la semaine prochaine et qui prolonge l’effort réclamé aux Grecs. Les slogans des manifestants visent particulièrement le FMI et l’Union européenne, qui réclament des efforts à Athènes pour redresser ses comptes publics. «Nous devons signifier au gouvernement que nous n’accepterons pas des mesures qui ne mènent qu’à l’appauvrissement et au chômage», a martelé à Reuters Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat de la fonction publique Adedy.

Depuis mardi soir minuit, la Grèce tourne au ralenti: transports publics, aériens et maritimes sont paralysés pour cette nouvelle journée d’action. Mercredi matin, les navires étaient en rade dans les ports, les rues bouchées du centre d’Athènes avaient l’allure de parkings géants et les chaînes de télévision et radios ne donnaient plus d’informations en raison de la grève des journalistes. Les hôpitaux et ministères fonctionnaient au ralenti tandis que nombre de salariés du secteur privé sont restés chez eux.

Source : http://www.20minutes.fr/article/639717/monde-violentes-manifestations-athenes-contre-plan-rigueur


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a2zeiss
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MessageSujet: Nouveaux Affrontements entre Manifestants et Policiers en Grèce   Jeu 16 Juin 2011 - 11:10

Ce soir, voici des images des affrontements en Grèce ce mercredi 15 Juin 2011 :



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http://divulgation-spirite.forumactif.org/
Lilith 168

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Féminin Lion Cheval
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MessageSujet: Qui veut détruire la Grèce ?   Mer 14 Sep 2011 - 21:33

Qui veut détruire la Grèce ?

par Míkis Theodorákis

Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point de faire appel au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne soit occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également, c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement états-unienne, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique états-unienne avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embarrassantes polémiques avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-US du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort.

Míkis Theodorákis

Source - http://www.voltairenet.org/Qui-veut-detruire-la-Grece









Dernière édition par Lilith 168 le Mer 14 Sep 2011 - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Mer 14 Sep 2011 - 21:40

Merci de penser a mettre la source Lilith 168 : http://www.voltairenet.org/Qui-veut-detruire-la-Grece


Editer : Merci Wink
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Lilith 168

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Féminin Lion Cheval
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Mer 14 Sep 2011 - 21:44

L'adresse marche maintenant, j'ai fait un espace entre le tiret et l'adresse.
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Masculin Scorpion Cochon
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MessageSujet: Le mouvement grec pour la démocratie directe   Ven 14 Oct 2011 - 13:01

Le "mouvement des places" du printemps 2011 dans la crise mondiale

La première brochure "Le mouvement grec pour la démocratie directe" du collectif Lieux Communs est parue (la seconde est prévue pour le 15 octobre).

http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...

Elle contient :

Introduction générale : Entrée en période troublée (Ci-dessous)

Considérations sur la Grèce moderne (C. Castoriadis)

Les prémisses du mouvement. 2008 – 2011 : La lente montée de l’exaspération sociale

Récit d’un participant sur la place Syntagma

Les assemblées générales de Syntagma : Structure et fonctionnement

Le mouvement des places en Grèce : Les réalités grecques aux prises avec les exigences de la démocratie directe

« Nous sommes à un stade embryonnaire de la démocratie directe »






Introduction Générale

Entrée en période troublée

Le mouvement de la place Syntagma du printemps dernier condense tous les espoirs et les dangers d’une ère de troubles qui a débuté, semble-t-il, avec le soulèvement tunisien (1). Les assemblées d’Athènes et des autres villes grecques ont placé au cœur de leurs revendications et de leur fonctionne­ment le principe de la démocratie directe, c’est-à-dire la rupture avec le fonctionne­ment oligarchique libéral actuel. Pendant quarante jours, sous une omerta mé­diatique, elles ont ouvert, pratiquement, la seule issue pos­sible aux multiples impasses dans lesquelles nous sommes tous engouffrés, mesurant du même coup la distance qui nous sépare d’une société auto-gouvernée. Qu’il s’agisse du pays même où, il y a 2.500 ans, a jailli la source qui ne cesse d’inspirer les tenants d’une émancipation toujours à commencer ne relève que du pur sym­bole. Il appartient aujourd’hui à l’hu­manité de lui donner un sens ou de le re­pousser dans la nuit.

Les mouvements populaires qui se succèdent et se succèderont par­tout ne sont pas les soubresauts inévitables d’une crise financière passa­gère au sein du seul ordre social possible. Il serait tout aussi erroné d’y voir le ré­veil des dominés dont les révoltes convergeraient enfin, providentielle­ment, pour assurer à l’espèce humaine on ne sait quel paradis promis. Ces deux positions, proprement mythologiques, manquent l’essentiel : la pro­fondeur des crises que nous vivons depuis une génération, et leur présente accélération, qui ouvrent une nouvelle ère annoncée depuis longtemps par la plupart de ceux qui se sont attelés à décrire les grandes tendances souter­raines. Aux « Trente Glorieuses » de l’après-guerre ont succédé plusieurs décennies de « crises » dont beaucoup ont voulu croire qu’elles n’étaient qu’un mauvais moment à passer, une pause, un accident dans la croissance permanente du « niveau de vie », du « confort » et de la « sécurité », tandis que le conflit social finissait de s’éteindre. La période qui s’ouvre mainte­nant marque la fin de cette illusion, en même temps que le surgissement des transformations qu’elle masquait. La qualifier d’époque de troubles per­met d’exprimer autant le caractère indéterminé de son déroulement que le bouleversement des conceptions politiques admises jusqu’ici.

Le retour de l’oligarchie

Une manière d’aborder les enjeux du moment est de s’attarder sur le terme d’« oligarchie » : cantonné jusqu’il y a peu, et à contresens, à la des­cription de la réalité russe, son apparition récente et soudaine dans les luttes comme chez les grands média s’est accompagnée d’une torsion de sens qui révèle une incapacité à penser la situation contemporaine. « Oli­garchie » est devenu la tarte à la crème pour désigner vaguement les domi­nants, les « décideurs », ceux qui nous ont mis là et dont on ne veut plus. Les uns ne veulent qu’y entendre « la classe dirigeante », voire « la bour­geoisie » afin de refourguer leurs éternels vieux schémas millénaristes, qui risquent d’ailleurs de se répandre à nouveau. Les autres y désignent ceux qui ne font que profiter de leurs privilèges plus ou moins légitimes, ne s’oc­cupant « que d’eux-mêmes, plutôt que de s’occuper de nous » (2), et attendent de bons dirigeants. On ne peut que se réjouir d’entendre les populations se décider à qualifier leur petit personnel politique en utilisant un vocable hautement pertinent – mais ce serait s’exposer à de graves désillusions que de se satisfaire de la confusion qui l’accompagne.

