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 L'autisme intelligence aléatoire et non comprise

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MessageSujet: L'autisme intelligence aléatoire et non comprise   Mer 21 Déc 2011 - 16:38

Les troubles du spectre autistique correspondent à des désordres de l'agencement des neurones dans le cortex du cerveau humain, qui entraînent des défauts de circulation de l'information. Ces défauts concernent plusieurs niveaux d’organisation du cortex, de l'organisation des dendrites (arborescences des neurones) et des synapses (connexion entre neurones), jusqu'à des modifications plus larges de structures cérébrales.
Ces désordres semblent le plus souvent d'origines multifactorielles, avec une forte composante génétique et de nombreux facteurs de risques concomitants.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Autisme

je suis intrigué par le fait que certains autistes qui n'ont jamais appris à faire quelque chose le réalise à la perfection ...

Se peut il que l'agencement neuronal du cortex cérébral décalée, donne certaines facultés supra-développées de perception de son environnement, ce qui crée en contrepartie un décalage avec notre langage qui n'est pas assez complexe en mots, et à la fois trop complexe en "mimiques" ?

admettons, que l'esprit soit potentiellement plus connecté à la conscience, cette connection explique le génie par la liaison plus consciente à la conscience universelle, car si l'on regarde l'univers, nous comprenons que la vie est une suite logique mathématique ..

Se peut il donc que certains esprits soient moins rattachés au cérébral et beaucoup plus connectés à la conscience universelle ?

un autiste ayant travaillé la forme verbale s'exprime sur sa perception :




artiste et génie célèbre dont le doute subsiste car certaines pathologies sont celle de l'autisme :

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MessageSujet: Alfred BINET (1857-1911) et Théodore SIMON (1873-1961) : quotient intellectuel   Dim 19 Nov 2017 - 3:49

Né à Nice, Alfred Binet fit une licence en droit, des études de médecine, une licence en sciences naturelles que devait compléter une thèse : Le Système nerveux sous-intestinal des insectes ; il préparait en même temps des œuvres littéraires, en particulier des pièces de théâtre, dont certaines furent par la suite achevées et représentées.
Dès vingt et un ans, il publiait un mémoire intitulé La Vie psychique. Il était alors grand lecteur de Taine, de Stuart Mill, et l'empreinte de l'associationnisme devait rester sur lui profonde.
C'est sous la double influence de Ribot et de Charcot que s'affirma sa vocation de psychologue.
Une part importante de l'œuvre psychopathologique de Binet se rattache à l'étude de l'hystérie et de l'hypnose. Elle a été, dans sa plus grande part, conçue et réalisée dans le service de Charcot à la Salpêtrière et est condensée dans une série d'ouvrages dont les plus connus sont La Psychologie du raisonnement, recherches sur l'hypnotisme, son premier livre, paru en 1886, Le Magnétisme animal, écrit en collaboration avec Féré en 1887, enfin Les Altérations de la personnalité, publié en 1892, l'année précédant la mort de Charcot.

Biographie

"«L'ancienne pédagogie est comme une carriole démodée: elle grince mais elle peut encore rendre service [... la pédagogie nouvelle] a l'aspect d'une machine de précision; mais les pièces semblent ne pas tenir les unes aux autres et la machine a un défaut: elle ne marche pas.» Ainsi s'exprime Alfred Binet dans le chapitre final de son dernier livre
Les idées modernes sur les enfants. Publié en 1911, cet ouvrage se présente comme le bilan critique de ce que «trente ans de recherches expérimentales [...] nous ont appris sur les choses de l'éducation». Cependant l'auteur ne se borne pas à un résumé de ces recherches - les siennes et celles des autres -, il s'emploie à en suggérer de nouvelles, à ébaucher ainsi «l'oeuvre de demain». Mais il n'y aura pas de demain pour lui : il meurt quelques mois après la parution de son livre. Le bilan prend alors l'allure d'un testament.

«J'ai cherché mon chemin, dit-il, entre l'ancienne pédagogie et celle que nous promettent les novateurs, gens du laboratoire.» En a-t-on gardé le souvenir?. Ou du moins, s'est-on engagé sur la voie médiane envisagée par Binet?

Il reproche à la pédagogie traditionnelle d'être trop verbale, trop moralisatrice mais, si critiquables que soient ses procédés, elle a le mérite d'être mêlée à la vie des écoles. Alors «gardons son orientation, son goût des problèmes réels».

