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 Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)

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MessageSujet: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mar 16 Aoû 2011 - 21:04

Rappel du premier message :

Bonsoir  sunny .
Je poste ceci , car j'aimerais avoir votre avis, pourquoi n'arrivent-ont pas à avoir plus "d'info" sur la Syrie parce qu'il ne semble que tout pourrait partir de là

05 Aout

La répression en Syrie a fait plus de 2.000 morts

WASHINGTON – Les États-Unis estiment que le gouvernement du président syrien Bachar al Assad est responsable de plus de 2.000 morts dans la répression de manifestations pacifiques, a déclaré jeudi la secrétaire d’État Hillary Clinton.

Elle a réaffirmé que Bachar Assad avait perdu toute légitimité en Syrie aux yeux de Washington, ajoutant que les États-Unis et leurs alliés étudiaient les moyens d’accentuer la pression sur Damas au-delà des dernières sanctions annoncées jeudi.

source

15.08.11

L'armée, appuyée par des chars, a pénétré lundi 15 août dans plusieurs localités de la province de Homs, notamment à Houla, où des tirs nourris ont été entendus, ont indiqué des militants des droits de l'homme. Dans la ville de Lattaquié, les pilonnages de quartiers sunnites ont repris. A la mi-journée, les organisations de défense des droits de l'homme ont dénombré quatre morts
"La localité de Houla est assiégée […]. L'armée y procède à des perquisitions et à des arrestations sous le couvert de tirs nourris", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dans un communiqué. Une autre ONG syrienne a aussi fait état d'un "grand nombre de chars entrés à Houla le matin et de tirs à la mitrailleuse".

"Toutes les entrées de Houla sont encerclées par un grand nombre d'agents de sécurité, qui tirent pour terrifier les habitants", selon l'OSDH. "Des chars sont déployés dans certaines zones et les milices fidèles au régime et les agents de sécurité sont déployés sur toutes les routes et dans les villages aux alentours de Houla, où ils effacent les graffitis anti-régime", selon la même source.


OPÉRATION TERRESTRE À LATTAQUIÉ

A Lattaquié, principal port du pays, l'offensive maritime de dimanche a cédé la place à une opération terrestre. Des chars équipés de mitrailleuses lourdes pilonnaient les quartiers d'Al-Raml et de Masbah Al-Chaab, a affirmé l'OSDH, ajoutant qu'environ 300 personnes avaient été arrêtées dans d'autres quartiers. De nombreux habitants de ces quartiers, autorisés par l'armée à quitter les lieux, ont ensuite été pris pour cible lors de leur fuite.

"L'un d'eux est mort à un poste de contrôle sous des tirs de l'armée et cinq autres ont été blessés", a dénoncé l'OSDH. "Une femme a également été tuée alors qu'elle quittait le quartier d'Al-Raml à bord d'une voiture dont le chauffeur a été blessé", a ajouté l'organisation dans un communiqué. "Les perquisitions se poursuivent. Des tireurs embusqués sont sur les toits", selon la même source.

Plus de 5 000 Palestiniens ont fui le camp de réfugiés de Raml dans cette même ville selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). "Nous condamnons vivement les opérations des forces syriennes contre le camp de Raml à Lattaquié et les déplacements de sa population", a déclaré le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). "Nous considérons ces actions comme des crimes contre l'humanité dirigés contre le peuple palestinien et leurs frères syriens, qui sont également les victimes de cette campagne sanglante", a accusé M. Abed Rabbo.

ARRESTATIONS À LA FRONTIÈRE TURQUE

A Deir Ezzor, un homme de 67 ans a succombé à ses blessures après avoir été touché vendredi par un tireur embusqué dans le centre-ville. Au total, "27 personnes ont été arrêtées lors d'une campagne de perquisitions", selon des militants sur place. Dans le gouvernorat d'Idleb, près de la frontière turque, "des agents de sécurité accompagnés de 23 cars et 10 voitures équipées de mitrailleuses lourdes ont pris d'assaut des villages de la région de Maaret Al-Noman. Huit personnes ont été arrêtées", selon les militants.

Dimanche, des navires de guerre étaient entrés en action pour mater la contestation dans Lattaquié, où 26 personnes sont mortes dans cette seule journée, selon des militants. L'agence de presse officielle Sana a démenti toute opération maritime. En outre, Sana a annoncé la nomination de Mouaffaq Khallouf comme nouveau gouverneur à Alep, deuxième ville de Syrie et théâtre de manifestations contre le régime ces dernières semaines. Le régime avait déjà changé les gouverneurs de Homs et Hama ainsi que Deraa, où est né le mouvement de contestation.

source

le 16.08.2011

Pour la première fois, la Jordanie, prudent voisin de la Syrie, sort de son silence et appelle le régime de Bachar al-Assad à mettre «immédiatement» fin à la violente répression de la révolte et à engager des réformes. «Le Premier ministre Maarouf Bakhit a téléphoné aujourd'hui (lundi) à son homologue syrien Adel Safar et lui a dit que la Syrie devait revenir à la raison», rapporte l'agence de presse jordanienne Petra.
Le Premier ministre aurait même ajouté que «la colère et le refus face au bain de sang en Syrie allaient croissant dans le monde».

Les deux pays partagent une longue frontière de 375 km, à travers le désert. Et le royaume hachémite craint de plus en plus que les méthodes très musclées que la Syrie emploie pour sanctionner le mouvement de révolte entamé mi-mars, n'aient des répercussions sur son territoire. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, la répression a déjà tué près de 1 800 civils.

La semaine dernière, le ministre jordanien des Affaires étrangères avait éludé cette question par une déclaration diplomatique : il jugeait la situation «inquiétante, malheureuse et triste». Mais dimanche, un jeune Jordanien qui rendait visite à des proches à Homs, dans le centre de la Syrie, a été tué par un tireur embusqué.

Alors que ses voisins arabes ont depuis dix jours lâché Assad, l'autre grand pays frontalier de la Syrie, l'Iran, continue, lui, de juger que les évènements sont une «affaire intérieure».  


source



Syrie : nouvelle offensive à Homs, Lattaquié... par euronews-fr
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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Jeu 13 Avr 2017 - 6:02

Nolife, pas de doublons si il te plait bien.

PS : Nolife tu te fiche de moi à la reposter à ma suite ?
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nolife



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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Ven 14 Avr 2017 - 0:04

Discussion très représentative des débats entre d'un côté les amoureux de la révolution et de la justice et de l'autre les partisans (qui souvent s'ignorent) du statu quo néocolonial, pro-dictatures, pro-impérialistes et complotistes aux arguments totalement absurdes.

Un must-see:






______



PS: doublon supprimé
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https://www.youtube.com/channel/UCTaJ-Sn9LcyzhlRrodZs6FQ
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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Sam 15 Avr 2017 - 1:50

Bonsoir mes frères & sœurs Very Happy
Après cette attaque injuste et partiale des Etats Unis sur la Syrie, qui je le rappelle était sur base d'information twitté par Al Nusra branche armée de Al Qaida (sic). Et donc basé sur du vent et aucune enquête digne de se nom au préalable nos complaisant journalistes se sont bien gardé de nous dire que l'attaque fut un fiasco. Car non seulement ils ont détruit que de vieux coucou mais en plus plus de la moitiés de leur coûteux engins de mort se sont abimés en mer... No
Akasha.




27 ans plus tard, lors d’un raid contre le pays voisin, la Syrie, Tomhawak enregistrait une piètre performance contre un pays pourtant affaibli par six ans de guerre.

Si les pétromonarchies, Israël et les alliés de l’Otan, particulièrement la France, -trop heureuse en fin de mandat de François Hollande de se venger à bas prix d’un homme qui a ridiculisé sa diplomatie-, ont pavoisé, les experts militaires paraissent, eux, plus circonspects.

Sur les 59 tomahawk lancés contre la base, 23 ont atteint leur cible et 36, soit plus de la moitié, ont été déroutés par un puissant brouillage électro magnétique russe et se sont abîmés en mer Méditerranée, rapporte le site en ligne «Ar rai Al Yom», citant des experts allemands, dont la version arabe se trouve sur ce lien :

http://www.raialyoum.com/?p=653930

La Russie, en fait, a mis à profit le délai de 20 minutes de pré-alerte américain pour mettre à l’abri les experts russes st syriens, de même que les avions des deux pays, laissant sur le terrain que des appareils en fin de vie.../...
Lire la suite sur [url=http://www.les-crises.fr/syrie-armes-chimiques-le-tomahawk-la-fin-dune-legende-par-rene-naba/]Les Crises

Et se n'est pas tout, cette ordure de Trump est très fier de lui d'avoir utilisé ce qu'ils appelles"La mère de toutes les bombes" en Afghanistan et ceci sans distinction !Ey les médias toujours complaisant, essayent de nous faire croire qu'il n'y aurait pas de victimes civiles...

La politique de Trump, c’est « colossale finesse »

Depuis que son équipe a été amputée de ses conseillers les plus atypiques (Michael Flynn et Steve Bannon), le président républicain investi le 20 janvier est en roue libre. Le “style Trump” dans les relations internationales, c’était surtout une rhétorique. Personnage truculent, il cultivait l’ambiguïté, disant tout et son contraire au risque d’en décevoir beaucoup et de surprendre tout le monde. Maintenant, c’est fini. En passant à l’action sur tous les fronts, en quelques jours, le nouveau président américain a jeté le masque.


Lire sur Mondialisation.ca


Les images satellites de la «mère de toutes les... par 20Minutes
Les images satellites de la «mère de toutes les bombes» larguée en Afghanistan contre l'EI

Et parlons en des morts civiles, les médias dominants (toujours cette complaisances), ont beaucoup parlé des dégâts collatéraux causé par l'armée russe sans jamais parler de ce qui se passait en face avec les terroristes sur la population. Et "oublie" de nous parler de ceux de l'armée étasuniennes et leurs alliés !

Les morts des bombardements américains triplent en Syrie et en Irak



Un rapport du groupe britannique de surveillance Airwars a révélé que le nombre de morts provoquées par les attaques aériennes américaines en Irak et en Syrie a presque quadruplé au mois de mars par rapport au dernier mois complet avant que Donald Trump entre à la Maison Blanche. Les décès de civils déclarés ont bondi de 465 en décembre 2016 à 1 754 en mars 2017, soit une hausse de 277 pour cent.


Le rapport a été publié sur fond d’hystérie médiatique sur les accusations fabriquées d’attaque au gaz neurotoxique par le régime syrien de Bashar al-Assad, prétexte aux frappes de missiles la semaine dernière commandées par le président Trump. Cela démontre que les bombardements américains ont tué beaucoup plus de civils innocents en Irak, y compris des enfants, que ceux qui seraient tués dans la prétendue attaque chimique de la semaine dernière en Syrie. Pour cette raison, l’étude n’est quasiment pas mentionnée dans les médias américains.

L’organisation Airwars, qui recense les morts causés par les frappes aériennes dans la zone de guerre Irak-Syrie et évalue la force des preuves qui étayent les rapports, a constaté que plus de civils ont été tués au cours des trois premiers mois de 2017, soit un total de 2826, que durant toute l’année 2016. Les hausses ont effectivement commencé en l’automne de 2016, lorsque l’armée irakienne et ses « conseillers militaires » américains ont commencé leur attaque sur la ville de Mossoul, occupée par le groupe fondamentalisme sunnite État islamique (ÉI) depuis deux ans et demi.

Amnesty International a enquêté sur une série de massacres causés par des frappes aériennes américaines dans la moitié orientale de Mossoul, qui a été reconquise lors de la première phase de l’assaut, d’octobre à décembre 2016. Un rapport publié la semaine dernière a révélé « un schéma alarmant de frappes aériennes de la coalition dirigée par Washington qui ont détruit des maisons entières avec des familles entières à l’intérieur. »

L’enquêtrice principal d’Amnesty International à Mossoul, Donatella Rovera, a déclaré : « Le nombre élevé de morts civils suggère que les forces de la coalition menant l’offensive à Mossoul n’ont pas pris les précautions adéquates pour les éviter, en violation flagrante du droit international humanitaire. » En particulier elle a cité le fait que les autorités irakiennes ont conseillé aux civils de rester dans leurs maisons au lieu de fuir, et qu’après il y a eu des bombardements qui ont visé des habitations complètement occupées.

La situation est encore pire dans l’ouest de Mossoul, où la deuxième étape de l’offensive américano-irakienne a commencé plus tôt cette année. Elle comprend l’ancien cœur de cette ville de deux millions d’habitants, la zone la plus densément peuplée, où les frappes aériennes ont été systématiquement demandées afin de détruire les immeubles d’appartements où se trouvaient des tireurs d’élite sur les toits, ce faisant elles ont tué la plupart des occupants des étages en dessous. Un de ces bombardements américains a tué 300 personnes le 17 mars.

Trois fois plus de personnes innocentes ont été tuées par des bombes américaines le 17 mars que le nombre de morts de la prétendue attaque syrienne aux armes chimiques sur la ville de Khan Sheikhoun, prétexte pour les frappes de missiles commandées par le président américain Trump sur une base aérienne syrienne. Le nombre total de morts civils causées par les bombardements américains en mars est 20 fois plus important.

Mais il n’y a presque pas eu de mention dans les médias américains des atrocités commises par les bombardements américains. En tout cas, rien de comparable au barrage de propagande constante qui a fourni une couverture politique pour le bombardement par missiles de croisière Tomahawk sur la Syrie ordonné par Trump.

Aucun des politiciens démocrates qui se sont précipités pour saluer la première action majeure de Trump en tant que « commandant en chef » des États-Unis, de Charles Schumer à Nancy Pelosi à Elizabeth Warren, n’a exprimé des objections au massacre de civils en cours à Mossoul.

Les défenseurs des médias de l’impérialisme des « droits de l’Homme », comme le trio de politologues guerriers de salon pour le New York Times – Nicolás Kristof, Roger Cohen et Thomas Friedman – n’ont pas écrit ne serait-ce qu’une ligne pour condamner le bain de sang à Mossoul, ni sur l’un des autres massacres effectués par les forces militaires américaines. Leur seule préoccupation est de diaboliser les gouvernements et les forces ciblés par la CIA et le Pentagone, et ainsi de rendre l’intervention impérialiste américaine plus acceptable pour leur public des classes moyennes supérieures.

Un obstacle majeur pour la campagne médiatique sur la supposée attaque au gaz neurotoxique syrien contre Khan Sheikhoun tient aux accusations totalement invraisemblables du point de vue du motif. Assad dirige un régime impitoyable et est responsable de nombreux crimes contre son propre peuple. Mais il n’avait tout simplement aucune raison de s’engager dans une telle attaque dans des conditions où ses forces ont repris le contrôle de toutes les grandes villes de la Syrie et où les principaux responsables de l’administration Trump venaient de reconnaître que Assad était susceptible de survivre à la guerre civile et que le but des États-Unis en Syrie était de détruire l’ÉI, et non de renverser le leader syrien.

Il n’y a, par contre, aucune difficulté à déterminer un motif pour le nombre croissant de personnes tuées par des bombes et des missiles américains en Irak et en Syrie. C’est une partie indispensable de la volonté de l’impérialisme américain de maintenir sa position dominante dans l’ensemble du Moyen-Orient, un effort qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes et a plongé l’Irak, la Syrie, le Yémen, la Libye, la Somalie et d’autres pays dans un chaos sanglant.

L’escalade du bain de sang représente à la fois une continuation de la politique de l’administration Obama et une intensification de ses pires caractéristiques. Selon un calcul effectué par Micah Zenko du Conseil des affaires étrangères, les frappes de missiles par drone ont triplé en fréquence depuis que Trump est à la Maison-Blanche, allant d’une moyenne d’un tous les 5,4 jours à un tous les 1,8 jours.

Les règles d’engagement qui encadrent les bombardements et les frappes de missiles américains ont été considérablement atténuées au Yémen et en Somalie, dans les deux cas par des décisions directes du président Trump. Au moins une tuerie de masse, de 30 personnes au Yémen, a immédiatement fait suite au changement de gouvernement, et des centaines d’agents des forces spéciales des États-Unis ont été déployés en Somalie dans un changement de politique lancé par le Pentagone sous Obama et confirmé sous Trump.

Pour les forces américaines beaucoup plus importantes engagées en Irak et en Syrie, l’administration Trump est en phase finale d’examen des règles d’engagement afin de les assouplir ou de les supprimer complètement. Déjà, la prise de décision a été poussée vers le bas de la chaîne de commandement afin que les officiers de terrain, et non le quartier général, appellent des frappes aériennes. Le nombre croissant de morts des derniers mois va encore monter en flèche, car le Pentagone suit la consigne de Trump de « retirer les gants ».

Le Pentagone a commencé cette semaine une enquête officielle sur le massacre du 17 mars à Mossoul et sur plusieurs autres catastrophes provoquées par les bombardements américains. Le porte-parole du Pentagone, le colonel Joseph Scrocca, a reconnu que ces événements « ont un effet négatif sur notre image au moins dans toute la région et dans le monde ». Mais il a suggéré que « c’est exactement le but de l’ÉI en ce moment. » En d’autres termes, ceux qui exposent les crimes de l’impérialisme américain font le travail des terroristes !

Les rapports d’Airwars et d’Amnesty International soulignent le caractère complètement criminel de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient. Ils démasquent tous ceux qui sont impliqués dans l’hystérie anti-Assad et anti-russe comme des propagandistes pour l’impérialisme.

(Article paru en anglais le 12 avril 2017)


https://www.wsws.org/fr/articles/2017/avr2017/pers-a13.shtml
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Iceman

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Sam 15 Avr 2017 - 17:56

ADBK : Attaque Chimique & Frappes Américaines en Syrie - False Flag !


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safran_



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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 17 Avr 2017 - 23:05

Un petit rappel pour les mémoires défaillantes que les États-Unis ont créé Al Qaida et là c'est une info de première main provenant de Hillary Clinton.... ça devient Hillarant.


Hillary Clinton admet que les États-Unis ont créé Al Qaida



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-Ensuite en voilà une autre qui crache un morceau et devinez qui c'est ?

-Maman Merkel !

Angela -l'Ange de la mort- avoue elle aussi qu'ils sont eux mêmes à l'origine de tout ce chaos.


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Angela Merkel reconnaît le lien entre réfugiés et terrorisme :

Beaucoup de gens sont convaincus que l’afflux de réfugiés a rendu notre pays moins sûr. Est-ce que vous le contestez formellement ?

Merkel : Il ne fait aucun doute que, parmi les gens si nombreux qui ont cherché refuge dans notre pays, il y avait aussi des personnes qui ont attiré l’attention des services de sécurité. C’est pourquoi notre devoir vis-à-vis des nombreux réfugiés qui n’ont rien à se reprocher comme vis-à-vis de nous tous est d’agir avec la plus grande détermination contre ceux qui abusent de façon odieuse de notre volonté d’aider. Dans le même temps, n’oublions pas que notre pays était déjà dans le collimateur du terrorisme islamiste avant que les réfugiés n’arrivent en masse chez nous.


Le lien :

http://www.fdesouche.com/842597-angela-merkel-reconnait-le-lien-entre-refugies-et-terrorisme


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Comme tous les autres elle oublie de rappeler qu'à l'origine c'est à dire il y a environ 2 ans, elle avait avec son gouvernement lancer des offres d'emplois à ces mêmes soi-disants réfugiés Syriens et Libyens.... avec l'espoir de faire envahir l'Union Européenne par des centaines de milliers de "TRAVAILLEURS", au bout du compte elle attend 5 MILLIONS DE "TRAVAILLEURS" sur 5 ans. Puis de fil en aiguille ces TRAVAILLEURS se sont transformés en Réfugiés de Guerre sinon politiques.

A peine ont-ils mis les pieds sur le sol Européen ces malheureux contractent le VIRUS de la "Radicalisation Instantanée, une maladie foudroyante qui pulvériserait l'entourage de ces exploseurs.

Baaahhh ! C'est dégoutant ils explosent pour un oui ou pour un non.


.
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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mar 18 Avr 2017 - 9:57

Bonjour mes frères & sœurs Very Happy
Il n'y a pas à dire et sans surprise les médias s'en sont encore donné à coeur joie dans la désinformation sur le dossier syrien. Tranchant dans le vif sans aucun discernent en affirmant du but au blanc que Assad est responsable, le tout en jouant sur l'émotif comme à leur habitude. Or quel intérêt auraient-ils eut de lancer pareil attaque ? Aucune, Assad avait déjà gagné il n'avait aucun intérêt à se mettre ses alliés et la communauté international à dos, juste pour un lopin de terre à récupérer, alors que tôt où tard ils tomberont comme les autres. De plus certains indices simples auraient dû titiller la sagacité de ses pseudo journalistes. Premièrement la source, des tweet's venant de Al Nosra, magnifique la source.. Deuxièmement se sont les casques blancs qui sont sur place assez rapidement et interviennent, sans aucune protections sans en être affecter (voir fin de postes pour les vidéos), ion parle de gaz Sarin tout de même (sic). Troisièmement la base militaire aéronavale bombardée par les USA était censée entreposé ses fameux gaz sarin, or là aussi on voit les militaires déambuler sans aucune protection. Mais nos journalistes aveugle et stupide n'ont rien vu, ou alors quoi ?
Akasha.


