Planète Révélations
Bienvenu sur Planète Révélations, bonne visite à vous...

Planète Révélations


 
AccueilFAQRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 13 Oct 2011 - 8:07

Maturité
Extrait du livre « Au-delà de la psychologie» d'Osho







Les qualités d’une personne mûre sont très étranges.
D’abord, elle n’est pas une personne, elle n’est plus un moi, elle a une présence, mais elle n’est pas une personne.
Ensuite, elle est plutôt comme un enfant…simple et innocente.
C’est pourquoi je dis que les qualités d’une personne mûre sont très étranges, parce que la maturité donne l’idée de quelqu’un qui a de l’expérience, qui a vieilli, pris de l’âge… Physiquement cette personne peut être vieille, mais spirituellement elle est un enfant innocent. Sa maturité n’est pas seulement l’expérience gagnée dans la vie ; elle ne serait alors pas un enfant et elle ne serait pas une présence non plus ; elle serait une personne expérimentée, avec beaucoup de connaissances, mais pas mature.
La maturité n’a aucun rapport avec vos expériences de vie.
Elle a quelque chose à voir avec votre voyage intérieur, avec les expériences intérieures.
Plus quelqu’un va profondément en lui-même, plus mature il est. Lorsqu’il a atteint le centre même de son être, il est parfaitement mature ; mais à cet instant-là, la personne disparaît, seule reste la présence.
Le moi disparaît, ne reste que le silence.
Le savoir disparaît, ne reste que l’innocence.



Selon moi, la maturité est un autre nom pour réalisation ; vous êtes arrivé à l’accomplissement de votre potentiel, c’est devenu réel. La graine a parcouru un long voyage et a fleuri.
La maturité a un parfum. Elle donne une beauté immense à l’individu. Elle donne l’intelligence, l’intelligence la plus pénétrante qui soit. La maturité rend cette personne rien d’autre qu’amour. Son action est amour, son inaction est amour ; sa vie est amour, sa mort est amour. Elle est juste une fleur d’amour.
L’occident a des définitions de maturité qui sont très infantiles. En occident, maturité veut dire que vous n’êtes plus innocent, que vous avez mûri par des expériences de vie, que vous ne pouvez pas être trompé facilement, que vous ne pouvez pas être exploité, que vous avez en vous quelque chose comme un roc solide, une protection, une sécurité.
Cette définition est très banale, très matérielle. Oui, dans le monde vous trouverez des gens mûrs de ce type. Mais la façon dont je considère la maturité est totalement différente, diamétralement opposée à cette définition. La maturité ne fera pas de vous un roc ; elle vous rendra si vulnérable, si doux, si simple.
Cela me rappelle une histoire…
Un voleur entra dans la hutte d’un maître. C’était une nuit de pleine lune et il y entra par erreur ; autrement qu’y a-t-il à trouver dans la maison d’un maître ? Le voleur regarda autour de lui et fut stupéfait de la trouver vide. Tout à coup il vit un homme s’approcher avec une bougie à la main.
L’homme lui dit: « Que cherches-tu dans le noir ? Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé ? Je dormais juste près de la porte d’entrée et j’aurais pu te montrer toute la maison« . Et l’homme semblait si simple et si innocent, comme s’il ne pouvait pas concevoir que quelqu’un pouvait être un voleur.
Devant sa simplicité et son innocence, le voleur lui dit: « Peut-être ne savez-vous pas que je suis un voleur ? »
Le maître répondit: « Que m’importe, chacun doit être quelqu’un. Le fait est que j’ai vécu dans cette maison pendant trente ans et que je n’ai rien trouvé, alors cherchons ensemble ! Et si nous pouvons trouver quelque chose, nous serons partenaires. Je n’ai jamais trouvé rien dans cette maison ; elle est vide« .
Le voleur eut un peu peur, l’homme semble être étrange… ou bien il est fou ou bien… qui sait quel sorte d’homme est-ce ? Il voulut s’échapper, parce qu’il avait pris avec lui des objets de deux autres maisons, qu’il avait déposés à l’extérieur de la maison.
Le maître avait seulement une couverture; c’était tout ce qu’il avait et c’était une nuit froide, alors il dit au voleur: « Ne t’en va pas, ne m’insulte pas ainsi; sinon je ne serai jamais capable de me pardonner, qu’un pauvre homme soit venu chez moi au milieu de la nuit et ait dû repartir les mains vides. Prends juste cette couverture et ce sera bon, il fait si froid dehors. Je suis à l’intérieur de la maison; il fait plus chaud ici« .
Il couvrit le voleur avec sa couverture. Le voleur en perdait la tête ! Il dit: « Mais que faites-vous ? Je suis un voleur ! »
Le maître dit: « Ça ne fait rien, dans ce monde chacun doit être quelqu’un, doit faire quelque chose. Peut-être voles-tu; cela n’a pas d’importance, une profession est une profession. Fais-la simplement bien, avec toutes mes bénédictions, fais-la parfaitement, ne te fais pas attraper ; autrement tu auras des problèmes« .
Le voleur lui dit: « Vous êtes étrange, vous êtes nu et vous n’avez rien ! »
Le maître répondit: « Ne t’en fais pas, parce que je viens avec toi ! C’est seulement la couverture qui me retenait dans cette maison ; à part cela, dans cette maison il n’y a rien et la couverture je te l’ai donnée. Je viens avec toi, nous vivrons ensemble. On dirait que tu as beaucoup de choses; c’est une bonne association. Je t’ai donné mon tout. Tu peux me donner un petit peu; ce sera équitable« .
Le voleur n’en crut pas ses oreilles ! Il ne voulait que détaler au plus vite de cet endroit et de cet homme. Il dit: « Non, je ne peux pas vous prendre avec moi ! J’ai ma femme, j’ai mes enfants et mes voisins, que diront-ils ? « Tu nous amènes un homme nu ! »
Le maître soupira: « C’est juste, je ne te mettrai pas dans une situation embarrassante. Tu peux donc t’en aller, je resterai dans cette maison. »
Et comme le voleur s’en allait, le maître cria: « Hé! Reviens ! » Le voleur n’avait jamais entendu une voix si forte; elle entrait comme un couteau, il dû rebrousser chemin. Le maître lui dit: « Apprends quelques bonnes manières, je t’ai donné la couverture et tu ne m’as même pas remercié. Donc d’abord, remercies-moi; cela t’aidera beaucoup. Deuxièmement, tu as ouvert la porte lorsque tu es entré; alors refermes-la en sortant ! Ne peux-tu pas voir que la nuit est si froide et ne peux-tu pas voir que je t’ai donné la couverture et que je suis nu ? Être un voleur c’est bien, mais en ce qui concerne la courtoisie, je suis un homme difficile, je ne peux pas tolérer cette sorte de comportement. Dis merci ! »
Le voleur fut contraint de dire : « Merci, monsieur » ; il ferma la porte et s’enfuit. Il ne pouvait pas croire à ce qui venait de se passer ; il ne put fermer l’oeil de toute la nuit. À maintes reprises il se souvenait… jamais il n’avait entendu une voix si forte, un tel pouvoir et l’homme ne possédait rien !
Le jour suivant, il s’informa à la ronde et découvrit qu’il s’agissait d’un grand maître. Il s’était vraiment mal conduit face à lui ! C’était absolument laid d’aller chez ce pauvre homme ; il ne possédait rien du tout. Mais c’était un grand maître.
Le voleur se dit: « Je peux comprendre au moins cela; que c’est un homme d’une sorte très étrange. Toute ma vie je suis entré en contact avec des gens différents, du plus pauvre au plus riche, mais jamais … même lorsque je pense à lui, un frissonnement me traverse le corps.
Lorsqu’il m’a rappelé je ne pouvais plus m’enfuir. J’étais absolument libre, je pouvais prendre mes objets et partir en courant, mais je ne le pouvais pas, il y avait quelque chose dans sa voix qui m’a tiré en arrière« .
Quelques mois plus tard, le voleur fut arrêté et lors de son procès le juge lui demanda : « Pouvez-vous nommer une personne qui vous connaît dans cette région ? »
Le voleur répondit: « Oui, une personne me connaît… » et il nomma le maître.
Le juge dit: « Cela suffit; appelez le maître, son témoignage vaut celui de dix mille personnes. Ce qu’il dira de vous sera suffisant pour prononcer le jugement« .
Le maître fut convoqué et le juge lui demanda: « Connaissez-vous cet homme ? »
Le maître répondit: « Si je le connais ? Nous sommes des associés, c’est mon ami. Il m’a même fait une visite une fois au beau milieu de la nuit. Il faisait si froid que je lui ai donné ma couverture. Il l’utilise maintenant, vous pouvez le constater. Cette couverture est célèbre dans tout le pays; chacun sait que c’est la mienne« .
Le juge dit : « C’est votre ami ? Et… est-ce qu’il commet des vols ? »
Le maître dit: « Jamais ! Il ne pourrait jamais voler. C’est un tel gentleman que lorsque je lui ai donné ma couverture il m’a dit: « Merci, monsieur » et lorsqu’il est reparti de chez moi, il a silencieusement fermé les portes. C’est un monsieur très poli, très agréable« .
Le juge dit: « Si vous parlez de lui ainsi, alors toutes les preuves des témoins qui l’ont accusé d’être un voleur sont annulées. Il est libre« .
Le maître s’en alla et le voleur le suivit.
Le maître se retourna et demanda, « Que fais-tu ? Pourquoi me suis-tu ? »
Le voleur lui répondit: « Maintenant je ne peux jamais plus vous quitter. Vous m’avez appelé votre ami, vous m’avez appelé votre associé. Personne ne m’avait jamais donné aucun respect. Vous êtes la première personne qui a dit que je suis un monsieur, une personne agréable. Je vais m’asseoir à vos pieds et apprendre comment être comme vous. D’où avez-vous obtenu cette maturité, ce pouvoir, cette force, cette observation des choses d’une façon totalement différente des autres ? »
Le maître lui raconta: « Sais-tu comme je me suis senti mal cette nuit ? Tu étais parti ; il faisait si froid. Sans couverture, le sommeil était impossible. J’étais assis juste vers la fenêtre, et en voyant la pleine lune j’ai écrit ce poème: « Si j’étais assez riche, j’aurais donné cette lune parfaite à ce pauvre camarade, qui était venu dans l’obscurité pour chercher quelque chose dans la maison d’un pauvre homme. Je lui aurais donné la lune si j’avais été assez riche, mais je suis pauvre moi-même. Je te montrerai le poème, viens avec moi« .
Puis il rajouta en chemin: « Cette nuit-là j’ai pleuré, car les voleurs devraient quand même apprendre certaines choses. Au moins, ils devraient me faire savoir un jour ou deux à l’avance quand ils viendront voir un homme comme moi, comme ça on pourrait s’arranger et ils ne repartiraient pas les mains vides. Heureusement que tu t’es souvenu de moi au tribunal, parce que ces gaillards sont dangereux, ils auraient pu te maltraiter. Je t’avais offert cette nuit-là de venir chez toi et d’être des associés, mais tu avais refusé. Maintenant tu le veux… Il n’y a aucun problème, tu peux rester. Quoi que j’aie, je partagerai avec toi. Mais ce n’est pas matériel, c’est quelque chose d’invisible« .
Le voleur dit: « Cela je peux le ressentir; c’est quelque chose d’invisible. Mais vous avez sauvé ma vie et maintenant elle est à vous, faites ce que vous voulez en faire, je n’ai fait que la gaspiller. En vous voyant, en regardant dans vos yeux, une chose est certaine, vous pouvez me transformer. Je suis tombé amoureux de cela cette nuit-là« .
La maturité, selon moi, est un phénomène spirituel.


