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 Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies

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MessageSujet: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Jeu 13 Oct 2011 - 8:07

Rappel du premier message :

Maturité
Extrait du livre « Au-delà de la psychologie» d'Osho







Les qualités d’une personne mûre sont très étranges.
D’abord, elle n’est pas une personne, elle n’est plus un moi, elle a une présence, mais elle n’est pas une personne.
Ensuite, elle est plutôt comme un enfant…simple et innocente.
C’est pourquoi je dis que les qualités d’une personne mûre sont très étranges, parce que la maturité donne l’idée de quelqu’un qui a de l’expérience, qui a vieilli, pris de l’âge… Physiquement cette personne peut être vieille, mais spirituellement elle est un enfant innocent. Sa maturité n’est pas seulement l’expérience gagnée dans la vie ; elle ne serait alors pas un enfant et elle ne serait pas une présence non plus ; elle serait une personne expérimentée, avec beaucoup de connaissances, mais pas mature.
La maturité n’a aucun rapport avec vos expériences de vie.
Elle a quelque chose à voir avec votre voyage intérieur, avec les expériences intérieures.
Plus quelqu’un va profondément en lui-même, plus mature il est. Lorsqu’il a atteint le centre même de son être, il est parfaitement mature ; mais à cet instant-là, la personne disparaît, seule reste la présence.
Le moi disparaît, ne reste que le silence.
Le savoir disparaît, ne reste que l’innocence.