D'après un spécialiste du MIT: "La Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement (concernant l'attaque chimique) manifestement faux, trompeur et amateur”



Je vous propose aujourd’hui la traduction d’un premier rapport que vient tout juste de réaliser le professeur Theodore A. Postol, du MIT, sur l’attaque au gaz de Khan Cheikhoun le 4 avril, en réaction à un rapport présenté comme venant de la Maison-Blanche.
C’est un des deux auteurs de l’étude du MIT de 2013 sur l’attaque au gaz à Damas. La vision de ce grand spécialiste des armes (qui a conseillé le Pentagone) est donc importante.


Ceci étant, comme il n’a pas enquêté sur place, on restera extrêmement prudent quant aux conclusions. Cela peut simplement aider à se poser – et à poser – les bonnes questions, afin de découvrir la Vérité.

Il appartient dès lors aux grands médias d’enquêter afin de voir si tout ceci se confirme ou s’infirme. Nous mettrons alors cet article à jour en fonction de leurs conclusions étayées.

Analyse du rapport de renseignement de la Maison-Blanche du 11 avril 2017, par Theodore Postol

Une évaluation rapide du rapport de renseignement de la Maison-Blanche publié le 11 avril 2017 à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique à Khan Cheikhoun, en Syrie.

Theodore A. Postol, Professeur émérite en science, technologie et politique de sécurité nationale, Massachusetts Institute of Technology (version pdf d’abord, et en texte dans l’article après) (Lien source)


Document en pdf téléchargable ici

Cher Larry :

Je réponds à ce que vous me transmettez que je comprends être un communiqué de la Maison-Blanche affirmant avoir découvert des informations à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun, en Syrie. Ce que je comprends de votre note est que le résumé des renseignements de la Maison-Blanche vous a été communiqué dans la journée du 11 avril.

J’ai examiné le document avec soin, et je crois qu’on peut montrer, sans aucun doute, que le document ne fournit aucune preuve d’aucune sorte que le gouvernement des États-Unis ait eu une connaissance concrète que le gouvernement syrien ait été la source de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, en Syrie, à approximativement 6 à 7 heures du matin le 4 avril 2017.
En fait, une preuve principale citée dans le document porte à croire à une attaque qui aurait été exécutée par des individus au sol, et non pas depuis un avion, le matin du 4 avril.

Cette conclusion se fonde sur une hypothèse faite par la Maison-Blanche lorsqu’elle cite la source de l’émission de sarin et les photographies de cette source. Ma propre analyse est que la source a très probablement été falsifiée ou mise en scène, donc aucune conclusion sérieuse ne pourrait être tirée des photographies auxquelles la Maison-Blanche a fait référence.
Cependant, si l’on suppose, ce que fait la Maison-Blanche, que la source du sarin venait de ce lieu et que cette localisation n’a pas été falsifiée, la conclusion la plus plausible est que le sarin a été répandu par un engin de dispersion improvisé fabriqué à partir d’une section d’un tube de roquette de 122 mm remplie de sarin et bouchée des deux côtés.

Le seul fait incontestable énoncé dans le rapport de la Maison-Blanche est l’affirmation qu’une attaque chimique utilisant un agent neurotoxique s’est produite à Khan Cheikhoun, en Syrie, ce matin-là. Bien que le communiqué de la Maison-Blanche répète ce point de nombreuses fois dans son rapport, celui-ci ne contient absolument aucune preuve que cette attaque ait été le résultat d’une munition lâchée depuis un avion. En fait, le rapport ne contient absolument aucune preuve qui indiquerait qui est le coupable de cette atrocité.
Le rapport accumule au contraire les observations d’effets physiques dont souffrent les victimes qui indiquent sans aucun doute un empoisonnement par un agent neurotoxique.

La seule source que le document cite comme une preuve que l’attaque ait été perpétrée par le gouvernement syrien est le cratère qu’il affirme avoir identifié sur une route au nord de Khan Cheikhoun.
J’ai localisé ce cratère en utilisant Google Earth et il n’y a absolument aucune preuve que le cratère ait été créé par une munition conçue pour disperser du sarin après avoir été larguée d’un avion.

La carte Google Earth en image 1 à la fin de ce paragraphe montre le lieu de ce cratère sur la route au nord de Khan Cheikhoun, comme décrit dans le communiqué de la Maison-Blanche.

Les données citées par la Maison-Blanche sont plus conformes à la probabilité que les munitions étaient placées sur le sol plutôt que lâchées depuis un avion. Cette conclusion suppose que le cratère n’a pas été falsifié avant les photographies. Cependant, en se référant à la munition dans ce cratère, la Maison-Blanche indique que c’est la source inexacte des données qu’elle a utilisée pour conclure que la munition provenait d’un avion syrien.

L’analyse des débris visibles sur les photographies citées par la Maison-Blanche indique clairement que la munition était très certainement placée sur le sol avec un explosif de détonation externe sur le dessus qui a écrasé le conteneur afin de disperser la présumée charge de sarin.

Puisque le temps semble être essentiel ici, j’ai assemblé un résumé des preuves que j’ai que le rapport de la Maison-Blanche contient des conclusions fausses et trompeuses dans une série d’images à la fin de cette discussion. Chacune des images a une description en dessous, mais je vais résumer ces images ci-dessous et attendre d’autres questions sur la base des conclusions que je propose ici.
L’image 1 montre une capture de Google Earth du coin nord-est de Khan Cheikhoun où se trouve le cratère identifié comme la source de l’attaque au sarin et mentionné dans le rapport de la Maison-Blanche.

La capture Google Earth affiche également la direction du vent depuis le cratère. À 3 heures du matin, le vent allait directement vers le sud à une vitesse d’environ 1,5 à 2,5 m/s. À 6 heures du matin, le vent se déplaçait vers le sud-est de 1 à 2 m/s. La température était également basse, de 10 à 13°C près du sol. Ces conditions sont absolument idéales pour une attaque à l’agent neurotoxique.

Lorsque la température près du sol est faible, qu’il n’y a pas de soleil et des vents très lents, l’air frais et dense reste près du sol et il n’y a presque aucun mouvement vers le haut de l’air. Ces conditions impliquent que les particules, les gouttelettes ou les nuages de gaz dispersé restent près du sol lorsque l’air environnant se déplace sur le sol. Nous percevons ce mouvement comme une douce brise dans un matin calme avant le lever du soleil.

On peut se représenter un nuage de sarin comme un nuage d’encre généré par une pieuvre qui s’échappe. Le nuage d’encre flotte dans l’eau, et à mesure que l’eau se déplace lentement, le nuage se déplace aussi. Comme le nuage est déplacé par l’eau, il se propagera lentement dans toutes les directions à mesure qu’il se déplace. Si la couche d’eau où l’encre est incorporée se déplace de manière à rester près du fond de l’océan, le nuage couvrira les objets alors qu’il se déplace avec l’eau.

C’est la situation qui se produit lors d’une nuit fraîche avant le lever du soleil lorsque les vents ne se déplacent que doucement.
Les images 5 et 6 montrent des tableaux qui résument la météo à intervalles de 3 heures à Khan Cheikhoun le jour de l’attaque, le 4 avril, la veille de l’attaque, le 3 avril et le lendemain de l’attaque, le 5 avril. La caractéristique frappante de la météo est qu’il y avait des vents relativement élevés dans les heures du matin à la fois les 3 avril et 5 avril. Si l’attaque par gaz avait été exécutée le jour précédent ou le lendemain matin, l’attaque aurait été très inefficace. Les vents beaucoup plus élevés auraient dispersé le nuage d’agent neurotoxique et le mouvement de vents d’altitudes plus élevées aurait élevé l’agent neurotoxique dans les airs. Il est donc absolument clair que l’heure et le jour de l’attaque ont été soigneusement choisis et n’étaient pas un hasard.

L’image 2 montre une photographie de haute qualité du cratère identifié dans le rapport de la Maison-Blanche comme la source de l’attaque au sarin. En supposant qu’il n’y avait pas de falsification de preuves au cratère, on peut voir ce que la Maison-Blanche prétend être un diffuseur de l’agent neurotoxique.

Le diffuseur ressemble à un tube de 122 mm similaire à ceux utilisés dans la production de fusées d’artillerie.
Comme le montre le gros plan du tube dans le cratère de l’image 3, le tube semble être scellé à l’avant et à l’arrière. Il est également à noter que le tube est aplati dans le cratère, et a également une ligne de fracture qui a été créée par une rupture fragile de l’enveloppe métallique lorsque le tube a été soudainement écrasé vers l’intérieur depuis le dessus.

L’image 4 montre la configuration possible d’un dispositif de dispersion de sarin improvisé qui aurait pu être utilisé pour créer le cratère et la carcasse écrasée de ce qui était à l’origine un tube cylindrique. Une bonne estimation de la façon dont ce mécanisme de dispersion a fonctionné (encore une fois, en supposant que le cratère et la carcasse n’aient pas été mis en scène, comme l’a supposé le rapport de la Maison-Blanche), est qu’un bloc d’un puissant explosif a été placé sur une extrémité du tube rempli de sarin et a détoné.
L’explosif a agi sur le tube comme si un maillet l’avait écrasé. Il a conduit le tube dans le sol tout en créant le cratère. Étant donné que le tube était rempli de sarin, qui est un fluide incompressible, lorsque le tuyau a été aplati, le sarin a agi sur les parois et les extrémités du tube, provoquant une fissure sur toute la longueur du tube et également la rupture du bouchon à l’extrémité arrière. Ce mécanisme de dispersion est essentiellement le même que le fait de frapper un tube de dentifrice avec un gros maillet, ce qui entraîne une rupture du tube et le dentifrice est soufflé dans de nombreuses directions selon la manière exacte de la rupture de l’enveloppe du tube de dentifrice.
Si c’est bien le mécanisme utilisé pour disperser le sarin, cela indique que le tube de sarin a été placé sur le sol par des individus au sol et qu’il n’a pas été largué par un avion.

L’image 8 montre le diffuseur de sarin improvisé avec une fusée d’artillerie typique de 122 mm et la fusée d’artillerie modifiée utilisée dans l’attaque au sarin du 21 août 2013 à Damas.

À cette époque (le 30 août 2013), la Maison-Blanche d’Obama a aussi publié un rapport de renseignement contenant des inexactitudes évidentes. Par exemple, le rapport indiquait sans équivoque que la fusée d’artillerie contenant le sarin utilisée à Damas avait été tirée depuis une des zones contrôlées par le gouvernement syrien. Il s’est avéré que la munition particulière utilisée dans cette attaque ne pouvait pas aller plus loin qu’environ 2 km, donc très loin d’une zone contrôlée par le gouvernement syrien à cette époque. Le rapport de la Maison-Blanche à l’époque contenait aussi d’autres erreurs cruciales et importantes que l’on pourrait convenablement qualifier d’amateurs. Par exemple, le rapport affirmait que les lieux de lancement et l’impact des pointes des roquettes d’artillerie avaient été observés par des satellites des États-Unis. Cette affirmation était absolument fausse et n’importe quel analyste du renseignement compétent l’aurait su. On pouvait voir les fusées depuis le Space-Based Infrared Satellite (SBIRS) mais le satellite ne pouvait absolument pas voir les points d’impact parce que les points d’impact n’ont pas été accompagnés d’explosion. Ces erreurs étaient des indicateurs clairs que le rapport de renseignement de la Maison-Blanche avait en partie été fabriqué et n’avait pas été vérifié par des experts du renseignement compétents.
La même situation semble se répéter avec l’actuel rapport de renseignement de la Maison-Blanche. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne se prononcerait sur le fait que le cratère présenté comme la source de l’attaque au sarin soit une preuve que le projectile proviendrait d’un avion. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne pourrait se prononcer sur le fait que la photo de la carcasse de la cartouche de sarin soit effectivement une cartouche de sarin. N’importe quel analyste compétent aurait des doutes quant à savoir si les débris dans le cratère sont réels ou une mise en scène. Aucun analyste compétent n’aurait laissé passer le fait que la cartouche de sarin a été écrasée avec force par le dessus, plutôt que explosée à l’aide d’une charge explosive à l’intérieur. Toutes ces grossières erreurs d’amateurs montrent que ce rapport de la Maison-Blanche, tout comme le précédent rapport de la Maison-Blanche sous l’administration Obama, n’a pas été examiné correctement par la communauté du renseignement, comme cela a été rapporté.

J’ai travaillé avec la communauté du renseignement par le passé et je m’inquiète gravement de la politisation du renseignement qui semble arriver de plus en plus fréquemment ces derniers temps ; mais je sais que la communauté du renseignement possède des analystes très compétents. Et si ces analystes avaient correctement été consultés sur les déclarations du rapport de la Maison-Blanche, ils n’auraient pas approuvé ce document.

Je suis disponible pour développer substantiellement ces commentaires. Je n’ai eu que quelques heures pour examiner rapidement le rapport de la Maison-Blanche. Mais une lecture attentive rapide montre sans beaucoup d’analyses que ce rapport ne peut pas être correct, et il semble que ce rapport n’a pas été correctement vérifié par la communauté du renseignement.
C’est un problème vraiment très grave.

Le président Obama a été initialement mal informé sur les supposés indices du renseignement selon lesquels la Syrie avait perpétré l’attaque à l’agent neurotoxique à Damas, le 21 août 2013. C’est une information qui est désormais publique. Le président Obama a indiqué que sa compréhension initialement fausse était due au fait que les renseignements montraient clairement que la Syrie était la source de l’attaque à l’agent neurotoxique. Cette information fausse a été corrigée lorsque le Directeur du renseignement national d’alors, James Clapper, a interrompu le Président durant un exposé des renseignements. D’après le président Obama, M. Clapper a dit au Président que les renseignements selon lesquels la Syrie était l’auteur de l’attaque n’étaient pas un truc facile à faire avaler.

La question à laquelle doit répondre notre nation est comment le Président a-t-il été initialement induit en erreur sur des conclusions aussi profondément importantes ? Une deuxième question, tout aussi importante, est comment la Maison-Blanche a produit un rapport de renseignement manifestement incorrect et amateur, qui a été rendu public et jamais rectifié ? La même information fausse dans le rapport du renseignement publié par la Maison-Blanche le 30 août 2013 a été solennellement fournie par le Secrétaire d’État John Kerry dans sa déposition au Comité des affaires étrangères du Sénat !

Nous faisons de nouveau face à une situation où la Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement manifestement faux, trompeur et amateur.

Il est tard dans la soirée pour moi, donc je vais arrêter mon examen ici.
Je suis prêt à fournir à mon pays toute analyse ou toute aide qui relève de ma compétence. Ce que je peux dire de façon certaine ici, c’est que ce que raconte maintenant la Maison-Blanche au pays ne peut pas être vrai et le fait que cette information a été fournie dans ces conditions pose les questions les plus sérieuses sur la gestion de notre sécurité nationale.
Sincèrement vôtre, Theodore A. Postol

Professeur émérite en science, technologie et en politique de sécurité nationale
Massachusetts Institute of Technology


Theodore Postol est professeur de Science, Technologie et de Stratégie en Sécurité Nationale dans le programme de Science, Technologie et Société du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il a fait ses études de premier cycle en physique et de deuxième cycle en ingénierie nucléaire au Massachusetts Institute of Technology. Après avoir obtenu son doctorat, le Professeur Postol a rejoint l’équipe du Laboratoire National Argonne, où il a étudié la dynamique microscopique et la structure des liquides ainsi que des solides amorphes à l’aide de la diffusion de neutrons, de rayons X, et de lumière, en parallèle avec des techniques informatisées de dynamique moléculaire. Par la suite, il s’est dirigé vers le bureau du Congrès d’Évaluation Technologique pour étudier les méthodes de déploiement des missiles MX, et, plus tard, il a travaillé comme conseiller scientifique auprès du chef des opérations navales.

Après avoir quitté le Pentagone, le Professeur Postol a participé à la mise en place d’un programme à l’Université de Stanford pour former les chercheurs en milieu de carrière à étudier les développements dans les technologies d’armement relatives à la défense et à la stratégie de contrôle des armes. En 1990, la Société Américaine de Physique remet le prix Leo Szilard au Professeur Postol. En 1995, il reçoit le prix Hilliard Roderick des mains de l’Association Américaine pour l’Avancée des Sciences, et en 2001 le prix Norbert Wiener remis par Les Professionnels de l’Informatique pour la Responsabilité Sociale pour avoir débusqué un grand nombre d’affirmations fausses sur les défenses par missiles.




Figure 1 : Direction du nuage mortel le 4 avril 2017 entre 03h00 et 06h00, dans l’hypothèse où le cratère identifié dans le rapport de la Maison Blanche est bien le site réel de dispersion du sarin.




Figure 2 : Photographie rapprochée du cratère qui a été montré par de nombreux média traditionnels et que la Maison Blanche prétend être la preuve que le responsable de l’attaque neurotoxique était le gouvernement syrien.



Figure 3 : Déformation du tube rempli de sarin et du cratère issu de l’action de la charge explosive placée au-dessus du tuyau rempli de sarin. Notez que le tube a été aplati de l’extérieur et a éclaté sur sa longueur et à l’extrémité en raison de l’action du sarin liquide incompressible contre les parois du tube. [“La carcasse du tube qui aurait pu contenir le sarin apparait comme ayant été écrasé par une puissante force explosive vers le sol”]



Figure 4 : Configuration possible d’un dispositif improvisé de dispersion de sarin qui utilise un explosif placé à l’extérieur et un tube scellé qui a été rempli de sarin, pouvant potentiellement contenir de 8 à 10 litres de sarin.



Figure 5 : La météo au moment de l’attaque était idéale pour la propagation la plus létale de l’agent neurotoxique. Le sol était frais et il y avait une couche d’air à haute densité près du sol
qui entrainerait l’agent neurotoxique près du sol pendant qu’il dérivait vers ses victimes. La vitesse du vent était également très faible, ce qui a conduit à ce que le sarin mette beaucoup de temps
pour passer parmi ses victimes, entraînant de longues expositions qui rendaient plus probable le fait que les victimes recevraient une dose létale.



Figure 6 : La météo la veille de l’attaque, le lundi 3 avril, et le lendemain de l’attaque, le mercredi 5 avril, induisait un mauvais temps pour une attaque efficace des agents neurotoxiques. Les vents étaient puissants et en rafale les deux jours, ce qui aurait éloigné le sarin du sol et l’aurait fait passer rapidement sur toutes les victimes potentielles, ce qui laissait un temps très limité pour recevoir une dose mortelle.



Figure 7 : Comment le sarin est dispersé par le vent : le graphique ci-dessus montre une estimation de la dispersion d’un nuage de gouttelettes de sarin dans des conditions météorologiques similaires à celles de Khan Cheikhoun le 4 avril 2017. Alors que le sarin est porté par les vents ambiants, il a tendance à monter et à se propager quelque peu du fait des turbulences de l’air. Notez que le nuage pourrait ne pas trop se disperser sur des distances de milliers de mètres sous le vent. La distance de propagation et la dispersion verticale sont déterminées non seulement par les conditions météorologiques, mais aussi par le sol, qui peut favoriser la dispersion s’il présente un relief, et inversement réduire la dispersion s’il est plat et non accidenté.



Figure 8 : L’engin artisanal de dispersion de sarin au sol est présenté à côté d’une roquette standard de 122 mm, et de l’obus modifié qui a été utilisé pour disperser le sarin durant l’attaque par agent innervant du 21 août 2013. Contrairement aux obus modifiés utilisés lors de l’attaque sur Damas du 21 août 2013, cet engin artisanal de dispersion est constitué simplement d’une section cylindrique provenant d’une roquette de 122 mm, ou utilisée pour la fabrication de roquettes de 122 mm qui pourraient être remplies de sarin. L’explosif placé en haut du cylindre pourrait l’écraser comme s’il s’agissait d’un tube de dentifrice écrasé par un marteau. Le sarin est alors dispersé autour du tube métallique comme le serait le dentifrice autour du tube de dentifrice.



Figure 9 : Estimation approximative des densités potentielles de sarin, et durées d’exposition mortelle provenant d’un engin de dispersion de sarin artisanal décrit dans le rapport de la Maison-Blanche, et qui a explosé sur la route à Khan Cheikhoun.



Figure 10 : Points d’impact et colonnes de fumée provenant de bassins d’évaporation d’agents neurotoxiques, entre 2 et 3h du matin, le 21 août 2013

Source: Assessment of White House Intelligence Report of April 11, 2017, le 11/04/2017 (Lien source)

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.