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 5:37, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 13 Oct 2011 - 17:51

Lou, merci, très bel article ! cheers
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Ven 14 Oct 2011 - 7:54


j'avoue que j'aime beaucoup !!
merci à toi.............
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Ven 14 Oct 2011 - 15:47

J'apprécie chaque fois de découvrir tout ce que tu postes, Lou alien
quelle douceur quelle sagesse
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Ven 14 Oct 2011 - 20:46

Like a Star @ heaven merci Pascale_ c'est très gentil..........., on essaye de tendre vers............., mais il reste encore du chemin à faire .............!!!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Ven 14 Oct 2011 - 21:48


Fais ton chemin dame Lou ! Tu es sur la bonne voie, à mon humble avis. Car personne ne te sauvera non personne, que toi-même.

Puisque nous sommes dans la section philosophie humanisme spiritualité, ce forum, comme toutes les étapes de notre existence dans cette incarnation, sur cette terre, à cette époque, est un passage temporaire. D'où l'importance de faire son propre chemin.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 15 Oct 2011 - 1:41

C'est bien là que la vérité se trouve ainsi que la force de chacun, comprendre que les attaques adverse sont une illusion, ça c'est la première partie, mais si je subit une attaque de quelque nature qu'elle soit c'est parce que je ne suis pas en fase avec moi meme puisque je créer ma réalité donc j'attire à moi ce que je suis (et pas ce que je veut (mental) ) ,si j'ai éliminer en moi tout conflits et bien je ne peut aucunement attiré dans ma réalité un conflit ou une attaque car j'attire ce que je suis, c'est à dire un etre sans conflit intérieur.


La réalité est à l'intérieur de chacun et cet intérieur s'extériorise et devient "réalité matériel".

Axe
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 15 Oct 2011 - 3:16

Merci Pascale_ : Car personne ne te sauvera non personne, que toi-même


j'aime beaucoup :

Ma plus belle évasion" de Michel Vaujour.



Je crois qu’on peut tout réussir, vraiment tout, si on est prêt à tout sacrifier, même, et surtout, ce que l’on croit être.

La pire des prisons est celle dans laquelle l'esprit peut s'enfermer, se figer.

On peut tout dépasser et même qu’on a tout à y gagner, à tout dépasser.

J’ai eu la chance d’être obligé d’aller plus loin que la norme. Et de tenir.

Et plus le chemin est dur et plus on finit par découvrir des forces au fond de soi, des forces dont on ignorait la présence. Des forces qu’on ignorerait d’ailleurs peut-être toujours, si on n’avait pas été obligé d’aller plus loin.

Michel Vaujour, beaucoup en on entendu parlé, ayant fait la une des journaux et des informations télévisées. Il a passé vingt-sept ans en prison, dont dix-sept en isolement total, dans les quartiers « Haute Sécurité », n’ayant jamais tuer, ni violer, ni profiter de quelque argent volé. Un destin. Un destin où il a fallu être enfermé pour se libérer.

Il en est sorti, en 2003, après une remise de peine de seize ans, profondément transformé, et a publié « Ma plus belle évasion », livre dans lequel il évoque sa transformation intérieure grâce au yoga et à la méditation.

Question : Comment vous êtes-vous retrouvé en prison ?

Michel Vaujour : Simplement, comme pour beaucoup de jeunes garçons avec une énergie anarchique : j'ai volé des voitures dans une ville de province grise où je m'ennuyais ferme, pour aller danser... J'ai été condamné bien au-delà de ce que j'aurais dû, à deux ans et demi de prison et cinq ans d'interdiction de séjour, ce qui était aberrant, une sorte d'exil. Peu après ma sortie, je me suis fait arrêter alors que je conduisais sans permis. Vue l'expérience que je venais d'avoir, je me suis sauvé. J'ai couru comme ça pendant trente ans, parce qu'à chaque fois qu'on m'arrêtait, je m'évadais ; et à chaque fois que j'étais repris, la peine était plus lourde. À 25 ans, j'avais déjà vingt-cinq ans de prison à faire ! Dans ma cellule du quartier de haute sécurité, j'ai découvert la solitude et le silence, 24 heures sur 24. Je ne parlais pas avec les surveillants.

Vous dites qu'alors, vous avez éradiqué toutes vos « faiblesses mentales ». De quelle manière avez-vous réussi à les dépasser ?

J'avais envie de mourir. Cet appel de la mort, je m'en suis servi comme dernier moyen pour m'en sortir. Il fallait contrôler cette impulsivité, cette non-maîtrise, qui m'avait amené jusque-là. J'ai découvert le yoga et je suis rentré dans un autre monde. Dans ma minuscule cellule, la lumière artificielle était omniprésente, j'étais cerné de béton et je ne voyais pas même le ciel. Un espace hors temps, hors tout. Le yoga s'engouffra dans le vide existentiel qu'était devenue ma vie et, au fil du temps, tout, absolument tout, devint yoga. De l'éveil, vers 5 h, jusqu'au coucher, je me vouais au yoga, comme d'autres en d'autres lieux de silence et de solitude se vouent à Dieu. Même en m'endormant, j'observais mon sommeil... Ce que j'ai compris dans le yoga, c'est que cette ascèse, à haute dose, et bien employée, permet de se sculpter soi-même. Vous devenez ainsi ce vers quoi vous tendez.

Vous dites souvent que « tout ce qui est vivant se transforme ». En quoi est-ce important d'en prendre conscience ?

Sans cela, on a tendance à se figer, à s'enfermer dans une image flatteuse de nous-même, alors que tout ce que nous sommes est impermanent. De petit deuil en petit deuil de ce que nous croyons être, vient l'acceptation profonde de cette loi de la transformation, qui nous permet d'accueillir pleinement ce qui nous est offert, d'accomplir totalement notre chemin d'humanité et de mourir en paix. La seule chose qui nous appartienne, c'est la vie. Au-delà, je ne sais pas. Mais le simple fait d'être vivant est le miracle. Vivre cela fait de chaque jour un acte de grâce. Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir pour moi, mais jamais je ne cracherai sur la vie. Je crois, par ailleurs, que quand l'homme croit vraiment en quelque chose, qu'il le vit de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces dans l'ascèse, l'éthique, alors le suggestif s'incarne en lui. C'est une sculpture qui n'a de fin qu'à l'instant du mourir.

En prison, vous étiez isolé, mais pas seul...

Jamais. Durant les cinq dernières années, j'ai entretenu une correspondance quotidienne de plusieurs heures avec une jeune visiteuse de prison, étudiante en droit à l'époque, qui est ensuite devenue ma femme. C'est elle qui m'a aussi permis de me remettre en question. Jusque-là, j'avais toujours vécu dans le rapport de force. Je ne m'étais jamais ouvert à qui que ce soit. J'ai commencé à échanger avec elle d'égal à égal et cela m'a amené à une véritable ouverture. À elle d'abord, puis le phénomène s'est élargi à tous. Elle m'a appris à dépasser ma petite personne, à sabrer mon ego. Sur le même principe de la transformation, j'ai détruit méthodiquement ce que j'avais construit précédemment, et ça m'a ouvert pleinement à la vie. Cette expérience m'a permis de comprendre que la pire des prisons est celle dans laquelle l'esprit peut s'enfermer, se figer et nous séparer du vivant, de la vie. S'évader de cette prison-là est la plus essentielle des évasions. Le lâcher-prise, l'acceptation profonde des différences, l'amour, en sont les clés.


merci à toi LOU


Dernière édition par LOU le Mar 17 Avr 2012 - 12:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 15 Oct 2011 - 3:25

LOU, On touche à tes valeur personnelle parce qu en toi comme en moi il y a une partie de l'etre qui permet qu'une telle chose arrive


Tout est dans l'art de s'améliorer et de changer la vision que tu as de toi, ta réaliter s'ajustera en fonction de la vision que tu as de toi et de l'autorisation que tu t'offrira à ceux que cela n'arrive plus


Amicalement
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 4:56

Larmes de femme

Un petit garçon demanda à sa mère :
- Pourquoi pleures-tu ?
- Parce que je suis une femme, lui répondit-elle.
- Je ne comprends pas, dit-il.
Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :
- Et jamais tu ne comprendras.

