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 Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.

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geoff78

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MessageSujet: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Mar 18 Jan 2011 - 13:39

Rappel du premier message :

(Merci à Savage147 de la Box-news pour l'info).


Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.


Pourquoi le trésor empoisonné du sous-sol français est-il convoité ?


Peu de médias en ont parlé. Dans l’indifférence générale, le 30 mai 2010, le Ministère de l’Écologie décidait d’octroyer trois permis d’exploration de gaz de schistes aux groupes Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy dans une zone d’environ 10 000 km² s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault) couvrant ainsi une partie des départements de l’Hérault, de l’Aveyron, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Drôme. Pourtant, les risques environnementaux entourant l’extraction de ce gaz pourraient être considérables.


Le gaz de schiste se différencie du gaz conventionnel car il est réparti de manière diffuse dans les couches géologiques et ne peut être exploité de manière classique. Pour l’extraire, il est donc nécessaire de forer des puits horizontaux à partir d’un puits vertical, puis de fracturer la roche par injection d’eau sous forte pression avec du sable fin et des produits chimiques pour éviter que les fractures ne se referment. Jusqu’au début des années 2000, le coût d’extraction de ce gaz était trop important pour développer massivement l’exploitation. Mais la hausse, mondiale et continue, du prix du gaz a changé la donne.

Le site NOVETHIC révèle que derrière ce regain d’intérêt se cache un enjeu géopolitique majeur, les réserves de gaz non conventionnels étant estimées au double de celles du gaz conventionnel. C’est donc toute la question de l’indépendance énergétique des pays qui est en jeu. Ainsi, aux Etats-Unis, "la proportion de gaz de schistes pourrait atteindre 25% en 2030 permettant à ce pays d’être auto-suffisant, alors que des importations massives de gaz liquéfiés (GNL) transportés par bateau étaient envisagées", analyse l’IFP énergies nouvelles. En Europe, les réserves potentielles de gaz de schistes (de 3 000 à 12 000 Mdm3, selon le CERA) pourraient permettre de multiplier par 2 la durée de vie des réserves actuelles et réduire la dépendance en importation, notamment en provenance de la Russie. L’IFP est actuellement impliqué dans le consortium GASH (avec Total GDF Suez, Repsol, ExxonMobil, etc) qui a pour mission de mieux cerner le potentiel exploitable en Europe. En France, "la géologie des différents bassins sédimentaires est plutôt favorable à leur développement, notamment dans le bassin du Sud-est, dans le triangle valence-Montpellier-Nice", estime Roland Vially, géologue à l’IFP énergies nouvelles.

Ainsi, depuis le début du printemps 2010, le géant pétrolier français TOTAL et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde. Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF : "S’il y a un problème, ils sont juste là", confie au site OWNI, Charles Lamiraux, géologue à la direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’écologie) et en charge du dossier, en pointant la tour du gazier français depuis son bureau dans l’Arche de La Défense. Encore novices dans l’exploitation des gaz de schistes, les groupes français ne peuvent se passer de partenaires américains, les seuls à maîtriser la technique clef d’extraction de ces nouvelles ressources. Et c’est bien ce qui inquiète les ONG et les militants écologistes...



Quels impacts ?

Le gaz de schiste est un gaz naturel contenu dans des profondes roches sédimentaires. Le mode d’extraction de ce gaz pose de nombreux problèmes environnementaux.

- L’impact sur le paysage, d’abord : sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres. Aux Etats-Unis, on compte plus de 500 000 puits répartis dans 31 Etats.

- Les ressources en eau, ensuite : pour exploiter cette énergie fossile et non-renouvelable, il faut recourir à la technique dite de "fracturation hydraulique". D’énormes quantités d’eau et de produits chimiques sont injectées à très haute pression afin de fracturer la roche et d’extraire le gaz. On estime qu’entre 10 à 15 millions de litres d’eau sont nécessaires pour une seule opération de fracturation. De plus, plusieurs associations américaines ont fait état de contaminations des nappes phréatiques à proximité des sites d’extraction de gaz de schistes. Car, outre Atlantique, aux millions de litres d’eau les exploitants rajoutent des produits chimiques (un cocktail d’antibactériens, de biocides, d’anticorrosifs) dont la composition exacte est pour partie inconnue du public. Et pour cause : que ce soit au Canada ou aux États-Unis, la recette de ces additifs est protégée par le secret industriel. Et même si l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a sommé en septembre dernier le groupe Halliburton, à l’origine de cette mixture, d’en révéler les composants, le groupe texan n’a jamais voulu céder sur ce point. L’ancien PDG d’Halliburton avait fait voter une loi en 2005 qui empêchait l’EPA d’analyser les eaux utilisées pour les fracturations. Il s’appelait Dick Cheney, il était alors le vice-président de George W. Bush. Une étude de l’EPA évalue actuellement l’impact de cette exploitation sur la santé et l’environnement. L’EPA a déjà retrouvé des composés hautement cancérigènes, tandis que 3 ou 4 cas de pollution des nappes aquifères adjacentes et de contamination de l’eau ont été relevés aux USA. Les résultats de cette étude, attendue dans 2 ans, pourrait déboucher sur une nouvelle réglementation limitant ou décourageant l’exploitation de gaz de schistes, entraînant un intense lobbying de la part des pétroliers. En se basant sur l’étude menée l’Université de Cornell, l’Etat de New York a décrété un moratoire sur l’exploitation du gaz de schistes pour protéger ses réserves d’eau potable. Suivi par le conseil municipal de Pittsburg. 50 représentants de la Chambre des représentants ont aussi présenté un projet de loi pour remettre en cause la loi Dick Cheney.