Car personne ne veut y voir le retournement copernicien que visaient ceux qui, comme C. Castoriadis, employaient depuis longtemps, et dans un étrange silence, ce terme politique posé par Aristote, et défini brièvement depuis comme le règne d’une minorité élue (et non tirée au sort comme c’était l’usage dans l’Athènes du Ve siècle av. J.-C.). La réalité que re­couvre le terme olig-archie, récuse la propagande jusqu’ici acceptée qui fait des régimes de type occidental des démo-craties – qu’il suffirait aujour­d’hui de purger de mystérieux mauvais « élus ». Tout comme il réfute rétrospectiv­ement la vision marxiste d’une société, économique de par en part, qu’on pourrait réduire à une hiérarchie de classes sociales antago­niques où le pro­létariat serait historiquement amené à incarner le Salut de l’humanité.

C’est dire si le terme d’oligarchie, utilisé aujourd’hui à tort et à tra­vers, oblige en fait à repenser à la fois le régime social établi, le rôle des domi­nants, l’aspiration des dominés, et les rapports entre eux ; autant d’im­pensés qui se sont établis parallèlement au déclin épouvantable de ce qui se donne pour "théorie politique", académique et / ou radicale.

L’oligarchie des oligarques...

Commençons par les puissants de ce monde, sur lesquels la contesta­tion aime d’autant plus à s’attarder qu’elle rechigne à considérer ses propres fai­blesses. Dire aujourd’hui qu’ils constituent une oligarchie, c’est d’abord par­tir du principe qu’ils ne forment plus une classe, pour qui s’attache en­core aux sens des mots. Ils n’investissent pas, ils misent ; ils n’entre­prennent pas, ils déconstruisent ; ils ne gèrent pas, ils pillent ; ils ne négo­cient pas, ils ra­ckettent ; ils ne combattent pas, ils détournent ; ils ne perdent pas, ils émigrent ; ils ne gagnent pas, ils règnent – bref, ils ne di­rigent pas ; ils se contentent de dominer. La corruption devenue régime so­cial, le clienté­lisme, l’exercice consacré du pouvoir, et l’arrivisme, posture comportemen­tale de base, sont les modalités mondialisées de cette « ré­volte des élites », excellemment décrite par C. Lasch il y a près de vingt ans (3). Le « capitaine d’industrie » inventif, autoritaire et paternaliste, entrep­reneur « shumpeté­rien » passionné par la création de formes novatrices et pérennes, a fait place au jeune trader libéral-libertaire, nomade et borderl­ine, obsédé par le luxe et l’hédonisme marchand high-class, totalement nui­sible du point de vue de la logique capitaliste elle-même. Aux bour­geoisies raffinées, mora­listes et hypocrites (4) ont succédé des quasi-maf­fias obscènes et prédatrices : c’est tout naturellement qu’elles s’allient systé­matiquement les bandes, les gangs et les caïds pour mener leurs raids contre les peuples et leurs cultures. Il ne s’agit pas de « guerre sociale », le terme sous-enten­dant au moins deux camps constitués : celui de « mise à sac » décrit mieux le mo­nopole de l’initiative. Ces traits déjà décelables de­puis la « contre-offens­ive » sauvage de l’oligarchie, qu’elle tente depuis trente ans de faire passer pour du (néo)-« libéralisme » sont devenus évi­dents en France de­puis l’élection de N. Sarkozy (5), et incontournables à tous via le hold-up perman­ent que constitue le traitement institutionnel de la crise dite finan­cière de 2007 (6).

Réduire cette dernière à ses seules dimensions économiques serait juste­ment manquer les implications du passage des sociétés de classes aux so­ciétés oligarchiques, car ce sont les mécanismes mêmes du capitalisme his­torique qui branlent : la course à l’accumulation, au pouvoir et à la puis­sance rencontrait hier des valeurs, des habitudes, des coutumes et une épaisseur sociale qui se cristallisaient en luttes acharnées, collectives ou parcellaires, qui en limitaient les effets les plus dévastateurs, voire arra­chaient, en Occident, une multitude de droits historiques. La disparition du mouvement ouvrier depuis un demi-siècle a libéré le délire de maîtrise ra­tionnelle, qu’elle soit économique ou techno-scientifique, de ses entraves culturelles, de tout contrôle empirique et de toute régulation sociale, comme elle a ôtée aux dominants toute unité conséquente. Ceux-ci ont eux-mêmes accéléré le délitement de l’Etat-nation où ils avaient trouvé pendant des siècles le cadre où exercer une souveraineté économique. La paix relative qu’a connu le monde développé dans l’après-guerre leur a lais­sé les mains libres pour s’acharner sur leurs populations, balayant tous les garde-fous : nos oligarchies occidentales sont libérales, au sens où de­meurent des droits réels, par héritage, mais elles le sont et le seront de moins en moins. L’oligarchie est désormais seule a régner sur une dyna­mique emballée qui désarme jusqu’à l’imaginaire de toute dissension, condamnant à une désertion qui ne fait qu’accélérer le délitement des socié­tés. De tout cela, on peut s’indigner, mais cela ne doit pas dispenser de comprendre. Et d’abord, de comprendre comment une telle couche parasi­taire a pu s’installer.

… et processus d’oligarchisation.

En l’absence de guerre civile déclarée ou larvée, une élite ne se main­tien qu’avec l’assentiment, même contrarié, du plus grand nombre – c’est ce que les « soulèvements arabes » ont rappelé aux plus distraits. Il s’agit au­jourd’hui de redécouvrir que l’évolution des sociétés ne se fait jamais sans les peuples et que les formes de la domination dépendent des réactions des dominés. C’est bien là le sens incarné par l’oligarchie : l’absence de front social, de frontière tacite qui délimiterait non pas simplement des mi­lieux économiques et culturels différents, mais bien des projets de socié­té anta­goniques. Les incantations à la « lutte des classes » la vident de sa signification essentielle aujourd’hui disparue : le combat collectif contre la hiérarchisation de la société. L’oligarchie est à la fois cause et conséquence de l’épuisement du mouvement ouvrier, qui porta haut cette lutte dont au­cune catégorie particulière n’a jamais été déposi­taire, pas plus qu’elle ne fut la résultante mécanique de conditions sociales-économiques – le projet d’émancipation fut repris par diverses catégories tout au long de l’histoire de l’Occident moderne (premiers bourgeois, classe ouvrière, femmes, minorités et jeunes plus récemment, etc.). Les « marxistes » se ras­surent en confondant l’approfondissement réel des différentiations sociales depuis une génération avec une volonté popu­laire quasi-inexistante d’éta­blir un régime égalitaire. Sans doute faudrait-il leur faire (re)lire Marx et ses meilleurs disciples pour leur rappeler qu’une conscience politique ne se forme pas ex nihilo, mais bien au sein d’une col­lectivité qui s’auto-consti­tue et s’auto-définit dans des luttes concrètes (7). On peut plus simplement re­marquer que l’existence de couches sociales est une constante de l’histoire écrite de l’humanité, sans qu’il n’en résulte pour autant de tendance à l’auto­nomie ; tout comme l’opulence est un trait régulier des mythologies tradi­tionnelles, sans qu’aucun partage égalitaire n’en résulte. De fait, la majorité des luttes populaires depuis l’après-guerre sur tous les continents a été mue par la volonté d’accéder au modèle capitaliste-libéral occidental ou de le conserver tel qu’il a émergé au mitan du siècle, et dont le marxisme-léni­nisme s’est avéré n’être qu’une des formes : une opulence matérielle crois­sante accompagnée de droits individuels historiquement novateurs garan­tis par un Etat-providence. De brefs éclats ont fait entrevoir d’autres pos­sibles, et on ne peut que s’en réclamer, mais ils sont restés sans lendemain et sans héritage, même s’ils n’ont pas connu de réelle défaite, comme Mai 68. Et ils ont toujours servi de soubassement à d’intenses retournements idéologiques.