Plus tard le petit garçon demanda à son père :
- Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !
- Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte, il demanda à Dieu :
- Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?

Et Dieu répondit :
- Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ;
et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie,
et celle d'accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants.

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne,
et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel,
même quand ces derniers l'ont blessée durement.

« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts
et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.

« Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte,
ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
car c'est la porte d'entrée de son coeur - le lieu où réside l'amour.
Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur.

« Toutes les femmes sont belles,
et nous devons les encourager à s'aimer telles qu'elles sont
et à avoir une juste estime d'elles-mêmes. »

Anonyme

http://www.lespasseurs.com/


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 21:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:03

Liberté" de Paul Eluard

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ces oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

(1942) - Le poème "Liberté" de Paul Eluard fut largué par les avions de la RAF en milliers de tracts sur la France occupée.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:06




"Pirouette, cacahuète..."
par Leo

Ses paupières se ferment.
A la façon des rideaux de fer, elles annoncent la fin de son rêve.
Devanture en berne, inéluctablement. Des gens pressés, un bus à prendre, ne pas être en retard pour le souper.
Les rues se sont vidées, laissant place au ballet inquiétant de spectres, enchaînés de leurs espoirs déchus.
Ses doux souvenirs lui reviennent en boulets de canons démâtant sa lutte intérieure.


Il se souvient des posters de super héros qui tapissaient sa chambre d’enfant, qui l’invitaient à l’exploit.
De ses jouets éparpillés, orphelins le temps d’une nuit de sa créativité débordante.
Emmitouflé dans sa couette, il comptait les pas de sa maman, traversant la chambrée sous les regards émus de ses fidèles peluches.
Elle les sondait d’un ton inquisiteur « mais où est donc passé mon petit garçon ? ».
Il était évident qu’ils ne le dénonceraient pas, les adultes sont parfois bien naïfs. Terré sous son armure douillette, il se les imaginait tout sourires, jubilant que sa cachette ne fût pas encore découverte…

Sa mère chantonnait alors avec douceur le compte à rebours qui signifiait que les investigations s’intensifiaient : « Il était un petit homme, pirouette, cacahuète. Il était un petit homme, qui avait une drôle de maison, qui avait une drôle de maison ! ».

A la fin de cette comptine qu’il affectionnait tout particulièrement, après que sa maman ait consulté madame l’armoire, peu loquace, et monsieur le coffre à jouet, bougon comme à son habitude, elle relevait la couette et y trouvait sa précieuse créature. Il lovait de ses petits bras le cou de sa mère, déterminé à faire le plein d’amour pour le long voyage qu’il allait entreprendre au pays des rêves.

« L’avenir t’appartient… », lui murmurait-elle au creux de l’oreille, avant de déposer sur son front ce baiser protecteur qui chassait toutes ses appréhensions. Quand sa mère se retirait à pas feutré, il se signait. Il collectait ce doux baiser sur son front « au nom de ma mère », puis le déposait sur son cœur : « de son fils », joignait ses mains « de notre saint esprit » et les embrassait « ainsi soit-il… ».

Seize années avaient passés et sa mère n’était plus. Foudroyée par le mâle, qui l’avait détruite à petit feu, puis chassé, lui. Il avait pensé à la rejoindre bien des fois mais la cruauté ne méritait pas aussi belle offrande. « L’avenir lui appartenait » se remémorait-il.

Une larme dégringole sur sa pommette en ce funeste anniversaire. Il se désagrège de tristesse sur sa couche. Les poings serrés, il remonte sa couverture comme un condamné s’agripperait à sa vie, puis se retourne comme le destin l’a fait voilà maintenant deux ans. A travers l’opercule, l’hiver ricane sous son nez, le fouette de tout son cynisme, le mord de ses incisives moqueuses, qui l’assaillent par milliers. Il délire encore un instant et s’endort, paisiblement.Une lumière bleutée le réveil, l’agitation alentours est à son comble. En contre-plongée, il distingue deux masses sombres qui s’abattent sur lui. Ils les esquivent à toute berzingue. Ils se croisent sans se remarquer. Apeuré il s’immobilise, les regarde s’agenouiller en gueulant comme des putois avant de se saisir d’une carte qu’ils décryptent…

Une voix lui confirme ce qu’il pressent désormais et qu’il contemple dubitatif « Ici Alpha Sierra, l’individu se prénomme Mathieu Drum, 21 ans,…
L’agent de police relâche la pression exercée sur son Talkie-walkie. Il ne peut s’empêcher de murmurer : un autre SDF… emporté par le froid dans sa maison en carton …

Mon histoire est terminée, pirouette, cacahuète.
Mon histoire est terminée, Messieurs, mesdames applaudissez.
Messieurs, mesdames applaudissez...
http://www.ipagination.com/com/documents/Leo/648f393440d45bae0ebed852619da507_pirouette__cacahu__te___m/index.php


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 21:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:09

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:13



Amen, l’envers du décor : Jessica Hillout


En 2008, la photographe Jessica Hillout décide de partir photographier l’envers du décor de la coupe du monde. A travers sa très belle série "Amen", nous ne sommes plus sous les projecteurs ni dans les grands stades, mais nous découvrons les terrains de foots de fortunes, les balles aux multiples vies.
La phrase qui résume le mieux le projet Amen, est celle de Ian Brower que Jessica Hillout s’est appropriée "En Afrique le football n’est pas une religion mais il est tout ce qu’une religion devrait être."
Cette série nous avait énormément touché lors de sa parution dans le Magazine View et c’est pour cela que nous avons souhaité dans cette interview revenir sur un parcours sensible et une démarche atypique.
Pouvez-vous vous présenter et nous donnez votre parcours ?

Je suis née dans une famille nomade à Anvers d’un père anglais et d’une mère Belge. Dans ma jeunesse, j’ai habité dans de nombreux endroits extérieurs à l’Europe comme l’Afrique du sud, le Canada, Hong Kong, New York... Après le lycée, j’ai pris une année sabbatique puis j’ai étudié la photo en Angleterre où j’ai fait un bachelor de 3 ans.
Ce n’est qu’ensuite que j’ai habité en Belgique pour la première fois. C’est là que j’ai commencé à travailler dans la publicité. Au bout de deux ans, j’étais désemparée... Je gagnais bien ma vie mais j’avais l’impression de perdre le fil de ce pourquoi j’avais étudié la photographie. Je n’avais pas assez de temps pour me consacrer à des projets personnels, des projets qui expriment une certaine vision sur le monde.
Alors en 2002, j’ai acheté avec mon ami de l’époque, un vieux land cruiser et nous sommes partis vers la Mongolie. On a traversé l’Iran, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan etc. Puis la voiture a été envoyée en Afrique du Sud et nous avons continué à cheval pour rejoindre la Chine par le désert de Gobie. Quelques mois plus tard on a pris un avion pour rejoindre notre voiture en Afrique du Sud et reprendre la route en direction du Nord à travers l’Afrique pour rentrer à Bruxelles. Nous sommes partis 18 mois.
Ce voyage m’a permis d’aller vers l’autre, de combattre ma peur de l’inconnu. Il m’a permis de me rendre compte que l’être humain est bon et même si nous ne parlons pas le même langage, par les yeux, et les expressions nous pouvons communiquer avec l’autre. C’est toutes ces r encontres qui m’ont permis de forger mon opinion sur les choses, de distinguer ce qui me touchait et ce qui m’inspirait. Ce voyage était de la nourriture pour les yeux qui inspirait mon âme.
Les grandes choses sont dans les petits détails !
Ce voyage sacralise ce qu’est mon travail aujourd’hui : un retour à l’essentiel. Ce sont les choses dépouillées qui contiennent la vie. Le vide contient la vie.
Le résultat en images est ‘Faces and Places’ une série de visages et de chambres vides. Cette série n’avait pas vraiment un fil rouge. Je me cherchais, je cherchais mes mots. Mes pensées étaient en train de mûrir tout doucement dans ma tête.
En 2007, vous réalisez à Madagascar une série intitulée « Imperfection » qui illustre bien votre démarche. Pouvez-vous nous en parler ?
Après ce premier voyage de 18 mois, j’ai travaillé pendant quelques années pour le rembourser. Puis je suis partie à Madagascar où je souhaitais travailler sur un projet concret. J’y ai passé 4 mois et j’ai mis quelques semaines à trouver l ’expression « Beautiful Imperfection ». J’avais envie de mettre le mot « Imperfection » en avant. Ce mot est bien souvent délaissé dans nos sociétés occidentales qui recherchent la perfection.
L’imperfection est intrinsèque à l’être humain. L’âme des choses est dans l’imperfection. J’ai exploré ce qui était banal, la beauté cachée. Moins tu possèdes de choses, plus ce que tu as devient précieux.
La photo aide les gens à voir ce qu’ils ne pourraient pas voir seul. Plus un détail ou un objet était dépouillé plus une énergie essentielle s’en dégageait. Je m’intéresse beaucoup à l’univers organique
Pour Imperfection et Amen, on peut retrouver l’essence de mon travail dans une citation de Alain de Botton :
« L’humanité peut être divisée en une minorité de personnes pouvant faire beaucoup avec peu et une majorité de personnes pouvant faire peu avec beaucoup ».
« Imperfection » a été exposée au Mois de la photo à Paris.
Vous menez un projet intitulé « Amen » depuis 2008 qui a abouti à un livre. Comment est née cette idée ?
Ma mère est peintre et mon père est graphic designer, j’ai toujours eu un énorme soutien de la part de ma famille. Quand je suis revenue de Madagascar, mon père ne comprenait pas que je n’arrive pas à exposer mon travail. Puis un soir de Noël en 2008, on parlait de la Coupe du Monde en Afrique du Sud qui allait être un événement important pour tout le continent.