La résistance s’organise en France

En France, les Amis de la Terre demandent fermement le respect du principe de précaution et la publication d’une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’exploitation de cette ressource. "Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux : toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sales. Notre environnement mérite mieux que ça ! Il est plus que temps de rompre notre dépendance aux énergies fossiles", dénonce ainsi Aloys Ligault, chargé de campagne responsabilité sociale et environnementale des entreprises pour les Amis de la terre qui demande une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux de cette exploitation. Quant au parti politique Cap 21, il demande un moratoire européen. "En plus des dégâts de cette technique, cette nouvelle énergie peut freiner le développement des énergies renouvelables", craint Eric Delhaye, le président délégué de Cap 21 qui a réalisé une étude sur le sujet que vous pouvez consulter ci-dessous (Pour plus d’infos, consultez aussi le site : http://www.deleaudanslegaz.com/

Depuis l’alerte lancée par les Amis de la Terre, la contestation prend de l’ampleur contre ces permis d’exploration de gaz de schiste. Mi-décembre, le député européen José Bové a demandé un gel des prospections sous le plateau du Larzac et dans les autres départements concernés : "la ruée des firmes gazières sur les Cévennes et le Larzac laisse présager un nouveau combat fondamental pour la sauvegarde de nos ressources naturelles".


Le 20 décembre 2010, trois cent personnes ont décidé de constituer un "comité de vigilance", lors d’une réunion à Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron). Elles ont demandé aux communes impliquées de prendre des arrêtés municipaux – similaires aux arrêtés anti-OGM – pour empêcher les forages. Le 3 janvier 2011, le conseil municipal de Sainte-Eulalie-de-Cernon (Aveyron) a voté à l’unanimité une demande de moratoire.

Du côté des exploitants, on préfère temporiser. Chez Total, on rappelle que ces forages exploratoires doivent permettre d’en évaluer le potentiel et la rentabilité, ce qui devrait demander 1 ou 2 ans au moins. "Mais pour l’instant, il encore trop tôt pour dire quoi que ce soit : nous sommes en phase exploratoire", insiste le groupe mais reconnaît que "le dialogue avec les populations riveraines sera effectivement important par la suite". Quant à GRDF, filiale de GDF-Suez, elle se contente de traiter le sujet dans son blog en dressant un état des lieux du débat. (article déjà censuré par GRDF : http://avecvous.grdf.fr/articles/les-gaz-non-conventionnels-entre-opportunites-et-polemique%E2%80%A6/ ).

Geoff78 : allez voir les vidéos en bas du site source.

Source : http://cdurable.info/Alerte-Gaz-de-schiste-Sud-France-Forages-Valence-Montpellier-Ales-Cevennes,3164.html



De l’eau dans le gaz (présentation)



De nombreux acteurs industriels, en particulier de la filière du pétrole, s’intéressent de près à l’exploration-production des ressources de gaz non conventionnels dispersées dans le monde (gaz de schistes, gaz de houille, gaz de réservoirs compacts), contribuant à une redistribution de la géostratégie énergétique internationale.

Le gaz de schiste est ainsi devenu la seconde source énergétique des Etats-Unis, permet de chauffer plus de la moitié des foyers et relance l’idée de propulser au gaz les véhicules des ménages américains.

L’Europe -dont la France- suscite actuellement de nombreuses convoitises. Des permis d’explorer sont ainsi délivrés pour identifier les gisements potentiels.


De nombreuses voix commencent cependant à s’élever aux Etats-Unis en raison des conséquences écologiques désastreuses de l’exploitation sur la ressource en eau, la qualité de l’air et des sols et du mitage du paysage. Des villes votent pour l’instauration de moratoires comme à New York, les associations canadiennes qui voient les projets de multiplier sur leur territoire se mobilisent à leur tour.

Avant que cette aventure industrielle hasardeuse et risquée ne s’exporte sur le Vieux Continent, CAP21 ouvre le débat et demande l’instauration d’un moratoire sur l’exploration et l’extraction à l’échelle de l’Europe dans l’attente d’une expertise scientifique indépendante sur les risques environnementaux liés à cette industrie.

Eric Delhaye, Président délégué de CAP21

Télécharger le dossier au Format PDF : http://wp.cap21.net/wp-content/uploads/2011/01/gaz_non_conventionnel_1.pdf

Source : http://www.deleaudanslegaz.com/


Dernière édition par geoff78 le Mar 18 Jan 2011 - 17:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Lun 18 Avr 2011 - 1:26

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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Ven 22 Avr 2011 - 13:19

Un rapport gouvernemental favorable aux gaz de schiste


Commandé par le ministère de l'Environnement, le rapport d'évaluation sur les gaz de schiste juge prématuré d'interdire leur exploration, sans expertise préalable.