Selon moi, la maturité est un autre nom pour réalisation ; vous êtes arrivé à l’accomplissement de votre potentiel, c’est devenu réel. La graine a parcouru un long voyage et a fleuri.
La maturité a un parfum. Elle donne une beauté immense à l’individu. Elle donne l’intelligence, l’intelligence la plus pénétrante qui soit. La maturité rend cette personne rien d’autre qu’amour. Son action est amour, son inaction est amour ; sa vie est amour, sa mort est amour. Elle est juste une fleur d’amour.
L’occident a des définitions de maturité qui sont très infantiles. En occident, maturité veut dire que vous n’êtes plus innocent, que vous avez mûri par des expériences de vie, que vous ne pouvez pas être trompé facilement, que vous ne pouvez pas être exploité, que vous avez en vous quelque chose comme un roc solide, une protection, une sécurité.
Cette définition est très banale, très matérielle. Oui, dans le monde vous trouverez des gens mûrs de ce type. Mais la façon dont je considère la maturité est totalement différente, diamétralement opposée à cette définition. La maturité ne fera pas de vous un roc ; elle vous rendra si vulnérable, si doux, si simple.
Cela me rappelle une histoire…
Un voleur entra dans la hutte d’un maître. C’était une nuit de pleine lune et il y entra par erreur ; autrement qu’y a-t-il à trouver dans la maison d’un maître ? Le voleur regarda autour de lui et fut stupéfait de la trouver vide. Tout à coup il vit un homme s’approcher avec une bougie à la main.
L’homme lui dit: « Que cherches-tu dans le noir ? Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé ? Je dormais juste près de la porte d’entrée et j’aurais pu te montrer toute la maison« . Et l’homme semblait si simple et si innocent, comme s’il ne pouvait pas concevoir que quelqu’un pouvait être un voleur.
Devant sa simplicité et son innocence, le voleur lui dit: « Peut-être ne savez-vous pas que je suis un voleur ? »
Le maître répondit: « Que m’importe, chacun doit être quelqu’un. Le fait est que j’ai vécu dans cette maison pendant trente ans et que je n’ai rien trouvé, alors cherchons ensemble ! Et si nous pouvons trouver quelque chose, nous serons partenaires. Je n’ai jamais trouvé rien dans cette maison ; elle est vide« .
Le voleur eut un peu peur, l’homme semble être étrange… ou bien il est fou ou bien… qui sait quel sorte d’homme est-ce ? Il voulut s’échapper, parce qu’il avait pris avec lui des objets de deux autres maisons, qu’il avait déposés à l’extérieur de la maison.
Le maître avait seulement une couverture; c’était tout ce qu’il avait et c’était une nuit froide, alors il dit au voleur: « Ne t’en va pas, ne m’insulte pas ainsi; sinon je ne serai jamais capable de me pardonner, qu’un pauvre homme soit venu chez moi au milieu de la nuit et ait dû repartir les mains vides. Prends juste cette couverture et ce sera bon, il fait si froid dehors. Je suis à l’intérieur de la maison; il fait plus chaud ici« .
Il couvrit le voleur avec sa couverture. Le voleur en perdait la tête ! Il dit: « Mais que faites-vous ? Je suis un voleur ! »
Le maître dit: « Ça ne fait rien, dans ce monde chacun doit être quelqu’un, doit faire quelque chose. Peut-être voles-tu; cela n’a pas d’importance, une profession est une profession. Fais-la simplement bien, avec toutes mes bénédictions, fais-la parfaitement, ne te fais pas attraper ; autrement tu auras des problèmes« .
Le voleur lui dit: « Vous êtes étrange, vous êtes nu et vous n’avez rien ! »
Le maître répondit: « Ne t’en fais pas, parce que je viens avec toi ! C’est seulement la couverture qui me retenait dans cette maison ; à part cela, dans cette maison il n’y a rien et la couverture je te l’ai donnée. Je viens avec toi, nous vivrons ensemble. On dirait que tu as beaucoup de choses; c’est une bonne association. Je t’ai donné mon tout. Tu peux me donner un petit peu; ce sera équitable« .
Le voleur n’en crut pas ses oreilles ! Il ne voulait que détaler au plus vite de cet endroit et de cet homme. Il dit: « Non, je ne peux pas vous prendre avec moi ! J’ai ma femme, j’ai mes enfants et mes voisins, que diront-ils ? « Tu nous amènes un homme nu ! »
Le maître soupira: « C’est juste, je ne te mettrai pas dans une situation embarrassante. Tu peux donc t’en aller, je resterai dans cette maison. »
Et comme le voleur s’en allait, le maître cria: « Hé! Reviens ! » Le voleur n’avait jamais entendu une voix si forte; elle entrait comme un couteau, il dû rebrousser chemin. Le maître lui dit: « Apprends quelques bonnes manières, je t’ai donné la couverture et tu ne m’as même pas remercié. Donc d’abord, remercies-moi; cela t’aidera beaucoup. Deuxièmement, tu as ouvert la porte lorsque tu es entré; alors refermes-la en sortant ! Ne peux-tu pas voir que la nuit est si froide et ne peux-tu pas voir que je t’ai donné la couverture et que je suis nu ? Être un voleur c’est bien, mais en ce qui concerne la courtoisie, je suis un homme difficile, je ne peux pas tolérer cette sorte de comportement. Dis merci ! »