En complément, dans les médias français aussi on peut entendre des experts mettre en doute la VO :

Syrie : "Assad a gagné la guerre, il n'avait pas besoin de ce village"



Des vidéos qui montrent les casques blancs intervenir sans aucune protections...






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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Jeu 27 Avr 2017 - 23:52

MAJ de mon dernier poste, bien lire ma note.

Infos sur l'attaque chimique en Syrie par Alain juillet (ex DGSE)

Infos sur l'attaque chimique en Syrie par Alain juillet (ex DGSE)

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 1 Mai 2017 - 3:41

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Je vous rpoposes deux vidéos de vraies infos en provenance de Syrie, car elle ne vient pas en direct des terroristes comme c'est de coutume depuis des années et ensuite filtrée par la censure made in les médias aux mains de la finance et des marchants d'armes comme maintes fois démontrée par mes soins. Mais par la courageuse Ayssar Midani qui sait faire la part des choses entre la présence colonialiste et impérialiste, de l'envahisseur des cruels fantassins de Daech et du régime ultra autoritaire de Bachar El Assad... Une position raisonnable et nuancée que chaque chercheur de vérité devrait adopter.
J'en profite aussi pour vous signaler que Manureva a remis la catégorie "guerres & conflits" en visible.
Akasha.


Ayssar Midani SitRep Syrie n°17 ~ 27 avril 2017 partie 1 sur 2



Dix-Septième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani !!!

Partie 1 : https://youtu.be/f3IVotZoKnE
Partie 2 : https://youtu.be/y0NZ29QhE34

Pour toutes questions relatives aux prochains SitRep sur la Syrie et adressées a Ayssar Midani, écrire un message sur le compte facebook d'Ayssar Midani a https://www.facebook.cDP_Eom/ayssar.m...
ou sur le compte facebook de Thom Aldrin : https://www.facebook.com/thom.aldrin






PS ce qu'elle dit à partir des 78 min 30' est vraiment intéressant relatif aux armes livrées aux "rebelles" et terroristes, écoutez !
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mer 17 Mai 2017 - 1:04

[LES FEMMES EN SYRIE] En Haut : sous le "régime" d'Assad. En Bas : sous celui des "rebelles".



Syrie : Pierre Le Corf révèle la vérité sur les ONG "humanitaires" en zone rebelle à Alep



En partant du côté de l’école où nous montons un projet agricole pour les gamins - familles réfugiées des anciennes zones terroristes, j’y ai découvert ce qui reste de l'association Syria Charity dans le so-called Alep City Council (gouverné par le faux maire d’Alep Est élu - reçu à l’Élysée, passeport de réfugié politique Français et majoritairement élu par des groupes armés et des groupes étrangers). Comme je le dis dans la vidéo, vous en faites ce que vous voulez, je ne suis pas là pour tirer à boulets rouges, mais pour montrer simplement ce que j’ai souligné ces derniers mois, quelque chose de grave.


Je tiens à rappeler quelque chose, je n’ai en aucun cas l’objectif dans cette vidéo d’insulter le travail des volontaires hors de la Syrie ou la compassion des gens qui veulent réellement aider de manière neutre, ni les volontaires Syriens qui ont pu faire de leur mieux pour apporter une aide ici, … mais il y a des choses qui ne passent pas vis-à-vis des associations venues ici sous le couvert de l’humanitaire, comme de se servir de la misère des gens dans un conflit pour valoriser une communication politique et militaire contre le gouvernement Syrien dans un objectif politico-religieux, une propagande massive en faveur de la guerre qui ne fait que créer plus de morts et de terreur en la maintenant, en la légitimant à vos yeux, un cercle vicieux très bien huilé. Regardez Alep maintenant: plus de groupes armés, la paix dans la majorité des voisinages malgré des roquettes qui continuent d’être envoyées sur nous par les terroristes, les réfugiés de retour chez eux, les enfants à l’école, plus de bombardements ni de morts au grand dam de nombreuses personnes et groupes qui s’en nourrissaient comme de l’essence pour leur cause.

Le problème c’est que ce n’est pas totalement faux, les gens ont soufferts des bombardements de l’aviation et des combats, vraiment souffert d’un côté comme de l’autre, … mais on a oublié de vous dire que les gens ne pouvaient pas s’en aller (comme à la libération beaucoup de gens ont été exécutés en essayant) que les groupes armés se servaient d’eux comme boucliers humains en étant dispersés dans les zones les plus centrales, que ces mêmes groupes armés nous massacraient à l’Ouest avec tout type de projectiles, obus, roquettes, balles explosives, bombes artisanales…

J’ai souvent entendu parler de ce voisinage qui apparaît en vidéo, des posts de l’association sur les bombardements massifs sur la population alors « qu’il n’y avait que des civils ». Clarifions: les « White Helmets » (casque blancs) sur la même rue, deux centres de Jabhat Al Nosra (Al Qaïda) respectivement à 300 mètres et 800 mètres, le centre de Liwa Al Tawhid (groupe Djihadiste) à 500 mètres, le front djihadiste Ansar Al Din, le mouvement Djihadiste Fajr Al Sham (rassemblant des terroristes étrangers de partout dans le monde), l’Armée Libre Syrienne (les sois-disants rebelles modérés qui regroupe la majorité de ces groupes), Daesh, Jund Allah (les soldats de Dieu), Tahrir Al Sham (groupe de libération Islamiste qui appelle à la mort de ceux qui recherchent la démocratie d’ailleurs) à 700-800 mètres dans une mosquée leur étant entièrement dédiée, et ce ne sont que ceux que j’ai trouvé, incluant deux prisons, un tribunal Islamique, etc. c’est difficile à cacher tout ça. «Vous n’avez pas le droit de partir, si nous mourrons vous mourrez avec nous » Voilà le genre de témoignage que j’ai entendu de la part de gens qui vivaient dans ce voisinage de la part des terroristes, ou des rebelles si vous y tenez tellement.

Alors comme ils l’ont fait jusqu’à maintenant, on m’appellera un propagandiste du régime Syrien, … si vous voulez, ça ne me fait ni chaud ni froid parce que le temps parlera, je n’invente rien, je ne sors rien de son contexte, je montre et je me permets de le faire pour avoir vu des gens mourir, pour avoir vécu sous les bombardements aveugles de ces groupes qui nous qualifient d’infidèles en dehors de leur jeu public, du marketing de guerre, pour avoir cru mourir tous les jours et pour moi-même faire de mon mieux pour aider les gens sans aucune distinction religieuse, politique etc C’était marqué noir sur blanc si vous vous souvenez bien sur les murs des derniers hôpitaux d’Alep Est visités, « tuer les ennemis d’Allah en son nom ». Je n’ai rien à gagner (au contraire), pas de cause sinon les Syriens et les civils qui sont ceux payent le plus cher et de leurs vies ce jeu macabre alors que si des minorités veulent la guerre ici, la très grande majorité de la population ne demande que la paix.

La révolution? Mais merde, ce n’est pas une révolution pour la liberté du peuple Syrien, c’est une révolution pour la transition Islamiste du pays, un Etat Islamique pour des minorités Islamistes qui ont toujours été en guerre contre ce gouvernement séculaire et assez peu tolérant de ces groupes au vu de l’histoire de la Syrie. Vous croyez que des groupes comme ceux que j’ai cités viennent apporter la liberté? Ca fait rire jaune les gens ici. Un peu de logique bon sang, c’est une guerre, le gouvernement aussi a commis des erreurs et a des dysfonctionnements comme n’importe quel gouvernement, comme n’importe quelle guerre il n’y a pas de bonne guerre, de tout noir ou tout blanc, pourtant la dictature que l’on vous vend n’existe pas. Venez-voir la Syrie dont je parle, venez-voir Alep, demandez aux Syriens s’ils souhaitent un état Islamique. Demandez aux gens qui vivent sous le joug des groupes armés s’ils veulent rester avec eux. Si vous étiez avec moi maintenant et que vous pouviez voir la Syrie que l’on vous cache, la vie, la liberté, la diversité etc. vous seriez triste, honteux ou en colère de soutenir sa destruction et la mort au quotidien pour une guerre qui n’apporte que la misère et qui sert de grain à moudre à ces groupes qui sont contrôlés et ultra-financés à distance par de nombreux pays dont le nôtre. Lors de l’élection de Mr Macron, j’ai vu flotter de nombreux drapeaux à 3 étoiles de "l’armée libre" au milieux des drapeaux français, les Syriens qui étaient avec moi sont devenus blancs, on espère que l’on ne repart pas pour une guerre aveugle.
Pierre Le Corf





Source : Gaideclin
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 29 Mai 2017 - 17:12

Citation :


Syrie: 80 civils, dont 33 enfants, décimés dans un raid de la coalition

16 civils, dont 5 enfants, ont également été tués ce mercredi dans des frappes de la coalition dirigée par Washington près de Raqa, principal fief de Daech en Syrie.
afp.com/DELIL SOULEIMAN


Les fiefs de Daech en Syrie sont soumis à un déluge de bombes quelques jours après la revendication de l'attentat de Manchester par l'EI.

Les djihadistes du groupe État islamique (EI) ont perdu, dans un raid de la coalition internationale en Syrie, des dizaines de membres de leur famille, au moment où l'ONU exhortait les belligérants à faire la distinction entre cibles civiles et militaires.

Cette frappe survient alors que l'organisation terroriste vient de subir une défaite militaire avec son éviction d'un large territoire dans le désert syrien, l'isolant encore un peu plus dans ses dernières places fortes du nord et de l'est du pays. Les fiefs de l'EI en Syrie sont soumis à un déluge de bombes quelques jours après la revendication de l'attentat de Manchester par Daech.


Le Pentagone "examine" les résultats

La mort de dizaines de membres des familles de djihadistes s'est produite une semaine après l'annonce par l'administration américaine d'une "campagne d'annihilation" de l'EI en Irak et Syrie, où la coalition internationale conduite par Washington mène des opérations antidjihadistes depuis l'été 2014.

Le Pentagone a immédiatement réagi en affirmant que la coalition avait mené des frappes jeudi et vendredi à Mayadine et Boukamal, dans l'est de la Syrie, et qu'elle "examine" leurs résultats. Le Pentagone dément viser volontairement des civils, affirme prendre les précautions nécessaires pour éviter des pertes au sein de la population et dénonce l'utilisation de civils comme boucliers humains par l'EI.

37 civils tués dans un autre raid

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), citant des sources médicales et civiles, plus d'une centaine de membres de familles de djihadistes de l'EI ont été tués entre jeudi et vendredi dans des raids aériens de la coalition sur Mayadine. Dans cette ville proche de la frontière avec l'Irak, au moins 80 civils, tous membres de familles de djihadistes, ont péri vendredi. 33 enfants figurent parmi les victimes.

"Ces familles étaient réfugiées dans le bâtiment de la municipalité à Mayadine", ville contrôlée depuis 2014 par l'EI, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui dispose d'un large réseau de sources dans le pays en guerre. "Il s'agit du bilan le plus lourd d'un bombardement ayant touché des familles de djihadistes en Syrie", selon lui.


Les 28 pays membres de l'Otan ont décidé mercredi 24 mai de rejoindre formellement la coalition internationale contre Daech.
afp.com/JONATHAN ERNST


Le raid de vendredi intervient quelques heures après la mort de 37 civils, en majorité des membres de familles de djihadistes, dans cette même ville, également dans un bombardement de la coalition, selon l'OSDH. Mayadine a accueilli ces derniers mois de nombreux déplacés en provenance d'Irak et de Raqa, capitale de facto de l'EI en Syrie. Mossoul, dernier grand bastion de l'EI en Irak, et Raqa sont visées par des offensives de forces locales appuyées par la coalition internationale.

Trump veut "protéger la civilisation"

Ce vendredi, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a exhorté vendredi "les forces aériennes de tous les États" intervenant en Syrie à mieux distinguer "les civils des cibles militaires", soulignant que les djihadistes sont mêlés à la population et empêchent les civils de fuir.

Début avril, le président des États-Unis, Donald Trump, avait promis de "détruire" l'EI et de "protéger la civilisation". Le 20 mai, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a affirmé que l'administration Trump avait ordonné une "campagne d'annihilation" des djihadistes en Irak et Syrie, pour limiter au maximum le nombre de combattants étrangers rentrant au pays. Cela signifie notamment que les forces de la coalition "encerclent" désormais les positions de l'EI avant de les attaquer, pour que les djihadistes ne puissent pas fuir et se regrouper ailleurs.


Source:  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-80-civils-dont-33-enfants-decimes-dans-un-raid-de-la-coalition_1912065.html
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mer 31 Mai 2017 - 23:45

Le massacre silencieux de la guerre aérienne des Etats-Unis, par Nicolas J. S. Davies

Source : Consortium News, 07-05-2017

Exclusif : Les médias mainstream américains s’offusquent bruyamment quand les avions de chasse russes tuent des civils à Alep, mais deviennent soudainement silencieux quand les avions américains massacrent des innocents à Mossoul et Raqqa, note Nicolas J. S. Davies.


Photo by Navy Petty Officer 2nd Class Dominique A. Pineiro)
Le général du Corps des Marines Joe Dunford, Chef d’Etat-major des Armées, rencontre les membres de la coalition dans une base d’opérations avancées près de Qayyarah Ouest en Irak, le 4 avril 2017.

Par Nicolas J. S. Davies

Avril 2017 a été encore un mois de massacres de masse et de terreur inimaginable pour la population de Mossoul en Irak, et des zones autour de Raqqa et Tabqa en Syrie, tandis que la campagne la plus soutenue et la plus violente de bombardements américaine depuis la guerre du Vietnam, entrait dans son 33e mois.


Le groupe de surveillance de la guerre aérienne “Airwars” a cumulé des rapports indiquant 1280 à 1744 civils tués par au moins 2237 bombes et missiles largués par des avions de chasse américains et alliés en avril (1609 en Irak et 628 en Syrie). Le nombre le plus important de victimes est dans et autour du Vieux Mossoul et de Mossoul Ouest, où l’on a compté entre 784 et 1074 morts civiles, mais il y a eu de nombreuses victimes civiles dans la zone autour de Tabqa en Syrie.

Dans d’autres zones de combat, comme je l’ai expliqué dans des articles précédents (ici et là), cette sorte de “rapports passifs” de morts civils cumulés par Airwars n’a jamais pris en compte que 5% à 20% des morts civils réels, comme l’a révélé une étude de mortalité générale. Iraqbodycount, qui utilise une méthodologie similaire à celle d’Airwars, a seulement pris en compte 8% des morts révélés en 2006 par une étude de la mortalité dans l’Irak occupé.

Airwars semble accumuler les rapports de morts civils plus sérieusement qu’Iraqbodycount il y a 11 ans, mais il classe un grand nombre d’entre eux comme “contestables” ou “peu fiables”, et reste délibérément prudent dans son décompte. Par exemple, dans certains cas, il a compté des rapports des médias locaux mentionnant “beaucoup de morts” pour un seul mort, sans chiffre maximum. Ce n’est pas pour mettre en cause les méthodes de Airwars, mais pour souligner ses limites dans la contribution à une estimation réelle des morts civils.

En s’autorisant plusieurs interprétations des données d’Airwars et en supposant que comme d’autres tentatives de quantifications faites précédemment, elles retiennent entre 5% et 20% des morts réels, une sérieuse estimation du nombre de civils tués par la campagne de bombardements menée par les Américains depuis 2014, devrait maintenant se situer entre 25 000 et 190 000 morts

Le Pentagone a récemment revu son estimation fantaisiste du nombre de civils qu’il a tués en Irak et en Syrie depuis 2014, à 352. C’est moins d’un quart des 1446 victimes que Airwars a identifiées par leur nom, de manière irréfutable.

Airwars a aussi collecté les chiffres des civils tués par les bombardements russes en Syrie, qui dépassent les chiffres des civils tués par les bombardements menés par les Etats-Unis pendant presque toute l’année 2016. Cependant, depuis que les bombardements menés par Etats-Unis ont ajouté plus de 10 918 bombes et missiles lâchés durant le premier trimestre de 2017, le plus fort bombardement depuis le début de la campagne en 2014, les rapports de Airwars sur les civils tués par les bombardements américains dépassent le décompte des morts causés par les bombardements russes.

A cause de la nature fragmentaire des rapports de Airwars, ce modèle peut, ou ne peut pas, indiquer précisément si les Etats-Unis ou les Russes ont vraiment tué plus de civils dans chacune de ces périodes. De nombreux facteurs peuvent affecter ce résultat.

Par exemple, les gouvernements occidentaux et les ONG ont financé et soutenu les Casques Blancs et autres groupes qui ont rapporté les morts civils causés par les bombardements russes, mais il n’y a pas de soutien équivalent de la part des Occidentaux pour rapporter les morts civils dans les zones tenues par l’Etat islamique que les Etats-Unis et ses alliés bombardent. Si, à cause de tels facteurs, les rapports de Airwars retiennent une plus grande proportion des morts réels dans une zone plus que dans une autre, cela peut conduire à une différence entre les nombres des morts rapportés, qui ne correspond pas à la différence des morts réels.

Choc, Terreur …et Silence

Pour mettre en perspective les 79 000 bombes et missiles avec lesquels les États-Unis et ses alliés ont bombardé l’Irak et la Syrie depuis 2014, il convient de réfléchir aux jours “plus innocents” de “Choc et Terreur” (Shock and Awe) en mars 2003. Comme le journaliste de NPR Sandy Tolan l’a rapporté en 2003, l’un des architectes de cette campagne prévoyait que lancer 29 200 bombes et missiles sur l’Irak serait “l’équivalent non nucléaire de l’impact que les armes atomiques lancées à Hiroshima et Nagasaki ont eu sur le Japon“.


Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné aux militaires américains de mener une attaque aérienne dévastatrice contre Bagdad, connue sous le nom de “Choc et Terreur”.

Lorsque la campagne “Choc et Terreur” a été déclenchée contre l’Irak en 2003, elle a dominé les nouvelles dans le monde entier. Mais après huit ans de guerre “dissimulée, tranquille, sans médias“, sous le mandat du président Obama, les médias américains ne traitent même plus comme des nouvelles la boucherie quotidienne que réalisent ces bombardements plus lourds et plus soutenus contre l’Irak et la Syrie. Ils couvrent pendant quelques jours les massacres de masse isolés, puis reprennent rapidement la programmation normale du “Trump Show”.

Comme dans “1984” de George Orwell, le public sait que nos forces militaires sont en guerre contre quelqu’un quelque part, mais les détails sont rares. “Est-ce encore d’actualité ? N’est-ce pas la Corée du Nord, le gros problème aujourd’hui ?”

Il n’y a presque pas de débat politique aux États-Unis sur les réussites et les erreurs de la campagne de bombardement des États-Unis en Irak et en Syrie. Peu importe que le bombardement de la Syrie sans l’autorisation de son gouvernement internationalement reconnu soit un crime d’agression et une violation de la Charte de l’ONU. La liberté des États-Unis de violer à loisir la Charte des Nations Unies a déjà été politiquement (pas juridiquement !) normalisée par 17 ans d’agressions en série, depuis le bombardement de la Yougoslavie en 1999 jusqu’aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, puis aux frappes de drones au Pakistan et au Yémen.

Alors, qui fera maintenant respecter la Charte pour protéger les civils en Syrie, qui sont déjà confrontés à la violence et à la mort de tous les côtés dans une sanglante guerre civile et par procuration, dont les États-Unis étaient déjà entièrement complices, bien avant de commencer à bombarder la Syrie en 2014 ?

Suivant le droit américain, trois gouvernements successifs des États-Unis ont affirmé que leur violence sans contrainte est légalement justifiée par l’Autorisation pour l’Utilisation de la Force Militaire (AUMF) adoptée par le Congrès américain en 2001. Mais en balayant le fait que la loi disait seulement :

“Que le Président est autorisé à utiliser toute la force nécessaire et appropriée contre les nations, les organisations ou les personnes qu’il prouve avoir planifié, autorisé, commis ou aidé les attentats terroristes survenus le 11 septembre 2001, ou avoir abrité de telles organisations ou personnes, afin de prévenir tout acte futur de terrorisme international contre les États-Unis par ces nations, organisations ou personnes“.

Combien parmi les milliers de civils tués par les États-Unis à Mossoul au cours des derniers mois ont-ils joué un tel rôle dans les attentats terroristes du 11 Septembre ? Toute personne lisant ceci connaît la réponse à la question : probablement pas un seul. Si l’un d’entre eux était impliqué, ce serait par pure coïncidence.

Tout juge impartial rejetterait l’allégation selon laquelle cette loi autorisait 16 ans de guerre dans au moins huit pays, le renversement de gouvernements qui n’avaient rien à voir avec le 11 Septembre, le meurtre d’environ 2 millions de personnes et la déstabilisation de pays, l’un après l’autre – aussi certainement que les juges de Nuremberg ont rejeté les allégations des accusés allemands selon lesquelles ils avaient envahi la Pologne, la Norvège et l’URSS pour empêcher ou “devancer” des attaques imminentes contre l’Allemagne.