C’est cela, le pivot de l’oligarchie, son moteur interne, la source de sa lé­gitimité, que tant de « révolutionnaires » refusent de voir : l’intériorisa­tion des fondements imaginaires des sociétés occidentales et même l’adhé­sion, passive sinon passionnée, à celles-ci telles qu’elles se présentent dans leur double aspect, à la fois imbriqué et incompatible, d’héritières des acquis des luttes pour l’autonomie sociale et individuelle et lieu de déploiement par excellence des mécanismes capitalistes. L’évanescence progressive du conflit social, consubstantielle à la quasi-disparition du projet de collectivi­tés fondées sur l’égalité et la liberté, est particulièrement visible à travers le processus d’oligarchisation. Celui-ci s’est révélé être la reproduction spon­tanée, de moins en moins contrariée, d’appareils de direction formels ou in­formels dans tous les collectifs, y compris contestataires. C’est ce que cer­tains ont appelé dès le milieu du XXe siècle la « bureaucratisation du monde », en dénonçant le cache-sexe économiste qui rationalisait une telle dépossession. Ce phénomène au­to-entretenu ne semble avoir laissé comme perspective à tous que la volonté d’ascension dans l’échelle des revenus et des pouvoirs, la poussée de cha­cun vers sa strate sociale immédiatement supérieure et le mépris pour sa strate subalterne (8). Les attitudes et les com­portements de la minorité ré­gnante se sont ainsi propagés de façon mimé­tique dans tous les milieux. La conception si répandue de la liberté comme absence de limites et constitu­tion d’un entre-soi montre bien la fascination exercée par les petits milieux surplombants qui se considèrent affranchis de toutes les règles censées s’appliquer sans faiblesse à leurs subordonnés. Dans ces conditions, les dominants n’ont pas d’ennemis, ils n’ont que des concurrents – qui n’ont d’autre possibilité que s’éliminer entre eux. Telle est l’oligarchie contem­poraine, la tendance dominante à laquelle nous allons devoir nous confron­ter. Il est erroné de penser qu’un « prolétariat » idéalisé sera inéluctablement amené à entrer dans une « juste colère », que la dégrada­tion de la situation entraînera logiquement une réapparition d’une certaine décence : on « réussit » aujourd’hui pour « s’en sortir », ce qui est une ma­nière très di­recte de signifier que l’ascension hiérarchique reste la voie royale du sauve-qui-peut. En même temps, et contradictoirement, le recours aux « autorités » demeure encore le premier réflexe face à la dégradation continue des conditions de vie pour ceux qui ne peuvent émigrer. Certes, cela n’épuise pas la description des forces sociales actuelles, mais l’oligarchie les condi­tionne toutes – l’ignorer, c’est s’y livrer pieds et poings liés.

L’oligarchie, tous contre ou tout contre ?

Finalement, ce que l’utilisation récente du terme d’oligarchie signifie, c’est la défiance grandissante du peuple envers ses élites au fur et à mesure qu’il comprend que le contrat social - où l’apathie politique se payait en perspec­tive de consommation accrue - est rompu. Mais ce que la réalité de l’oligar­chie décrit précisément, c’est la disparition, largement signalée de­puis une cinquantaine d’année, du conflit social tel que l’avait connu l’occi­dent de­puis deux, sinon six siècles. Ce chassé-croisé inédit semble annon­cer une reprise du cours sinueux de l’Histoire. Il semble surtout annoncer la fin de la modernité, comprise comme un antagonisme qui secoue régulière­ment la société dans son ensemble, qu’il s’agisse de la bourgeoisie mûris­sant lon­guement sous le joug de l’aristocratie, ou du monde ouvrier qui a dessiné un horizon politique sans égal. Si cet aspect de la modernité s’avère n’être qu’une parenthèse dans l’histoire de l’humanité, il nous faut alors aujour­d’hui renouer avec des catégories antiques de pensée politique et des méca­nismes immémoriaux, mais dans un contexte fondamentale­ment différent. Cela en dit long sur l’ampleur de la régression et l’épuise­ment de la créati­vité historique(9).

Révoltes prévisibles et autonomie possible

C’est bien tout l’enjeu de la période qui s’ouvre, du sens de la dé­fiance vis-à-vis des « gouvernants », l’ambivalence des émeutes de la jeu­nesse an­glaise ou chilienne, étudiante ou populaire, des soulèvements arabes, des rassemblements et occupations américains, burkinabés, espa­gnols, grecs ou israéliens, et des mouvements qui se multiplieront dans l’avenir au rythme des mesures d’austérité imposées. Difficile de ne pas y voir une réaction quasiment psychodramatique au rétrécissement de l’hori­zon d’abondance, de protection et d’apathie, ce « niveau de vie » qui aiman­tait les choix exis­tentiels depuis la fin de l’idéologie du Progrès. Face aux promesses non te­nues de l’ordre actuel, et qui organisaient jusqu’ici sa rela­tive stabilité et son extension, les crispations iront croissant et leurs formes sont largement imprévisibles. La colère des couches moyennes en voie de déclassement brutal et des classes paupérisées abandonnées à elles-mêmes pourrait très bien prendre des formes qu’on a cru oubliées, d’autant plus fa­cilement que les doctrines « de gauche » n’ont depuis longtemps plus rien à voir avec la simple réalité populaire. La désorientation idéologique, l’insi­gnifiance contemporaine et un bref regard vers l’histoire passée, lointaine ou récente, doivent faire admettre comme inévitables une succession d’émeutes et de pillages nihilistes, la montée des extrêmes droites dans toutes leurs variantes locales de fétichisme idéologisé de « l’origine » ou de la "pureté", nationale, reli­gieuse ou ethnique, et l’émergence de mouvements prophétiques plus ou moins délirants.