C'est un texte qui arrive un peu tard, vraisemblablement caduque avant même sa publication. Commandé début février par les ministres de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet et de l'Industrie Éric Besson, alors que la polémique sur l'impact de l'exploitation des gaz de schiste s'emballait, le rapport d'étape de la mission d'inspection sur les gaz et huiles de schiste vient d'être rendu public. Entre temps, pas moins de trois propositions de loi ont été déposées ? dont une émanant de Jean-Louis Borloo, signataire comme ministre des permis d'exploration accordés - pour proscrire l'exploitation des hydrocarbures de schiste. Soutenue par François Fillon, celle présentée par Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui demande aussi l'interdiction de l'exploration et l'abrogation des permis accordés, doit être examinée le 10 mai en procédure d'urgence.

Que dit ce rapport, rédigé par quatre scientifiques, deux ingénieurs des Mines et deux ingénieurs des Ponts et des Eaux et Forêts ? Qu'il est important d'expertiser avant de s'affoler. Ainsi la mission suggère-t-elle de « lancer un programme de recherche scientifique, dans un cadre national ou européen, sur les techniques de fracturation hydraulique et leurs impacts environnementaux ». À l'évidence, les auteurs du rapport jugent que les parlementaires se sont un peu précipité. « Dans deux ou trois ans, l'expérience acquise, aussi bien dans notre pays qu'en Europe et en Amérique du Nord, permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation de gaz et huiles de roche-mère en France », poursuit l'étude.

Transparence des projets

En attendant, le texte préconise l'interdiction temporaire de la technique tant redoutée qui a permis le boom de la production de gaz des schiste. « La mission recommande que, en l'attente des résultats de ce programme de recherche (...) la fracturation hydraulique ne soit pas utilisée hormis pour le programme scientifique indiqué ci-dessus ». La mission esquisse également d'autres pistes pour renforcer l'acceptabilité et la transparence de ces projets. Par exemple, qu'élus et public soient consultés avant la délivrance de permis d'exploration ou que la fiscalité pétrolière soit révisée afin que les collectivités locales soient intéressés financièrement à l'exploitation d'hydrocarbures sur leur territoire.

Car le rapport estime qu'il « serait dommageable, pour l'économie nationale et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire (...) de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle (...) ». « La comparaison avec les formations géologiques analogues exploitées en Amérique du nord laisse à penser que notre pays est parmi les pays les plus prometteurs au niveau européen en huiles dans le bassin parisien et en gaz dans le sud du pays », souligne la mission.


Source : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20110422trib000617266/un-rapport-gouvernemental-favorable-aux-gaz-de-schiste.html




Paris ne ferme pas la porte à l'exploitation des gaz de schiste




La France ne renonce pas à la recherche scientifique pour s'autoriser, dans l'avenir, un possible recours aux gaz de schiste. "Aujourd'hui, il y a des risques incontestablement qui ne sont pas bien maîtrisés, a réaffirmé, vendredi 22 avril, le ministre de l'énergie, Eric Besson. En même temps, la science va progresser, et il faut se donner les moyens que peut-être un jour, dans deux ans-trois ans, on trouve que l'exploitation peut être faite".

"Ce qui est important, a-t-il ajouté sur France Info, c'est de dire qu'il n'y aura pas exploration et exploitation. En même temps, ne fermons pas définitivement la porte. Le gaz naturel dans la roche, peut-être que ce sera un jour une source d'énergie intéressante. C'est le cas des Etats-Unis."

UN PRÉ-RAPPORT DÉFEND LA POURSUITE DES TRAVAUX

Rendu public jeudi 21 avril, un rapport d'étape sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des huiles et gaz de schiste s'est révélé favorable à la poursuite des travaux de recherche et d'exploration, mais sous un contrôle très strict. Il avait été demandé début février par la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et par M. Besson, après qu'ils ont suspendu tous les projets d'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels, qui soulèvent une vaste opposition des écologistes.

"Il serait dommageable, pour l'économie et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire (...) de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle" de ces gisements, indiquent les auteurs du rapport d'étape. "Mais pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d'exploration", ajoutent-ils.

Les experts recommandent que ces expérimentations soient assorties d'un "encadrement strict". Ils suggèrent ainsi la création d'un comité scientifique national composé d'experts du Bureau de récherches géologiques et minières (BRGM, un service géologique national), de l'Ifpen (Institut des énergies nouvelles) et de l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques).

"Mon premier sentiment était le bon, ces autorisations n'auraient pas dû être données avant l'évaluation environnementale", a déclaré la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, réagissant aux conclusions du pré-rapport. Selon elle, ce texte indique qu'"il y a besoin de beaucoup de travaux complémentaires avant de conclure dans un sens ou dans l'autre".

Initialement, le rapport final de la mission chargée d'étudier les enjeux des "hydrocarbures de roche mère" (huiles et gaz de schiste), était attendu fin mai, mais ses travaux pourront être prolongés.

VERS PLUS DE CONCERTATION

Disséminés dans la roche au lieu d'être concentrés dans des poches, les gaz et huiles de schiste sont extraits grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques. Les auteurs du pré-rapport citent quatre conditions qui doivent être "impérativement satisfaites" avant toute exploration : une bonne connaissance de la géologie et de l'hydrogéologie locales, l'utilisation des meilleures technologies disponibles, un strict encadrement juridique et technique des travaux de recherche et des contrôles rigoureux.