Les responsables des États-Unis peuvent prétendre que l’AUMF irakien de 2002 légitime le bombardement de Mossoul. La loi fait pour le moins référence au même pays. Mais, comme c’est aussi toujours d’actualité, le monde entier a su, dans les mois qui suivirent, qu’elle reposait sur de fausses prémisses et sur des mensonges absolus pour justifier le renversement d’un gouvernement que les États-Unis ont depuis détruit.

La guerre des États-Unis en Irak a officiellement pris fin en 2011, avec le retrait des dernières forces d’occupation américaines. L’AUMF n’avait pas et ne pouvait pas approuver l’alliance avec un nouveau régime en Irak 14 ans plus tard, pour attaquer l’une de ses villes et tuer des milliers de ses citoyens.

Pris dans les filets de la propagande de guerre

Ne savons-nous pas ce qu’est vraiment la guerre ? Y a-t-il trop longtemps que les Américains ne l’ont pas connue sur leur propre sol ? Peut-être. Mais aussi heureusement éloignée que soit la guerre de la plupart de nos vies quotidiennes, nous ne pouvons pas prétendre que nous ne savons pas ce qu’elle est et quelles horreurs elle charrie.


Les photos des victimes du massacre de My Lai au Vietnam ont électrisé la sensibilité du public à la barbarie de la guerre. (Photo prise par un photographe de l’armée US Ronald L. Haeberle)

Ce mois-ci, deux amis et moi-même avons été reçus par le Bureau de notre députée en tant que représentants de notre comité local d’Action pour la Paix (Paix, Justice et Développement durable de Floride), pour lui demander de co-parrainer une loi interdisant une première frappe nucléaire américaine ; d’abroger l’AUMF de 2001 ; de voter contre le budget militaire ; de supprimer le financement du déploiement de troupes terrestres américaines en Syrie ; et de soutenir la diplomatie, et non pas la guerre, avec la Corée du Nord.

Quand un de mes amis a expliqué qu’il avait combattu au Vietnam et a commencé à parler de ce dont il avait été témoin là-bas, il a dû s’arrêter pour ne pas pleurer. Mais la personne de l’équipe n’avait pas besoin qu’il continue. Elle savait de quoi il parlait. Nous le savons tous.

Mais s’il faut que nous voyions tous des enfants morts et blessés dans leur chair pour saisir l’horreur de la guerre et prendre des mesures sérieuses en vue de l’arrêter et de l’empêcher, alors nous sommes confrontés à un avenir sombre et sanglant. Comme mon ami et beaucoup d’autres comme lui l’ont appris à un coût incalculable, le meilleur moment pour arrêter une guerre, c’est avant qu’elle ne commence, et la principale leçon à tirer de toute guerre est : “Plus jamais ça !”

Barack Obama et Donald Trump ont remporté la présidence en partie en se présentant comme les candidats de la “paix”. Il s’agissait d’un élément soigneusement calculé et étalonné dans leurs deux campagnes, compte tenu des positions pro guerre de leurs adversaires principaux, John McCain et Hillary Clinton. L’aversion pour la guerre de la population américaine est un facteur dont chaque président et politicien américain doit tenir compte ; promettre la paix avant de nous lancer dans la guerre est une tradition politique américaine qui remonte à Woodrow Wilson et Franklin Roosevelt.

Comme le Reichsmarschall Hermann Goering l’a admis dans sa cellule à Nuremberg devant le psychologue militaire américain Gustave Gilbert : “Naturellement, les gens ordinaires ne veulent pas de la guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni en Allemagne. C’est bien compris. Mais, après tout, ce sont les dirigeants du pays qui déterminent la politique et il est toujours simple d’entraîner les gens, qu’il s’agisse d’une démocratie ou d’une dictature fasciste ou d’un Parlement ou d’une dictature communiste“.

“Il y a une différence”, a déclaré Gilbert : “Dans une démocratie, les gens ont leur mot à dire à travers leurs représentants élus, et aux États-Unis, seul le Congrès peut déclarer la guerre”.

Goering n’a pas été impressionné par les garanties constitutionnelles chères à Madison et à Hamilton. “Oh, tout cela est bel et beau”, a-t-il répondu, “mais, voix ou pas voix, les gens peuvent toujours être impliqués dans les enchères de leurs dirigeants. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire, c’est leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme, qui expose le pays au danger. Cela fonctionne de la même manière dans n’importe quel pays“.

Notre engagement envers la paix et notre répugnance à la guerre sont trop facilement compromis par les techniques simples mais intemporelles décrites par Goering. Aux États-Unis aujourd’hui, elles sont renforcées par plusieurs autres facteurs, dont la plupart ont également eu des parallèles dans l’Allemagne de la Seconde Guerre mondiale:

– Les médias de masse qui répriment la sensibilité du public aux coûts humains de la guerre, en particulier lorsque la politique des États-Unis ou les forces américaines en sont responsables.

-Le black-out médiatique sur les voix de la raison qui préconisent des politiques alternatives fondées sur la paix, la diplomatie ou les règles du droit international.

– Dans le silence qui en résulte sur les alternatives rationnelles, les politiciens et les médias présentent “faire quelque chose”, c’est-à-dire la guerre, comme la seule alternative à l’éternel épouvantail : “ne rien faire”.

– La normalisation de la guerre par la discrétion et la tromperie, en particulier par des personnalités publiques considérées par ailleurs comme dignes de confiance, tel le président Obama.

-La dépendance des politiciens et des organisations progressistes au financement par les syndicats, qui sont devenus des partenaires juniors dans le complexe militaro-industriel.

– Le cadrage politique des différends entre l’Amérique et d’autres pays comme résultant entièrement des actions de l’autre bord, et la diabolisation des dirigeants étrangers pour dramatiser et populariser ces faux récits.

– Le prétexte que le rôle des États-Unis dans les guerres d’outremer et l’occupation militaire mondiale découle d’un désir bien intentionné d’aider les gens, et non des ambitions stratégiques et des intérêts commerciaux américains.

Au total, cela équivaut à un système de propagande de guerre, dans lequel les chefs des réseaux de télévision sont responsables des atrocités qui en résultent autant que les dirigeants politiques et militaires. Faire rabâcher par des généraux retraités un jargon plein d’euphémismes pour bombarder le front intérieur, sans divulguer les forts honoraires que les administrateurs et les consultants reçoivent des fabricants d’armes, n’est qu’une des faces de la pièce.

Le revers tout aussi important est l’échec des médias à seulement couvrir les guerres ou le rôle qu’y jouent les États-Unis, et la marginalisation systématique de quiconque suggère qu’il y a quelque chose de moralement ou légalement erroné dans les guerres américaines.

Le pape et Gorbatchev

Le pape François a récemment suggéré qu’un tiers pourrait servir de médiateur pour aider à résoudre le conflit de près de 70 ans entre notre pays et la Corée du Nord. Le pape a suggéré la Norvège. Plus important encore, le Pape a présenté le problème comme un différend entre les États-Unis et la Corée du Nord, et non pas, ainsi que le font les États-Unis, comme un problème ou une menace pour le reste du monde que poserait la Corée du Nord.


Le pape François

Voilà comment la diplomatie fonctionne le mieux, en identifiant de manière correcte et honnête les rôles que les différentes parties jouent dans une dispute ou un conflit, puis en travaillant à résoudre les désaccords et les intérêts en conflit de manière à ce que les deux parties puissent s’en satisfaire et même en bénéficier. Le JCPOA qui a résolu le différend américain avec l’Iran sur son programme nucléaire civil est un bon exemple de la façon dont cela peut fonctionner.

Cette forme réaliste de diplomatie est loin des surenchères, des menaces et des alliances agressives qui ont été maquillées en diplomatie sous une série de présidents et de secrétaires d’État américains depuis Truman et Acheson, à quelques exceptions près. Le désir persistant d’une grande partie de la classe politique des États-Unis de compromettre le JCPOA avec l’Iran témoigne bien de la façon dont les responsables américains s’accrochent à l’utilisation des menaces et des surenchères, et s’offensent de ce que les États-Unis, Etat “exceptionnel”, doivent descendre de leur cheval blanc et négocier de bonne foi avec les autres pays.

À l’origine de ces politiques dangereuses, comme l’historien William Appleman Williams l’a écrit en 1959 dans “The Tragedy of American Diplomacy” (La tragédie de la diplomatie américaine), le mirage du pouvoir militaire suprême a séduit les dirigeants américains après la victoire alliée dans la Seconde Guerre mondiale et l’invention des armes nucléaires. Après avoir survécu à la réalité vietnamienne d’un monde post-colonial invaincu, ce rêve américain du pouvoir ultime s’est évanoui rapidement, pour renaître vindicativement après la fin de la guerre froide.

Tout comme la défaite de l’Allemagne durant la Première Guerre mondiale n’était pas assez décisive pour la convaincre que ses ambitions militaires étaient condamnées, une nouvelle génération de dirigeants américains a vu la fin de la Guerre froide comme une chance de “virer le syndrome du Vietnam” et de relancer l’offre tragique par l’Amérique d’une “domination à spectre large” (full spectrum dominance).

Lors d’un discours à Berlin en 2014 pour le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Mikhail Gorbatchev se désolait ainsi : “L’Occident et surtout les États-Unis ont proclamé leur victoire dans la Guerre froide. L’euphorie et le triomphalisme sont montés à la tête des dirigeants occidentaux. En profitant de l’affaiblissement de la Russie et du manque de contre-pouvoirs, ils ont revendiqué le monopole du leadership et la domination sur le monde, refusant d’entendre les propos de prudence de nombre de ceux qui sont présents ici”.

Ce triomphalisme post-Guerre froide nous a précisément conduits à un labyrinthe encore plus tortueux de délires, de catastrophes et de dangers que la Guerre froide elle-même. La folie des ambitions insatiables de nos dirigeants et de leur flirt répété avec l’extinction de masse ne peut être mieux symbolisée que par le Bulletin de l’horloge Doomsday des scientifiques atomiques, dont les aiguilles sont de nouveau à deux minutes et demie de minuit.

L’incapacité de la machine de guerre la plus coûteuse jamais assemblée à vaincre des forces de résistance légèrement armées, pays après pays, ou à rétablir la stabilité dans l’un des pays qu’elle a détruits, n’a guère entamé, à intérieur, le pouvoir du complexe militaro-industriel américain sur nos institutions politiques et nos ressources nationales. Ni des millions de morts, ni des milliards de dollars gaspillés, ni l’aveu d’un échec abject n’ont ralenti l’extension et l’escalade stupide de la “guerre mondiale contre le terrorisme”.

Les futurologues se demandent si la technologie robotique et l’intelligence artificielle mèneront un jour à un monde dans lequel des robots autonomes pourraient lancer une guerre pour asservir et détruire la race humaine, peut-être même en incorporant des humains comme composants des machines qui entraîneront notre extinction. Avec les forces armées américaines et le complexe militaro-industriel, n’avons-nous pas déjà créé exactement cet organisme, semi humain et semi technologique, qui ne s’arrêtera pas de bombarder, de tuer et de détruire à moins et jusqu’à ce que nous l’arrêtions pour le démanteler ?

Nicolas J. S. Davies est l’auteur de “Du sang sur nos mains : l’invasion américaine et la destruction de l’Irak” (Blood On Our Hands : the American Invasion and Destruction of Iraq). Il a également écrit les chapitres sur “Obama en guerre” dans “Evaluer le 44e président : un bulletin sur le premier mandat de Barack Obama en tant que chef progressiste” (Grading the 44th President : a Report Card on Barack Obama’s First Term as a Progressive Leader).

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Jeu 1 Juin 2017 - 12:14

Akasha il y a 2 ou 3 jours tu disais que tu allais réouvrir mon topic : Les Elections Présidentielles 2017 dévoilent l'identité de l'Antéchrist. Pourquoi est-il à ce jour encore fermé ?

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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Ven 2 Juin 2017 - 0:54

safran_ a écrit:
Akasha il y a 2 ou 3 jours tu disais que tu allais réouvrir mon topic : Les Elections Présidentielles 2017 dévoilent l'identité de l'Antéchrist. Pourquoi est-il à ce jour encore fermé ?

.

Bonsoir
Je suppose que tu as remarqué la masse de travail de modération auquel j'ai encore due faire face ? Je t'ai donc simplement oublié, je le fait de ce pas.. Mais à l'avenir un simple mp suffit, sur les sujets, j'ai déjà demandé mille fois d'éviter les HS.
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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mer 14 Juin 2017 - 0:12

Une vidéo montre que la coalition US a permis à l'EI de s'échapper de Raqqa pour combattre l'armée syrienne



Al-Masdar News a obtenu une vidéo époustouflante du nord de la Syrie suggérant que la coalition menée par les États-Unis a permis à des centaines de véhicules de l'Etat islamique (EI) de quitter la ville de Raqqa pour des zones contrôlées par l'armée arabe syrienne (AAS).


Malgré des drones kurdes et étatsuniens planant au-dessus de Raqqa sur tous les flancs de la ville, le convoi de l'EI est resté complètement intact face aux attaques aériennes de la coalition, suggérant ainsi qu'un accord occulte pourrait avoir été passé entre les parties en conflit.



Selon un chercheur d'Al-Masdar, la séquence filmée pourrait avoir eu lieu au début du mois tandis que le convoi dans la vidéo a été bombardé plus tard par l'armée de l'air russe.

Quelques conspirationnistes spéculent aussi que la coalition menée par les États-Unis a permis à des milliers de miliciens de l'EI de s'échapper de Mossoul en novembre 2016 pour capturer la ville syrienne antique de Palmyre le mois suivant.

Source : Almasdar News

Traduit par : Sam la Touch

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Dim 18 Juin 2017 - 22:07

La coalition internationale bombarde Raqqa au phosphore blanc (alors qu'il y a des civils)



Lorsque des civils évoquent l'usage présumé de phosphore blanc par le gouvernement syrien , la France et les Etats-Unis dénoncent des crimes de guerre. Lorsqu'il s'agit de la coalition internationale, aucun pays ne relève et les médias nous disent que c'est "pour protéger la fuite des civils" tandis que L'Express nous dit que "la coalition n'est pas accusée de la même brutalité que l'armée syrienne qui, avec le soutien de la Russie, a utilisé des armes chimiques à plusieurs reprises et systématiquement pilonné les infrastructures de santé, par exemple." On est rassuré de savoir que le phosphore blanc peut désormais être utilisé dans un but "humanitaire" grâce aux Etats-Unis... Fawkes
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Des vidéos très explicites, confirmées par les militants de l’opposition syrienne, le montrent : la coalition internationale conduite par les États-Unis a effectué en fin de semaine dernière plusieurs bombardements au phosphore blanc sur la ville de Raqqa, fief syrien de l’organisation État islamique. Ce composant, qui peut brûler et tuer une personne, est pourtant interdit dans des zones où les civils sont proches des forces armées.

Ces bombardements viennent s’inscrire dans l’opération de reprise de la ville de Raqqa menée depuis mars 2017 par la coalition internationale et ses alliés. Ils ont eu lieu jeudi, vendredi et samedi, pendant que les forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de forces arabo-kurdes, renforçaient leurs positions dans l’ouest de la ville, où elles ont réussi à entrer le 6 juin, avant de poursuivre leur avancée vers le Nord. Les FDS sont soutenues dans leur lutte contre l’EI par la coalition internationale, créée en 2014 et dirigée par Washington, qui leur assure un appui aérien et au sol, en plus des armes et des munitions.

Les images des bombardements de Raqqa qui circulent sur les réseaux sociaux sont explicites : on y voit l’explosion typique des bombes au phosphore blanc, qui provoque un faisceau de traits de fumée blanche.








Vidéo publiée par des activistes de Raqqa, opposants à l'EI.

"Créer des incendies, provoquer des asphyxies et des brûlures"


Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 et expert de l’EI, "le but officiel de l’usage de ces armes est de créer des écrans de fumée, afin de permettre aux civils de fuir. Mais, officieusement, les bombes au phosphore visent à créer des incendies afin de déloger les jihadistes, voire à provoquer des asphyxies et des brûlures".

Sauf que les civils peuvent subir les mêmes effets. Les bombes au phosphore blanc sont en effet composées d’un produit chimique, qui réagit au contact de l’air en créant un épais nuage blanc. Touchée par ce nuage, une personne peut être brûlée jusqu’à l’os et périr de ses blessures.

L’usage du phosphore blanc est interdit par le Protocole sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des armes incendiaires contre des objectifs militaires si ceux-ci ne sont pas clairement séparés de l’emplacement des civils. C’est justement le cas à Raqqa, où l’on estime le nombre d’habitants demeurés dans la ville à 160 000. Côté jihadiste, et malgré un armement conséquent, ils ne seraient plus que 500, selon les estimations du Pentagone, les commandements ayant déjà fui la ville vers la province voisine de Deir-El-Zor.

Pour Rami Jarrah, reporter et militant de l’opposition syrienne de la première heure, qui se trouve aujourd’hui en Turquie, non loin de la frontière syrienne, ces bombardements reflètent une politique deux poids deux mesures de la coalition internationale:

J’ai l’impression de revivre l’offensive d’Alep, avec des civils qui font les frais d’une opération militaire dirigée contre des jihadistes. À l’époque, on reprochait au régime syrien de prendre en otage les civils. Là, les Américains refusent d’admettre qu’il ont mis en danger des civils [sur son site, le 12 juin, la coalition a assuré que l’utilisation de bombes au phosphore blanc servait à "faire écran, masquer et marquer des endroits en prenant en compte les possibles effets accidentels que cela pourrait avoir sur les civils", mais précise que l’EI "continue à faire preuve d’un mépris flagrant envers les vies humaines innocentes ", NDLR]. À nos yeux, la vie des civils est sacrée, à Alep comme à Raqqa. Or, avec le nombre de civils tués par la coalition internationale depuis le début des opérations [945 au 1er mars 2017, selon le Réseau syrien des droits de l’Homme, 352 au 1er mai, selon la coalition internationale, NDLR], on ne peut plus parler de "victimes collatérales" !

C’est pour cela qu’une partie de l’opposition syrienne, dont je fais partie, a toujours été en faveur d’un soutien aux troupes au sol et non des bombardements, qui toucheront toujours plus des civils. De plus, ce genre d’images sert la propagande de l’EI, qui relaye massivement ces vidéos en tenant un discours de victimisation. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 58 civils ont été tués depuis mardi 6 juin. Des vidéos similaires montrant des bombardements au phosphore blanc à Mossoul ont également été diffusées au début du mois de juin, à la suite d'une opération menée par l’armée irakienne, toujours avec l’appui de la coalition internationale.


Source : Les Observateurs, France 24, FawkesNews


Dernière édition par akasha le Mer 9 Aoû 2017 - 2:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mer 28 Juin 2017 - 0:52

L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi signe l’éradication complète du cercle de Tall Affar, le noyau Turkmène fondateur de Daech (par René Naba)

Source : Madaniya, René Naba, 22-06-2017



L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi par un raid russe sur Raqqa, Nord de la Syrie, le 25 Mai 2017, si elle était confirmée, signerait l’éradication complète du cercle de Tall ‘Affar, le noyau turkmène fondateur de l’État Islamique.

Pivot de Daech, ultime survivant du Cercle de Tall’Affar et du camp de Bucca, sud de l’Irak, la disparition du Calife Ibrahim revêtirait certes une lourde signification par sa portée symbolique. Mais ce désastre ne saurait remettre en cause le projet de restauration du Califat islamique, en dépit des défaites majeures subies par l’organisation djihadiste, ni de ses lourdes pertes en vies humaines, en dépit de sa politique suicidaire menée à l’encontre des minorités sous son emprise, les Chrétiens et les Yazédis qu’il s’est aliéné par les persécutions qu’il leur a fait subir, plutôt que de les amadouer.

La chute probable de Mossoul, selon toute vraisemblance, va relancer les tensions inter communautaires, exacerbées par une hyper fragmentation de la société irakienne du fait de quinze ans de guerres intestines. Elle pourrait inciter Daech à compenser la perte territoriale de son califat en terre arabe par un plus fort ciblage européen. Une «branche européenne» de Daech aurait d’ailleurs été créée à cet effet, constituée de près de 5.000 volontaires auparavant engagés dans les combats en Syrie et en Irak.

1 – LE CERCLE DE TALL’AFFAR

Le cercle de Tall’Afar, noyau dur de Daech, était dirigé par Abou Ali Al Anbari, de son vrai nom Ala’ Qodrache, Turkmène originaire de Tell’Afar.
Le «cercle de Tall’Afar» tire son nom de la ville du Nord-Ouest de l’Irak, qui abritait durant l’embargo international contre l’Irak (1990-2003), un des sites d’où étaient déployés les batteries de la défense anti aérienne pour la neutralisation des avions des forces de coalition de l’Opération «Northern Watch 1», chargée de faire respecter les zones d’exclusion aérienne faisant suite à l’embargo décidé par l’ONU.