Il existe dans ces sinistres tendances une volonté confuse de rompre avec l’univers mental qui domine aujourd’hui la planète, et sans doute est-ce la même qui pourrait amener la possibilité de l’instauration de régimes démocratiques, égalitaires et sobres. La question « quelle société voulons-nous ? » va devoir à nouveau polariser les réactions populaires à venir en servant de ligne de démarcation, comme elle le fut avant d’être neutralisée successivement par le déterminisme historique, l’antitotalitarisme conser­vateur, le catastrophisme spectaculaire et, plus que tout, la réalisation capi­taliste de l’abondance matérielle. Bien entendu, elle ne peut que rester ou­verte, mais elle ne pourra que se poser pratiquement, comme elle le fut par le passé et comme elle le restera, tant qu’il y aura de l’histoire. Et il ne s’agit pas, ou si peu, de débats intellectuels, de choix politiques, d’options cultu­relles qu’il suffirait de soupeser pour trancher collectivement, fût-ce en as­semblées générales : ce qui est en jeu ici, ce sont des modes comportemen­taux profondément enracinés dans la personnalité et qu’on peut aisément qualifier d’anthropologiques.

Des transformations anthropologiques

Ce qui est requis aujourd’hui va au-delà de simples décisions expli­cites, et même au-delà de simples habitudes à perdre, de réflexes à changer, d’at­titudes à bouleverser, de gestes quotidiens à repenser – sans en faire l’éco­nomie. C’est la formation de l’être humain tel que les sociétés contempor­aines le façonnent, au plus profond de son intimité, qui est à altérer essent­iellement. A chaque société particulière correspond un individu parti­culier, et réciproquement. Evidence perpétuellement oubliée par nos répu­blicains, libéraux et gauchistes, qui rêvent de personnalités malléables et façon­nables, avec les résultats que l’on a vu à l’Est comme à l’Ouest. Bana­lité que redécouvrent les peuples en lutte, qui constatent que le népotisme comme le chacun-pour-soi, la religiosité comme le désir d’autorité, l’image de soi comme la relation à la collectivité ne s’altèrent pas du jour au lende­main, la nuit fut-elle celle des barricades victorieuses. Le cas tunisien – et plus largement arabe – est évident, et c’est également ce à quoi se mesu­rèrent explicitement les Grecs propageant et pratiquant la démocratie di­recte sur la place Syntagma : il ne suffit pas de se déclarer assemblée sou­veraine pour que s’évanouissent le narcissisme, l’irresponsabilité, le ressent­iment et le confor­misme national d’une société grecque qui vivait sous perfusions écono­mique, politique et culturelle. Certes, on ne fera pas sans. Mais partout dans le monde, le risque est grand que les tentatives d’auto-or­ganisation ne soient vécues que comme des pis-aller palliant l’ab­sence de l’Etat, et que les poses « radicales » ne servent in fine qu’à le rap­peler à son rôle tutélaire – comme il a été largement d’usage jusqu’à pré­sent, y compris et surtout dans les milieux gauchistes, notamment ceux qui noyautaient les assem­blées et commissions athéniennes.

Des tentatives de descriptions de l’homme contemporain occidental ont été faites ailleurs. Contentons-nous d’en pointer quelques éléments mar­quants en commençant par ce qui a été appelé la contradiction fondament­ale du capitalisme (10) : la bureaucratie capitaliste cherchait à soumettre une masse d’exécutants en lui imposant des directives soi-disant ration­nelles – auxquelles les premiers concernés devaient perpétuellement déso­béir pour en atteindre les objectifs. L’auto-organisation des gens quotidien­nement en lutte contre des directions absurdes permettait alors d’espérer en un dépas­sement des grandes divisions économiques, sociales et politiques. Mais une myriade de transformations sont venues bousculer ce schéma vertical, ra­tionaliste et conflictuel, notamment sous les coups portés par la « contre-culture » des années 60, pour dessiner des organisations réticu­laires, mana­gériales et contractuelles (11) : les contradictions profondes entre le fantasme de contrôle et la réalité humaine ont été intériorisées par l’indi­vidu, chargé de devancer et de régler par lui-même les impasses de fonc­tionnement. Passé du terrain social à l’espace mental, le conflit interne à nos sociétés a formé une personnalité douloureusement clivée et instable, se comportant comme un survivant constamment en manque dont certains traits ont déjà été décrits (12) : perception de la collectivité comme une contrainte de moins en moins tolérable avec laquelle il faut éviter toute réelle dissidence ; conformité insatiable à l’attente supposée du regard d’au­trui couplée à la recherche avide de l’originalité pour elle-même ; dépres­sion généralisée supportée en sur-investissant les multiples prothèses tech­nologiques sans cesse en renouvellement ; présent perpétuel et vide d’où l’on ne s’échappe qu’à travers la multiplication des mondes virtuels ; etc. Tous ces éléments peuvent se ramener à une tentative d’échapper à la mor­talité non plus dans la religion, devenue sparadrap caractériel, mais dans l’accumulation, la consommation, le divertissement et, fait nouveau, leur concentration dans l’infini apparent des univers « immatériels » numé­riques. Ce désir d’illimité, d’illimitation, placé aujourd’hui dans le pouvoir, les biens, les relations, mais aussi dans la quête permanente de re­connaissance et de sécurité, est aujourd’hui menacé et, à terme, condamné. Ce que dessinait la société occidentale était bien cet univers sans bornes, où l’opulence à portée de main constituait un infini terrestre, alimentant un manque plus invivable encore chez ceux qui y accédaient à volonté que chez ceux qui manquaient de tout. C’est dire la panique anthropologique qui risque de parcourir le monde devant le surgissement de la finitude que nous vivons, tant à l’échelle des ressources de la planète qu’à celle de la so­cialité la plus élémentaire. Et si les inévitables démarche de réappropriation de postures millénaires prennent la forme d’un retour forcé des limitations extérieures, hétéronomes et massivement religieuses, elles pourraient aussi amener à une reconquête d’un bon sens qui se décline en autant de valeurs d’hospitalité, d’entraide, de solidarité et de convivialité. C’est dire, aussi, la maturité exigée pour l’établissement d’une démocratie véritable, qu’on pourrait caractériser comme le régime de l’auto-limitation individuelle et collective, et pour l’investissement d’activités autonomes où l’homme créa­teur puisse rendre l’humanité reçue de ses prédécesseurs anonymes, avant de sombrer lui-même dans l’oubli.