C’est alors que l’idée est née de montrer ce qui se passait en dehors des grands stades, en dehors des projecteurs et de montrer comment le foot était essentiel pour le continent. Montrer l’envers de la coupe du monde. Le foot ne m’intéresse pas particulièrement mais je pensais qu’à travers le foot on pouvait montrer plein de choses comme la détermination, la débrouillardise, la force, la fierté, la dignité, l’ingéniosité.
Mon père avait quitté la pub et voulait faire ce qui l’intéressait. On a monté ce projet tous les deux.
Et comment s’est déroulé ce projet ?
J’avais un appareil, et mon carnet Logbook : c’est une façon de travailler, une sorte de cahier que je tiens depuis des années , c’est une carte de mon chemin, visuelle où je décris ce que je vis. Inspirations, frustrations, attentes, résultats, citations... C’est l’envers du décor.
J’ai décidé de faire un voyage à partir de l’Afrique du sud car c’est là où allait se dérouler la Coupe du Monde puis d’aller en Afrique de l’ouest. J’ai pris la voiture de mon père, une coccinelle et je suis partie avec un ami photographe qui travaillait sur un projet différent. J’ai fait 15 000 km, Afrique du sud, Lesotho, Mozambique et Malawi puis la route en Afrique de l’ouest, 10 000 km, Ghana, Togo, Bénin, Cote d’Ivoire, Burkina Faso et Niger .
C’était un projet indépendant, je n’ai pas contacté de sponsor à l’avance, car avec mon père on souhaitait que ce projet soit libre.
Quant à ma façon de travailler, je ne fais pas de reportage, je roule et dès que je vois un village qui a une bonne énergie, je m’arrête ! Je travaille au feeling. Je me balade, je parle aux gens : je vais demander où sont les terrains, les équipes et si je le sens bien, je m’arrête pendant une semaine pour photographier. Je trouve alors une personne qui comprend mon projet et avec qui le courant passe bien et qui m’accompagne comme un assistant pour poser des questions aux habitants.
Je ne payais personne d’autre que ce dernier mais je faisais des échanges de balles de foot avec les équipes que je photographiais. Finalement, j’ai passé 80% du temps à expliquer mon projet et 20% du temps à photographier.

http://www.afriqueinvisu.org/amen-l-envers-du-decor,572.ht


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 21:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:19



LE CERCLE DES POÈTES DÉTENUS


En prison, quelques personnes écrivent et certaines d’entre elles choisissent l’écriture poétique.
Écrire permet d’exercer une forme de liberté ; la liberté d’assembler les mots, de maîtriser le rythme de la phrase alors même que l’on ne maîtrise plus le rythme de sa propre vie, cadencée par des horaires et des contraintes qui ne sont jamais choisies.

Ce site est né d’une rencontre avec des détenus de la prison de Fresnes. Chaque mercredi depuis 10 ans Jacques Yves Berard y anime des cercles de poésie. Chaque mercredi des hommes se donnent rendez vous pour lire les poèmes des autres ou en écrire soi-même.
Une façon parmi d’autres d’affirmer son humanité, de refuser le lent processus de dégradation qui accompagne l’incarcération.



L’arbre


Un arbre
Un trou de feuilles
Visible de près, de loin
Caché le nid d’oiseau
Des abeilles qui butinent
Abri de papillon
Un toit pour l’écureuil
Cabane d’enfant
Garde manger du pic
Support de gros champignons
Ombrelle pour l’animal
Racines sous terre
Que côtoie les vers de terre
L’arbre, la maison d’une société.

David Hotyat
http://lecercledespoetesdetenus.org/
[/center]


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 21:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:23



Mitakuye Oyasin
Une salutation des sioux Lakota est "Mitakuye Oyasin" c'est à dire au nom de toute ma parenté, ce qui sous entend que tout est relié et que tout ce qui est dans la nature et nous même sommes interdépendants...

”Depuis des centaines d’années, la terre souffre d’une destruction rapide de son équilibre et de sa beauté. Sa souffrance provient des civilisations dominées par les hommes qui ont complètement perdu leur équilibre spirituel. L’homme continue de regarder du côté de la politique, de l’économie et de la guerre pour résoudre les problèmes causés par la politique, l’économie et la guerre. Notre Mère, la Terre continuera de souffrir de notre façon de vivre déséquilibrée seulement jusqu’au moment où elle devra frapper, éliminer la vie humaine si nécessaire, se guérir, revenir à un état d’équilibre et recommencer. Certaines personnes croient que nous détruisons la planète. Cette croyance est un symptôme de l’orgueil démesuré de l’homme, de son “complexe de Dieu”. Nous avons abusé de notre pouvoir en nous détruisant nous même. Même si nous choisissons d’abuser de notre pouvoir en nous détruisant nous même, ma Mère la Terre survivra. Elle se guérira même si cela lui prend plusieurs milliers d’années pour se débarrasser de la saleté et des ravages de l’histoire humaine, ce n’est finalement qu’un temps très court à l’échelle de la vie de la planète Terre.Depuis les temps anciens, les Lakotas se sont toujours vus comme les gardiens de la Terre. Nous ne croyons pas que la Terre nous appartient, nous savons que nous appartenons à la Terre. Nous savons, et cela a toujours été une part de nos enseignements, que toute chose et que tout être dans leur nature sont duels, positif et négatif, masculin et féminin. Cette dualité est présente dans chaque forme d’existence, du plus simple atome à la plus grosse masse de matière de l’univers. Cette dualité existe aussi dans le Créateur. Nous connaissons le Créateur comme masculin et féminin mais nous avons pris l’habitude d’oublier la partie féminine du “Grand-Mystère”. Nous avons été si profondément influencés par la société en place que nous avons permis à nos tendances négatives d’aller de plus en plus loin dans le déséquilibre. Dans toutes les histoires des civilisations qui se sont engagées dans ces tendances et croyances de la société dominante, il y a des mythes, légendes et écritures religieuses qui décrivent Dieu comme purement masculin. Ils disent que Dieu a fait l’homme à son image et qu’ensuite il a fait la femme pour la donner à l’homme. Beaucoup de gens croient que se sont les femmes qui ont apporté le mal, la douleur et la souffrance de ce monde. Ils utilisent ceci comme une excuse non seulement pour dominer et contrôler la femme, mais aussi pour rabaisser tout ce qui est féminin en incluant bien sûr ma mère la Terre. Ceci a conduit la vie à un monde dirigé par le cerveau gauche. La société vénère les fonctions les plus masculines : mathématique, science, stratégie militaire. Elle accorde beaucoup moins d’importance aux aspects féminins tels que l’intuition, une éducation plaçant les enfants au dessus de toutes les autres priorités ainsi qu’un comportement harmonieux.

Il y a quelque vérités spirituelles de base que tous les peuples doivent suivre pour pouvoir diriger leur vie dans leur propre religion, leur propre chemin spirituel.

Ce qui est créé par Dieu est sacré. Tout ce qui est créé par l’homme ne l’est pas. La Terre a été créée par Dieu aussi elle est sacrée. Les frontières et les gouvernements ont été créés pour servir les intérêts des hommes, aussi ne sont-ils pas sacrés. Le plus haut et le plus noble peut être corrompu.

Le plus puissant et le plus fort peut devenir faible et tomber. L’homme peut les changer, les corrompre, les détruire et les reconstruire. La Terre de Dieu continue avec ou sans eux.

Les ressources et les richesses de cette Terre ont été créées par Dieu, elles sont sacrées. Les animaux, les plantes, les arbres, l’air, l’eau, sont tous créés par Dieu, ils sont sacrés. Les grands groupes, les systèmes économiques, la bourse, la complexité moderne et les structures politiques ont été faites par l’homme pour servir ses intérêts, ils ne sont pas sacrés. Une poignée de gens peut ainsi amasser des biens matériels pendant que beaucoup de gens souffrent. De grandes quantités de formes de vie disparaissent aussi à cause de ces mêmes personnes. Ils peuvent continuer sur les chemins de la destruction pour le pouvoir et le profit jusqu’à ce qu’eux-mêmes ne puissent plus survivre sur leur propre tas d’ordures laissant par la même occasion derrière eux une planète inhabitable pour les générations futures. La Terre de Dieu se purifiera et se guérira d’elle-même.

Ce n’est pas à nous de décider qu’une forme de vie est plus sacrée qu’une autre. Nous devons apprendre à vivre sans dépenser plus que ce dont nous avons besoin. Prendre la vie d’un animal n’est pas pire ou meilleur que de prendre la vie d’un arbre ou de n’importe qu’elle autre plante.

Chaque jour et chaque nuit, les gardiens de la tradition Lakota prient pour l’humanité, les animaux, les plantes, ceux qui sont dans le monde des esprits, la Terre, l’Eau, le Feu et l’Air. Nous prions pour les animaux quand nous les tuons pour la nourriture et pour manger leur viande. Nous prions pour les plantes quand nous les cueillons pour les cérémonies et les guérisons.
Nous, Lakotas, croyons que toute chose crée par Dieu est sacrée et en tant que partie de la Création nous sommes aussi “connectés". A chaque fois que nous prions, nous finissons nos prières par les mots “MITAKUYE OYASIN” (Nous sommes tous reliés). Avec cette petite phrase, nous prions pour toutes les choses.“

Chef Archie Fire Lame Deer


Dernière édition par LOU le Mar 17 Avr 2012 - 16:34, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 5 Avr 2012 - 5:24

Entretien de Pierre Rabhi avec Marc de Smedt




Comment se positionner par rapport aux catastrophes écologiques graves à venir sur notre planète ?