Située à 45 km à l’Ouest de Mossoul, dans la province de Ninive et à 60 km de la frontière syrienne, elle est peuplée d’environ 170.000 habitants, arabes sunnites, kurdes, turkmènes et chiites. L’édifice était chapeauté par les Turkmènes du «Cercle de Tell’Afar», sous la direction d’Abou Ali Al Anbari, qui en verrouillait les principales articulations.

Les cadres irakiens ont joué un rôle déterminant dans la définition de cette idéologie, résultant d’un double impératif: Disposer d’un gisement humain sunnite apte au combat tout en maintenant la cohésion d’un groupe hétéroclite traversé par des courants contradictoires.

A – Les principaux membres du cercle

SAMIR Al KHALFAOUI (Hajji Bakr), de même que ses camarades du parti Baas, étaient des laïcs, mais ont souhaité tirer leur légitimité de Dieu. «La domination des peuples doit être exercée par une élite ultra-minoritaire, car son objectif est de servir les intérêts supérieurs… «Pour ce faire, elle doit tirer sa légitimité de Dieu ou de la grandeur de l’Histoire». Dixit cet ancien cadre supérieur baasiste.

Partant du principe que les croyances religieuses extrémistes ne suffisaient pas à elles seules à forger la victoire, la synthèse doctrinale a visé à concilier les tendances contradictoires du groupement, débouchant sur la formulation de la théorie de l’«État Islamique».

L’empressement à proclamer le Califat répondait au souci de couper la voie à tout retour en arrière. Durant leur incarcération, pendant trois ans (2005-2008), les conciliabules se sont déroulées d’une manière intensive entre prisonniers irakiens des camps américains et ont visé à faire connaissance d’abord, à se jauger ensuite, à se faire confiance et à réduire leurs divergences, enfin.
Parmi les participants à ce cénacle carcéral insolite figuraient deux généraux, huit colonels, deux commandants, ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badri, le futur calife.

Deux généraux Adnane Al Bibaloui et Ibrahim Al Habbani. Huit Colonels (Samir Ben Hamad Al Khalfaoui, Adnane Najm, Fahd Al Afari, Assi Al Obeidi, Fadel Al Ayssawi, Mohannad Al Latif Al Soueidy, Nabil Al Mouayin). Deux commandants (Mayssara Al Joubouri et Adnane Al Hayali) ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badr.

Au terme de trois ans de conciliabules, les participants sont convenus de se retrouver à leur sortie de prison pour la poursuite de leur action d’une manière concertée.

2 – LE CAMP DE BUCCA

Le camp de Bucca, sud de l’Irak, était un centre de détention aménagé par les Américains pour y incarcérer leurs adversaires et ennemis durant leur occupation de l’Irak. Il comprenait 24 baraquements, chaque baraquement contenait 1.000 prisonniers, soit au total 24.000 prisonniers.
Dix sept des vingt cinq dirigeants de Da’ech, en charge des opérations en Irak et en Syrie, ont séjourné à la prison de Bucca entre 2004 et 2011. Ibrahim Awad Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a été détenu de 2006 à 2008.

Situé près du port d’Oum Qasr, dans le sud de l’Irak, le camp de Bucca avait été aménagé par les américains lors de la 1 ère Guerre d’Irak (1990-1991). Il sera employé également comme camp de prisonniers dès 2003 par les forces britanniques en Irak.

Après le scandale de la prison d’Abou Ghraib, en 2004, les conditions de détention se sont améliorées. Abandonnée en 2009, elle devrait être transformée en pôle de développement économique avec l’implantation d’hôtels, et de dépôts logistiques pour l’industrie pétrolière.

Samir Al Khalfaoui, alias Hajji Bakr, prisonnier de 2006 à 2008 au camp de Bucca, puis transféré à la prison d’Abou Ghraib, a été tué à Tall Rifaat à Alep en Janvier 2014. Il a transposé au djihad son expérience acquise sous le régime de Saddam Hussein, clonant l’EI sur le modèle de l’appareil sécuritaire baasiste, hérité de la STASI, la police allemande de l’ex RDA.

Les documents manuscrits découverts au domicile de Samir Al Khalfaoui, à son décès, révèlent que dans sa conception, l’EI n’était pas un groupement religieux mais sécuritaire. Nationaliste, selon le qualificatif du journaliste irakien Hachem Al Hachem, Samir AL Khalfaoui était un ancien officier de la base aérienne irakienne de Habbaniyah, expert en logistique.

Le général Adnane Biblaoui est l’initiateur du plan de conquête de Mossoul. Tué lors de l’assaut, la conquête de Mossoul lui a été dédiée et la bataille porte son nom, en sa mémoire.

La biographie des principaux dirigeants de l’état Islamique (Abou Mouss’ab Al Zarkaoui, Abou Omar Al Baghdadi, Abou Bakr Al Baghdadi, Adnane Biblaoui, Hajji Bakr.) Sur ce lien: http://www.madaniya.info/2014/09/15/daech-des-hijras-illusoires-aux

Propos d’un dirigeant de Da’ech: «Nous étions convenus de nous retrouver à notre sortie de prison. Notre mode de liaison était simple. Nos CV étaient inscrits sur l’élastique retenant nos sous-vêtements. Tout y figurait, le numéro du portable, le lieu d’habitation. Tout le monde est revenu de détention en 2009. Nous avons repris alors nos conciliabules». Fin de citation (Cf. «Les conditions d’allégeance et de gouvernance». Centre d’Études des mouvements islamiques (Al Harakate Al Islamiyah lil Dirassate).

Les Arabes avaient la haute main sur l’Information, notamment les syrien tel Taha Sobhi Falaha (Abou Mohamad Al Adanani), en sa qualité de porte-parole de l’EI. Malgré la fusion opérée entre arabes et étrangers, l’élément irakien est demeuré toutefois prédominant dans les postes les plus élevés et les plus sensibles.

Ibrahim Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a réussi à moderniser son groupement en s’appuyant, sur le plan militaire, sur le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, notamment Samir Al Khalfaoui et Abdel Rahman Al-Biblaoui. La branche militaire est ainsi devenue une forte armée régulière cohérente et professionnelle.

Le chef de l’EI a réussi en outre à tirer profit des expertises des Arabes et des étrangers, notamment les personnes originaires du Golfe à l’exemple des saoudiens Omar Al Qahtani et Osmane Nasser Al Assiry, du bahreini Turki ben Moubarak, alias Turki Al Benghali et le tchétchène Abou Omar Al Shishani ainsi qu’Abou Hammam Al Atrabi.

En dépit de cette infrastructure et de l’organigramme dont il s’est doté, le groupement n’a cessé de se comporter en organisation de type milicienne où règnent le désordre et le clientélisme.

L’EI est subdivisé en 18 circonscriptions administratives réparties entre la Syrie et l’Irak, mais l’aménagement du territoire n’a pas pour autant mis un terme aux dysfonctionnements tant les provinces de même que les administrations souffraient de désorganisation.

Le chef de Da’ech réussira néanmoins à compenser ces insuffisances en confiant les postes clés à des hommes de confiance qui réussiront à maintenir la cohérence du groupe, en l’occurrence le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, qui seront placés à tous les niveaux de responsabilité, dans tous les domaines (sécurité, militaire, organisation, élaboration de nouvelles méthodes de combat et la planification des nouveaux raids).

3- IBRAHIM AWAD AL BAKRI: ABOU BAKR AL BAGHDADI, UNE USURPATION D’IDENTITÉ

L’identité d’emprunt qu’il s’est attribué en s’autoproclamant Calife (en arabe le successeur) emporte usurpation de légitimité: Abou Bakr Al Baghdadi Al Husseini Al Qoraychi se décline ainsi :


Abou Bakr est le prénom du premier Calife en 632.Le plus fidèle compagnon de Mohamed repose aux côtés de la tombe du prophète à Médine. Baghdadi, celui qui est originaire de Bagdad, évoque la lignée des califes Abbassides (descendants d’Abbas, l’oncle de Mohamed). Husseini, évoque le martyre du petit fils du Prophète, tombé en 680 à Karbala en Irak, adulé des chiites.

Sur le plan rituel, le nouveau calife Ibrahim, de son nom de guerre Abou Bakr Al Baghdadi, cumule pouvoir politique et spirituel avec autorité sur l‘ensemble des musulmans de la planète. Une posture qui le hisse au rang de supérieur hiérarchique du Roi d’Arabie, le gardien des lieux saints de l’Islam La Mecque et Médine, d’Ayman Al Zawahiri, le successeur d’Oussama Ben Laden à la tête d’Al Qaida, du président de la confédération mondiale des oulémas sunnites, Youssef Al Qaradawi, le télé prédicateur de l’Otan. Ah la belle audience califale en perspective.

Né en 1971, dans la ville de Samarra, il rejoint à 32 ans l’insurrection en Irak peu après l’invasion américaine de l’Irak, en 2003. Capturé, détenu et torturé dans la plus grande prison américaine en Irak, le Camp Buca pendant cinq ans, sud de l’Irak, il sera annoncé comme mort, en octobre 2005, par les forces américaines. Mais, à la surprise générale, Abou Bakr al-Baghdadi, réapparaîtra, en mai 2010, à la tête de l’État islamique en Irak (EII). Depuis 2011, Il est classé comme «terroriste» par les États Unis.

4 – LA GALAXIE DAE’CH (ISIS EIIL)

Présent en Syrie et en Irak, le groupe islamiste ultra-radical «l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou ISIS en anglais), dont l’acronyme en arabe est Daech, a été fondé en 2013 sur les bases de l’État islamique en Irak (EII), à la faveur des combats de Syrie et des dérives Djihadistes.

La galaxie avait été mise sur orbite, en 2006, avec la fusion de plusieurs groupes djihadistes irakiens et de tribus sunnites, sous la houlette du Prince Bandar Ben Sultan, ancien chef des services de renseignements saoudiens et d’Izzat Ibrahim ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête du parti Baas, depuis son entrée en clandestinité.

Au-delà des baasistes, Izzat ad Douzy, chef de l’Armée de la voie de Nakchabandi, une confrérie soufie qu’avaient embrassée, selon ses adeptes, les compagnons du Prophète ainsi que le premier calife. L’appellation est toutefois trompeuse, car si les soufis sont théoriquement pacifiques, les Nakchabandi d’Irak ont fourni de redoutables officiers de renseignements, civils et militaires, sous le règne de Saddam Hussein. Après la chute de ce dernier, ils ont régulièrement mené des opérations conjointes avec Al-Qaida.

Selon les estimations des experts, l’EIIL comptait entre 5000 à 6000 combattants en Irak et 6000 à 7000 en Syrie. Sa zone d’influence s’étendait du nord de la Syrie, notamment depuis son quartier général à Raqqa, jusqu’au centre de l’Irak.

5- LA STRATÉGIE DE L’ISIS

L’EIIL cherche surtout à fonder un État Islamique au Proche-Orient fondé sur la Chariah (législation islamique) et effacer ainsi les frontières issues du colonialisme franco- britannique, les accords Sykes Picot. Le déploiement de l’ISIS révèle toutefois que son zone d’influence coïncide avec les gisements de pétrole syriens et irakiens.

En avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi, alors chef de l’État islamique en Irak, a annoncé la fusion de son groupe avec le Front al-Nosra, une branche d’Al-Qaïda active en Syrie, pour créer l’EIIL. Le Front al-Nosra a toutefois refusé cette alliance et, en février 2014, le chef d’Al-Qaïda, Aymane Al-Zawahiri, officialisera sa rupture avec l’EIIL en lui demandant de quitter la Syrie. Les deux groupes opèrent des lors de façon séparée, se faisant même la guerre en Syrie.

Le groupe djihadiste se finance via trois sources principales, le pétrole, les prises d’otages, un commerce plus lucratif que le pétrole, en ce que la rançon peut atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, enfin, les donations des princes du Golfe, des princes, qui soutiennent le groupe sunnite face aux chiites et aux athées.

6- LES COMBATTANTS EN SYRIE ET EN IRAK

La Syrie comptait de 100.000 à 120.000 djihadistes, dont 7.000 à 10.000 étrangers, repartis en un millier de formations combattantes, selon une déclinaison ethnico religieuse tribale, reflet des clivages politico sociales du pays et de leurs parrains respectifs, opérant au sein de PC conjoint, sur fond de violentes rivalités et d‘une opposition instable, selon les estimations de la prestigieuse institution «The Brookings Institution», dont le centre régional à Doha (Qatar), «Brookings Doha Center Report» publiées à la mi-mai 2014 dans son rapport périodique: «Syria Military Landscape Mai 2014», sous la plume de Charles Lester.

La ventilation de ces djihadistes en fonction de leur nationalité et de leur provenance a été établie par Soufan Group, un centre d’études turc, proche de la Confrérie des Frères Musulmans et figure sur ce lien: http://www.soufangroup.com/foreign-fighters-in-syria/

7- LE RÔLE CONTRE PRODUCTIF DE L’OPPOSITION OFF SHORE PÉTROMONARCHIQUE

Une opposition instable et cupide: «La concurrence pour les subsides notamment auprès des associations caritatives pétro monarchiques a favorisé la division et la dispersion. Le style de vie des opposants en exil a suscité des moqueries en ce qu’il leur était reproché leur goût pour les hôtels cinq étoiles, occultant la dure réalité syrienne, indique le rapport Brookings Doha Center Report dont ci joint les extraits de ce document de 50 pages.

…..«Le chef de l’Armée Syrienne Libre, pendant cette période a assumé un rôle de «Public Relations» et l’échec de l’opposition off shore pro occidentale a favorisé la montée en puissance de l’extrémisme, dont les Frères Musulmans, constituaient la force la plus modérée.

Par «Le Manifeste d’Alep», le 24 septembre 2013, onze organisations parmi les plus puissantes ont refusé la tutelle de la coalition de l’opposition syrienne, soutenue par les pays occidentaux et les pétro monarchies arabes. Cinquante groupements, réunis sous l’autorité de Mohamad Allouche, fonderont alors «Jaych Al Islam», assumant un rôle axial en Syrie.

Le Front Islamique

Sept groupements fédérés au sein de ce front disposent de 60.000 combattants en Syrie et constituent la plus importante formation militaire du pays. Trois de ces formations -Ahrar As Cham (les hommes libres du levant), Soukour As Cham (Les Aigles du Levant) et Jaych al Islam (l’Armée de l’Islam)- opèrent en coordination étroite avec Al Qaida, via Jobhat an Nosra.

«Le Front Islamique est un acteur décisif dans la dynamique de l’opposition en raison de sa capacité d’impulser l’orientation idéologique du soulèvement. Il constitue la relève radicale d’Al Qaida sur le plan idéologique et son but ultime est la création d’un Etat islamique en Syrie, point de départ de la guerre de libération d’Al Qods (Jérusalem) et la Palestine.

8 – LES DÉFAITES MILITAIRES À L’ARRIÈRE PLAN D’UNE HÉCATOMBE DES CHEFS DJIHADISTES.

Mais l’anéantissement du noyau turkmène ne saurait mettre un terme un projet de restauration d’un califat islamique, en dépit des défaites majeures subies sur le terrain par l’organisation djihadiste, ni des pertes en vies humaines.

A – Les défaites militaires de Daech

Depuis début 2015, Daech a subi d’importants revers tant en Irak qu’en Syrie, sous les coups de butors conjugués mais non coordonnées de l’alliance occidentale et de leurs supplétifs kurdes tant en Syrie qu’en Irak, d’une part, et d’autre part, les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et leurs alliés en Syrie, –la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais–, en Irak, Al Hachd Al Cha’abi, la mobilisation, une milice majoritairement chiite.

Ci joint une chronologie des revers

Janvier 2015, la cité antique de Palmyre a été reprise par l’armée syrienne En quinze mois, selon les calculs de l’IHS Conflict Monitor, les pertes territoriales de Daech dépasseraient les 25%, et, 40 pour cent selon les forces américaines. Palmyre marque le début de la fin de Daech sur le plan militaires


- 26 janvier 2015: Kobané. L’État islamique est chassé de cette ville frontalière de la Turquie par les Unités de protection du peuple kurde (YPG).
- 31 mars 2015: Tikrit. Reprise de ce bastion de l’ancien président Saddam Hussein, à 160 km au nord de Bagdad. Téhéran et Washington se sont impliqués dans cette bataille et dans la reconquête de ce chef-lieu majoritairement sunnite.
- 6-13 novembre 2015: Sinjar: L’EI contrôlait cette ville depuis août 2014, se livrant à de multiples exactions contre la minorité yazidie, qui constitue la majorité de sa population.
- 8 décembre 2015: Ramadi. Ville sunnite à 100 km à l’ouest de Bagdad, Ramadi est le chef-lieu de la grande province d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Elle avait été conquise le 17 mai 2015 par l’EI après une vaste offensive et une retraite chaotique des forces irakiennes.
- 24 mars 2016: Mossoul: L’armée syrienne, appuyée au sol par le Hezbollah libanais et les forces spéciales russes et soutenue par l’aviation russe, entre dans la ville antique de Palmyre, à 205 km à l’est de Damas, prise par l’EI le 21 mai 2015. De l’autre côté de la frontière, l’armée irakienne, soutenue par des milices et l’aviation de la coalition internationale, lance une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays (nord).
- 27 mars 2016: Palmyre L’armée syrienne reprend la totalité de la ville de Palmyre après plusieurs jours de combats. Les djihadistes se replient notamment vers leurs fiefs de Raqqa et Deir Ezzor plus au nord.
- 21 Décembre 2016: Le bastion djihadiste d’Alep est tombé aux mains des forces gouvernementales syriennes, mettant un coup d’arrêt au plan de partage de la Syrie.

Au delà du cercle de Tall affar, décimé, 10 des principaux figures de proue de la nébuleuse djihadiste ont été éliminés en six ans de guerre en Syrie et en Irak, dont voici le décompte:

- Zohrane Alllouche, chef de Jaych Al Islam, tué dans un raid de l’aviation syrienne le 25 décembre 2015.
- Hassan Abboud, (Abou Abdallah Al Hamaoui), fondateur d’Ahrar Al Cham (les Hommes Libres du Levant), dont le mouvement a été décapité avec l’élimination de 40 de ses dirigeants lors d’un ténébreux attentat à l’automne 2014
- Omar Al Shishani, le responsable militaire de Daech
- Djamil Raadoun, chef du Soukour Al Ghab (Les Faucons de la Forêt), assassiné en Turquie même, l’autre parrain du djihadisme salafiste.
- Abdel Rahman Kaddouli (de son nom de guerre Hjaji Imam), N°2 de Daech et son ministre des finances, tué par un raid aérien américain en Irak le 25 mars 2016.
- Abou Hayjja Al Tounsi, dirigeant militaire de Daech, tué le 31 mars 2016, par un drone américain à Raqqa (Syrie)
- Abou Firas Al Soury (de son vrai nom Radwane Al Nammous), porte-parole d’Al Nosra
- Deux dirigeants de premier plan de Daech : Abou Mohammed Al-Adnani et Waêl Adil Hassan Salman Fayad. Seul Syrien au sein de la direction de Daech, Al-Adnani, né en 1977 dans la province d’Idlib, était considéré comme le «ministre des attentats» du groupe et le chef de ses opérations extérieures.

Vétéran du djihad et porte-parole du groupement terroriste, Taha Sobhi Fallaha (le vrai nom d’Al Adanani) a été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al Bab, le dernier bastion de l’EI dans la région d’Alep, le 30 août 2016. Quant à Waêl Adil Hassan Salman Fayad, ministre de l’Information du groupe Etat islamique, il a été tué dans un bombardement aérien de la coalition anti djihadiste le 7 septembre près de Raqqa en Syrie, soit une semaine après son compère Al Adnani.

Enfin, les chefs du «Front du Fatah Al Cham», la nouvelle mouture de Jabhat An Nosra:

- Abou Omar Saraqeb, chef militaire de ce groupement et son adjoint Abou Mouslam Al Chami, mi septembre 2016, tués dans leur PC alors qu’ils préparaient un plan de reconquête d’Alep. Alors qu’il était à la tête de Jabhat An Nosra, Abou Omar Saraqeb avait conquis au début de la guerre Idlib et Jisr Al Choughour.