Quant aux novateurs, leur mérite est d'avoir fait valoir, en pédagogie comme en pédologie, l'expérimentation, l'exigence de contrôle et de précision. Mais leurs tests appliqués à l'aveuglette et leurs expériences trop fragmentaires sont pour la plupart inutiles. «Ces gens n'ont pas le sens de l'école et de la vie [...] ils semblent ne jamais mettre le nez à la fenêtre de leur laboratoire».

Et de conclure: «l'ancienne pédagogie doit nous donner les problèmes à étudier, la nouvelle pédagogie les procédés d'étude».

Les problèmes? En lisant Les idées modernes sur les enfants, on apprend que Binet menait alors simultanément une enquête sur les écoliers paresseux, une recherche sur la meilleure façon d'instruire les sourds-muets et une expérience d'éducation morale dans une classe d'enfants anormaux.

À ce dernier propos, on constate que Binet professe qu'il n'y a pas à proprement parler de pédagogie spéciale.
La pédagogie est la même pour tous, dit-il. Elle consiste d'aller du facile au difficile, en tenant compte évidemment des capacités de l'enfant, ce qui exige du maître qu'il connaisse individuellement chacun de ses élèves.

La remarque est banale, mais la question se pose alors des procédés: pour évaluer le niveau d'instruction des enfants; pour connaître leur niveau de développement, leur intelligence.

Nous devinons ici qu'il va nous expliquer, à propos du niveau du développement, comment il a imaginé et mis au point avec son collaborateur Théodore Simon, son fameux test d'intelligence, «le Binet-Simon». Les psychologues du monde entier connaissent ce test, traduit et adapté dans une dizaine de langues. À telle enseigne que la célébrité de l'instrument en a éclipsé l'auteur: Alfred Binet a disparu dans l'ombre du Binet-Simon.

À rebours, nous voudrions montrer comment la construction de ce test éclaire les modes de pensée de Binet et qu'elle est l'aboutissement de toute une succession de démarches. Mais parlons d'abord de Binet lui-même car, pour bien comprendre et avant de le situer dans l'histoire intellectuelle de son époque, il serait bon de rappeler quelques jalons de sa biographie et de sa carrière.

agora.qc.ca/dossiers/Alfred_Binet


La philosophie scientifique d’Alfred Binet

L'autonomisation de la psychologie face à la philosophie se réalise progressivement, en France, au passage du XIX au XX siècle. Rien détonnant donc à ce que la philosophie tienne une place essentielle, bien encore assez mal comprise, dans l’œuvre du psychologue français Alfred Binet (1857-1911).

Les récentes découvertes concernant la correspondance de ce dernier avec ses collaborateurs, et principalement le psychologue suisse Jean Larguier des Bancels (1876-1961), nous permettent aujourd’hui d’éclairer le rôle de l’activité philosophique dans la constellation épistémologique qu’est l’œuvre de Binet. Clarifiant de sa propre main, ce qu’il entend par philosophie, Alfred Binet nous livre la clé de l’organisation de sa pensée par la caractérisation d’une véritable philosophie scientifique.

halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/984457/filename/La_philosophie_scientifique_de_Binet.pdf



Les recherches pour "mesurer" l'intelligence existent depuis les débuts de la psychologie scientifique, c'est-à-dire la fin du XIX° siècle .

Le terme "Mental Test" est employé pour la première fois par CATTELL (USA) en 1890.

Cependant ce n'est qu'en 1905 que Alfred BINET (1857-1911) et Théodore SIMON (1873-1961) mettent au point en France un premier test fiable, qui permet de mesurer le développement intellectuel des enfants par rapport à leur âge. Le résultat est exprimé en âge mental.

En 1912, l'Allemand STERN a l'idée de diviser le résultat obtenu au test de BINET-SIMON (âge mental) par l'âge réel de l'enfant, et de multiplier le tout par 100. C'est le premier "quotient".

En 1916, TERMAN (USA) adapte le BINET-SIMON et en fait le STANFORD-BINET, qui sera utilisé sur 1.75 millions de recrues en 1917-18.