Pierre Rabhi : Je dirai en préambule que les catastrophes sont déjà là : il faut en effet se garder d'une vision restrictive à l'occidentale. Je trouve qu'il y a une planétarisation des phénomènes et les conditions climatiques n'épargneront ni le Nord, ni le Sud, elles ne vont pas être sélectives. Il y a comme un ultimatum qui nous est posé, de changer pour ne pas disparaître. Est-il perçu ? J'ai des doutes quand je vois l'accent mis par les sociétés sur des futilités au détriment des urgences globales. J'ai bien peur que les conséquences de nos inconséquences nous mènent à des crises majeures, à des apocalypses biologiques diverses. L'humain moderne est de moins en moins en contact avec les forces vives de la vie, et il est pour-tant complètement dépendant d'elles pour survivre. Que deviendrons-nous sans cette terre nourricière que nous saccageons ? Il faudrait en prendre conscience et véritablement ne plus considérer la nature comme une matière uniquement exploitable, mais comme une entité vivante à respecter : il faudrait même respiritualiser tous nos rapports avec la nature !

Comment faire ? Vous-même avez été élevé au Sahara dans la religion musulmane, jeune homme vous êtes devenu chrétien par choix, à vous écouter on vous dirait panthéiste...

Pierre Rabhi : Je n'ai plus d'appartenance religieuse, mais cela n'a pas aboli ma dimension spirituelle. Je dirais même que je n'ai jamais été aussi religieux depuis que je n'ai plus de religion. Une forme de mutation s'est faite en moi lors de mon retour à la terre ici, en Ardèche : durant des années cela a été très dur, totalement prenant. Et le questionnement de l'identité, du qui suis-je entre cet héritage ancestral du sud et l'adoption des valeurs du nord, est revenu me hanter avec puissance. J'ai donc décidé d'aborder une phase de libération de toutes ces pesanteurs et appartenances à une race, à une culture, à une religion.
C'est à la lecture de Krishnamurti que tout a basculé. Cet auteur a vécu d'ailleurs ce genre d'interrogation, tiraillé entre sa culture indienne et son éducation occidentale, et il s'en est libéré, débroussaillant le chemin pour d'autres. Il s'agit en fait de quoi ? D'émerger à soi-même en dehors de toute appartenance. Et c'est ce travail de libération que je me suis mis à faire grâce à la pensée raffinée que propose Krishnamurti pour comprendre les mécanismes de la personne et les conditionnements dont on a tellement de mal à sortir sans omettre cette difficulté que l'on a d'y voir clair et d'atteindre une forme de transparence mentale... Alors s'est amorcé le processus de mutation qui a fait que ma faiblesse, vécue comme une impasse, s'est dissipée jusqu'à un élargissement de la vision dans un champ spirituel dépassant les clivages traditionnels. Même ma vie de paysan est devenue un chemin initiatique, car je me suis rendu compte que l'esprit est partout. Ce n'est pas ailleurs, c'est ici et partout, tout est immergé dans un océan spirituel qui fonde la vie. À partir de cela, tout acte peut être sujet d'enchantement : qu'est-ce qui fait qu'une graine germe ? On peut reproduire les molécules de la graine, mais cela ne germera pas... D'une spiritualité avec configuration, je suis passé à une spiritualité sans configuration. Il faut apprendre à vivre l'indicible.

Quel fut le livre de Krishnamurti déclencheur ?

Pierre Rabhi : L'Éveil de l'intelligence, puis j'ai lu tous les autres. J'avais beaucoup lu de philosophes, mais n'avais jamais rencontré cette qualité de rigueur conduisant au fait que je suis responsable de moi-même et de mon destin. Cette mutation de la quarantaine m'a donné une énergie fantastique, qui m'a conduit à agir non plus seulement pour moi, mais pour les autres. Et pour en revenir à la crise dont nous parlions, c'est ce chemin d'éveil qui m'a conduit à expérimenter des possibles, des solutions nouvelles avec l'agriculture biologique. Pourquoi ne pas développer davantage ces solutions alternatives ? Il faut demander cela aux politiques, qui ne sont pas en phase et demeurent aveuglés par les lobbies de l'industrie chimique. Il faudrait qu'ils s'éveillent, enfin, eux aussi ! Polluer, c'est profaner, toutes les religions devraient le dire. La vie est un mystère magnifique, il y a une intelligence évidente derrière tout cela. Il serait donc temps de se rendre compte que nous faisons nous aussi partie intégrante de la vie et de la nature. La survie passera par le respect de celle-ci et par un autre rapport au monde.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 18 Aoû 2012 - 11:55

.


Dernière édition par lo-u le Jeu 28 Fév 2013 - 14:12, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 25 Aoû 2012 - 10:35

.


Dernière édition par lo-u le Jeu 28 Fév 2013 - 14:12, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
laly

avatar

Féminin Messages : 1010
Date d'inscription : 18/04/2011
Localisation : île fe France

MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Sam 25 Aoû 2012 - 13:13

lo-u a écrit:



Eveille-toi à l'Eternité : Nisargadatta Maharaj.



BONJOUR ,
Tout ce que je peux dire est que les indous entre eux ne sont pas des tendres,
et quand je vois la tête des hommes mises en photos, j'aurai plutôt un sentiment de fuite , je vois des yeux durs et cruels, sans tendresse et amour, qui ressemblent à ceux des possédés que j'ai pu reconnaître , bien sûr , il doit avoir des dons , mais pas ceux qui vont vers l'amour .
heureuse de ne pas l'avoir l'avoir connu , pas comme Krishnamurti ,
son visage est plus avenant et ses textes aussi !



bonne journée revoir
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Allan Kardec - La Reincarnation Selon Le Spiritisme (Henri Sausse)   Sam 18 Nov 2017 - 7:46

Allan Kardec - La Réincarnation Selon Le Spiritisme compilation de 45 pages mise au point par M. HENRI SAUSSE




LA RÉINCARNATION


Naître, mourir, renaître et progresser sans cesse
Telle est la grande loi qu'il nous faut tous subir,
Nul n'y peut transgresser, la suprême sagesse
Ne nous fit naître un jour que pour bientôt mourir.

Il faudra revenir en ce lieu de misère
Expier nos erreurs, en supporter le poids ;
Car dans un corps nouveau tiré de la matière
L'Esprit doit réparer ses méfaits d'autrefois.


La terre n'est pour nous qu'un enfer de passage ;
Où nous devons lutter et travailler toujours ;
Vaincre nos passions chaque jour davantage,
Pour gagner pas à pas les célestes séjours.

Nous sommes bien des fois venus sur cette terre ;
Nous y viendrons encor progresser et souffrir ;
Ainsi le veut le sort ; en fouillant ce mystère,
De nos mauvais penchants sachons nous affranchir.

Non, Dieu n'a pas voulu qu'une seule existence
Décidât l'avenir de l'Esprit immortel ;
Il lui donne le temps, l'espoir et la souffrance,
Pour conquérir un jour le bonheur éternel.

Plus notre tache est dure, amis, en ce bas Monde
Plus il la faut remplir avec un soin jaloux.
Si nous voulons goûter cette ivresse profonde
De la quitter bientôt pour des Mondes plus doux.





L'OUBLI DU PASSE



Allan Kardec a dit, à ce sujet, dans le Livre des Esprits, n° 392 : « Pourquoi l'Esprit incarné perd-il le souvenir du passé ? »
« L'homme ne peut ni ne doit tout savoir ; Dieu le veut ainsi dans sa sagesse. Sans le voile qui lui couvre certaines choses, l'homme serait ébloui, comme celui qui passe sans transition, de l'obscurité à la lumière. Par l'oubli du passé il est plus lui-même »

N° 395 : « Pouvons-nous avoir quelques révélations sur nos existences antérieures ? »
« Pas toujours. Plusieurs savent cependant ce qu'ils ont été et ce qu'ils faisaient ; s'il leur était permis de le dire hautement ils feraient de singulières révélations sur le passé. »

N° 396 : « Certaines personnes croient avoir un vague souvenir d'un passé inconnu qui se présente à elles comme l'image fugitive d'un songe que l'on cherche en vain à saisir. Cette idée n'est-elle qu'une illusion ? »
« C'est quelquefois réel ; mais souvent aussi, c'est une illusion contre laquelle il faut se mettre en garde, car cela peut être l'effet d'une imagination surexcitée. »

N° 430 : « Puisque la clairvoyance du somnambule est celle de son âme ou de son Esprit, pourquoi ne voit-il pas tout, et pourquoi se trompe-t-il souvent ? »  
« D'abord il n'est pas donné aux Esprits imparfaits de tout voir ; de tout connaître ; tu sais bien qu'ils participent encore de vos erreurs et de vos préjugés, et puis, quand ils sont attachés à la matière ils ne jouissent pas de toutes les facultés de l'Esprit. Dieu a donné à l'homme cette faculté dans un but utile et sérieux et non pas pour lui apprendre ce qu'il ne doit pas savoir ; voilà pour quoi les somnambules ne peuvent pas tout dire. »

Page 190:« L'expérience montre que les somnambules reçoivent aussi des communications d'autres Esprits qui leur transmettent ce qu'ils doivent dire et suppléent à leur insuffisance. Cela se voit surtout dans les prescriptions médicales ; l'Esprit du somnambule voit le mal, un autre indique le remède. Cette double action est quelques fois patente et se révèle, en outre, par ces expressions assez fréquentes : on me dit de dire, ou l'on me défend de dire telle chose. Dans ce dernier cas, il y a toujours danger à insister pour obtenir une révélation refusée, parce que on donne prise aux Esprits légers qui parlent sans scrupule et sans se soucier de la vérité.»
Sur ce même problème : l'oubli du passé, Allan Kardec a dit aussi dans Qu'est-ce que le Spiritisme, page 71 : « Tout s'enchaîne dans le Spiritisme, et quand on suit l'ensemble, on voit que les principes découlent les uns des autres, se servent mutuellement d'appui ; et alors, ce qui paraissait une anomalie contraire à la justice et à la sagesse, semble tout naturel et vient confirmer cette justice et cette sagesse.  
Tel est le problème de l'oubli du passé qui se rattache à d'autres questions d'une égale importance, c'est pourquoi je ne ferai que l'effleurer ici.