Le bassin parisien devrait renfermer d'importants gisements d'huile de schiste (100 millions de mètres cubes techniquement exploitables) et le sud de la France, du gaz de schiste (500 milliards de mètres cubes).



Le premier ministre, François Fillon, avait annoncé, le 13 avril, qu'il allait annuler les permis d'exploration accordés en 2008, 2009 et 2010 avec les technologies actuelles, objets de vives critiques des écologistes. Il avait néanmoins gardé la porte ouverte à cette filière énergétique à condition d'utiliser de nouvelles techniques. Le gouvernement avait aussi annoncé son soutien aux projets de loi déposés, dont l'un issu de la majorité UMP, pour interdire les explorations. Un débat est prévu le 10 mai à l'Assemblée nationale.

Mais ce rapport risque de ne pas calmer la contestation contre le gaz de schiste. Celle-ci a donné lieu à une importante mobilisation dans les zones concernées ces dernières semaines (édition abonnés). La ministre de l'écologie a cependant rappelé que, parallèlement, il est "prévu de réfléchir à l'ouverture du code minier pour aller vers plus de concertation." Il est notamment prévu que les populations soient consultées sur tout projet susceptible d'avoir des impacts sur l'environnement.


Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/04/21/gaz-de-schiste-un-pre-rapport-plaide-pour-des-forages-experimentaux_1511200_3244.html




Le pré-rapport en faveur de la recherche d’huile et gaz de schiste, mais sous conditions


Le pré-rapport sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des huiles et gaz de schiste, demandé en février par le gouvernement, est favorable à des travaux de recherche et tests d'exploration mais sous un contrôle très strict, selon le texte diffusé jeudi 21 avril 2011.



« Il serait dommageable, pour l’économie et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire (…) de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle » de ces gisements, indiquent les auteurs du rapport d’étape.
« Mais pour ce faire, il est indispensable de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration », ajoutent-ils.

Les experts recommandent également que les travaux de recherche et expérimentations soient assortis d’un « encadrement strict ». Ils suggèrent ainsi la création d’un Comité scientifique national composé d’experts du BRGM, de l’Ifpen (Institut des énergies nouvelles) et de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques).

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, et son collègue de l’Industrie et de l’Energie, Eric Besson, avaient demandé ce rapport début février après avoir suspendu tous les projets d’exploration de ces hydrocarbures non-conventionnels qui soulèvent une vaste opposition des écologistes.

La mission, chargée d’étudier les enjeux des « hydrocarbures de roche mère » (huiles et gaz de schiste), avait été confiée conjointement au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies et au Conseil général de l’environnement et du développement durable.
Le rapport final est attendu fin mai.

Disséminés dans la roche au lieu d’être concentrés dans des poches, les gaz et huiles de schiste sont extraits grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques.

4 conditions - Les auteurs du pré-rapport citent 4 conditions qui doivent être « impérativement satisfaites » avant toute exploration :

* une bonne connaissance de la géologie et de l’hydrogéologie locales,
* l’utilisation des meilleures technologies disponibles,
* un strict encadrement juridique et technique des travaux de recherche,
* et des contrôles rigoureux de la part de la police des mines.

Le Bassin parisien devrait renfermer d’importants gisements d’huile de schiste (100 millions de m3 techniquement exploitables) et le sud de la France du gaz de schiste (500 milliards de m3).
L’intérêt marqué par des grands groupes énergétiques nord-américains spécialistes de ce genre d’exploitation et les investissements qu’ils prévoient en France « attestent de l’ampleur du potentiel », selon le rapport.

Le Premier ministre François Fillon avait annoncé le 13 avril qu’il allait annuler les permis d’exploration accordés en 2010, 2009 et 2008 avec les technologies actuelles, objets de vives critiques des écologistes.
Il avait néanmoins gardé la porte ouverte à cette filière énergétique à condition de l’exploiter avec de nouvelles techniques.

Le gouvernement avait aussi annoncé son soutien aux projets de loi déposés, dont l’un de la majorité UMP, pour interdire les explorations. Un débat est prévu le 10 mai à l’Assemblée nationale.


Source : http://www.lagazettedescommunes.com/63391/le-pre-rapport-en-faveur-de-la-recherche-dhuile-et-gaz-de-schiste-mais-sous-conditions/


Synthèse du pré-rapport du 21/04/2011 : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_du_rapport_provisoire.pdf

Télécharger le communiqué de presse du 21 avril 2011 (PDF - 56 Ko) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2011-04-21_NKM_et_EB_Rapport_sur_les_gaz_et_huiles_de_schiste.pdf

Télécharger le rapport provisoire en date du 21 avril 2011 (PDF - 1022 Ko) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_provisoire_sans_annexe.pdf

Télécharger les annexes du rapport du 21 avril 2011 (PDF - 1595 Ko) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Annexes-2.pdf

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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Lun 30 Mai 2011 - 12:03

Gaz de schiste : le Sénat autorise "des projets à des fins scientifiques"



Le Sénat a adopté mercredi en commission la proposition de loi interdisant la technique décriée de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les gaz et huiles de schiste et précisé que serait possible "des projets à des fins scientifiques".


Le Sénat doit examiner ce texte le 1er juin.

La commission de l'économie a adopté trois amendements du groupe Union centriste (UC), dont un "approuve la réalisation, après enquête publique, de projets à des fins scientifiques pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou des techniques alternatives".