Considérer lucidement l’avenir

On voit que le terme d’oligarchie ne sert en rien à affronter l’époque s’il élude la gravité de la situation, la profondeur des changements à effec­tuer et s’il ne permet que de dessiner un exutoire, qui pourrait d’ailleurs rapidem­ent déraper. Ici encore se rejoignent, dans une posture religieuse, ceux qui attendent l’incarnation d’une Providence qui saura restaurer les promesses d’un monde qui s’estompe, comme ceux qui confondent l’aube et le crépuscule en entonnant l’air du chaos purificateur. Car en même temps qu’un projet d’autonomie qui remonte jusqu’au racines de la Renaissance, ce qui semble disparu se trouve également être les conditions matérielles de la prospérité du mode de développement occidental : l’épuisement pro­grammée des ressources énergétiques fossiles, des richesses génétiques et des agro-écosystèmes productifs, conjugué à une montée démographique et migratoire mondiale, les uns comme les autres étant à la fois causes et conséquences des impacts multiples et imprévisibles sur les grands et petits cycles régulateurs, tant climatiques qu’épidémiologiques ou agricoles. Il semble clair qu’à moyen terme, le terrain « écologique » s’avèrera le sup­port le plus efficace des dominants pour terroriser et contrôler les peuples, en faisant valoir, à raison, que l’accélération des transformations de la biosphère est la conséquences de l’adhésion des populations mon­diales à un type de société incarné dans un mode de vie. Toute tentative pour restaurer un Etat-providence ne pourra, de ce fait, durer qu’un temps et l’éviction d’une oligarchie renouant avec une véritable répression armée impose d’autres postures que revendicatives. « Dégager » l’élite en place est évidemment un préalable indispensable pour affronter clairement ces problèmes titanesques, mais ne les résoudra pas : les peuples auront alors à habiter un monde sur un mode inconnu depuis des générations, sinon radi­calement nouveau, puisque se poseront des questions matérielles considé­rées comme élémentaires, notamment alimentaires, sanitaires ou énergé­tiques. La ligne occidentale sur laquelle s’aligne le monde entier se brise sous nos yeux, et cette situation dépasse de loin toute considération « révo­lutionnaire ». Beaucoup en sont restés à la « réappropriation des moyens de production » sans s’être apparemment rendus compte que l’ère indus­trielle est close de multiples façons, ni que les techniques mêmes les plus élémentaires déterminaient les rapports sociaux. C’est dire combien nous sommes démunis face aux chocs qui résonnent aujourd’hui, et combien la lucidité sur les évolutions en cours doit demeurer le critère premier de toute initiative.

Vers la démocratie directe...

On trouvera toutes ces considérations bien sombres. Elles ne font pour­tant que rassembler des éléments habituellement épars et que chacun tient, par-devers soi, couramment pour acquis. Rompre avec cette pensée éclatée qui caractérise la mentalité contemporaine, et nous donner les moyens de ne verser ni dans le déni, ni dans le catastrophisme, ni dans le messianisme, nous semble être le premier enjeu des événements à venir. Cela ne se fera qu’à certaines conditions, qui incluent la redécouverte des atti­tudes anthro­pologiques ancestrales qui peuvent constituer le terreau de toute démarche autonome, ou la capacité de tirer les leçons des expériences de luttes populaires, y compris internationales. C’est bien ce que, ce prin­temps, des dizaines de milliers de Grecs (et, dans une moindre mesure, d’Es­pagnols) ont esquissé, malgré leurs limites importantes et incontes­tables, retrouvant dans la lutte ce à quoi certains appelaient depuis bien long­temps : la reconstitution d’un peuple digne de ce nom sur toutes les places publiques du pays ; la libération de la parole dans des assemblées capables d’accueillir autant les épanchements existentiels que les proposi­tions politiques ; la mise en place de procédures populaires démocratiques, compréhensibles et respectées, dessinant en puissance un régime de démo­cratie directe ; le lancement de réflexions collectives quittant la posture re­vendicative pour entrelaçer la vie quotidienne, la possibilité d’autres socié­tés et la maîtrise des mécanismes géopolitiques ; l’affirmation d’une contre-société à l’identité articulée à une volonté internationaliste ; la vigilance permanente face aux tentatives de manipulations gauchistes et aux forces de division ou d’écrasement.

Ces éléments d’une réinvention du projet d’autonomie, à leur tour, ne sont pas un Salut, et ceux qui le croiraient s’exposent à des désillusions : la démo­cratie directe représente, pour nous, le seul moyen d’apporter des ré­ponses face aux inévitables transformations à venir. Et cela ne pourra se faire qu’à condition de ne pas céder aux illusions d’un quelconque aména­gement des lo­giques capitalistes et oligarchiques : l’irruption et le relatif succès des assem­blées grecques ne sont pas exempts de telles ambivalences. Celles-ci ne pour­ront être levées que dans une pratique de la démocratie di­recte qui prononce­rait dans les actes une rupture claire et volontaire avec le monde tel que nous le connaissons. C’est de ce point de vue qu’il faut, sans doute, comprendre à la fois le surgissement et les limites d’un tel mouvement : la juxtaposition d’une conscience intuitive que les crises actuelles s’enracinent loin dans l’histoire et d’une complexité qui demeure à poser d’autres bases. Ce saut vers l’inconnu ne pourra s’inscrire que dans une durée suffisamment longue pour permettre le long mûrissement propre à l’auto-éducation des peuples, alors même que la si­tuation tend à se précipiter. Il y a, surtout, à résister aux sirènes de la peur, du n’importe quoi et de l’autoritarisme. Ce que chacun peut faire en ce sens est aujourd’hui plus précieux que quoi que ce soit d’autre. Emporté dans le tour­billon d’une histoire qui, plus que jamais, sera celle des peuples, le sen­timent de dérisoire face à nos actes est sans doute le premier des mythes à dissiper.

Notes

1 Voir nos brochures n°17 & 17bis, Les soulèvements arabes face au vide occidental, avril – mai 2011, disponibles en librairies de la région parisienne et sur notre site www.magmaw­eb.fr, rubrique Nos textes > Brochures.

2 Slogan d’un « indigné » israélien campant sur le Boulevard Rothschild à Tel-Aviv, lors du « mouvement des tentes » qui a secoué le pays en juillet.

3 Christopher Lasch, 1995 ; « La révolte des élites », Climats, 1996. On notera que si l’au­teur s’inquiète de la « trahison de la démocratie » par les élites, c’est dans le sens d’un abandon par celles-ci des valeurs des régimes parlementaires des « démocraties » repré­sentatives, telles qu’elles se sont graduellement formées depuis les années 1920, soit une « sociale-démocratie » qui essayait de restreindre jusqu’à un certain niveau les in­égalités inhérentes au capitalisme.

4 Sur le bourgeois en tant que type anthropologique (qui ne saurait donc être réduit au simple détenteur de capitaux), on consultera l’ouvrage magistral de W. Sombart, Le bour­geois. Contribution à l’histoire morale et intellectuelle de l’homme économique mo­derne (1912), trad. par S. Jankélévitch, Paris, Payot, 1966 (disponible sur le lien http://gesd.­free.fr/sombourg.pdf).

5 On lira sur cette question, entre autres écrits de G. Fargette, « 2007 : L’oligarchie s’af­firme », Bulletin « Le crépuscule du XXe siècle », n° 18 - 19 - 20, mai 2008, ainsi que « La crise économique comme régime durable », id. n°21, novembre 2009, disponibles sur le site.