Si à chaque existence un voile est jeté sur le passé, l'Esprit ne perd rien de ce qu'il a acquis dans le passé ; il n'oublie que la manière dont il l'a acquis. Pour me servir de la comparaison de l'écolier, je dirai que peu importe pour lui de savoir où et comment et sous quel professeur il a fait sa cinquième, si, en arrivant en quatrième, il sait ce que l'on apprend en cinquième. Que lui importe de savoir qu'il a été fustigé pour sa paresse et son insubordination, si ces châtiments l'ont rendu laborieux et docile ? C'est ainsi qu'en se réincarnant, l'homme apporte par intuition et comme idées innées, ce qu'il a acquis en science et en moralité. Je dis en moralité car si pendant une existence il s'est amélioré, s'il a profité des leçons de l'expérience, quand il reviendra il sera instinctivement meilleur, son Esprit mûri à l'école de la souffrance et par le travail, aura plus de solidité ; loin d'avoir tout à recommencer il possède un fonds de plus en plus riche sur lequel il s'appuie pour acquérir davantage.

L'oubli temporaire est un bienfait de la Providence ; l'expérience est souvent acquise, par de rudes épreuves et de terribles expiations dont le souvenir serait très pénible et viendrait s'ajouter aux angoisses des tribulations de la vie présente. Si les souffrances de la vie paraissent longues que serait-ce donc si leur durée s'augmentait du souvenir des souffrances du passé ?

Vous, par exemple Monsieur, vous êtes aujourd'hui un honnête homme, mais vous le devez aux rudes châtiments que vous avez subis pour des méfaits qui maintenant répugneraient à votre conscience ; vous serait-il agréable de vous souvenir d'avoir été pendu pour cela ? La honte ne vous poursuivrait-elle pas en songeant que le monde sait le mal que vous avez fait ? Que vous importe ce que vous avez pu faire et ce que vous avez pu endurer pour l'expier, si maintenant vous êtes un homme estimable ! Aux yeux du monde vous êtes un homme nouveau, et aux yeux de Dieu un Esprit réhabilité. Délivré du souvenir d'un passé importun, vous agissez avec plus de liberté ; c'est pour vous un nouveau point de départ ; vos dettes antérieures sont payées, c'est à vous de n'en pas contracter de nouvelles.

Que d'hommes voudraient ainsi pouvoir, pendant la vie, jeter un voile sur leurs premières années. Combien se sont dit, sur la fin de leur carrière : « Si c'était à recommencer, je ne ferais pas ce que j'ai fait ! ». Eh bien ! Ce qu'ils ne peuvent pas refaire dans cette vie, ils le referont dans une autre ; dans une nouvelle existence, leur Esprit apportera, à l'état d'intuition, les bonnes résolutions qu'ils auront prises, c'est ainsi que s'accomplit graduellement le progrès de l'humanité.
Supposons encore, ce qui est un cas très ordinaire, que, dans vos relations, dans votre intérieur même, se trouve un être dont vous avez eu à vous plaindre, qui peut-être vous a ruiné ou déshonoré dans une autre existence et qui, Esprit repentant, vienne s'incarner au milieu de vous, s'unir à vous par des lien de la famille pour réparer ses torts, envers vous par son dévouement et son affection, ne seriez-vous pas mutuellement dans la plus fausse position si, tous les deux, vous vous souveniez de vos inimitiés ? Au lieu de s'apaiser, les haines s'éterniseraient.

Concluez de là que le souvenir du passé porterait la perturbation dans les rapports sociaux et serait une entrave au progrès. En voulez-vous une preuve actuelle ? Qu'un homme condamné aux galères prenne la ferme résolution de devenir honnête ; qu'advient-il à sa sortie ? Il est repoussé de la société et cette répulsion le rejette presque toujours dans le vice. Supposons, au contraire que tout le monde ignore ses antécédents, il sera bien accueilli. Si lui-même pouvait les oublier, il n'en serait pas moins honnête et pourrait marcher la tête levée, au lieu de la courber sous la honte du souvenir.
Ceci concorde parfaitement avec la doctrine des Esprits sur les mondes supérieurs au nôtre. Dans ces mondes où ne règne que le bien, le souvenir du passé n'a rien de pénible, voilà pourquoi on s'y souvient de son existence précédente, comme nous nous souvenons de ce que nous avons fait la veille. Quand au séjour qu'on a pu faire dans les mondes inférieurs, ce n'est plus qu'un mauvais rêve ».

C'est avec juste raison que le souvenir du passé nous a été retiré, il n'y a donc aucun motif raisonnable de vouloir le poursuivre quand même contre les ordres de la Providence. Ce n'est donc pas dans cette voie qu'il nous faudra chercher des faits nouveaux et probants venant confirmer la théorie de la pluralité des existences passées. Nous les trouverons plus sûrement dans les cas particuliers, dans ces réminiscences du passé, qui se produisent parfois chez certains sujets et sont d'autant plus probantes qu'elles sont spontanées et peuvent être vérifiées et contrôlées.

Il nous importe peu pour le moment de savoir ce que nous avons pu être dans le passé. Le point capital pour nous est d'acquérir la preuve, la certitude que nous avons déjà vécu d'autres existences corporelles, que nous devrons nous réincarner encore bien des fois avant d'atteindre le perfectionnement moral, vers lequel nous nous acheminons tous plus ou moins, lentement. Ce que nous devons savoir aussi c'est que les conditions de notre existence actuelle sont le résultat de nos existences précédentes, et que, dans notre existence présente, par nos faits et gestes par nos actions bonnes ou mauvaises, nous préparons les conditions favorables ou douloureuses, qui nous seront faites dans nos existences à venir. Mais, sur ce point j'arrête mes réflexions personnelles et cède la parole à notre Maître à tous, Allan Kardec, plus autorisé que qui que ce soit, pour traiter cette importante question de la Réincarnation.

Je prends ses enseignements dans le Livre des Esprits, dans L'Evangile selon le Spiritisme, dans la Genèse et aussi dans les différentes années de la Revue Spirite où cette question a été traitée par lui si magistralement. Puisse ce travail atteindre le triple but que je me suis proposé : 1° Propager la grande loi de la pluralité des existences corporelles successives, autrement dit, la Réincarnation ; 2° En exposer les preuves philosophiques et morales et les preuves matérielles ; 3° Amener tous les Spirites ou soi-disant tels à relire souvent et étudier les ouvrages d'Allan Kardec et Léon Denis où sont exposées avec tant de méthode et d'autorité toutes les questions qui intéressent la Doctrine Spirite.
Lorsqu'on veut étudier le Christianisme, on doit avoir recours aux Evangiles et aux actes des Apôtres ; pour connaître, la religion de Mahomet il faut l'apprendre dans le Coran ; les Juifs interrogent le Talmud pour ce qui concerne leurs rites ; les Boudhistes s'en réfèrent aux Vedas ; les Kabalistes au Zohar, etc...

Pourquoi seuls les Spirites cherchent-ils ailleurs que dans les ouvrages du Fondateur de nôtre philosophie les principes sur lesquels ils veulent établir leurs convictions ?
De cette faute, de cette erreur initiale, découlent la tiédeur de leurs convictions et leur manque de cohésion ; de là aussi la coupable lenteur que nous apportons à la diffusion de notre philosophie. Eh ! Comment pourrions-nous la proclamer hautement, quand beaucoup de prétendus adeptes ont souvent honte de s'avouer tout simplement Spirites ?

Sachons-le, mes amis, ce n'est qu'en puisant nos enseignements à leur source vraie, c'est-à-dire dans les ouvrages d'Allan Kardec et de Léon Denis, que nous pouvons et que nous devons étudier la Doctrine Spirite si nous voulons la connaître intacte et sans aucun alliage. C'est aussi en étudiant ces maîtres, avec toute l'attention qu'ils méritent, que nous pourrons les apprécier à leur juste valeur et leur rendre les tributs de reconnaissance et d'admiration qui leurs sont dus. Ce n'est aussi qu'en suivant leurs leçons que nous pourrons acquérir ces convictions fortes qui nous feront régler notre conduite sur nos principes. Elles, seules, nous donneront la foi des vrais apôtres[1].


[1] C'est pour faciliter à tous cette étude sur la réincarnation que j'ai réuni, ci-après, tous les enseignements d'Allan Kardec ayant trait à ce sujet.


http : // spirite.free.fr/ouvrages/reincarnation%20sausse/reincarnation.htm
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Mar 21 Nov 2017 - 9:08

Pensées pour Anne que j'ai eu le bonheur de rencontrer, pour Vieux Jade qui m'a demandé ce que je prenais comme drogue et Saby avec qui j'ai partagé un blog (canada).