Quant à l’hécatombe politique des faiseurs de la guerre de Syrie, du côté occidental, impressionnante, –d’Hillary Clinton, à David Cameroun, à François Hollande, Laurent Fabius, Manuel Valls, à l’Emir du Qatar et Bandar Ben Sultan, le chef des ténèbres djihadistes–, est à lire sur ce lien:

http://www.madaniya.info/2017/01/02/l-hecatombe-de-guerre-de-syrie-six-ans-apres-declenchement/

Et l’hécatombe des intellectoïdales français, «les idiots utiles du terrorisme islamique» sur ce lien:

http://www.madaniya.info/2017/01/06/les-islamophilistes-francais-idiots-utiles-du-terrorisme-islamiste/

POUR ALLER PLUS LOIN

http://www.madaniya.info/2016/04/11/djihad-1-3-recherche-sur-les-groupements-de-la-violence-djihadiste-leurs-structures-militaires-et-leurs-methodes-de-combat/
http://www.madaniya.info/2016/04/15/djihad-2-3-jabhat-an-nosra-versus-daech-syrie/
http://www.madaniya.info/2016/04/20/djihad-3-3-principes-directeurs-offensives-de-daech-methode-composite/

ILLUSTRATION

Capture d’écran d’une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014 par al-Furqan Media montrant Abou Bakr al-Baghdadi à Mossoul lors de la proclamation du califat / AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Dim 2 Juil 2017 - 2:35

Le New York Times se moque du scepticisme sur le sarin en Syrie, par Robert Parry

Citation :
Dans la lignée des analyses de Seymour Hersh d’hier, nous poursuivons notre série sur l’attaque à Khan Cheikhoun, avec des analyses à contre-courant – aujourd’hui une triplette du grand journaliste d’investigation Robert Parry.

Comme d’habitude, s’il est indispensable de disposer de telles analyses venant d’analystes sérieux, il convient aussi de les lire avec une grande prudence et beaucoup de recul. Quelle que soit la qualité des analystes, ils peuvent aussi avoir tort.

Mais cela permet d’avoir des arguments, qui devraient être étudiés et éventuellement réfutés par le courant dominant – s’il a raison.

À suivre, donc…


Source : Consortium News, Robert Parry, le 18/04/2017

Le New York Times et d’autres grands médias ont écarté tout scepticisme vis-à-vis de l’affirmation du gouvernement des États-Unis selon laquelle le président syrien Assad a largué une bombe au sarin dans une ville de la province d’Idlib, rapporte Robert Parry.


Dans les temps anciens du journalisme, on nous apprenait qu’il y avait presque toujours deux versions à chaque histoire, si ce n’est plus. Et de fait, une bonne part du challenge du journalisme professionnel consistait à démêler des faits contradictoires sur un sujet compliqué. Souvent on découvrait que notre impression initiale était mauvaise en appréhendant les nuances de la situation.


Le bâtiment du New York Times à New York City. (Photo de Wikipédia)

Mais aujourd’hui, en particulier sur les questions de politique étrangère, les grands pourvoyeurs d’information, comme le New York Times et le Washington Post ont l’air de croire qu’il n’y qu’une seule version des faits, la version du gouvernement américain, ou plus génériquement de l’establishment.

Toute autre interprétation d’un ensemble de faits est écartée comme “douteuse” ou comme étant une “fake news” quand bien même la version officielle est pleine de trous et la pensée majoritaire ne s’appuie sur aucune preuve vérifiable. Très rapidement, les explications alternatives sont mises de côté pendant que ceux qui ne sont pas d’accord sont ridiculisés.

Ainsi, par exemple, le New York Times ne laissera aucun doute ébranler sa certitude que le président syrien Bashar el-Assad a lancé le 4 avril une bombe au sarin sur la lointaine enclave rebelle de Khan Sheikhoun, au nord de la Syrie dans la province d’Idlib.

Jim Rutenberg du Times a rédigé un article satyrique où s’exprime le rejet du Times de toute curiosité intellectuelle dès qu’il s’agit des justifications données par le président Trump pour ses bombardements du 6 avril sur une base militaire syrienne. Les frappes ont tué plusieurs soldats et neuf civils dont quatre enfants, d’après la presse syrienne.

Rutenberg s’est rendu à Moscou avec l’intention évidente de tourner en dérision les média d’information russes en comparaison du New York Times qui se tient lui même pour le premier garant de “la vérité” mondiale. Plutôt que d’affronter la difficulté de déterminer ce qui s’est vraiment passé à Khan Sheikhoun, qui est contrôlée par une branche syrienne d’Al Qaeda et en provenance de laquelle toute information devrait être prise avec la plus grande circonspection, Rutenberg s’est contenté de la pensée unique occidentale.

Rutenberg discrédite les sceptiques en les amalgamant aux théories du complot les plus délirantes d’Alex Jones, personnalité de la radio, une manifestation supplémentaire de la nouvelle tendance du Times à recourir à des raisonnements spécieux très Mccarthystes, non seulement en accusant par association mais aussi en réfutant les doutes raisonnables en les assimilant aux doutes déraisonnables émis par quelqu’un d’autre dans un contexte entièrement différent.

Rutenberg écrit : “Dès que j’ai allumé la télé ici, j’ai cru que je m’étais téléporté dans une dimension d’extrême droite. Chez nous aux États-Unis, le point de vue communément admis c’est que c’est bien M. Assad le responsable des attaques chimiques. Il y a bien des “reportages” provenant de sources comme l’animateur radio et théoricien du complot Alex Jones – mieux connu pour avoir suggéré que le massacre de l’école Sandy Hook avait été une mise en scène – dont le point de vue était que l’attaque chimique était une opération sous fausse bannière menée par des groupes rebelles terroristes pour inciter les Etats-Unis à attaquer M. Assad. Mais c’était là le point de vue des marginaux américains. Ici en Russie, c’était le thème qui dominait des médias grand public totalement contrôlés par l’Etat.



Dans ce sophisme ainsi créé par Rutenberg, “le point de vue communément admis dans les média (américains)” doit être tenu pour vrai, peu importe le bilan mitigé de ce genre de situation dans le passé, comme par exemple quand il était communément admis que Saddam Hussein cachait des ADM en Irak en 2003. Aujourd’hui, pour mettre fin à toute enquête sérieuse sur les dernières accusations d’ADM en Syrie, il suffit de dire : “Alex Jones”.

Donc, toute preuve que l’incident du 4 avril pourrait avoir été mis en scène ou pourrait avoir résulté d’une fuite accidentelle des armes chimiques d’Al Quaeda doit être rejetée comme si elle était du même niveau que les plus absurdes théories du complot. (D’ailleurs, l’une des raisons pour les quelles je déteste les théories du complot c’est qu’elles ont tendance à rejeter les preuves solides en faveur de jolies spéculations, ce qui permet ensuite dans d’autres situations à des gens comme Rutenberg de saboter les tentatives sérieuses de faire un tri parmi les rapports contradictoires et les preuves discutables)

Explications Alternatives

Dans le cas de l’incident du 4 avril, il y avait plusieurs explications alternatives qui méritaient une attention sérieuse, y compris la possibilité qu’Al-Qaïda ait mis en scène l’événement, sacrifiant peut-être des civils innocents pour tenter de piéger le président Trump et l’inciter à revenir sur la récente renonciation de son administration à suivre la politique Américaine de “changement de régime” en Syrie.


Une image de propagande choquante conçue pour justifier une importante opération militaire américaine en Syrie contre l’armée syrienne.

Cette version n’est pas aussi invraisemblable que Rutenberg le prétend. Par exemple, les enquêteurs des Nations Unies ont reçu des témoignages de témoins oculaires syriens au sujet d’une tentative précédente de jihadistes affiliés à Al-Qaeda et de leurs équipes de “sauvetage” pour mettre en scène une attaque au chlore dans la ville d’Al-Tamanah dans la nuit du 29 au 30 avril 2014, puis diffuser mondialement cette fausse attaque via les médias sociaux.

“Sept témoins ont déclaré que des alertes fréquentes [concernant une attaque au chlore imminente par le gouvernement] avaient été émises, mais en fait, aucun incident impliquant des produits chimiques n’a eu lieu”, a déclaré le rapport U.N. “Alors que les gens s’étaient mis en sécurité après ces avertissements, leurs maisons ont été pillées et des rumeurs se sont répandues que les événements étaient organisés. … Ils [ces témoins] se sont présentés pour contester les faux rapports largement répandus sur les médias. ”

Les rebelles et leurs alliés ont également fait des déclarations absurdes sur la façon dont ils avaient compris que des bombonnes de chlore étaient contenues dans des “bombes-baril”, en citant le son spécifique que fait une bombe au chlore.

Le rapport des Nations Unies disait: “Le témoin oculaire [rebelle], qui a déclaré être posté sur le toit, a dit avoir entendu un hélicoptère et le son “très fort” d’une bombe-baril. D’autres personnes interrogées se sont référées à un sifflement distinct des bombes-barils contenant du chlore lorsqu’elles tombent. L’affirmation des témoins n’a pu être corroborée par aucune autre information. ”

Evidemment, la déclaration n’a pu être corroborée car il était fou de croire que les gens pouvaient discerner la présence d’une bonbonne de chlore à l’intérieur d’une “bombe-baril” par son “sifflement distinct”.

Pourtant, l’équipe des Nations Unies a exigé que le gouvernement syrien fournisse les registres de vol pour soutenir son déni que l’un de ses avions ait été en vol dans le voisinage au moment de l’attaque. L’échec du gouvernement syrien à fournir ces documents concernant les vols qu’il a déclaré ne pas avoir eu lieu a été cité par les enquêteurs de l’ONU comme une preuve de la culpabilité syrienne, un autre défi à la rationalité, car il est impossible de produire des registres de vol pour des vols qui n’ont pas eu lieu.

Malgré cette preuve d’une fabrication rebelle – et le fait que les militaires syriens n’avait pas de raison d’utiliser du chlore, produit qui ne tue presque jamais personne – les enquêteurs de l’ONU ont cédé à une intense pression des puissances occidentales sur leur carrière professionnelle et ont accepté comme vraies deux autres déclarations non vérifiées des rebelles sur des attaques au chlore, conduisant les médias occidentaux à déclarer que le gouvernement syrien avait utilisé des bombes au chlore contre des civils.

Le cas douteux du Sarin

Outre les ces douteuses affaire de chlore – et la preuve d’au moins une tentative de manipulation – il y a eu l’infâme attaque au gaz sarin à la périphérie de Damas le 21 août 2013 (à la Ghouta NDT), qu’un nouveau jugement hâtif mit sur le dos du gouvernement syrien, même si des preuves ultérieures, notamment la portée maximum du missile au sarin, rendent bien plus probable l’hypothèse que des extrémistes liés à Al-Qaïda ont sacrifié la vie de civils pour faire avancer la cause djihadiste.


Le secrétaire d’État américain John Kerry, le 30 août 2013, prétend avoir la preuve que le gouvernement syrien a été responsable d’une attaque aux armes chimiques le 21 août 2013, mais cette preuve ne s’est pas matérialisée ou a été discréditée plus tard. [Photo du Département d’Etat]

Dans tous ces affaires, le Times et d’autres organes de presse occidentaux se sont comportés comme s’il n’y avait qu’une seule version acceptable de l’histoire, celle du gouvernement américain, c’est-à-dire celle de la culpabilité du gouvernement syrien. Peu importe l’invraisemblance des faits ou le manque de fiabilité des sources.

Dans l’affaire Sarin du 21 août 2013 et dans l’affaire actuelle du 4 avril 2017, les responsables et les médias occidentaux ont ignoré le mobile évident d’Al-Qaïda pour mener une provocation, faire blâmer le gouvernement Syrien et inciter les États-Unis à intervenir de leur côté.

En août 2013, le gouvernement syrien venait juste d’accueillir les enquêteurs de l’ONU venus à Damas pour enquêter sur les allégations du gouvernement accusant les rebelles d’utiliser des armes chimiques contre leurs troupes. Que le gouvernement syrien ait alors mené une attaque au gaz toxique à quelques kilomètres de l’hôtel où les enquêteurs de l’ONU résidaient et les détournent de leur mission défie le sens logique.

De même, en avril 2017, non seulement le gouvernement syrien avait le dessus sur le champ de bataille, mais venait juste d’entendre dire par l’administration Trump qu’elle avait inversé la politique américaine exigeant un “changement de régime” à Damas. Donc, le mobile pour utiliser des armes chimiques était chez Al-Qaïda et ses alliés, évidemment pas chez le gouvernement syrien.

La fabrication d’un motif

L’Occident a eu bien du mal à expliquer pourquoi le président Assad aurait choisi ce moment – et une ville de peu de valeur militaire – pour larguer une bombe au sarin. Le Times et d’autres médias traditionnels ont suggéré que la réponse réside dans la barbarie et l’irrationalité des Arabes. Dans cette pensée vaguement raciste, Assad jouait de son impunité en larguant le sarin dans une sorte de célébration de victoire, même si les conséquences prévisibles étaient un bombardement américain et un nouveau retour arrière de Trump sur la politique des États-Unis pour exiger de nouveau l’éviction d’Assad.


Photographie d’hommes à Khan Sheikdoun en Syrie, prétendument à l’intérieur d’un cratère où une bombe au gaz sarin a atterri.

Le 11 avril, cinq jours après la décision de Trump d’attaquer la base aérienne syrienne, la Maison Blanche de Trump a publié une “évaluation du renseignement” de quatre pages qui offrait une autre motivation présumée, la valeur supposée de Khan Sheikhoun en tant que zone de rassemblement pour une offensive rebelle menaçant l’infrastructure gouvernementale. Mais cette offensive avait déjà été repoussée et la ville était loin de la ligne de front.

En d’autres termes, il n’y avait aucun motif cohérent pour qu’Assad ait largué du sarin sur cette ville éloignée. Il y avait, par contre, une raison très logique pour les jihadistes d’Al-Qaïda de mener une attaque chimique et d’amener la pression sur le gouvernement d’Assad. (Il existe également la possibilité d’un relâchement de gaz toxiques accidentel suite à un bombardement conventionnel gouvernemental d’un entrepôt rebelle ou bien d’un accident causé par une fausse manipulation d’arme chimique par les rebelles – bien que certaines des preuves photographiques pointent plus vers une mise scène).

Mais nous ne sommes pas censés poser ces questions, ni douter des “preuves” fournies par Al-Qaïda et ses alliés, car Alex Jones a soulevé des questions similaires et que des organes de presse russes font également état de ce scénario.

Il y a un problème supplémentaire avec le sophisme de Rutenberg: bon nombre des allégations concernant le sarin du 4 avril ont été démontées par Theodore Postol, expert en technologie et sécurité nationale du MIT (Massachusets Institute of Technology NDT), qui a publié une série de rapports détruisant les affirmations contenues dans “l’évaluation du renseignement” présentée par la Maison Blanche.


Une autre photo du cratère contenant le tube qui a prétendument libéré le sarin à Khan Sheikdoun, en Syrie, le 4 avril 2017.

Par exemple, Postol a cité les photographies clés montrant la prétendue cartouche de sarin écrasée à l’intérieur d’un cratère sur la chaussée. Postol a noté que le bidon apparaissait écrasé, pas explosé, et que les hommes sur les photos qui inspectent le trou ne portaient pas de tenues de protection qui auraient été nécessaires s’il y avait réellement eu du sarin dans le cratère.

Toutes ces anomalies et les problèmes posés par les “preuves” présentées par Al-Qaïda et ses alliés devraient jeter le doute sur l’intégralité du “meme”du gouvernement syrien utilisant des armes chimiques. Mais Rutenberg n’est pas seul à prendre cette pensée unique officielle comme un fait établi.

Quatre Pinocchios

Glenn Kessler, “fact-checker” au Washington Post, a décerné “quatre Pinocchios” – réservé aux mensonges les plus flagrants – à l’ancienne conseillère en sécurité nationale Susan Rice pour avoir affirmé en janvier dernier que le gouvernement syrien avait renvoyé toutes ses armes chimiques dans le cadre d’un accord de 2013.

Kessler a déclaré: “La réalité c’est qu’il y a eu des attaques chimiques par la Syrie qui ont été confirmées – et que les autorités américaines et internationales ont des preuves valides que la Syrie n’a pas été complètement honnête dans sa déclaration [concernant ses produits chimiques abandonnés] et peut avoir conservé du sarin et de l’agent neurotoxique VX… et que le gouvernement syrien a quand même attaqué ses citoyens avec des armes chimiques non couvertes par l’accord de 2013, c’est-à-dire les cas d’attaques au chlore.


Le “fact-checker” du Washington Post, Glenn Kessler. (Crédit photo: Singerhmk)

Mais Kessler n’a aucun moyen de savoir ce qu’est la vérité en ce qui concerne l’utilisation présumée d’armes chimiques par la Syrie. Il répète simplement les voix de la pensée unique propagandiste qui a submergé la crise syrienne. Probablement qu’il aurait donné quatre Pinocchios à quiconque aurait douté des allégations de 2003 concernant l’Irak cachant des ADM (Armes de Destruction Massive NDT) vu que toutes les personnes qui comptent “savaient” que c’était vrai à l’époque.

Ce que ni Rutenberg ni Kessler ne semblent disposés ou capables d’aborder, c’est le problème plus large créé par les investissements lourds du gouvernement des États-Unis et de ses alliés de l’OTAN la guerre de l’information ou ce qu’on appelle parfois la “communication stratégique“, en affirmant que c’est pour se défendre eux-mêmes des “mesures actives” des russes. Mais en fait, l’impact de toutes ces opérations psychologiques concurrentes est de piétiner la réalité.

Le rôle d’une presse honnête devrait être d’appliquer son scepticisme à toutes les histoires officielles, de ne pas apporter de l’eau au moulin de “notre côté” ni de rejeter tout ce qui provient de “l’autre côté”, comme le font le New York Times, le Washington Post et le reste des médias traditionnels occidentaux, en particulier en ce qui concerne les politiques au Moyen-Orient et désormais la nouvelle guerre froide avec la Russie.

Le peuple américain et les autres consommateurs d’information ont le droit de s’attendre à ce que les médias occidentaux se souviennent de l’ancien adage selon lequel il y a presque toujours deux versions à une histoire. Il y a aussi le truisme que la vérité ne réside pas souvent à la surface mais est cachée en dessous.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a “sorti” plusieurs des histoires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, Robert Parry, le 18/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 3 Juil 2017 - 2:24

L’aviation israélienne à la rescousse des groupes djihadistes



La tension est vive au sud de la Syrie, près des hauteurs du Golan occupé illégalement par Israël depuis 1967. Ciblés par les troupes syriennes et leurs alliés, les groupes djiahdistes tentent de reprendre du terrain. Ils peuvent compter sur un coup de pouce d’Israël… (IGA)

[color=#ffffff]La frontière dans le sud de la Syrie (région de Quneitra) près des hauteurs du Golan occupé devient de plus en plus ardente. Des centaines de terroristes de Tahrir al-Cham et de Jaïch al-Tawhid ont essayé, durant ces derniers jours, de regagner du terrain contre l’armée syrienne dans la ville d’Al Baath. L’objectif des djihadistes est de résister à l’opération militaire lancée par l’armée syrienne et le Hezbollah dans la province de Deraa.

Al Jazeera a affirmé que les groupes djihadistes ont délibérément lancé des roquettes et des mortiers vers la frontière israélienne, fournissant un prétexte à l’aviation de Tel-Aviv pour bombarder le sud de la Syrie. Samedi et dimanche en effet, les avions israéliens ont frappé des positions de l’armée syrienne « en soutien évident aux terroristes opérant dans le Golan », causant de nombreux morts et blessés parmi les militaires syriens.

La chaîne iranienne PressTV a aussi déclaré que ces derniers jours « un intense trafic d’armes et de munitions en provenance d’Israël vers le Golan a eu lieu dans le but de renforcer les groupes djihadistes dans leurs combats contre l’armée syrienne et le Hezbollah, dernière tentative d’opposition à l’avancée de Damas dans la région ».

Ce qui inquiète le plus Tel-Aviv, c’est de voir les troupes de Damas et du Hezbollah gagner du terrain dans la province de Deraa et de Quneitra. Ces territoires bordent les hauteurs du Golan, occupé illégalement par Israël depuis 1967. Selon le site israélien Kan, le chef du Mossad Yossi Cohen, a déclaré que « l’Iran est en train de créer un nouveau Hezbollah dans les hauteurs du Golan ».

Le chef du service de renseignement israélien fait référence au groupe Harakat Hezbollah Al Nujaba (considéré comme le Hezbollah irakien, NDLR) qui, après les victoires de Daesh en Irak, a rejoint les troupes chiites libanaises. L’objectif déclaré d’Al Nujaba – en particulier la « Brigade de libération du Golan » – est de soutenir Damas et de contrer Israël en ouvrant, en cas de conflit avec Tel-Aviv, un nouveau front dans la région du Golan pour sa libération.

Selon le site d’informations Jerusalem Post, lors d’une réunion de son cabinet ministériel, Avigor Lieberman a annoncé qu’« Israël ne restera pas passif contre tout type d’attaque qui touchera les hauteurs du Golan ». « Toute personne qui veut transformer la Syrie comme une base opérative pour le Hezbollah et l’Iran » — a continué le ministre israélien de la Défense – « devra réfléchir deux fois et s’attendre à une possible réponse militaire d’Israël ». Aussitôt dit, aussitôt fait.

Lundi la défense aérienne syrienne (DCA, NDLR) a mis en garde Israël et a dit qu’elle « n’hésitera pas à répondre aux attaques aériennes de Tel-Aviv, comme cela a déjà eu lieu dans le passé avec un avion israélien qui a été abattu ».