Le voleur fut contraint de dire : « Merci, monsieur » ; il ferma la porte et s’enfuit. Il ne pouvait pas croire à ce qui venait de se passer ; il ne put fermer l’oeil de toute la nuit. À maintes reprises il se souvenait… jamais il n’avait entendu une voix si forte, un tel pouvoir et l’homme ne possédait rien !
Le jour suivant, il s’informa à la ronde et découvrit qu’il s’agissait d’un grand maître. Il s’était vraiment mal conduit face à lui ! C’était absolument laid d’aller chez ce pauvre homme ; il ne possédait rien du tout. Mais c’était un grand maître.
Le voleur se dit: « Je peux comprendre au moins cela; que c’est un homme d’une sorte très étrange. Toute ma vie je suis entré en contact avec des gens différents, du plus pauvre au plus riche, mais jamais … même lorsque je pense à lui, un frissonnement me traverse le corps.
Lorsqu’il m’a rappelé je ne pouvais plus m’enfuir. J’étais absolument libre, je pouvais prendre mes objets et partir en courant, mais je ne le pouvais pas, il y avait quelque chose dans sa voix qui m’a tiré en arrière« .
Quelques mois plus tard, le voleur fut arrêté et lors de son procès le juge lui demanda : « Pouvez-vous nommer une personne qui vous connaît dans cette région ? »
Le voleur répondit: « Oui, une personne me connaît… » et il nomma le maître.
Le juge dit: « Cela suffit; appelez le maître, son témoignage vaut celui de dix mille personnes. Ce qu’il dira de vous sera suffisant pour prononcer le jugement« .
Le maître fut convoqué et le juge lui demanda: « Connaissez-vous cet homme ? »
Le maître répondit: « Si je le connais ? Nous sommes des associés, c’est mon ami. Il m’a même fait une visite une fois au beau milieu de la nuit. Il faisait si froid que je lui ai donné ma couverture. Il l’utilise maintenant, vous pouvez le constater. Cette couverture est célèbre dans tout le pays; chacun sait que c’est la mienne« .
Le juge dit : « C’est votre ami ? Et… est-ce qu’il commet des vols ? »
Le maître dit: « Jamais ! Il ne pourrait jamais voler. C’est un tel gentleman que lorsque je lui ai donné ma couverture il m’a dit: « Merci, monsieur » et lorsqu’il est reparti de chez moi, il a silencieusement fermé les portes. C’est un monsieur très poli, très agréable« .
Le juge dit: « Si vous parlez de lui ainsi, alors toutes les preuves des témoins qui l’ont accusé d’être un voleur sont annulées. Il est libre« .
Le maître s’en alla et le voleur le suivit.
Le maître se retourna et demanda, « Que fais-tu ? Pourquoi me suis-tu ? »
Le voleur lui répondit: « Maintenant je ne peux jamais plus vous quitter. Vous m’avez appelé votre ami, vous m’avez appelé votre associé. Personne ne m’avait jamais donné aucun respect. Vous êtes la première personne qui a dit que je suis un monsieur, une personne agréable. Je vais m’asseoir à vos pieds et apprendre comment être comme vous. D’où avez-vous obtenu cette maturité, ce pouvoir, cette force, cette observation des choses d’une façon totalement différente des autres ? »
Le maître lui raconta: « Sais-tu comme je me suis senti mal cette nuit ? Tu étais parti ; il faisait si froid. Sans couverture, le sommeil était impossible. J’étais assis juste vers la fenêtre, et en voyant la pleine lune j’ai écrit ce poème: « Si j’étais assez riche, j’aurais donné cette lune parfaite à ce pauvre camarade, qui était venu dans l’obscurité pour chercher quelque chose dans la maison d’un pauvre homme. Je lui aurais donné la lune si j’avais été assez riche, mais je suis pauvre moi-même. Je te montrerai le poème, viens avec moi« .
Puis il rajouta en chemin: « Cette nuit-là j’ai pleuré, car les voleurs devraient quand même apprendre certaines choses. Au moins, ils devraient me faire savoir un jour ou deux à l’avance quand ils viendront voir un homme comme moi, comme ça on pourrait s’arranger et ils ne repartiraient pas les mains vides. Heureusement que tu t’es souvenu de moi au tribunal, parce que ces gaillards sont dangereux, ils auraient pu te maltraiter. Je t’avais offert cette nuit-là de venir chez toi et d’être des associés, mais tu avais refusé. Maintenant tu le veux… Il n’y a aucun problème, tu peux rester. Quoi que j’aie, je partagerai avec toi. Mais ce n’est pas matériel, c’est quelque chose d’invisible« .
Le voleur dit: « Cela je peux le ressentir; c’est quelque chose d’invisible. Mais vous avez sauvé ma vie et maintenant elle est à vous, faites ce que vous voulez en faire, je n’ai fait que la gaspiller. En vous voyant, en regardant dans vos yeux, une chose est certaine, vous pouvez me transformer. Je suis tombé amoureux de cela cette nuit-là« .
La maturité, selon moi, est un phénomène spirituel.