Le texte adopté à l'Assemblée indiquait qu'un rapport remis au Parlement étudierait "les conditions de mise en oeuvre" de telles expérimentations.

Le Sénat a également institué "une commission nationale chargée de l'orientation, du suivi et de l'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux, qui réunira des représentants de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des responsables des entreprises concernées", selon le communiqué de la commission.

Celle-ci a approuvé le principe de l'interdiction de la fracturation hydraulique et "l'abrogation des permis exclusifs de recherches dont le titulaire prévoirait d'y avoir recours". Telle qu'adoptée par l'Assemblée, la proposition de loi de Christian Jacob n'avait pas calmé les opposants au gaz de schiste, notamment sur la question de l'abrogation des permis.


Source : http://wikistrike.over-blog.com/article-gaz-de-schiste-le-senat-autorise-des-projets-a-des-fins-scientifiques-74792179.html
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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Sam 12 Jan 2013 - 18:53

Secret industriel sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique



Les milliers d’exemptions de divulgation, pour raison de propriété industrielle, sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique maintiennent les habitants des Etats-Unis ignorants sur les dangers des puits d’hydrocarbures.

Citation :
Article écrit par Ben Elgin, Benjamin Haas & Phil Kuntz - 30 novembre 2012 6:01 AM GMT + 0100 de l’Agence BLOOMBERG _http://www.bloomberg.com/news/2012-11-30/frack-secrets-by-thousands-keep-u-s-clueless-on-wells.html?cmpid=yhoo


Une filiale de Nabors Industries a pompé un mélange de produits chimiques, identifié seulement comme "EXP-F0173-11" dans une demi-douzaine de puits de pétrole dans le Comté rural de Karnes, au Texas, en juillet. Peu de gens en dehors de Nabors, la plus importante compagnie de forage on-shore (terrestre) en termes de revenu, savent exactement ce qui est contenu dans ce mélange. C’est très clair : un ingrédient, un solvant non identifié, peut endommager les reins et le foie, selon les informations collectées par l’administration du Michigan.

Une loi, passée il y a un an au Texas, qui impose aux foreurs de divulguer les produits chimiques utilisés durant la fracturation hydraulique, a été impuissante à imposer la transparence pour l’EXP-F0173-11. Le solvant et plusieurs autres ingrédients du produit sont considérés comme un secret commercial par Superior Well Services, la filiale de Nabors. Cela signifie qu’ils sont exemptés de divulgation.

Les compagnies de forage du Texas, le plus grand état en ce qui concerne la production d’huile et de gaz, ont réclamé des exemptions similaires environ 19 000 fois cette année (de janvier à août) selon leurs rapports de non-divulgation de certains produits chimiques. Les données des dossiers ont été compilées par Pivot Upstream Group, une firme basée à Houston qui étudie l’industrie de l’énergie, et analysées par Bloomberg News. Un examen séparé d’une plus large base de données montre que dans tout le pays, les compagnies de forage exemptent un produit chimique sur cinq, qu’elles utilisent pour la fracturation hydraulique.

Les secrets de propriété industrielle bloquent les informations sur plus de cinq ingrédients utilisés pour chacun des puits fracturés au Texas, sapent l’objectif de la loi d’informer les gens sur les substances chimiques qui sont transportées sur leurs territoires et injectées des centaines de mètres sous leurs maisons et leurs fermes, dit Lon Burnam, un élu Démocrate et co-auteur de la Loi.

Accueil du site > Communiqués divers > Secret industriel sur les produits utilisés dans le fracturation (...)
Secret industriel sur les produits utilisés dans le fracturation hydraulique


La loi a une lacune de la grosseur d’un camion

« Ce projet de loi a un trou suffisamment grand pour y enfouir un camion Mack, » commente Lon Burnam à propos de la loi qu’il baptisa de "législation très compromise". « Est-elle dénuée de sens du fait qu’il y a tellement de dispenses ? » demande-t-il. « J’ai peur qu’il en soit ainsi » Le projet de loi du Texas marque un effort croissant de l’industrie pétrolière et gazière pour répondre aux préoccupations publiques concernant la fracturation hydraulique, une technique de forage dans laquelle des millions de gallons d’eau, de sable et de produits chimiques sont pompés sous terre pour libérer plus d’hydrocarbures. Alors que ce procédé a débloqué de vastes ressources d’énergie, des questions de sécurité se posent au sujet des centaines de produits chimiques utilisés - bon nombre d’entre eux sont identifiés comme cancérigènes. L’agence fédérale Environmental Protection Agency a peu de pouvoir pour réglementer la fracturation hydraulique ; Le Congrès a décidé en 2005 (Loi nommée « l’entourloupe d’Halliburton » NDLR) que l’EPA ne serait pas autorisée à superviser la pratique de la fracturation hydraulique.


Robinets d’eau en flamme

En 2010 le film documentaire « Gasland » a montré des propriétaires, d’une maison proche de puits fracturés, enflammer l’eau qui coulait de leurs robinets. Un an plus tard, l’EPA a lié la fracturation hydraulique à l’eau potable contaminée dans le village de Pavillon, Wyoming. L’EPA a testé de nouveau les puits du Wyoming. Un rapport distinct de l’US Geological Survey [1] a confirmé les conclusions initiales de l’EPA ; il a détecté des niveaux de méthane, d’éthane, de composés de diesel et de phénol que l’EPA avait identifié en 2011.