Résister à la protecto-domination

 
Ainsi donc, la protecto-domination, cette entreprise de destruction massive pratiquée par l"assistant" envers l"assisté". Quand vous n'avez plus de logis, des gens charmants vous proposent un hébergement, d'une durée variable. Certains de ces assistants sont tout à fait corrects, mais pour d'autres, c'est un prétexte à une opération de destruction massive, une opération de transfert, ce qui va mal en eux, ils peuvent en faire un petit paquet dont ils transmettent le poids sur vos épaules en critiquant, sans savoir qui vous êtes, votre personnalité et tout ce que vous avez pu faire.
Je sais que dans ces cas là, il faudrait pouvoir se lever, prendre son sac, affronter les mauvaises conditions climatiques, les dangers de la rue, plutôt que de baisser la tête et se taire pour fuir le conflit.
Je ne l'ai pas fait ces derniers jours et si cela m'a permis de reprendre régler des problèmes de refroidissement, la perte de dignité et le stress qui en résultent grignotent à la fois le moral et la santé. Je redresse la tête que j'avais baisser un instant, la dignité est aussi cette force intérieure qui permet de rester debout et d'avancer.

 
 
Je me retrouve à présent à la croisée des chemins. Soit j'accepte de servir de punshing-ball moral à certains qui se valorisent à mes dépends sans même vouloir entendre mon histoire en échange d'un lit et d'un peu de chaleur, soit je retrouve la fidélité à moi-même et le sens de mon combat contre cette globalisation sans âme, qui jette partout dans le monde les enfants de la Terre dans la guerre, la soif, la famine ou la misère. Plutôt affronter le froid que de me perdre.
Un combat juste qui fait entendre au monde pourquoi nous ne sommes pas les dommages collatéraux mais bien les cibles de cette guerre globale, contre les surnuméraires, ceux qui ne sont pas intégrables dans ce système-monde où le conformisme et l'acceptation du contrôle social (Brezinski parmi d'autres éminences grises de la globalisation) sont des pré-requis du droit à l'existence. Ce ne sont pas les seuls critères, pour d'autres, nés dans pays riches de ressources que les transnationales toujours plus monopolistiques entendent s'approprier, il suffit d'être nés au mauvais endroit, au mauvais moment. En Occident, où l'abondance reste de mise, ce sont d'autres sortes de cribles qui président à l'éradication de ceux qui incarnent - encore - une alternative, une marginalité, toujours plus réduite faute de combattants.
J'ai vu la mise en place de ces cribles sociaux aux cours du dernier demi-siècle. De même que la mise en place des matrices d'opinion (propagande) martelées par les médias aux mains des "dominants" qui les légitiment.
Sans logement depuis que ma caravane a mystérieusement disparu je fais la douloureuse expérience de la survie quotidienne, survivre encore un jour, une semaine, obstinément.





Après son pillage, petit à petit, je la réorganisais, et puis elle a disparu...




 
 
 
 
 
Aujourd'hui pour la première fois depuis longtemps, je retrouve les mots pour le dire. Poser les données du problème pour ne pas devenir l'acteur manipulé d'une pièce dont le sens nous échappe mais rester envers et contre tout, les co-auteurs du scénario d'un autre monde possible.
J'ai enfin trouvé un collectif, Doucheflux, qui me permet de poursuivre cette démarche dans un cadre collectif, même s'il s'agit surtout de parer au plus pressé, subvenir aux besoins les plus urgents des plus démunis. Les grandes ambitions politiques qui dépendant d'une conscience partagée par le plus grand nombre sont mortes, érosion de la colonisation yankee, acculturation et consumérisme roi, les écrans chevaux de Troie d'une civilisation décadente. La gauche ? Celle généreuse qui cherchait les chemins de l'équité n'existe plus en tant que mouvement collectif vers un monde meilleur, un monde plus doux, un monde plus équitable, un monde sans limites posées à la croissance qualitative, bienveillance et paix dans un monde réconcilié, parce que aucun ne s'attribue plus indûment les richesses des peuples.

A présent, je n'ai plus d'autre ambition que de lutter au quotidien, collectivement contre cette misère partagée qui conduit tant de belles personnes vers une mort prématurée ou la destruction irréversible d'une conscience massacrée par tout le poids de douleur du monde. On ne construit pas même un petit bout de monde convivial et chaleureux avec des légions de morts, d'éclopés. Et l'ambition aussi bien sûr de replacer la misère en contexte de remonter aux causes premières, pour ne pas devenir de ceux qui se donne bonne conscience en posant à tour de bras des emplâtres sur des jambes de bois. Rouvrir d'autres possibles quand ce sont ceux qui la vivent, la misère, qui définissent leurs espoirs, leurs besoins et leur capacité à faire exister des solutions créatives ensemble.








Anne m'a envoyée un message, elle a trouvé une association....

les-etats-d-anne.over-blog.com/
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Mer 22 Nov 2017 - 8:44

center]Les photographies de Maxime Franch[/center]
 
 
Etudiant et passionné de photographie, Maxime Franch part à la rencontre de sans-abris
 
 
 
 
 
 
 
Michel, 35 ème hivers dans la rue.
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
José, 76 ans
 
 
 
 
 
 
Gilbert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

[/url]
 
 
 

 
 
 


 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Mer 22 Nov 2017 - 8:45

Simone Weil

 
Simone Weil est née le 4 février 1909 à Paris. Sa pensée et son combat s’exprime sous bien des formes d’écriture : poésie, théâtre, essais philosophiques, historiques, traductions du grec ancien, articles politiques, syndicaux, polémiques, méditations métaphysiques, considérations mystiques, lettres ... 
Bachelière à 16 ans, elle luttait pour la paix et les droits de l’homme. Elève d’Alain, auditrice des congrès de mathématiques (auprès de son frère André Weil, du groupe Bourbaki, son jumeau en esprit), révoltée par l’injustice, par les privilèges de la transmission du savoir, elle enseigna dans des écoles sociales. Engagée syndicale, professeur agrégée de philosophie à 22 ans, elle distribua ses premiers traitements aux mineurs. Militante pour l’Europe d’Aristide Briand, dénonçant l’accession d’Hitler dès janvier 1933, secourant les réfugiés antinazis Allemands, militante de la gauche révolutionnaire, amie de Souvarine, disant ses reproches à Trotski hébergé chez son père, présente à Contre-attaque, ouvrière d’usine, brigadiste dans la guerre d’Espagne, révoquée par Vichy parce que « rouge et juive », elle s’impliqua dans les cercles philosophiques, littéraires, chrétiens et humanitaires à Marseille. Ses parents l’entraînèrent dans leur exil à New York. Là, en août 1942, elle n’eut de cesse d’y réclamer son départ pour combattre avec ceux de la France Libre. Elle partit pour Londres en novembre 1942, s’épuisa au travail, s’oublia par compassion pour les victimes de la guerre et des horreurs nazies, et mourut le 24 août 1943, à 34 ans. Le combat qui la consumait était d’ordre métaphysique. 
 
Rétive à toute autorité - elle ne sera jamais membre du Parti communiste ni de l’Eglise, elle ne se laisse pas embrigader. Elle passe au crible, critique les grands principes de l’existence : travail, démocratie, droits de l’homme, religion, modernité. C’est même le sens de sa vie de se méfier de toute idéologie autoritaire.
En 1941, en se référant à la Condition ouvrière, rédigée en 1935 : 
 

«Une seule chose rend supportable la monotonie, c’est la lumière d’éternité, c’est la beauté.»

 
Simone Weil fait le constat d'un profond déracinement de la France. Les causes essentielles en sont la course à l'argent et le manque d'éducation.
 
"L'argent détruit les racines partout où il pénètre".  
 
L'éducation actuelle, pour Simone Weil, est source de déracinement. 
 
"La culture s'est développée dans un milieu très restreint, séparé du monde... Elle est fragmentée par la spécialisation." 
 
L'instruction n'évoque pas les conceptions concernant la destinée humaine, la variation des constellations... 
On peut se sentir cultivé sans avoir les moindres notions sur ces sujets, sans être relié à l'Univers. 
Or l'univers est source d'une morale universelle : 
 
"Quelque chose de mystérieux dans cet univers est complice de ceux qui n'aiment que le bien." 
 
Un système qui pense que seuls sont intelligents ceux qui exercent un travail intellectuel est un "système profondément malade. 
Le déracinement est une grave maladie morale qui débouche sur l'irresponsabilité et l'idolâtrie. Ce sont les sources du totalitarisme et du nazisme allemand. Simone Weil encourage à retenir les leçons de l'histoire. 
 
La tâche essentielle est de recréer des racines. Tout prend sa source dans le sacré et tout y converge. 
Dans L'Enracinement, elle développe une déclaration, non pas des droits mais des devoirs de l'homme envers l'homme. Elle montre ainsi une rupture avec l'idéologie des droits de l'homme de 1789. 
 
 
 
Une nouvelle civilisation, plus humaine, respectant véritablement l'être humain ne peut naître que s'il existe une ferme volonté collective de faire le bien. Cette vie morale est indissociable de la liberté. 
 
"Au-dessus des institutions destinées à protéger le droit, les personnes, les libertés démocratiques, il faut en inventer d'autres destinées à discerner et à abolir tout ce qui, dans la vie contemporaine, écrase les âmes sous l'injustice, le mensonge et la laideur." 
 