6 Cf. notre tract du 1e mai 2009 ; « Crise économique et transformation sociale », dispo­nible sur le site.

7 La fameuse distinction entre classe en soi et classe pour soi, que dresse Marx aux der­nières pages de la Misère de la philosophie, et systématisée ultérieurement par N. Bou­kharine, montre que l’exis­tence d’une conscience politique radicale se crée « dans la lutte » où « cette masse se réunit, elle se constitue en classe pour elle-même ». Les ex­cellentes analyses d’E. P. Thompson (cf. son ouvrage La formation de la classe ouvrière anglaise), ainsi que sa polémique contre L. Althusser, montrent bien que la classe n’est pas une structure fixe mais plutôt un devenir, lié aux conditions sociales-historiques propres à l’époque sous lesquelles elle se forme.

8 On lira à ce sujet le très incisif livre d’Eric Maurin Le ghetto français – Enquête sur le sé­paratisme social, 2004, Seuil.

9 Sur ces points appliqués au mouvement français contre la réforme des retraites en 2010, voir notre brochure n°16 Octobre 2010 : une lutte à la croisée des che­mins, mars 2011.

10 Cf. C. Castoriadis 1961 ; « Le mouvement révolutionnaire sous le capitalisme moderne », disponible sur le site.

11 On lira par exemple L. Boltanski et E. Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Galli­mard 1999 ; R. Sennett « la culture du nouveau capitalisme », Hachette 2008 ou en­core Vincent de Gaulejac, « La société malade de la gestion : idéologie gestionnaire, pou­voir managérial et harcèlement social », Seuil 2009

12 On lira par exemple le devenu classique C. Dejours Souffrance en France : la banalisa­tion de l’injustice sociale Seuil 1998, et surtout C. Lasch le Moi assiégé : essai sur l’éro­sion de la personnalité Climats 2008. Quelques éléments étaient repris dans Oc­tobre 2010, op.cit.
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MessageSujet: La Grèce se prépare à la « mère de toutes les grèves »   Mer 19 Oct 2011 - 15:55

(Source: L'eveil 2011)



ATHENES (Reuters) – Navires à quai, amas de déchets dans les rues, tiraillements politiques persistants… La tension était de plus en plus palpable mardi en Grèce à la veille de « la mère de toutes les grèves » contre la cure d’austérité subie depuis deux ans.

Les syndicats du secteur public et privé, représentant la moitié des quatre millions d’actifs grecs, ont appelé à une grève générale de 48 heures mercredi et jeudi pour protester contre les nouvelles baisses de salaire et hausses d’impôts que s’apprête à adopter le Parlement.



Des éboueurs aux employés des impôts en passant par les journalistes et les marins, des mouvements de moindre envergure ont déjà commencé à ralentir l’activité économique du pays. Ils donnent un avant-goût de la vague de protestation attendue en ce milieu de semaine, qui devrait culminer par des vastes rassemblements devant le Parlement.

Baptisé « la mère de toutes les grèves » par le quotidien Ta Nea, ce mouvement devrait être le plus suivi depuis le début de la crise en Grèce fin 2009. Il mettra à l’arrêt les administrations publiques et une grande partie du secteur privé mais aussi de nombreux petits commerces du quotidien tels que les boulangeries.

Pris entre les exigences des créanciers internationaux de la Grèce et l’exaspération croissante de ses concitoyens, le Premier ministre socialiste, George Papandréou, a lancé un appel à l’unité. Il affirme que les nouvelles mesures d’austérité, censées être adoptées mercredi ou jeudi par les députés, sont indispensables pour sortir le pays de la crise.



INTERVENTION DIRECTE

« Le pays vit un moment décisif et nous devons être unis. Dans cette bataille, nous avons besoin de tout le monde », a déclaré le chef du gouvernement lors d’un conseil des ministres lundi soir. « Chacun doit assumer ses responsabilités. »

« Notre principal objectif est de mettre fin à l’incertitude quant à l’avenir du pays. Car cette incertitude sape nos efforts et nos sacrifices », a-t-il ajouté.

Signe de l’impatience de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, qui ont débloqué un prêt à la Grèce en 2010, des rumeurs sur une intervention directe de ces bailleurs de fonds dans les affaires du pays se font de plus en plus insistantes.




Certains pays de la zone euro souhaitent qu’une mission de la Commission européenne se substitue à l’Etat grec dans certaines de ses fonctions régaliennes, notamment pour superviser le programme de privatisations, afin de s’assurer de la mise en oeuvre de la politique d’austérité réclamée en échange de l’aide financière.

Le gouvernement socialiste grec a refusé mardi de réagir à ces rumeurs. Une telle intervention étrangère directe risquerait toutefois de rencontrer l’hostilité d’une population certes désenchantée par ses propres dirigeants mais aussi épuisée par deux années d’austérité draconienne.

Le projet soumis au Parlement prévoit de nouvelles hausses d’impôts, des baisses de salaire supplémentaires, des licenciements dans la fonction publique et des modifications dans la négociation des conventions collectives.

CHÔMAGE EN HAUSSE

Cette politique a plongé le pays dans une profonde récession sans réduire le montant de la dette, ce qui alimente les doutes quant à la possibilité d’éviter une faillite.

De nouvelles statistiques sont venues assombrir le tableau mardi. Le taux de chômage a grimpé à 16,5% de la population active en juillet, mois traditionnellement favorable à l’emploi en raison du tourisme. Le taux de chômage des jeunes atteint désormais 42%, un niveau deux fois plus élevé que trois ans plus tôt.



Se jugeant incapable de soutenir davantage la cure d’austérité, un député du Pasok, Thomas Robopoulos, a démissionné lundi soir. Il sera remplacé par un membre du parti au pouvoir, ce qui laisse au gouvernement sa majorité de quatre sièges à la Vouli, le Parlement monocaméral.

Deux autres députés socialistes ont menacé de voter contre le projet gouvernemental, dont l’adoption ne devrait toutefois pas poser problème en raison de l’appui probable d’une petite formation d’opposition.

Un débat de trois jours doit s’ouvrir ce mardi au Parlement, après une rencontre entre George Papandréou et le groupe parlementaire du Pasok.

L’objectif du Premier ministre est de faire adopter le plan avant le sommet européen du 23 octobre. Il compte aussi rencontrer le chef de file de l’opposition conservatrice, Antonis Samaras, dans l’espoir de donner l’image d’un pays uni à Bruxelles.

Au gouvernement, on écarte toutefois les rumeurs selon lesquelles George Papandréou renouvellerait une offre de « grande coalition », déjà rejetée cet été par Antonis Samaras.

Avec Angeliki Koutantou et Tatiana Fragou; Bertrand Boucey pour le service français

Source: Le Nouvel Observateur

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L'eveil 2011: C’est ça qu’ont devrait tous faire…une grève de 48 heures ou plus si il le faut. Ça aurait un impacte assuré. Par contre pour les Grecs, si cela n’aboutis à rien, ils vont devoir renverser leur gouvernement avant qu’il soi trop tard. Ça risque de tourner en guerre civil cette histoire…les deux prochains jours vont être crucial pour eux.
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Mer 19 Oct 2011 - 17:56

bientot chez nous..
ils devraient la faire une semaine, voire meme greve pour toujours.. lol! a l'infini..
ben wé yen a marre..
vivement dans un ans..
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MessageSujet: LA GRECE ONT EST DES CRIMINEL ?   Jeu 20 Oct 2011 - 15:35

LA est bien la question, depuis 18 mois le peuple grecque subit les attaques d’austérité des banquiers, téléguider par NOUS, qui sont le gouvernement européen ?
Quel peuple les soutiens ?