Le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors de la commémoration d’Al Qouds, a déclaré à plusieurs reprises qu’en cas de guerre avec Israël, « le conflit ne sera pas seulement limité aux Libanais, aux Syriens et aux Palestiniens », mais mobilisera de nombreux combattants dans différents pays arabes. Dans son discours, Nasrallah a fait référence au rôle et à l’influence dont jouit le parti chiite dans le monde arabe, même dans les pays sunnites. Tout en restant un parti chiite, le Hezbollah représente aux yeux des masses arabes « l’ axe de la Résistance qui lutte contre les groupes takfiri comme Daesh et Al-Qaïda ». Enfin, concernant la question palestinienne, Nasrallah ajoute que la Résistance est « la seule force qui arrête les plans saoudiens pour faire oublier la situation en Palestine et qui empêche la normalisation des relations avec Israël, un pays qui emprisonne, colonise, torture et tue ».



Source originale: Nenanews

Traduit de l’italien par Stefano Mauro pour Investig’Action

Source: Investig'Action
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mer 5 Juil 2017 - 22:43

Silence des médias sur la révélation de Seymour Hersh sur la frappe américaine contre la Syrie



Une semaine complète s’est écoulée depuis la publication par un important journal allemand de l’article du journaliste Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, qui réfute complètement les mensonges faisant état d’une attaque chimique du gouvernement syrien le 4 avril. Cette prétendue atrocité du régime de Bashar al-Assad fut utilisée pour justifier la frappe de missiles de croisière des États-Unis le 6 avril sur la base aérienne d’al-Shayat. Au moins neuf civils, dont quatre enfants, sont morts lorsque 59 missiles Tomahawk sont tombés sur la base à l’ouest de la Syrie.

______________________________________________________________

Depuis que le quotidien allemand Die Welt a publié l’article de Hersh, intitulé « La ligne rouge de Trump », le 25 juin, son contenu a été entièrement passé sous silence par les principaux journaux et chaînes d’information, hertziennes ou du câble, aux États-Unis.

Le compte-rendu de Hersh précise que non seulement il n’y avait aucune preuve objective pour soutenir les accusations de Washington d’une attaque chimique par le gouvernement syrien sur la ville de Khan Sheikhoun, le fait qu’il n’y avait pas eu une telle attaque était connu de l’armée américaine et des renseignements avant même que l’attaque aux missiles de croisière n’ait été commandée.

« Les renseignements disponibles ont précisé que les Syriens avaient ciblé un site où des jihadistes se rencontraient le 4 avril à l’aide d’une bombe guidée russe avec des explosifs classiques », a déclaré Hersh. « Les détails de l’attaque, y compris des informations sur ses objectifs dits de grande valeur, avaient été fournis par les Russes à l’avance à Doha aux militaires américains et alliés, dont la mission est de coordonner toutes les opérations des forces aériennes des États-Unis, de leurs alliés, des Syriens et des Russes dans la région. »

S’appuyant sur des sources au sein de l’appareil de renseignement américain qui ont parlé sous condition d’anonymat, ainsi que sur l’accès à des « transcriptions de communications en temps réel, immédiatement après l’attentat syrien le 4 avril », Hersh établit qu’un avion du gouvernement syrien a largué une bombe conventionnelle de 227 kg, et non une arme chimique, sur le site de la réunion, qui comprenait « des représentants d’Ahrar al-Sham et du groupe affilié à Al-Qaïda, anciennement connu sous le nom de Jabhat al-Nusra. »

Hersh rapporte que la cible était un bâtiment en parpaings qui servait de « centre de commandement et de contrôle » pour les prétendus « rebelles », qui utilisaient son sous-sol pour stocker des fusées, des armes et des munitions, ainsi que du chlore, des engrais et des insecticides.

« Une évaluation des dommages causés par une bombe (BDA) de l’armée américaine a déterminé plus tard que la chaleur et la force de la bombe syrienne de 227 kg ont déclenché une série d’explosions secondaires qui auraient pu générer l’énorme nuage toxique qui a commencé à se répandre sur la ville, formé par la diffusion des engrais, des désinfectants et d’autres matériaux stockés dans le sous-sol, son effet amplifié par l’air matinal dense, qui a piégé les fumées près du sol », poursuit-il.

« Les Syriens ont-ils planifié l’attaque contre Khan Sheikhoun ? Absolument », a déclaré à Hersh un conseiller principal des renseignements américains. « Avons-nous des interceptions pour le prouver ? Absolument. Ont-ils envisagé d’utiliser le sarin ? Non. Mais le président n’a pas dit : « Nous avons un problème, voyons cela ». Il voulait écraser la Syrie sous des bombes. »

L’actualité et l’importance politique de l’article de Hersh ont été soulignées un jour seulement après sa publication par une déclaration inquiétante et sans fondement émise par la Maison Blanche. Washington, y était-il prétendu, « avait identifié des préparatifs potentiels pour une autre attaque chimique par le régime d’Assad qui entraînerait vraisemblablement un massacre de civils, y compris des enfants innocents ». Si le président syrien Assad « mène une autre attaque de meurtre de masse en utilisant des armes chimiques », a continué la déclaration de la Maison Blanche, « lui et son armée paieront un gros prix. »

Ceci fut suivi d’une menace encore plus vaste de l’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, qui a ajouté : « le but à ce point est non seulement d’envoyer un message à Assad, mais d’envoyer un message à la Russie et à l’Iran […] selon lequel, si cela se produit encore une fois, nous vous mettons en garde. »

Donc, toute allégation d’une attaque aux armes chimiques en Syrie pourrait servir de justification pour que les États-Unis aillent en guerre contre l’Iran et la Russie, une puissance nucléaire. Les médias américains ont dûment publié comme incontestablement vraies les affirmations de la Maison Blanche sur une attaque chimique imminente.

On pourrait être pardonné de penser que, dans le contexte d’une menace de guerre qui pourrait entraîner le peuple américain et toute l’humanité dans une conflagration nucléaire, des preuves étendues et convaincantes du fait que l’ensemble de la prémisse de cette menace était un tas de mensonges seraient au moins admises et soumises à un examen critique par les principaux médias.

Pour croire cela, il faudrait cependant ignorer le mode de fonctionnement de ce qui passe pour le « quatrième pouvoir » aux États-Unis au cours du dernier quart de siècle de guerres d’agression américaines interrompues. À maintes reprises, les médias américains ont répété les faux prétextes des « droits de l’homme » pour les guerres en Yougoslavie, Irak, Libye et Syrie, toutes menées dans la poursuite des intérêts géostratégiques impérialistes américains. Menés par le New York Times, en prévision de l’invasion criminelle des États-Unis en Irak en 2003, les médias américains ont non seulement répété les mensonges de l’administration Bush à propos des « armes de destruction massives », mais ont contribué à les embellir. Ils sont entièrement complices des crimes de guerre qui ont coûté plus d’un million de vies.

Hersh lui-même attire l’attention dans l’article sur le rôle criminel joué par les médias américains. « Trump, qui a fait campagne comme quelqu’un qui préconisait de faire la paix avec Assad, bombardait la Syrie 11 semaines après son entrée en fonction et a été salué par les républicains, les démocrates et les médias », écrit-il. « Un éminent animateur de télévision, Brian Williams de MSNBC, a utilisé le mot “beau” pour décrire les images des Tomahawks lancés depuis la mer. Sur CNN, Fareed Zakaria a déclaré : “Je pense que là Donald Trump est devenu président des États-Unis.” Une revue des 100 principaux journaux américains a montré que 39 d’entre eux ont publié des éditoriaux soutenant l’attentat par la suite, y compris le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal. »

C’est Hersh qui en 1969, a révélé l’histoire du massacre de My Lai où les troupes américaines ont massacré plus de 100 hommes, femmes et enfants vietnamiens, une histoire que les médias américains ont d’abord refusé de toucher. Il a également été parmi les premiers à révéler la torture et les abus sexuels de prisonniers irakiens par des soldats américains à la prison d’Abu Ghraib en 2004. Et il a démenti les mensonges de l’administration Obama au sujet du raid de 2011 qui a tué Oussama ben Laden, ainsi que les allégations fabriquées d’une attaque chimique syrienne en 2013 qui a amené les États-Unis au bord d’une autre guerre.

À 80 ans, il continue de pratiquer un journalisme d’investigation agressif visant à révéler les mensonges du gouvernement américain, même si les médias capitalistes ont été transformés de plus en plus ouvertement en un instrument de propagande pour la Maison Blanche, le Pentagone et la CIA. Ils servent à répandre les mensonges du gouvernement tout en empêchant que l’information qui va à l’encontre des intrigues géostratégiques de l’impérialisme américain et expose ses crimes atteigne le public.

Alors que les médias « traditionnels » ont assumé le rôle de porte-parole et de sténographe pour l’État capitaliste et son appareil militaire et de renseignement, leurs normes journalistiques ont continué de s’effondrer, une tendance soulignée par le débrayage de la semaine dernière par des centaines de travailleurs du New York Times en signe de protestation contre la politique du vaisseau amiral de la presse capitaliste de « rationaliser » son processus d’édition par la destruction de dizaines de postes de réviseurs.

Un des résultats de la subordination servile des médias au gouvernement et à Wall Street a été la mise de facto sur la liste noire de Hersh, qui écrivait régulièrement pour le magazine New Yorker. Même le London Review of Books du Royaume-Uni, dont les éditeurs ont d’abord accepté et payé son article sur l’incident de Khan Sheikhoun, a finalement refusé de le publier, en déclarant au journaliste qu’ils craignaient d’être accusés d’accepter « la vision des gouvernements syrien et russe ».

Le fait que son article ait été publié dans Die Welt, qui appartient à la maison d’édition de droite Springer, est révélateur. Cela reflète sans doute les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Allemagne, qui poursuit une politique étrangère et militaire impérialiste qui s’oppose de plus en plus à celle de Washington.

Cependant, la tentative de faire taire la révélation de Hersh reflète le rôle des médias capitalistes mondiaux, qui n’ont aucun intérêt à mettre en évidence la menace croissante de guerre à laquelle font face les travailleurs aux États-Unis et à l’étranger.


Source: WSWS


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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Dim 9 Juil 2017 - 2:18

Bonsoir mes frères & sœurs
Les russes et Poutine ont remis les pendules à l'heure au sommet du G20 à Hambourg. Les américains via le Trump ont fait beaucoup de bruit avant la rencontre mais au final ils repartent la queue entre les jambes et n'ont rein obtenu de ce qu'ils avaient annoncé. A savoir nada pour la Crimée, nada pour la Syrie où je rappelle pour les étourdis qu'ils sont des intrus illégales pour ne pas changé, là où les russes sont des invités d'un état souverains ne déplaisent aux haters... Pire on apprend qu'au prochain grand pourparlers syro-syriens, Astana 6 les américains n'y seront pas vu que cela va se passer en... Iran ! Quand aux israéliens, ils vont eux aussi devoir revoir leurs ambitions démesurées au Golan... à la baisse...
Akasha.


Le président US pris de court par la Russie



DEBKAfile, site proche du milieu du renseignement de l’armée israélienne, revient sur le feu vert russe à l’Iran pour qu’il accueille le sixième round des pourparlers syro-syriens :


« Le fait que la Russie ait donné son aval à ce que l’Iran accueille Astana 6 prive de facto les États-Unis, la Jordanie et l’opposition syrienne de la possibilité d’y assister. Moscou vient ainsi d’éliminer les États unis, un véritable choc pour la partie américaine. »

Et le site de poursuivre : « En effet les Russes sont sur le point de faire passer un message aux Américains : ils sont prêts à soutenir jusqu’au bout la présence militaire iranienne en Syrie ».

DEBKAfile n’y apporte aucun commentaire, mais ce message est aussi adressé à Israël, dont les officiels ne cessent de réclamer ces derniers temps le « départ d’Assad, de l’Iran et du Hezbollah » de Syrie.

Mais le choix de Téhéran pour accueillir les pourparlers syro-syriens n’est pas le seul « choc infligé » par Poutine aux États-Unis et à Israël. La Russie vient de doter la DCA syrienne de canons électromagnétiques qui paralysent les radars des avions israéliens et provoquent leur crash. Un premier drone israélien a d’ailleurs été abattu mardi dans le sud de la Syrie. À Tel-Aviv, le message a été reçu 5 sur 5 : les Israéliens ont arrêté net leurs frappes contre les positions de l’armée syrienne à Quneitra.

Source : Pars Today
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orné

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 24 Juil 2017 - 8:01

Bonjour,
Je vous proposes en lecture un article traduit par l'excellent site Les Crises sur la tragédie syrio-libyenne perpétrée par les Etats-Unis. Les conséquences de la destruction de ses deux pays n'ont pas fini de retomber sur l'Europe il est donc assez étonnant de voir avec quelle complaisance nos politiciens continuent d'entretenir des liens avec une élite malfaisante et responsable d'autant de morts et de sang sur les mains.
Orné


La main des États-Unis dans les tragédies libyenne et syrienne

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-06-2017

Les désastres liés à la politique de « changement de régime » de l’administration Obama propagent la violence terroriste en Europe, mais ils sont à l’origine de bien plus de carnages dans ces deux pays touchés par cette tragédie, écrit Jonathan Marshall.

Les enquêtes policières et la presse ont confirmé que deux des attaques terroristes les plus meurtrières à s’être déroulées en Europe de l’Ouest – les attentats à la bombe et les fusillades coordonnés à Paris de novembre 2015 qui ont fait 130 victimes et l’attentat à la bombe de mai 2017 dans la salle Arena de Manchester en Angleterre, qui en a fait 23 – ont été provoquées par une unité de l’EI basée en Libye, unité du nom de Katibat al-Battar.


La secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton évoque, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, la situation en Syrie (Nations Unies, New York, le 31 janvier 2012)


Depuis ces attaques, de nombreux analystes, moi y compris, les ont considérées comme une forme de « réaction » à la campagne désastreuse menée pour déposer le dictateur libyen Mouammar Kadhafi en 2011. En transformant la Libye en base-arrière des militants extrémistes radicaux, cette intervention a provoqué en boomerang l’exportation de la terreur vers Europe de l’Ouest.

Cependant, une critique aussi eurocentrique de l’intervention de l’OTAN laisse dans l’ombre les dommages bien plus graves qu’elle a provoqués en Syrie, où près d’un demi-million de personnes ont trouvé la mort et dont au moins 5 millions des citoyens ont dû s’enfuir depuis 2011. Les dirigeants états-uniens, britanniques et français ont contribué à déclencher, par leur hubris, l’une des plus grandes catastrophes modernes.

Il y a dix ans, la Libye, loin d’être un sanctuaire pour les opérations des djihadistes extrémistes, était l’un des principaux ennemis de ceux-ci. Un rapport de 2008 du département d’État faisait remarquer que « la Libye était un solide partenaire dans la lutte contre le terrorisme ». Il était aussi reconnaissant au régime de Kadhafi « de s’engager avec force dans des actions contre les flux de combattants étrangers », surtout des vétérans des guerres djihadistes en Afghanistan et en Syrie.

Tous ces efforts ont pris fin en 2011, quand des rebelles armés, qui comptaient, parmi eux, des membres disciplinés d’al-Qaïda et de l’EI, ont demandé l’aide de l’OTAN pour renverser le régime de Kadhafi. Les leaders occidentaux n’ont pas prêté attention aux avertissements prémonitoires du fils de Kadhafi, Seif, selon lequel « la Libye peut fort bien devenir la Somalie de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée… Vous verrez des millions d’immigrants illégaux. La terreur sera à vos portes ». Kadhafi lui-même a prédit « qu’ une fois que les djihadistes auront le contrôle de la Méditerranée … alors il attaqueront l’Europe ».

Les attaques terroristes qui ont suivi en Europe ont, sans conteste, prouvé la validité de ces avertissements tout en discréditant le prétexte prétendument humanitaire de la guerre illégale en Syrie. Cependant les efforts des djihadistes pour contrôler la Méditerranée ont eu de bien plus graves répercussions, au moins dans le cas de la Syrie.

Un récent article du New York Times au sujet de la genèse des récentes attaques terroristes en France et en Grande-Bretagne a fait remarquer, en passant, que l’EI de Libye, constitué de « vétérans chevronnés des guerres d’Afghanistan et d”Irak », faisait partie « du premier contingent djihadiste étranger à arriver en Syrie en 2012, au moment où la révolte populaire du pays se changeait en guerre civile de grande envergure et en insurrection islamiste ».

Un ancien analyste britannique du contre-terrorisme a déclaré au journal : « Certains des mecs les plus dégueulasses d’al-Qaïda étaient des Libyens. Quand je me suis intéressé à l’EI, je me suis rendu compte que c’était la même chose. C’étaient les plus durs, les plus violents, ceux qui étaient toujours les plus extrémistes, contrairement aux autres. Les Libyens étaient l’élite des troupes et l’EI savait exploiter leurs caractéristiques ».

La violence extrémiste en Syrie.

Ces djihadistes libyens ont tiré parti de leur nombre, de leurs ressources et de leur fanatisme pour contribuer à l’escalade du conflit syrien jusqu’à la tragédie que nous voyons maintenant. Le carnage, que nous considérons maintenant comme allant de soi, n’était pas inévitable.


Le secrétaire d’État, John Kerry, prétend, le 30 août 2013, avoir les preuves de la responsabilité du gouvernement syrien dans l’attaque aux armes chimiques du 21 août 2013, mais ces preuves ou ne se sont pas concrétisées ou ont été, plus tard, discréditées.

Bien que les manifestations anti-gouvernementales en Syrie du printemps 2011 soient, très vite, presque depuis le début, deveues très violentes, beaucoup de réformateurs et de responsables gouvernementaux se sont efforcés d’empêcher une guerre civile totale. En août 2011, les dirigeants de l’opposition syrienne ont déclaré très raisonnablement que les appels aux armes étaient « inacceptables, d’un point de vue politique, national et éthique. Militariser la révolution conduirait à sous-évaluer la gravité de la catastrophe humanitaire qu’impliquerait une confrontation avec le régime. La militarisation amènerait la révolution sur un plan où le régime avait un avantage notable et elle saperait la supériorité morale qui avait caractérisé la révolution depuis le début ».

On l’a oublié aujourd’hui, en général, mais le gouvernement d’Assad a aussi pris des mesures sérieuses pour encourager une désescalade de la violence, comme lever l’état d’urgence, dissoudre l’impopulaire Cour nationale de sécurité, nommer un nouveau gouvernement et organiser un dialogue national avec les leaders de l’opposition.
Mais le 18 août 2011, les mêmes dirigeants occidentaux qui bombardaient Kadhafi annonçaient au monde : « le temps est venu pour le président Assad de démissionner ». Comme pour fortifier la résolution des militants syriens, les rebelles libyens étaient alors juste en train de conquérir Tripoli avec l’aide de l’OTAN.

« C’est un signe de mauvais augure pour le président syrien Bachar al-Assad, écrivait le Wall Street Journal. Il y a déjà des signes qui montrent que la Libye inspire les rebelles qui essaient de renverser Assad… Les manifestants syriens sont descendus dans la rue pour scander : « Kadhafi ce soir, Assad demain… » Il est fort possible que l’épisode libyen ne serve qu’à intensifier le conflit en Syrie, à la fois en motivant les dissidents et en renforçant la détermination de M. Assad à tenir bon ».

Le développement du conflit en Syrie n’a pas été une conséquence involontaire de la campagne libyenne, mais une démarche volontaire de l’ambition ancienne des néoconservateurs de « remodeler le Moyen-Orient » en renversant des régimes extrémistes et antiaméricains. Le même article du Wall Street Journal évoquait les buts grandioses de certains interventionnistes de Washington :

« La nouvelle énergie apportée par le soulèvement libyen pourrait aussi se propager aux autres pays de la région, pas seulement à la Syrie. Les responsables états-uniens espèrent en particulier que cela va donner une nouvelle vigueur à un mouvement de protestation né en 2009 en Iran pour mettre en cause la réélection du président Mahmoud Ahmadimejad… La Syrie est depuis 30 ans le plus proche allié stratégique de l’Iran dans la région. Selon des responsables états-uniens, les menaces qui pèsent de plus en plus sur le régime d’Assad pourraient motiver les forces démocratiques iraniennes ».

Bien sûr, au lieu de motiver les démocrates iraniens, le conflit syrien a encouragé les tenants de la ligne dure de l’Iran à envoyer la Garde révolutionnaire et par procuration des forces du Hezbollah chez leur voisin, déstabilisant ainsi davantage la région.

À la suite de l’horrible meurtre de Kadhafi à l’automne 2011, les extrémistes libyens se sont vite mis à attiser d’autres conflits terroristes, du Mali jusqu’au Moyen-Orient, en utilisant des armes pillées dans les énormes stocks de Kadhafi.