Les entreprises y compris Halliburton basée à Houston ont adopté la loi du Texas comme un modèle qui "fournit une énorme quantité d’information au public" tout en protégeant les secrets commerciaux de la concurrence, dit Susie McMichael, une porte-parole de l’entreprise. « Sans cette protection, les entreprises n’auraient aucune incitation à la conception et l’utilisation des technologies nouvelles qui sont bénéfiques pour l’environnement et plus efficaces » a déclaré dans un e-mail, Susie McMichael.


Importante rétention d’informations

En août, les plus grandes sociétés de Services Pétroliers qui ont travaillé au Texas sont celles qui ont refusé de divulguer le plus d’informations sur les jobs de fracturation. Les puits fracturés par Halliburton et par Baker Hughes, les 2ieme et 3ieme compagnies mondiales de services pétroliers, contenaient plus de 9 exemptions par puits selon les rapports déposés par les compagnies. Pour les jobs de fracturation effectués par Superior Well Services, la filiale de Nabors a omis de nombreuses informations avec plus de 32 exemptions par puits.
Pour les voisins de puits fracturés, les omissions signifient qu’ils ne peuvent utiliser les informations des fluides de fracturation qui migrent dans les ruisseaux, rivières et les aquifères, parce qu’ils ne savent pas quoi chercher, dit Adam Briggle, président du groupe de citoyens à Denton, Texas, appelé Denton Stakeholder Drilling Advisory Group.

« Nous ne pouvons pas faire de tests pour voir ce qui arrive à l’environnement, » dit Adam Briggle, 35 ans, qui travaille également comme professeur adjoint de philosophie à l’University of North Texas, Denton. « Si les fluides de fracturation sont si inoffensifs, pourquoi les compagnies retiennent-elles ces secrets commerciaux avec autant d’obstination ? »


Droits de propriété industrielle

Dennis Smith, un porte-parole de Nabors, n’a pas répondu à plusieurs courriels et à des messages téléphoniques demandant des précisions. Baker Hughes fournit des informations sur ses fluides de fracturation hydraulique « dans un langage qui minimalise les risques sur les droits de propriété intellectuelle de nos produits, » selon un communiqué envoyé par courriel par le porte-parole de la société, Pamela Easton.
McMichael de Halliburton a fait remarquer que les règlements du Texas ont été rédigés avec la collaboration de groupes environnementaux, dont l’Environmental Defense Fund , un groupe de défense de l’environnement basé à New York dont le Président, Fred Krupp, a défini la production de gaz naturel qui peut être libéré par fracturation hydraulique comme ayant le « potentiel de changer la donne ».

Les règlements du Texas « permettraient à l’industrie de faire ce que l’industrie a du mal à faire pour elle-même, gagner la confiance du public, » a écrit Scott Anderson, un conseiller principal de EDF, dans une lettre datée d’octobre 2011 à la Texas Railroad Commission qui réglemente le forage des hydrocarbures au Texas.


Législation édulcorée

Pourtant, les règlements « pourraient saper la confiance du public plutôt que d’aider à la gagner, » surtout si les entreprises mentionnent moins de produits chimiques que ce qu’attend le public, écrit Anderson. Cette semaine, dans une interview, Anderson a déclaré que même si EDF considère le règlement du Texas comme « mesure législative majeure » ayant gagné le soutien de l’industrie pour la divulgation des produits chimiques, le groupe ne supporte pas la version finale parce qu’il a été édulcoré.

Les lobbyistes de l’industrie pétrolière montrent clairement qu’ils voulaient une solide protection des secrets commerciaux, « mais ils n’ont pas dit qu’il serait largement fait appel à cette protection »,a dit Cyrus Reed, directeur par intérim de Sierra Club’s Lone Star chapter, qui a travaillé avec les entreprises pour développer ce règlement. « Il est décevant de constater que de trop nombreux secrets commerciaux font l’objet d’exemption ».

La loi, signée par le gouverneur du Texas, Rick Perry, un républicain, en juin 2011, oblige les entreprises à divulguer leurs produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique sur http://fracfocus.org/ un site Web national que le secteur de l’énergie a contribué à créer en 2011 afin de permettre une divulgation volontaire. Bloomberg News a signalé en août que plus de 40% des puits fracturés dans les 8 plus importants états pétroliers des USA, l’an dernier, n’avaient pas été enregistrés sur le site FracFocus.( se référer à l’exemple de « Hydraulic Fracturing Fluid Product Component Information Disclosure » joint à la fin de ce document).


Secrets industriels autorisés

Les sociétés pétrolières et gazières sont autorisées à refuser la communication des composants chimiques et de leurs concentrations dans n’importe quel produit qu’ils prétendent être secret industriel aux termes de la loi du Texas. Ces déclarations d’exemption peuvent être contestées par les agences de régulations gouvernementales et les propriétaires des puits ou des parcelles adjacentes.

Plusieurs autres états qui exigent la divulgation des informations sur la composition chimique des produits utilisés pour la fracturation hydraulique, y compris la Louisiane, le Montana, le Nouveau-Mexique et le Dakota du Nord, laissent aux bons soins des sociétés énergétiques le droit de déterminer quels produits chimiques peuvent être étiquetés « Secret Commercial ». Le Règlement du Dakota du Nord exige des compagnies pétrolières pratiquant la fracturation hydraulique de renseigner le site FracFocus depuis avril 2012.