Qui gueule et continu chaque jour a entretenir tous sa avec son travail, sa consommation.......................?

Quand le peuple de France va t'il réagir ? lorsque que sa sera chez nous ?

POSONS NOUS NOUS MÊME LES BONNES QUESTION, LE CHANGEMENT IL ARRIVE PAR CHAQU'UN D'ENTRE NOUS,ET CELA MALGRÉ NOS DIFFÉRENCES


QUI SOMMES NOUS AU FOND ?



FFL



EN CES TEMPS LA, LE MEILLEUR D'ENTRE EUX,AURA LE COEUR COMME UN BUISSON D’ÉPINE
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Jeu 20 Oct 2011 - 16:08

Tu sais, le problème se situe sur nos médias...

Hier j'ai regardé les titres sur Euronews, puis j'ai zappé sur BFM.
Euronews développait deux infos principales: la révolte populaire en Grèce, et la dégradation de la note espagnole (j'avoue avoir oublié le 3e sujet ^^').
BFM a ouvert sur la mort de l'otage française en Somalie (dont tout le monde se foutait éperdument apparemment), puis a enchaîné avec Carla Bruni accouchant d'une petite fille, avec envoyé spécial etc. La Grèce, ils en ont parlé en quasi fin de journal, pour montrer des casseurs, et faire parler (ô joie!) un type qui affirmait avoir cessé de payer ses taxes pour protester contre l'austérité.


Comment veux-tu que les gens, qui s'informent surtout par BFM et le 20h, se préoccupent de quoi que ce soit sur la Grèce?
On ne sait déjà pas ce qui se passe dans notre propre pays, alors chez les autres!!!
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Jeu 20 Oct 2011 - 16:21

quand j'tompe sur les infos, j'regarde sa comme une comedie, je rigole, on dirait un sketch
trop pas credible, c'est fou sa !! scratch

pour se qui est des grecs, qu'il s'inquiete pas, c'est bientot le tour de la france
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Ven 21 Oct 2011 - 8:42

BIEN SUR QUE NOUS SOMMES DES CRIMINELS


Un manifestant est décédé jeudi à Athènes après de violents incidents qui ont éclaté en marge d'une manifestation anti-austérité et se sont poursuivis dans la soirée, alors que le Parlement a voté en faveur d'une nouvelle cure de rigueur rejetée par une population grecque à bout de nerfs.

Et aussi

Manifestation à Athènes contre l'austérité
Notre dossier : l'Europe face à la crise
Grâce aux seules voix de la majorité socialiste, le Parlement grec a finalement adopté jeudi soir par articles la nouvelle loi d'austérité contestée par l'opposition et dans la rue par les syndicats, sur fonds de grève générale dans tout le pays.

Le Premier ministre Georges Papandréou, a salué ce vote dans une lettre lue par le président du Parlement, et annoncé la radiation du parti de la seule députée socialiste, et ex-ministre du Travail, Louka Katseli, ayant marqué sa différence, en votant tous les articles sauf le 37, celui gelant les conventions collectives sectorielles dans les entreprises.

A la demande de l'opposition, un scrutin nominatif avait été organisé sur une vingtaine des articles de la loi les plus controversés, soit outre l'article 37, ceux prévoyant de nouvelles coupes salariales et le placement en chômage technique d'environ 30.000 personnes dans le secteur public.

Tous les députés présents de l'opposition, 144 sur un total de 146, ont voté contre, au deuxième jour de rassemblements massifs anti-austérité émaillés d'incidents.

Le reste des articles a été adopté par une procédure simplifiée à la suite du vote nominatif, alors que la loi avait déjà été adoptée "sur le principe" mercredi soir.

Le quinquagénaire décédé, un syndicaliste communiste, hospitalisé après avoir participé à une manifestation émaillée par des affrontements directs violents entre militants communistes et casseurs, a succombé à un arrêt cardiaque, a annoncé la direction de l'hôpital.

Contrairement à ce qu'avaient affirmé les médias grecs, il n'était pas blessé, mais a été admis à l'hôpital avec "un électrocardiogramme plat", a précisé ce communiqué.

La justice a ouvert une enquête et nommé un procureur.

Jeudi soir, après la confirmation du décès, le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras, a accusé le gouvernement d'avoir "perdu le contrôle de la situation". Une députée de la majorité socialiste a mis en cause l'absence de professionnalisme de la police grecque.

Les services d'urgence ont fait état de 16 blessés dans des violents affrontements sur la place Syntagma, en face du Parlement, pendant l'après-midi.

Au total, plus de 50.000 personnes avaient défilé dans les rues d'Athènes jeudi, au lendemain d'une manifestation géante qui avait réuni plus de 70.000 personnes dans la capitale et 125.000 dans tout le pays, selon la police.

Des incidents sporadiques se sont poursuivis dans la soirée dans le centre d'Athènes, et jusque dans le quartier touristique de Monastiraki.

Dans l'après-midi, des groupes mobiles de plusieurs dizaines de jeunes harcelaient la police et se livraient à des actes de vandalisme, incendiant des poubelles, lançant des cocktails Molotov et saccageant vitrines et mobilier urbain.

Les manifestants communistes avaient pourtant réussi à prendre le contrôle de la place Syntagma, repoussant les assauts des militants anarchistes qui leur lançaient des cocktails Molotov, selon une journaliste de l'AFP.

En chantant "le peuple, le peuple, tu peux, tu peux, ne courbe pas l'échine", un groupe de plusieurs centaines de manifestants du syndicat communiste Pame portant des casques de moto avait avancé de front sur la place, en rangs serrés, bien décidés à ce que les jeunes casseurs ne perturbent pas le rassemblement.

Pendant la bataille rangée entre les deux camps à coups de lattes de bois et barres de fer, les forces de l'ordre, d'ordinaire très présentes dans les manifestations en Grèce, en retrait dans les rues adjacentes, envoyaient seulement quelques grenades assourdissantes ou de gaz lacrymogène pour tenter de disperser la foule.

L'annonce du décès a soulevé une vive émotion au Parlement pendant les débats sur la nouvelle loi de rigueur qui suscite la colère de la rue, alors que les doutes s'accumulent sur les chances de résoudre la crise de la dette grecque au niveau européen ce week-end.


AFP


ET UN DE PLUS.....................ALORS QUI BOULOT METRO IMPÔT ?


HOUARFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF SA FAIT BEAUCOUP NON,A DSL FAUT PAS RÉVEILLÉ LES ÉVEILLÉS
BON BEN BONNE NUIT ALORS..................................
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Ven 21 Oct 2011 - 8:44

LUMIÈRE ET AMOUR QUAND ONT VOIT TOUS SA JE ME DIS ILS PRENNENT DES TRUCS FORT LES GARS.....................




FFL CON MAIS PEUT ETRE RÉALISTE ?
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 23 Oct 2011 - 13:35

Heureusement, certains politiciens montrent l'exemple pour défendre le peuple grec et vouloir changer la donne en France!



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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Ven 14 Sep 2012 - 1:55

En Grèce, policiers en colère s'opposent à la police antiémeutes

Des policiers grecs manifestant contre les coupes budgétaires ont bloqué l'entrée du QG de la police anti-émeutes ce jeudi à Athènes, empêchant des cars de policiers de quitter le site pour aller encadrer d'importantes manifestations ce week-end. Des heurts ont éclaté lorsque la police antiémeutes a tenté d'évacuer l'entrée du bâtiment où des dizaines de membres de policiers syndiqués, la plupart en uniforme, brandissaient des panneaux et scandaient des slogans contre l'austérité.

«Ils ne laisseront pas partir de bus antiémeutes pour Thessalonique», a déclaré un responsable des forces de police, évoquant la ville du nord du pays où sont prévus des rassemblements en fin de semaine.
Pour certains policiers, la situation est complexe. «Ils nous font nous battre contre nos propres frères», a déclaré un membre des forces antiémeutes sous le sceau de l'anonymat. Le gouvernement prévoit d'intervenir sur les salaires des effectifs de police dans le cadre d'une nouvelle série de coupes budgétaires d'un montant total de 12 milliards d'euros sur les deux années à venir.

http://www.20minutes.fr/ledirect/998441/grece-policiers-colere-opposent-police-antiemeutes

Les policiers sont membres des classes moyennes et touchés de plein fouet par les politiques d'austérité (même en France).

Comment pourra faire le gouvernement si le policiers refusent de marcher contre les manifestants ?
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Ven 14 Sep 2012 - 8:05

je regarde le sud de mon continent s'embrasser et je ne dis rien,je regarde le sud de mon pays s'embarsser et la encore rien,quand ma porte c'est embrasser pas pompier j'ai brulé


C' EST QUAND QU' ONT FAIT QUOI ?
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Ven 14 Sep 2012 - 8:06

Du chaud et du concret, assurément... une situation particulière à même de bloquer les décisions de l'Etat... comme ces manoeuvres sous-jacentes propres à susciter la zizanie et la violence au niveau de la rue, ce que j'aimerais pouvoir éviter en ce qui nous concerne, eu rapport ce petit délire libertaire et sociétal.

Καλημέρα σου, φίλε μου*


*c'est du grec, je crois Suspect et cela veut dire Bonjour à toi, mon ami... si je ne me suis pas trompé, évidemment ; y-a-t-il des grecs ici susceptibles de me rectifier à l'avenir si nécessaire ?
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Sam 15 Sep 2012 - 23:33

partisan a écrit:
je regarde le sud de mon continent s'embrasser et je ne dis rien,je regarde le sud de mon pays s'embarsser et la encore rien,quand ma porte c'est embrasser pas pompier j'ai brulé


C' EST QUAND QU' ONT FAIT QUOI ?


Les Armes part les Armes ?? ou l'action, comme la dis un membre la violence est dans nos système peut ton alors envisager de réagir part le calme ? ils me semble qu ils sont bien moins loti que nous, serais suffisant pour faire réagir les moutons qui crois encore que tout va bien ? et si ont regardait l'Espagne, ou d'autre y en a asse pour le moment, pourtant ici en France rien ne Bouge, comme le disais si bien notre Ami Coluche, " Moi la guerre je m'en fou, t'en que sa reste loin, ..........> quoi que la sa ce rapproche............. et sa date.

censure

Le Lynxx
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 16:41

tous nous souhaitons une solution pacifique,mais aurons nous réellement le choix ?
si oui tant mieux,si non ,ne devrions nous pas nous y préparer ?
l'action que nous voudrions et l'action qui est nécessaire,malheureusement me paraissent si distantes.
la paix nous la voulons tous,par manque d'action nous récolterons surent la guerre,c'es triste,mais....................
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 18:18


parlons nous de la même choses ?




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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 18:29

C'est à l'Intelligence de trouver les solutions et nous en avons les capacités, le désir, les compétences. Nous restent plus qu'à nous en persuader et assimiler, une bonne fois pour toutes, cette satanée Volonté qui nous fait tant défaut !
Pas cette volonté prétentieuse et inflexible, intraitable... mais cette volonté consciente d'elle-même comme de ces limites apparentes ou réelles, basé à la fois sur ce juste milieu en tout et cet équilibre en nous entre démesure et humilité.
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 19:01

oui lynx,je pense, génial Mathias cassel d'ailleurs j'ai poster sur le site les dates de sa prochaine tournée,je devrais faire Lille et passé un petit coucou a plouf et surement paris



en effet effab l’équilibre n'es pas évident,je pense qu'une des choses essentielle est l'abbatage des barrières qui nous sont créé pour nous divisé,finalement je reste malheureusement persuadé que rien ne bougera assez vite pour évité quoi que ce soit de leurs plans,c'est juste mon avis personnel.
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 19:18

J'en ai bien conscience, PARTISAN, comme le Monde ne nous a pas attendu nous en particulier.
En ce qui me concerne, je ne puis aller plus vite que la Musique bien que celle de mon coeur et de mon esprit soit des plus engagentes.
Cette position virtuelle en même temps que toute cette démesure intellectuelle, c'est bien là un autre risque mais ce cheminement si particulier.
Ne perdons pas de vue non plus qu'un plan, aussi élaboré soit-il, a lui-même ses propres failles... sans compter tous les imprévus et cette part hasardeuse dont la Volonté et la Connaissance sont capables elles-mêmes, ces Forces souveraines qui sont les nôtres et que nous devons RECONNAITRE ici-et-maintenant, j'en suis bien conscient.
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 20:16

Bah ! comme dit le dicton :" tout vient à point à qui sait attendre" , pour l'instant le fruit n'est pas mure, divergences d'intérêts, divergences dans les causes et les conséquences, divergences dans les solutions à apporter....

L'état des lieux se fait tranquillement, les solutions alternatives dans les divers domaines fleurissent, reste plus qu'à attendre le point de "fusion" collectif (si il a lieu).... en attendant on peut toujours concevoir un programme "planète révélation" ou chaque membre participerait à l'élaboration d'un programme ou du moins d'une vision à long terme sur notre avenir commun ??

Si ça tente certains membres... pourquoi ne pas essayer concrétement ! Wink
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MessageSujet: Re: Emeutes en Grèce : la population n’accepte pas le “plan de rigueur”   Dim 16 Sep 2012 - 20:18

Uru_anna +1

allez les anciens chiche ?
et les jeunes aussi,lol,
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