« La prolifération des armes, provoquée par la fin du conflit libyen, était d’une échelle plus grande que lors de tout autre conflit, probablement dix fois plus d’armes que ce que nous avions vu en Irak, en Somalie et en Afghanistan », a constaté un expert de Human Rights Watch.

D’après une enquête des Nations Unies, « les transferts d’armes et de munitions venant de Libye ont été parmi les premiers lots d’armes et de munitions à atteindre l’opposition syrienne ». Elle souligne aussi que les armes libyennes étaient d’abord destinées à des « éléments extrémistes », pour leur permettre de gagner du terrain et de l’influence aux dépens de groupes rebelles plus modérés.

La propagation de la guerre

Selon le Daily Telegraph, dès novembre 2011, des seigneurs de guerre islamistes de Libye se sont mis à offrir « de l’argent et des armes aux mouvements de plus en plus importants insurgés contre Bachar al Assad ». Abdoulhakim Belhadj, commandant du Conseil militaire de Tripoli et ancien dirigeant du Libyan Islamic Fighting Group, un allié d’al-Qaïda, a rencontré secrètement, en Turquie, les dirigeants rebelles syriens pour discuter de l’entraînement de leurs troupes. Précisons qu’en 2004, cet homme avait été victime d’un complot de la CIA, qui l’avait kidnappé avant de le rendre à la Libye.


Le dirigeant destitué Muhammar Kadhafi peu avant son assassinat le 20 octobre 2011.

Le commandant d’une bande armée libyenne a déclaré à ce journal : « Tout le monde veut aller en Syrie. Nous avons libéré notre pays, maintenant nous devons aider les autres… C’est ça l’unité arabe ».

En avril 2012, les autorités libanaises ont confisqué un bateau contenant plus de 150 tonnes d’armes et de munitions provenant de Misrata en Libye. Un comité d’experts approuvé par les Nations Unies a inspecté les armes et a déclaré avoir trouvé des missiles sol air SA- 24 et SA-7, des missiles guidés anti-tanks et de nombreuses armes aussi bien légères que lourdes.

En août de cette même année, selon le magazine Time, « des centaines de Libyens » ont afflué en Syrie pour « exporter leur révolution » apportant avec eux des armes, des compétences pour fabriquer des bombes et une expérience en stratégie de combat.

« Quelques semaines après la conclusion heureuse de leur révolution, des combattants libyens ont commencé à arriver par petits groupes, notait le magazine. Mais ces derniers mois, ces petits groupes sont devenus énormes, beaucoup ayant voyagé jusqu’aux montagnes à cheval sur la Syrie et la Turquie, où les rebelles ont établi leurs bases ».

Un rebelle syrien a déclaré à l’hebdomadaire : « Ils ont des armes plus lourdes que les nôtres » comme les missiles sol-air. « Ils ont apporté ces armes en Syrie et on s’en sert sur le front ».

Un mois plus tard, le London Times nous a apprisqu’un navire libyen transportant plus de 400 tonnes d’armes destinées à la Syrie, comme des missiles antiaériens SAM-7 et des grenades lancées par roquettes, s’était amarré en Turquie. Des armes de ce type ne pouvaient qu’aggraver la souffrance des civils pris dans cette guerre.

Comme l'avait déclaré à des journalistes le ministre français des Affaires étrangères, les missiles anti-aériens des rebelles « forçaient les avions (du gouvernement syrien) à voler très haut, ce qui rendait les frappes moins précises ».

Selon ce qu’a écrit plus tard le journaliste Seymour Hersch, la plupart des armes libyennes de ce type arrivaient en Syrie par des itinéraires secrets, surveillés par la CIA, d’après un programme autorisé par l’administration Obama début 2012. Les subventions et le soutien logistique venaient de Turquie, d’Arabie saoudite et du Qatar. La CIA, pense-t-on, évitait de révéler le programme au Congrès en le classifiant comme opération de liaison avec un partenaire du renseignement étranger, le MI6 de Grande Bretagne.

Les médias de Londres commencèrent à avoir vent de l’opération en décembre 2012. La CIA, disait-on, envoyait davantage de conseillers pour s’assurer que les armes libyennes n’arrivent pas jusqu’aux forces extrémistes islamistes.

Bien sûr, ces efforts étaient trop tardifs, des responsables du renseignement des États Unis savaient déjà alors que « les salafistes, les Frères musulmans et (al-Qaïda) » étaient « les forces principales qui contrôlaient l’insurrection ». L’afflux de nouvelles armes a simplement aggravé les souffrances de la Syrie et a fait encore plus de ce pays le théâtre d’une dangereuse compétition internationale pour le pouvoir.

Les armes et les combattants de Libye ont contribué à transformer le conflit syrien et à changer une lutte âpre en bain de sang. Comme l’érudit moyen-oriental, Omar Dahi l'a fait remarquer, « l’année 2012 a joué un rôle décisif dans la genèse de la catastrophe actuelle. Il y avait des éléments étrangers impliqués en Syrie avant cette date… mais jusqu’au début de 2012, la dynamique du conflit syrien était, en grande partie, interne. À la fois à cause des armes injectées de l’extérieur et de l’espoir d’une aide militaire plus importante, une aide de l’Occident, pour être clair, l’opposition a décidé de prendre les armes.

« La décision de militarisation a eu trois effets principaux. D’abord, elle a spectaculairement augmenté le nombre de victimes et les ravages dans le pays tout entier… À la mi-2012, le nombre de morts par mois était presque le même que celui de la totalité de la première année du soulèvement. La militarisation a donné au régime syrien carte blanche pour utiliser exhaustivement son arsenal d’armes. Et peut-être ce qui est le plus catastrophique, l’émergence d’une rébellion armée a placé beaucoup des chances de l’opposition entre les mains de ceux qui voulaient donner de l’argent et armer les combattants… C’est à ce moment que les groupes djihadistes se sont lancés ».

Les victimes collatérales de l’intervention de l’OTAN en Libye comprennent maintenant 6 millions de Libyens qui essaient de survivre dans un État failli, des millions de personnes en Afrique du Nord en proie au terrorisme islamiste, 20 millions de Syriens qui n’attendent que la fin de la guerre et des millions d’Européens innocents qui se demandent quand ils risquent d’être pris pour cibles par des attentats suicides terroristes. Il n’y a rien d’humanitaire dans des guerres qui déchaînent de tels massacres, provoquent un tel chaos, des guerres dont on n’entrevoit pas la fin.

Jonathan Marshall est un contributeur régulier de Consortiumnews.com

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-062017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Mar 25 Juil 2017 - 22:51

Syrie : le hurlement des loups…



« Dans la région, nous n’entendons plus que le hurlement des loups : le Qatari accuse le Saoudien de comploter pour renverser le régime des Al-Thani, le Saoudien accuse le Qatari de comploter pour renverser le régime des Al-Saoud et déstabiliser le royaume, l’Émirati accuse le même Qatari de travailler à saper sa propre stabilité…


Tous complotent contre tous, au point où vous ne pouvez même plus distinguer les loups qui hurlent le plus.

Ainsi, Ibrahim Karagül se demande dans un article du quotidien « Yeni Safak », porte-parole du parti au pouvoir en Turquie, quelle serait la relation entre la crise qatarie et le coup d’État manqué du 15 Juillet 2016 visant à renverser le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en accusant Mohammed ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dabi, d’avoir financé cette « sale tentative » via l’homme d’affaires Mohammed Dahlane décrit comme un agent du Mossad et de la CIA.

Soutenant que les Émirats ont transmis 3 milliards de dollars au groupe de Fethullah Gülen pour mener à bien le coup d’État, Ibrahim Karagül insiste sur leur responsabilité dans cette affaire et sur le droit des Turcs de poursuivre en justice tous ceux qui ont financé et soutenu cette tentative menée par collaboration entre les Émirats Arabes Unis et les services secrets égyptien et israélien, lesquels planifieraient des opérations terroristes contre la Turquie par l’intermédiaire de l’organisation terroriste Daech. Il conclut en décrétant, d’ores et déjà, leur pleine responsabilité pour toutes les « sales opérations terroristes » qui se produiraient à l’avenir dans n’importe quelle ville turque !

Qui suit les médias des États agresseurs de la Syrie reste stupéfait et circonspect devant l’inimaginable prose de ceux-là qui, de l’aveu même de l’ex-ministre qatari des Affaires étrangères, Hamad bin Jassem, collaboraient dans une même cellule d’opérations au nord et au sud de la Syrie pour tenter, avec la coopération d’Israël, de la détruire, de détruire son rôle régional et de mettre fin à son rôle de pivot au sein de l’Axe de la Résistance.

Ce qui est tout aussi curieux est de constater qu’Israël coopère avec le Qatar contre l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, et coopère avec l’Arabie Saoudite et les Émirats contre le Qatar et la Turquie ; soutient Barzani dans son projet séparatiste de partition de l’Irak, et soutient les organisations terroristes armées en Syrie. Il est le Joker qui les utilise tous en fonction de ses intérêts, sans jamais se soucier de qui conspire contre qui. Bien au contraire, il aide chaque partie contre l’autre selon le célèbre principe : « diviser pour régner ».

Le seul bénéficiaire de ce qui s’est passé et de ce qui se passe actuellement dans notre région est l’entité israélienne, laquelle ne dissimule plus son acharnement à judaïser Jérusalem, détruire la mosquée d’Al-Aqsa, liquider la question palestinienne devenue pour les loups de la région un fardeau dont il faudrait se débarrasser par n’importe quel moyen, afin que la situation leur devienne propice pour affronter de nouveaux ennemis imaginaires, se battre contre des moulins à vent, et comploter les uns contre les autres.

Le plus paradoxal est que pendant qu’Al-Aqsa subit les violations israéliennes, le Serviteur des deux Lieux saints de l’Islam se comporte en sourd-muet, imité en cela par la Fédération mondiale des oulémas musulmans dirigée par Yusuf al-Qaradawi, trop occupé par l’agression saoudienne portant préjudice à l’indépendance et aux politiques régionale et internationale du Qatar ; alors, qu’en Syrie, les différentes organisations islamisées pour la forme et « israélisées » dans le fond, sont occupées à se liquider les unes les autres.

Il est indubitable que les peuples de notre région passent d’une catastrophe à une autre et subissent les effets de crises profondes, notamment celle qui résulte de l’instrumentalisation de l’Islam par les forces ennemies cherchant à dominer la région en le transformant en une sorte de bagage personnel de tel ou tel dirigeant, de tel ou tel régime politique.

C’est ainsi que l’Arabie Saoudite cherche à cacher ses crimes dans la région sous le couvert de l’Islam ; exige de ses sujets qu’ils se taisent sur les injustices socio-économiques au nom de l’Islam ; détruit le Yémen sous le slogan que les résistants sont des renégats de l’Islam ; attaque le Qatar sous le prétexte que les Al-Thani ne sont pas des descendants des wahhabites [pourtant, le Qatar est un État incontestablement wahhabite ; NdT] et que son alliée, la Turquie, n’est pas une référence islamique comparable à la sienne ; attend de tous les Musulmans qu’ils s’agenouillent devant Netanyahou, juste parce que telle est la vision de la sagesse politique dudit Serviteur des deux Lieux saints de l’Islam, tout comme la vision de son héritier Mohammed bin Salmane pour l’an 2030 est purement liée à l’Islam…

La vérité est que le conflit s’est transformé en une lutte entre deux axes pour la direction du monde musulman : l’axe wahhabite et l’axe des Frères Musulmans regroupant le Qatar et la Turquie. Un monde musulman éreinté par les guerres, détruit, loin du développement et du progrès.

Reste à savoir si la résilience des Syriens, leur patience, le sang de leurs martyrs et les douleurs de leurs blessés auront raison des illusions et de l’arrogance de ceux-là qui n’ont fait que comploter.

Oui, dans la région, nous n’entendons plus que le hurlement des loups qataris, saoudiens, turcs, émiratis, et surtout israéliens. Des hurlements qui suggèrent la fin d’une étape et le début d’une autre : celle de la victoire historique de la Syrie et de ses alliés.

Une victoire qui nous mettra face à d’énormes défis comparables à ceux que nous avons affrontés tout au long de l’agression. Défis qui exigent des responsables dévoués au service du peuple et de la nation, du travail, de la créativité, de l’excellence, en sachant que notre effort principal doit porter sur l’intérieur du pays, lequel constitue le pilier de toute nouvelle politique étrangère tenant compte de toutes les variables et nécessaires modifications.

En effet, l’essentiel est à l’intérieur, parce que comme l’a dit le président Al-Assad : « Si l’enceinte de notre maison avait été solide, forte, solidaire, et que la corruption et la trahison n’avaient pas frappé certains de ses recoins, les choses ne seraient pas arrivées là où elles sont ».

Par conséquent, quand nous commencerons à entendre les hurlements des loups de l’intérieur, nous saurons que nous avançons dans la bonne direction.

Voici venu le temps du hurlement des loups… »


Bassam Abou Abdallah, le 20 juillet 2017

Professeur de relations internationales à l’Université de Damas

Source : Al-Watan (Syrie)



Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Rappel :
Fin de partie en Syrie

Lire aussi : Syrie: la Russie livre 10.000 tonnes d'aide humanitaire aux rebelles de la Ghouta
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akasha

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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 7 Aoû 2017 - 1:48

La coalition internationale bombarde Raqqa au phosphore blanc


Capture d'écran d'une vidéo de propagande montant un bombardement de la coalition sur Raqqa le 8 juin. On reconnaît le faisceau typique des bombes au phosphore blanc

Des vidéos très explicites, confirmées par les militants de l’opposition syrienne, le montrent : la coalition internationale conduite par les États-Unis a effectué en fin de semaine dernière plusieurs bombardements au phosphore blanc sur la ville de Raqqa, fief syrien de l’organisation État islamique. Ce composant, qui peut brûler et tuer une personne, est pourtant interdit dans des zones où les civils sont proches des forces armées.

Ces bombardements viennent s’inscrire dans l’opération de reprise de la ville de Raqqa menée depuis mars 2017 par la coalition internationale et ses alliés. Ils ont eu lieu jeudi, vendredi et samedi, pendant que les forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de forces arabo-kurdes, renforçaient leurs positions dans l’ouest de la ville, où elles ont réussi à entrer le 6 juin, avant de poursuivre leur avancée vers le Nord. Les FDS sont soutenues dans leur lutte contre l’EI par la coalition internationale, créée en 2014 et dirigée par Washington, qui leur assure un appui aérien et au sol, en plus des armes et des munitions.

Les images des bombardements de Raqqa qui circulent sur les réseaux sociaux sont explicites : on y voit l’explosion typique des bombes au phosphore blanc, qui provoque un faisceau de traits de fumée blanche.

Les forces de la coalition utilisent du phosphore blanc sur Mossoul et Raqqa


"Créer des incendies, provoquer des asphyxies et des brûlures"

Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 et expert de l’EI, "le but officiel de l’usage de ces armes est de créer des écrans de fumée, afin de permettre aux civils de fuir. Mais, officieusement, les bombes au phosphore visent à créer des incendies afin de déloger les jihadistes, voire à provoquer des asphyxies et des brûlures".

Sauf que les civils peuvent subir les mêmes effets. Les bombes au phosphore blanc sont en effet composées d’un produit chimique, qui réagit au contact de l’air en créant un épais nuage blanc. Touchée par ce nuage, une personne peut être brûlée jusqu’à l’os et périr de ses blessures.

L’usage du phosphore blanc est interdit par le Protocole sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des armes incendiaires contre des objectifs militaires si ceux-ci ne sont pas clairement séparés de l’emplacement des civils. C’est justement le cas à Raqqa, où l’on estime le nombre d’habitants demeurés dans la ville à 160 000. Côté jihadiste, et malgré un armement conséquent, ils ne seraient plus que 500, selon les estimations du Pentagone, les commandements ayant déjà fui la ville vers la province voisine de Deir-El-Zor.

"Ce genre d’images sert la propagande de l’EI. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction"

Pour Rami Jarrah, reporter et militant de l’opposition syrienne de la première heure, qui se trouve aujourd’hui en Turquie, non loin de la frontière syrienne, ces bombardements reflètent une politique deux poids deux mesures de la coalition internationale:


[color:e1e3=#ccccffJ’ai l’impression de revivre l’offensive d’Alep, avec des civils qui font les frais d’une opération militaire dirigée contre des jihadistes. À l’époque, on reprochait au régime syrien de prendre en otage les civils. Là, les Américains refusent d’admettre qu’il ont mis en danger des civils [sur son site, le 12 juin, la coalition a assuré que l’utilisation de bombes au phosphore blanc servait à "faire écran, masquer et marquer des endroits en prenant en compte les possibles effets accidentels que cela pourrait avoir sur les civils", mais précise que l’EI "continue à faire preuve d’un mépris flagrant envers les vies humaines innocentes ", NDLR]. À nos yeux, la vie des civils est sacrée, à Alep comme à Raqqa. Or, avec le nombre de civils tués par la coalition internationale depuis le début des opérations [945 au 1er mars 2017, selon le Réseau syrien des droits de l’Homme, 352 au 1er mai, selon la coalition internationale, NDLR], on ne peut plus parler de "victimes collatérales" !

C’est pour cela qu’une partie de l’opposition syrienne, dont je fais partie, a toujours été en faveur d’un soutien aux troupes au sol et non des bombardements, qui toucheront toujours plus des civils. De plus, ce genre d’images sert la propagande de l’EI, qui relaye massivement ces vidéos en tenant un discours de victimisation. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction.]



Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 58 civils ont été tués depuis mardi 6 juin. Des vidéos similaires montrant des bombardements au phosphore blanc à Mossoul ont également été diffusées au début du mois de juin, à la suite d'une opération menée par l’armée irakienne, toujours avec l’appui de la coalition internationale.

Source : Observers France24

La situation en Syrie au 4 août par Ayssar Midani

Vingt-troisième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani !!!





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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 7 Aoû 2017 - 9:52

A priori s'etait bien des bombes au phosphore mais pas tirées sur la ville, mais en bordure pour faire écran de fumée (couvrir une opération ?)

Sinon il y'aurait eu immédiatement un nombre incalculable de brûlés suite a l'operation, que tout le monde aurait eu le temps de constater depuis le temps ! 2 mois)
Hors l'information date du 6 juin, ou est le 7 aout
2 mois après l’événement Very Happy

Donc s'est exactement ce que dit le journaliste

""Ce genre d’images sert la propagande de l’EI. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction""

L'Ei ressort des vieux dossiers pour exacerber la haine de ses troupes et de la foule
Ils ne savent faire que cela de toute façon devant leur cause illégitime en dehors de tout principe basique d'une religion
Ce ne sont que des psychopathes déshumanisés pour des causes perdues d'avances
Ils sont juste a plaindre pour le mauvais karma qu'ils se font

J'avais toruvé une video interdite:
 
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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   Lun 7 Aoû 2017 - 10:09

evol a écrit:
A priori s'etait bien des bombes au phosphore mais pas tirées sur la ville, mais en bordure pour faire écran de fumée (couvrir une opération ?)

Tu répètes ce que l'armée a dit pour se couvrir...  Rolling Eyes


Sinon il y'aurait eu immédiatement un nombre incalculable de brûlés suite a l'operation, que tout le monde aurait eu le temps de constater depuis le temps ! 2 mois)
Hors l'information date du 6 juin, ou est le 7 aout
2 mois après l’événement Very Happy  

Non relis, l'info ressort parce qu'ils l'ont encore fait aussi bien à Raqqa depuis lors, et aussi à Mossoul..

Citation :
Donc s'est exactement ce que dit le journaliste

""Ce genre d’images sert la propagande de l’EI. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction""

Il faut bien lire, le journaliste ne le dit pas dans se sens. Mais bien dans le sens que de tels exactions de la coalition sert la propagande de Daech, ce qui est un peu différent.

Citation :
L'Ei ressort des vieux dossiers pour exacerber la haine de ses troupes et de la foule
Ils ne savent faire que cela de toute façon devant leur cause illégitime en dehors de tout principe basique d'une religion
Ce ne sont que des psychopathes déshumanisés pour des causes perdues d'avances
Ils sont juste a plaindre pour le mauvais karma qu'ils se font

Cette info ne vient pas de Daech mais de simples civils qui ont filmé puis diffusé par l'OSDH et un journaliste de l'opposition syrienne Rami Jarrah. Et comme le journaliste le souligne cela risque d'être instrumentalisé par la propagande de Daech...

Citation :
J'avais trouvé une vidéo interdite

Les psychopathes ont filmés (eux mème) (avec une camera pleine de cassures lol) des militaires qui leur tombent entre les mains, qui étaient étendus vivants (en pleine forme) au sol comme des sardines face contre terre

Oui je m'en souvient je l'avais malheureusement regardée, j'aurai pas du... pale Il est temps que ses barbaries prennent fin !


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MessageSujet: Re: Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)   

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Dossier d'actualité : conflit en Syrie, articles, cartes, vidéos (& 3eme guerre mondiale?)

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