En 1939, David WECHSLER (USA) a l'idée de changer le traitement statistique des tests, afin d'avoir des résultats non plus en âge mental, ni en QI, mais en rang dans la population. Le QI n'est plus un "quotient" mais une indication d'un niveau de classement dans la population.

En 1966, René ZAZZO (France) revoit la BINET-SIMON et crée la NEMI.



Le QI ne doit pas être confondu avec niveau d'intelligence.

Dans un interview publié le 22 décembre 2011 dans le journal web Cmonécole :
"Le QI, mesuré par des tests, est un indice, mais ce n'est pas le seul indice. Ce n'est absolument pas le QI tout seul qui permet de poser le diagnostic. (...)
Les surdoués sont aussi des enfants qui font passer l'affect  avant tout, des "surdoués du coeur". Ils marchent beaucoup à l'affectif. Ils sont hypersensibles à l'injustice. Ils sont très attachés à la notion de loyauté dans les relations avec autrui, ils peuvent ressentir comme des trahisons ce qui nous semblerait de petites contrariétés.

On peut donc avoir moins de 130 au test de QI et être surdoué, parce qu'on aura ces caractéristiques.
Inversement, on peut avoir plus de 130, et ne pas être surdoué, mais juste très intelligent ..."



Un test de QI est fondé uniquement sur la seule intelligence logico-mathématique.

C'est bien trop peu pour juger l'intégralité d'un sujet puisque la façon comment s'exprime l'intelligence d'une personne est le résultat de l'équation entre les expériences (l'acquis) et l'hypersensibilité.
L'inné étant extrêmement beaucoup plus développé chez un sujet surdoué que chez un sujet ordinaire.
 
Par ailleurs, les tests de QI ne renseignent en aucun cas sur des capacités telles que la créativité ou l’imagination.


Quotient émotionnel et Quotient intellectuel




On a longtemps considéré que la première était le meilleur prédicteur de la réussite professionnelle. Une bonne manipulation de l’abstraction, une capacité de raisonnement logique semblaient à eux seuls, selon les tests développés par Alfred Binet, prédisposer au succès.
Cette notion faisant de moins en moins l’unanimité, Salovey et Mayer popularisèrent dans les années 90 le concept d’intelligence émotionnelle.

Certains chercheurs avancent aujourd’hui des chiffres de l’ordre de 25% pour le QI et de 75% pour le QE.
Notre intelligence est hybride, elle nous apporte une capacité d’adaptation supérieure, une meilleure économie émotionnelle et une plus grande puissance énergétique.



Les psychologues Peter Salovey et John Mayer (1990) ont défini l'intelligence émotionnelle comme étant constituée de trois types de capacités : la perception et l'appréciation des émotions chez soi et chez les autres (incluant l'empathie) ainsi que leur expression; la régulation des émotions (chez soi et chez les autres); l'utilisation des émotions dans la résolution de problèmes (dans laquelle les événements émotionnels assistent le traitement intellectuel, permettant la planification flexible, la pensée créatrice, la redirection de l'attention, la gestion de la motivation...).


Le QI des parents est-il héréditaire ?



Il n’a pas si longtemps, un programme scientifique avait proposé de congeler le sperme de grands chercheurs, grands hommes de notre ère afin de faire perdurer leur génie génétique. On rêvait alors de « bébés Nobel ».
A l’époque déjà, la légende sur l’hérédité de l’intelligente en faisait rêver plus d’un.
Acquis ou inné : match nul ?

Plus d’un siècle après le début des études sur l’intelligence, près de 200000 personnes testées et un constat : le QI est véritablement influencé par les gènes au moins autant que par les facteurs non génétiques.
Pour déterminer le caractère plus ou moins héréditaire du QI, on a étudié des enfants adoptés avant 6 mois. Il semblerait que leur QI dépende que très faiblement de celui des parents adoptifs lors de leur petite enfance, mais ce lien diminue d’autant plus lorsque l’enfant grandit. A contrario, le lien entre le QI des enfants biologiques et de leurs parents biologiques ne cesse d’augmenter au cours de la vie, et ce même lorsque les enfants ne connaissent pas leurs parents biologiques.