« Nous exigeons des compagnies ce que FracFocus leur demande », a déclaré Alison Ritter, un porte-parole du ministère des ressources minérales de l’Etat, Division pétrole et gaz.

Le site FracFocus affirme que tous les produits chimiques devraient être divulgués à moins qu’ils ne soient classifiés « Secret Commercial », tel que défini par le U.S. Occupational Safety and Health Administration. Les opérateurs de FracFocus, qui sont sponsorisés par l’industrie, ne contrôlent pas les revendications des secrets industriels/commerciaux et n’offrent pas la possibilité de contester une exemption.


Tous les ingrédients

Mike Paque, directeur exécutif du Conseil pour la Protection des eaux souterraines (Groundwater Protection Council), un groupe de fonctionnaires de gestion de l’eau qui est l’un des opérateurs de FracFocus, n’a pas répondu aux demandes pour une entrevue.

« Nous avons réalisé avec succès notre engagement... pour veiller à ce que les Texans puissent connaitre chacun des ingrédients utilisés dans le processus de la fracturation hydraulique, » a déclaré Elizabeth Jones de Ames, alors présidente de la Commission du Texas Railroad, lorsque la loi a été signée l’année dernière. « Les Texans peuvent être assurés qu’ils en savent plus au sujet de ce qui se passe dans le sol du à la fracturation hydraulique que ce qui rentre dans la composition d’une canette de soda » dit-elle.

Ce mois-ci, Jones a déclaré qu’elle est fière de ce que fait le Texas. « Il y a des gens qui veulent utiliser des tactiques alarmistes pour entrainer un programme de contestation qui n’est pas bon pour l’Amérique », a-t-elle déclaré dans un e-mail.


Descriptions non communiquées

Les 19 000 revendications pour secret industriel faites au Texas cette année jusqu’en août, cachaient les informations comprenant la description des ingrédients ainsi que les numéros d’identification et les concentrations des produits chimiques utilisés. Dans l’ensemble, les sociétés pétrolières et gazières n’ont pas communiqué les informations relatives de 1 à 7 ingrédients pompés dans 3639 puits.

Pour 5 000 autres cas, les opérateurs pétroliers texans ont omis de divulguer des renseignements sans donner d’explications, soit en remplissant les cases des formulaires avec les mentions « N/A » (Non Applicable) ou « mélange », par exemple, soit en laissant les cases vides. De telles omissions font monter le total de presque 7 secrets par puits au lieu de 5.

Aux USA, pour 22% des produits utilisés, les sociétés ont réclamé des secrets commerciaux, ou autrement n’ont pas identifié les produits chimiques qu’elles ont employés, selon une analyse de Bloomberg News à partir des données de FracFocus pour 18 états. Les données ont été compilées et publiées ce mois-ci par SkyTruth.org , un site internet qui utilise ces données et la cartographie numérique pour étudier les problèmes environnementaux.

Parmi les états ayant eu au moins 250 puits fracturés, l’Oklahoma a eu le record de composants non identifiés ; près d’un tiers des composants ont été répertoriés comme des secrets commerciaux ou n’ont eu aucun numéro d’identification valide qui leur soit rattaché.


Echantillonnage sur le mois d’août

Un échantillonnage provenant du Texas, portant sur les 370 puits qui ont été enregistrés en août 2012, montre que le nombre de secrets commerciaux par puits a grimpé jusqu’à presque 8 quand on exclut les petits jobs de fracturation, ceux utilisant moins de 378.000 litres d’eau. Bien que les sociétés pétrolières et gazières soumettent des divulgations, les compagnies de services pétroliers, à qui elles contractent les jobs de fracturation, décident quels produits chimiques seront divulgués ou gardés secret, nous ont dit McMichael d’Halliburton et d’autres représentants. Le nombre d’ingrédients qui ne sont pas divulgués peut varier considérablement, selon les données enregistrées en août.

Les puits opérés par l’Américano-suisse Weatherford ont une moyenne de 0,1 secret / puits, tandis que ceux opérés par Baker Hughes ont une moyenne de 9,1 ; Halliburton, 9.3 ; et Superior Well Services, 32,5. Melanie Kania, une porte-parole de Weatherford, a refusé de commenter. La plupart des produits chimiques secrets sont décrits uniquement en termes généraux, tels que « polymère » ou « agent tensio-actif »,ce qui offre peu d’indice sur leur contenu, a déclaré Theo Colborn, président d’ Endocrine Disruption Exchange . Le Paonia, basé au Colorado, qui est composé de scientifiques, étudie les produits chimiques qui interfèrent avec le développement humain et critique les mesures de réglementation de la fracturation hydraulique.


Approbations du Wyoming

Le Texas n’était pas le premier Etat à exiger la divulgation des ingrédients utilisés dans la fracturation hydraulique. En septembre 2010, l’état du Wyoming a décrété une loi semblable, qui exige une étape supplémentaire pour réclamer un secret commercial. Les sociétés doivent dialoguer avec les organismes de règlementation gouvernementaux pour expliquer pourquoi elles ont besoin de la protection du secret commercial pour des ingrédients spécifiques.