Dernière édition par LOU le Jeu 5 Avr 2012 - 5:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Voyage dans le coeur des hommes : Textes et poésies   Mer 22 Nov 2017 - 11:24

Oscar et la Dame rose est un roman d’Éric-Emmanuel Schmitt, paru en 2002 :

Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et « qui croit au ciel », lui propose d'écrire à Dieu pour qu'il se sente moins seul.
A travers cette correspondance originale, le récit aborde, du point de vue de l'enfance, des questions philosophiques et existentielles : la maladie, la souffrance et la mort, la rencontre avec l'autre et avec le mystère... 

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=sites&srcid=b2NzYi5jYXx0ZWgtMjAxNS1maWYxZHItM3xneDo1NzVhZGI1YjMwOGFhYzcx


Krishnamurti et Carl Rogers Le sens de l'éducation

Discours d'Ommen :

" J’affirme que la Vérité est un pays sans chemin, et qu'aucune route, aucune religion, aucune secte ne permet de l'atteindre. Tel est mon point de vue, je le maintiens de façon absolue et inconditionnelle. La Vérité étant sans limites, inconditionnée, inapprochable par quelque sentier que ce soit, ne peut pas être organisée; on ne devrait pas non plus créer d’organisation pour conduire, pousser les gens sur une certaine voie. Dès que vous avez saisi cela, vous réalisez à quel point il est impossible d'organiser une croyance. La croyance est une affaire purement individuelle, on ne peut pas, on ne doit pas l'organiser. Si on le fait, elle meurt, fossilisée; elle n'est plus qu'une croyance, une secte, une religion que l’on impose à d’autres.

C’est ce que chacun prétend faire à travers le monde. La Vérité est rapetissée, transformée en jouet pour ceux qui sont faibles, ceux dont le mécontentement n’est que momentané. La Vérité ne peut être mise à la portée de l’individu, c'est à l’individu de faire l'effort pour monter jusqu'à elle. On ne peut pas amener dans la vallée le sommet de la montagne. Si on veut l’atteindre, il faut entrer dans la vallée, puis grimper les raidillons, sans craindre les précipices dangereux. Il faut monter vers la Vérité, elle ne peut pas descendre à votre niveau ou être façonnée pour vous. Les institutions entretiennent l’intérêt pour les idées, mais elles suscitent cet intérêt de l’extérieur. L’intérêt qui ne naît pas de l’amour de la Vérité pour elle-même, l’intérêt inspiré par une institution, est sans valeur. L’institution devient un cadre auquel les membres s’adaptent confortablement. Ils ne tendent plus vers la Vérité, vers le sommet de la montagne, ils se taillent une niche commode dans laquelle ils s’installent ou se font installer par l’institution, pensant qu’elle les conduira de ce fait à la Vérité. "

http://deployezvosailes.free.fr/Carlrogers/Krishnamurti%20et%20Carl%20Rogers.pdf

GIBRAN ET MAY

Que puis-je dire sur les cavernes de mon âme ? Ces cavernes qui vous effraient tant - où je me réfugie quand je suis las du comportement des hommes, de leurs champs trop fertiles et de leurs forêts trop touffues. Je me retire dans les cavernes de mon âme quand je ne trouve pas un autre endroit où délasser mon esprit ; et si certains de ceux que j'aime avaient le courage de pénétrer dans ces cavernes, ils n'y trouveraient qu'un homme à genoux, en train de prier. (...)

Quand je déclare que « ceux qui nous comprennent soumettent en nous quelque chose », vous me demandez si j'aimerais que " quelqu'un " me comprenne - non ! non ! Je ne veux pas qu'un être humain me comprenne si sa compréhension entraîne mon asservissement spirituel. Bien des gens s'imaginent qu'ils nous comprennent parce qu'ils trouvent dans notre comportement « extérieur » quelque chose qui s'apparente à une expérience qu'ils ont faite une seule fois dans leur vie. Ce n'est pas assez ( pour eux ) de prétendre connaître nos secrets - les secrets que dans notre for intérieur nous ne connaissons pas nous-même - ils doivent aussi nous numéroter, nous étiqueter et nous ranger dans un des nombreux compartiments qui renferment leurs pensées et leurs idées, tout comme le pharmacien avec ses potions et ses poudres. Et l'écrivain qui déclare que vous m'imitez dans certains de vos écrits, n'est-il pas l'un de ceux qui prétendent comprendre et connaître nos secrets ? Il vous serait impossible de le convaincre que l'indépendance est le point vers lequel tendent toutes les âmes, et que le chêne et le saule ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre.

J'ai trouvé réconfort et consolation dans cet élément éthéré devant lequel tous les obstacles, distances et barrières s'évanouissent. Et le solitaire ne trouve de consolation et de réconfort que dans cet élément, ne désirant et ne cherchant l'aide de nul autre. (...) Tout être humain est capable de feindre quand il s'agit de ce qu'il aime et de ce qui lui déplaît, ou de jongler avec ses ambitions et de faire bon marché de ses convictions; mais nul homme sur terre n'est capable de feindre à propos de sa solitude, ou de simuler ou dissimuler sa faim et sa soif.(...)


https://khalilgibran.jimdo.com/gibran-et-may/
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