Le test sur les jumeaux

Les chercheurs ont également effectué de nombreux tests sur les jumeaux. En effet, ils ont trouvé par exemple que les jumeaux dizigotes (faux jumeaux) sont au niveau du QI à peine plus proches que les frères non jumeaux. En revanche, en ce qui concerne les jumeaux monozygotes (vrais jumeaux), eux qui partagent leur patrimoine génétique, ont une corrélation très forte qu’ils aient vécu ensemble ou pas.
De plus, il faut noter que d’autres études sur les retards mentaux légers ainsi que sur les enfants précoces confirment ces résultats.




Les études donnent des corrélations différentes en fonction de l’âge et d’autres critères mais l’héritabilité du QI ne descend jamais en dessous de 40%. A l’âge adulte elle atteint même parfois plus de 80%. Les diverses études sur la question de l’hérédité du QI pourraient se résumer de la manière suivante : Pour étudier le QI d’une personne, l’information la plus précieuse est le QI de ses parents et non son environnement familial ou éducatif même si en pratique les deux sont souvent reliés. Ainsi l’héritabilité du QI ne s’explique pas par celle de la réussite sociale, par exemple des ouvriers au QI élevé auront des enfants au QI élevé, tout comme des avocats au QI faible auront plutôt des enfants au QI faible.



Le QI a parfois été instrumentalisé pour étayer des propositions élitistes, eugénistes, c'est pourquoi les études sur les différences de QI entre les groupes ont fait l'objet de débats passionnés car leurs conclusions pouvaient être reprises pour justifier le racisme. Dans plusieurs régions du monde durant le XXe siècle, des groupes entiers de personnes ont été soumis à un programme de stérilisations contraintes à la suite de mauvais résultats à un test de QI. Cela s'est vu au Canada consécutivement à la loi dite Sexual Sterilization Act of Alberta (en) (1928) (cf. le cas de Leilani Muir qui a poursuivi en justice et gagné le procès qu'elle a intenté contre la province d'Alberta).



La théorie des intelligences multiples[/color]


Parmi les nombreuses grilles d’intelligences qui ont été élaborées, la théorie des Intelligences Multiples d’Howard Gardner a le mérite d’être particulièrement simple à comprendre (car parlant bien à l’intuition) et pratique à utiliser dans une quelconque situation d’apprentissage.
Son succès dans le monde anglo-saxon depuis sa parution en 1983 a été considérable, en particulier dans les champs de l’éducation et de la formation permanente. Elle a fait l’objet de très nombreux livres d’application en langue anglaise.

Selon Gardner, on peut distinguer huit intelligences :

l’intelligence verbale / linguistique

C’est la capacité à être sensible aux structures linguistiques sous toutes ses formes. Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les poètes, les orateurs, les hommes politiques, les publicitaires, les journalistes, etc...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime lire, qui parle facilement, aime raconter des histoires et aime en entendre, qui aime les jeux avec des mots (mots croisés, Scrabble, etc.), les jeux de mots, les calembours.
La plupart des systèmes d’enseignements reconnaissent cette intelligence. Si elle n’est pas suffisamment développée , on est facilement en échec scolaire.
Des manques dans cette capacité à mettre en mots sa pensée peut également créer le sentiment d’être incompris (en particulier face à ceux qui maîtrisent mieux cette intelligence) et engendrer des réactions de violence.


l’intelligence visuelle / spatiale

C’est la capacité à créer des images mentales, et à percevoir le monde visible avec précision dans ses trois dimensions.
Elle est particulièrement développée chez les architectes, les paysagistes, les peintres, les sculpteurs, les naturalistes, ceux qui tentent d’expliquer l’univers, les stratèges de champ de bataille, les metteurs en scène, etc...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez celui qui a un bon sens de l’orientation ; chez ceux qui créent facilement des images mentales ; ceux qui aiment l’art sous toutes ses formes ; ceux qui lisent facilement les cartes, les diagrammes, les graphiques ; ceux qui aiment les puzzles, ceux qui aiment arranger l’espace ; ceux qui se souviennent avec des images ; ceux qui ont un bon sens des couleurs ; ceux qui ont besoin d’un dessin pour comprendre ; etc.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on peut avoir des difficultés dans les processus de mémorisation et de résolution de problèmes. Car les images produites dans le cerveau aident à la pensée et à la réflexion. Pour beaucoup de scientifiques célèbres, leurs découvertes les plus fondamentales sont venues de modèles spatiaux et non de raisonnements mathématiques.