Depuis que cette loi est entrée en vigueur, le Wyoming Oil and Gas Conservation Commission a approuvé 78 additifs comme des secrets commerciaux et rejeté seulement 6 de ces demandes, selon Lori McCoy, spécialiste et consultant de l’Office Publique.

Récemment, plusieurs états ont suivi le modèle du Texas avec l’aide de l’industrie pétrolière. En décembre 2011, l’American Legislative Exchange Council (ALEC) [2] , un organisme indépendant de politique publique basé à Washington qui réunit les entreprises et les législateurs pour élaborer des lois pour les états, a fait adopter un modèle législatif presque identique à la loi du Texas.


Parrainage d’Exxon

Ce projet de loi type a été inspiré au sein de l’ALEC par EXXON MOBIL qui a un siège dans son “private enterprise board” selon les documents de l’ALEC obtenus par Common Cause, un groupe sans but lucratif situé à Washington.

Jusqu’ici, les législateurs de huit états ont déposé des projets de loi basés en partie sur le modèle de l’ALEC, selon Todd Wynn, le directeur du groupe de travail de Common Cause sur l’énergie, l’environnement et l’agriculture. Le principal auteur du projet de loi texan dit que les autres états sauront adapter la loi à leurs besoins. « Peut-il être meilleur et devrait-il être meilleur ? » demande le représentant d’état Jim Keffer, un Républicain. « Oui, et je pense que ce sera mieux. Les gens vont utiliser ce projet de loi comme une base et ensuite faire jouer le point de vue de leur état ou de leur industrie. » Son co-auteur, Démocrate, était en désaccord. Ce serait « une erreur monumentale » pour d’autres états d’utiliser la loi du Texas comme un plan directeur, dit Burnam.

« Le Gouvernement de l’état du Texas est une filiale en propriété exclusive des compagnies nationales de pétrole et de gaz depuis plus d’un siècle », dit-il. « Ne considérez pas cette loi comme une référence pour obtenir des conseils sur tout ce qui touche à la protection de la santé publique et à la sécurité ».


Document joint : http://www.stopaugazdeschiste07.org/IMG/pdf/State_Wilmot_1-21_389545_7.pdf


Source : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article399
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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Mar 29 Jan 2013 - 20:30

Ce soir à 20h50 sur Arte : http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/3942367-la-malediction-du-gaz-de-schiste/
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MessageSujet: Re: Dossier sur le gaz de schiste en France et au Québec.   Jeu 31 Jan 2013 - 15:16

Le Parlement va se pencher sur les techniques alternatives d'extraction du gaz de schiste



L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a donné jeudi le coup d'envoi à un rapport qui vise à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, rouvrant ainsi le dossier ultrasensible de l'exploitation du gaz de schiste.

Cet organisme qui regroupe des élus des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) et de tous bords, a approuvé à l'unanimité une étude de faisabilité rédigée par le député Christian Bataille (PS) et le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP), donnant ainsi le feu vert au lancement d'un tel rapport, qui devrait être publié cet automne, a-t-on appris auprès de l'Office. Un rapport d'étape sera présenté au printemps prochain et que le rapport final sera présenté à l'automne 2013.

Cette étude préalable souligne que la fracturation hydraulique, technique d'extraction du gaz de schiste interdite en France depuis juillet 2011, est "une technique ancienne qui évolue aujourd'hui rapidement sous l'effet de considérations environnementales de plus en plus partagées".

En outre, selon ce document, une alternative, la fracturation au propane, est déjà opérationnelle et "mériterait un plus ample examen", tandis que "d'autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d'aboutir à des applications d'ici une dizaine d'années".

"SOUS ADDICTION FOSSILE"

L'Opecst, organisme paritaire composé de 18 députés et 18 sénateurs, est chargé "d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions". La mise à l'étude d'un tel rapport en décembre dernier avait été fortement critiquée par le député écologiste Denis Baupin.

"Les écologistes ne sont pas opposés à la recherche. Mais donnons la priorité aux recherches qui favoriseront la transition énergétique, et non celles qui risquent de nous maintenir sous addiction fossile", a indiqué M. Baupin, jeudi, dans un communiqué regrettant le lancement de ce rapport.

Même son de cloche à l'ONG Greenpeace : "Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer aujourd'hui dans l'exploitation d'une nouvelle ressource fossile", déplore dans un communiqué Anne Valette, chargée de campagne Climat pour Greenpeace France. "La réduction des émissions de gaz à effet de serre est bien le défi principal que le monde doit relever. Se lancer dans l'exploitation des gaz de schistes aujourd'hui revient à faire un bras d'honneur à tous les processus de lutte contre le dérèglement climatique dans laquelle la France est engagée."

Le gouvernement Ayrault a fermé la porte pour le moment à l'exploitation du gaz de schiste en réaffirmant l'interdiction de la fracturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l'extraire du sous-sol, au nom des risques environnementaux.

Pour autant, le président François Hollande a récemment relevé que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique continuait et qu'il "prendr[ait] ses responsabilités" si une nouvelle technique respectueuse de l'environnement apparaissait.


Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/31/le-parlement-va-se-pencher-sur-les-techniques-alternatives-d-extraction-du-gaz-de-schiste_1825504_3244.html#ens_id=1736241&xtor=RSS-3208


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