 
 
« Ce qu’on appelle aujourd’hui instruire les masses, c’est prendre cette culture moderne, élaborée dans un milieu tellement fermé, tellement taré, tellement indifférent à la vérité, en ôter tout ce qu’elle peut encore contenir d’or pur, opération qu’on nomme vulgarisation, et enfourner le résidu tel quel dans la mémoire des malheureux qui désirent apprendre, comme on donne la becquée à des oiseaux. » 
 
L’école reproduit en somme le fonctionnement capitaliste : 
« Les examens exercent sur la jeunesse des écoles le même pouvoir que les sous sur les ouvriers qui travaillent aux pièces. » 
Piétinant sa mission éducative première qui est celle de donner goût et désir d’apprendre, l’institution se consacre désormais au culte de la performance creusant, voire pire, rendant légitimes les inégalités qu’elle visait a priori à suspendre 
 
Simone Weil : vérité, justice et bien public contre les partis politiques
 
https://philitt.fr/2014/05/29/simone-weil-verite-justice-et-bien-public-contre-les-partis-politiques/
 
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/enracinement/weil_Enracinement.pdf
 
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/attente_de_dieu/attente_de_dieu_1966.pdf
 
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/condition_ouvriere/la_condition_ouvriere.pdf
 
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/connaissance_surnaturelle/connaissance_surnaturelle.pdf
 
http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/pesanteur_et_grace/pesanteur_et_grace.pdf
 
« Il y a des gens pour qui tout ce qui rapproche Dieu d’eux-mêmes est bienfaisant. Pour moi, c’est tout ce qui l’éloigne. Entre moi et lui, l’épaisseur de l’univers-et celle de la croix-s’y ajoute. »
 
Cette conception interroge de façon presque agressive notre éventuel rapport à Dieu, et en tous cas notre rapport à un principe unificateur du monde. La bienfaisance du lien avec Dieu paraîtrait effectivement d’abord comme étant un sentiment de proximité avec lui ; Simone Weil vient renverser cette conception convenue, montrant ainsi que l’intérêt d’un rapport à Dieu, d’une foi, réside justement dans son questionnement. C’est peut-être au moment où on remet le plus en cause sa foi qu’on la vit réellement. La distance que l’on assume entre soi et Dieu est ce qui révèle l’amour de celui-ci, et ce qui le permet du même coup, pour Simone Weil.

 
 
 
 
 
 
 
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Mer 22 Nov 2017 - 11:06

L'enfant et le jeu
 
 
 
Pourquoi l'univers du jeu, des jeux et des jouets ?
 
Historiens, psychologues, éducateurs, animateurs, philosophes... se sont vivement intéressés au jeu et interrogés sur ce qui fait que le joueur joue.
Il n'est pas facile de choisir une définition du jeu ; elles ont été nombreuses et sous-tendues par une philosophie de l'être humain en son entier.
 
Pour J.PIAGET, nous lisons dans : "La naissance du jeu"
 
"L'enfant qui joue à l'air de jouer.
Il reproduit ses conduites simplement pour le plaisir.
La mimique de l'enfant suffit à montrer qu'il joue"
 
Pour Freud, dans : " Le poète et le fantasme "
 
" Ne devrions-nous pas chercher déjà chez l'enfant les premières traces de l'activité poétique ?
Peut-être pourrions nous dire : chaque enfant, dans son jeu, se conduit en poète en créant son propre monde, ou pour  exprimer celà plus correctement, en transposant les éléments formant son monde dans un nouvel ordre, qui lui plaît et lui convient mieux... "
 
 
Le jeu : source d'expériences, de découvertes et de connaissance d'autrui
 
 
Je place dans le concept de jeu à la fois le jeu de société, le théâtre, le sport, les marionnettes...
 
Le jeu
 
-Etroitement lié aux comportements d'exploration, d'expérimentation, de curiosité qui amènent l'enfant à la découverte, à l'apprentissage.
- facteur de création et d'invention.
- synonyme de plaisir : plaisir immédiat, qui se prolonge en joie de vivre.
 
Pour Bruno Bettelheeim :
 
" Les activités de jeu changent à mesure que l'enfant progresse en compréhension et que son esprit se préoccupe peu à peu  de problèmes différents.
Par le jeu, il commence à comprendre ce qu'on peut faire et ne pas faire avec les objets ; en jouant avec les autres, il apprend qu'il existe des règles que tous doivent respecter. "
 
Pour Freud :
 
" Par le jeu, l'enfant fait ses premiers progrès culturels. "
 
L'esprit du jeu
 
Tout peut-être vécu comme jeu, sans l'être de manière constante ; de nombreuses activités qui ne sont pas habituellement considérées comme des jeux peuvent ête très bien vécues de façon ludique : la découverte de la nature, une conversation animée, l'exploration d'un endroit inconnu.
 
Tout comme le fait de jouer aux cartes, de danser... n'entraînent pas forcèment le plaisir de jouer.
Le jeu peut-être comme une manière particulière d'aborder la vie :
 
 
"Jouer c'est, pour un moment, ne pas demander à la vie d'être autre chose que ce qu'elle est, ni d'avoir d'autre finalité qu'elle-même."
Martine Maurinas Bousquet, psychosociologue.
 
Le jeu et les apprentissages
 
Il paraît essentiel de donner à l'enfant l'envie de lire, d'écrire...
Le jeu peutêtre un des moyens qui suscite curiosité, intérêt et donne donc du sens.
 
"Le jeu est éducatif en ce sens qu'il est le ressort de notre curiosité à l'égard du monde et de la vie, le principe de toute découverte et de toute création"
 
Martine Maurinas Bousquet, psychosociologue.
 
 
 
"L'apport théorique n'est intégré que s'il répond à un problème que l'on se pose ; toute leçon doit être une réponse ; l'instituteur, le professeur doivent constituer des demandes et donner du sens au savoir."
 
P. Mérieux, colloque à l'école C.Freinet
 
 
Bruno Bettelheim cite aussi les exemples de professeurs d'enfants issus de milieux culturellement pauvres qui ont constaté que leur développement intellectuel était stimulé quand ils écrivaient des poèmes.
Ce faisant, les enfants pouvaient jouer avec le langage et l'utiliser à leur manière d'une façon créative.
Cette pratique rendait les enfants plus optimistes, directement quant à ce qu'ils pouvaient faire avec des mots, indirectement quant à ce qu'ils pouvaient faire dans le monde.
 
Il décrit bien la notion de persévérance qu'apporte le jeu :
 
" Les efforts répétés qui, après une série d'échecs conduisent finalement au succès lui montrent non seulement la nécessité de la persévérance, mais aussi lui apprennent à faire confiance à sa capacité de réussir.
C'est cette confiance qui, une fois acquise, lui permet de persister dans une tâche jusqu'à ce qu'elle soit maîtrisée.
Par ce processus, l'enfant acquiert et améliore ses facultés de pensées , de même que ses habitudes de persévérance, de patience et d'application qui l'aideront plus tard à aborder avec succès des enseignements plus complexes."
 
A travers le jeu, l'enfant exprime aussi ses rires, ses déceptions, sa personnalité, ses besoins.
Grâce au jeu, nous pouvons comprendre comment l'enfant voit son monde, ce qu'il voudrait être, ce que sont ses préoccupations...
 
Winnicott a montré comment les enfants se servent du jeu pour maîtriser des difficultés psychologiques complexes du passé et du présent.
 
Freud estimait que le jeu permet à l'enfant de faire ses premiers progrès psychologiques ; c'est par lui qu'il exprime ses pensées, ses sentiments.
L'enfant resterait ignorant de certains de ses sentiments ou serait dominé par eux s'il ne mettait pas en actes dans ses jeux.
 
Pour Bruno Bettelheim, c'est par le jeu que l'enfant exprime ce qu'il aurait du mal à traduire par des mots, c'est par lui qu'il cherche à résoudre les problèmes posés par la vie et à comprendre le monde.
 
En conclusion, je dirais que l'on a assisté à un engouement croissant pour les jeux : industrialisation du jeu et du jouet, multiplicité de jeux sur le marché, par rapport à ce fait de société, il faut-être vigilant et ne pas vouloir que le jeu ne soit qu'éducatif.
 
Le jeu doit être synonyme de joie, de fête : il faut laisser une place à l'enfant afin qu'il puisse, par l'imaginaire, créer son univers.
 
 
Les ludothèques
 
Peut-être, est-ce là que se situent les ludothèques, dans le sens espace de vie, que l'enfant peut librement investir.
A l'origine, c'était un centre de prêt de jeux et de jouets pour les enfants, fonctionnant comme les bibliothèques.
Selon certains historiens, la première ludothéque serait née à Los Angeles en 1934, tandis que d'autres la situent à Indianapolis à la même période, la Grande Bretagne a suivi en 1967, avec la première ludothèque pour enfants handicapés.
La même période en France, l'association Bourgogne Culturelle organisait une ludothèque à Dijon.
 
Bibliographie : 
Pour être des parents acceptables, une psychanalyse du jeu, Bruno Bettelheim, Laffont
Le jeu, enjeu, J.Epstein
Jeu et éducation, les ludothèques J.Vial
Jeux et jouets, essai d'ethnotechnologie, textes réunis par Robert Jaulin
"Jeu et réalité", Winnicott
"Du côté des ludothèques", Lazarine Bergeret
Revues Ludo, la revue des ludhothèques
Courrier de l'Unesco : le jeu
 
 
  Projet de quartier, défendu devant jury, 1 partie(diplôme d'état fonction animateur, option sociale, 3 années d'étude)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   

Revenir en haut Aller en bas
 

Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» « Marie retenait tous ces évènements et les méditait dans son coeur »
» Vidéo documentaire "Voyage dans l'espace"
» L'oeuvre de DIEU par Jésus-Christ dans le coeur des êtres humains
» Philadelphia Experiment . Etrange voyage dans le temps .
» Dépose tout dans Mon Coeur.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Planète Révélations :: Spiritualité / Philosophie / Humanisme :: Eveil spirituel / Développement personnel-