l’intelligence musicale / rythmique

C’est la capacité à être sensible aux structures rythmiques et musicales.
Elle est bien entendu particulièrement développée chez les musiciens (compositeurs, exécutants, chefs d’orchestre), et chez tous les " techniciens du son " (ingénieur du son, fabricant d’instruments de musique, accordeurs). Elle se trouve aussi chez les poètes, et dans les cultures à forte tradition orale.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui fredonne souvent, bat du pied, chante, se met à danser sur le moindre rythme ; chez ceux qui sont sensibles au pouvoir émotionnel de la musique, au son des voix et à leur rythme ; et ceux qui saisissent facilement les accents d’une langue étrangère.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on perd une partie des richesses transmises par les sons, à travers les sons organisés comme dans la musique ou dans les infinies variations du langage.


l’intelligence logique / mathématique


C’est la capacité à raisonner, à calculer, à tenir un raisonnement logique, à ordonner le monde, à compter. C’est l’intelligence qui a été décrite avec beaucoup de soin et de détails par Piaget en tant que " l’intelligence ".
Elle est particulièrement développée chez les mathématiciens et les scientifiques, les ingénieurs, les enquêteurs, les juristes, etc ...
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime résoudre des problèmes ; chez ceux qui veulent des raisons à tout, veulent des relations de cause à effet ; ceux qui aiment les structures logiques, et aiment expérimenter d’une manière logique ; chez ceux qui préfèrent la prise de notes linéaire ; etc.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on a du mal à organiser des tâches complexes, à donner un ordre de priorité à une succession d’actes ; à comprendre le sens d’une démarche scientifique, à comprendre la signification d’un phénomène ; à démonter un appareil ou un processus pour en comprendre les parties ; à utiliser le raisonnement déductif ; à se servir d’appareils fonctionnant avec une grande logique (comme un ordinateur).



l’intelligence corporelle / kinesthésique


C’est la capacité à utiliser son corps d’une manière fine et élaborée, à s’exprimer à travers le mouvement, d’être habile avec les objets.
Elle est particulièrement développée chez les danseurs, les acteurs, les athlètes, les mimes, les chirurgiens, les artisans, les mécaniciens.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui contrôle bien les mouvements de son corps ; chez ceux qui aiment toucher, sont habiles en travaux manuels ; ceux qui aiment faire du sport, aiment jouer la comédie ; chez ceux qui apprennent mieux en bougeant, qui aiment faire des expériences ; l’enseignant la reconnaîtra dans l’élève qui se trémousse s’il n’y a pas suffisamment d’occasions de bouger, chez celui qui se lève en classe pour tailler un crayon ou mettre un papier à la poubelle.
Si elle n’est pas suffisamment développée, l’enfant comme l’adulte risquent de ressentir leur corps comme une gêne dans de nombreuses circonstances de la vie courante.

l’intelligence intrapersonnelle

C’est la capacité à avoir une bonne connaissance de soi-même.
Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les " sages ", les philosophes, les mystiques.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui a une bonne connaissance de ses forces et de ses faiblesses, de ses valeurs et de ses capacités ; chez ceux qui apprécient la solitude ; qui savent se motiver personnellement ; qui aiment lire, qui écrivent un journal intime ; qui ont une forte vie intérieure.
Si elle n’est pas suffisamment développée, on a du mal à tirer partie des expériences, à réfléchir sur ce qui a bien marché et comment améliorer ce qui a moins bien marché ; à prendre le contrôle de sa vie, de son apprentissage, à se donner des buts ; on est plus sensible à l’opinion de groupes ; on cherche (et on trouve) un responsable extérieur à ses échecs.


l’intelligence interpersonnelle


C’est la capacité à entrer en relation avec les autres.
Elle est particulièrement développée chez les politiciens, les enseignants et les formateurs, les consultants et les conseillers, les vendeurs, les personnes chargées des relations publiques.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui entre bien et facilement en relation, se mélange et s’acclimate facilement ; chez ceux qui aiment être avec d’autres et ont beaucoup d’amis, ceux qui aiment bien les activités de groupe ; chez ceux qui communiquent bien (et parfois manipulent), chez ceux qui aiment résoudre les conflits, jouer au médiateur.
Si elle n’est pas suffisamment développée, il y a risque d’enfermement de la personnalité ; on se coupe du plaisir d’être avec d’autres, de travailler ensemble ; on perd des richesses issues du travail en coopération. On risque de devenir aigri, misanthrope, critique de l’humanité dans son ensemble.


l’intelligence (du) naturaliste

Elle a été rajoutée aux sept précédentes par Howard Gardner en 1996.
C’est la capacité à reconnaître et à classer, à identifier des formes et des structures dans la nature, sous ses formes minérale, végétale ou animale.
Elle est particulièrement développée chez le naturaliste, qui sait reconnaître et classifier les plantes et les animaux ; chez tous ceux qui s’intéressent au fonctionnement de la nature, du biologiste au psychologue, du sociologue à l’astronome.
On la reconnaît chez ceux qui savent organiser des données, sélectionner, regrouper, faire des listes ; chez ceux qui sont fascinés par les animaux et leurs comportements, qui sont sensibles à leur environnement naturel et aux plantes ; chez ceux qui cherchent à comprendre la nature et à en tirer parti (de l’élevage à la biologie) ; chez ceux qui se passionnent pour le fonctionnement du corps humain, qui ont une bonne conscience des facteurs sociaux, psychologiques et humains.
mieux-apprendre.com/outils/intelligences-multiples/a


Dernière édition par moones le Dim 19 Nov 2017 - 17:52, édité 1 fois
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MessageSujet: L'AUTISME   Dim 19 Nov 2017 - 4:08

L'étiologie de l'autisme est encore mal connue, mais il semble y avoir consensus dans la communauté médicale pour admettre la multiplicité de ses causes et son origine organique (par opposition à l’hypothèse psychogénétique).
L'évidence d'une prédisposition génétique a été prouvée. Les recherches se poursuivent actuellement pour déterminer l'existence et les causes des particularités qui pourraient expliquer l'apparition d'un trouble du spectre de l'autisme. Précisons qu'il s'agit probablement d'une combinaison de différents facteurs encore mal définis.

Sous fond d’origine multifactorielle, il se dégage trois approches scientifiques associées au déclenchement de l'autisme:

l'approche génétique selon laquelle la prédisposition génétique semble évidente.
l'approche neurobiologique selon laquelle le trouble origine du système nerveux central.
l'approche environnementale selon laquelle l'autisme découle d'une agression précoce provenant de facteurs environnementaux (pollution, agents infectieux, métaux lourds, etc.)




L'approche génétique

Les jeunes pères engendrent-ils plus d'enfants malades ?
Les pères de moins de 15 ans ont un sperme qui mute beaucoup, selon une étude anglaise publiée le 18 février. Et ces erreurs génétiques seraient responsables de la naissance d'enfants autistes, schizophrènes ou encore bipolaires... Un raccourci un peu rapide, qui néglige l'influence des facteurs sociaux et environnementaux auxquels sont soumis les enfants nés de parents adolescents.

Autisme : la différence d'âge des parents comme facteur de risque
La plus vaste étude épidémiologique jamais conduite sur le lien entre âge parental et risque de survenue de troubles du spectre autistique révèle quels âges sont les plus à risque.
Si l'immense majorité des enfants issus d'un couple vieillissant ou ayant une grande différence d'âge ne développeront pas le trouble, il n'en reste pas moins que le risque existe. Il est ainsi près de 70% plus élevé quand le père atteint la cinquantaine. Et l'on suspecte une moindre qualité des spermatozoïdes d'en être la cause. Mais, surprise, ce risque s'avère également majoré quand les mères sont très jeunes, sans que l'on comprenne très bien les mécanismes en cause d'ailleurs.

Lié à des anomalies du sperme?
Des modifications de l'ADN du sperme pourraient en effet contribuer à expliquer l'autisme et le regroupement de plusieurs cas au sein d’une même famille, révèle cette étude américaine. Cependant, ici, il ne s’agit pas ici d’un facteur génétique, mais épigénétique, lié à une série de changements dans la méthylation de l’ADN du sperme du père. Explications dans l’International Journal of Epidemiology.

Les gènes liés à l'autisme sont aussi liés à l'intelligence chez des personnes sans autisme
Les gènes liés à un risque plus élevé d'autisme sont aussi liés à des résultats légèrement supérieurs à des tests d'intelligence chez des personnes sans autisme, suggère une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry. La relation entre l'autisme et l'intelligence n'est pas claire, disent les chercheurs. Bien que jusqu'à 70 % des personnes atteintes d'autisme ont une déficience intellectuelle, certains autistes ont une intelligence non-verbale relativement bien préservée, ou même supérieure à la moyenne


Un lien génétique partagé entre autistes et prodiges
Autistes et prodiges partagent un lien génétique dont la nature exacte demeure encore à élucider, démontre une étude réalisée par des chercheurs américains. Les chercheurs de l'Université Ohio State et de l'hôpital pédiatrique Nationwide, à Columbus, ont découvert que leurs sujets partagent des marqueurs génétiques sur le chromosome 1

The Cerebellum, Sensitive Periods, and Autism
"Selon des chercheurs de l’Université de Princeton, des dommages au cervelet en début de vie pourraient être la cause première de l’autisme. Le cervelet, situé dans la partie inférieure arrière du cerveau, est grandement chargé de coordonner le contrôle moteur et connu pour son traitement des « renseignements externes et internes tels que les indices sensoriels qui influent sur le développement des autres zones du cerveau ». Il semble que lorsque le cervelet subit pareils traumatismes, cela mène à des problèmes dans les autres zones en perturbant la capacité du cerveau d’interpréter les stimuli et d’exécuter les processus internes, ce qui peut avoir une incidence sur la cognition de l’enfant. Ces découvertes pourraient aider à expliquer l’autisme ainsi que les autres troubles neurologiques." (extrait de Orthophonie et audiologie Canada)


L'approche neurobiologique



L’autisme fortement lié à l’hypertension artérielle
La pré-éclampsie, une pathologie de la grossesse caractérisée par de l'hypertension artérielle, est fortement liée à la naissance d'enfants autistes, selon une étude publiée aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association, Pediatrics

Autisme : un excès de synapses qui pourrait être réversible
L'autisme serait dû à une surabondance de synapses dans le cerveau selon les travaux d'une équipe de neuroscientifiques du Centre médical de l’université Columbia. Une découverte qui laisse entrevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques.


L'approche environnementale


Un lien entre l'autisme et la pollution atmosphérique
Les enfants atteints du trouble du spectre de l'autisme sont plus susceptibles que les autres d'avoir été exposés à certains polluants atmosphériques pendant la grossesse de leur mère et pendant leurs deux premières années de vie, affirment des chercheurs américains. La docteure Evelyn Talbott, de l'Université de Pittsburgh, et ses collègues ont notamment détecté un lien entre l'autisme, le chrome et le styrène.
Les enfants qui avaient été les plus exposés à ces deux produits étaient de 1,4 à deux fois plus susceptibles que les autres de souffrir du trouble du spectre de l'autisme.
Le styrène est utilisé dans la production de plastiques et de peintures, mais est aussi produit par la combustion de l'essence dans les voitures. Le chrome est un métal lourd qui émane parfois d'usines ou de centrales énergétiques.
Le cyanure, le dichlorométhane, le méthanol et l'arsenic ont aussi été mis en cause. Ces quatre produits sont utilisés par de multiples industries et se retrouvent dans les gaz d'échappement des voitures. Les conclusions de cette étude ont été présentées dans le cadre d'un congrès scientifique à Orlando, en Floride.


Les pesticides mis en cause
Une femme enceinte qui vit près d'une ferme utilisant des pesticides a un risque 66 %  plus élevé d'avoir un enfant autiste, selon une étude publiée dans le journal Environmental Health Perspectives


La piste microbienne
Malgré qu’il ne s’agisse encore que d’une hypothèse de recherche et qu’aucune « guérison » de l’autisme liée aux antibiotiques n’ait été formellement prouvée, certains chercheurs s’intéressent de près à la piste microbienne


Les facteurs environnementaux dans l'émergence de l'autisme
Il est universellement admis qu'il existe une influence génétique importante dans l'incidence de l'autisme, ce que confirme le nombre de familles où l'on retrouve ses multiples manifestations de même que celles des troubles associés.
Cependant, ce n'est probablement pas tout.

autisme.qc.ca/TSA/recherche/etiologie.html

Selon la classification internationale des maladies de l’OMS (CIM 10), l’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales.
Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique.


vaincrelautisme.org/content/definition
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MessageSujet: Etat végétatif chronique et état pauci-relationnel ce qu’ils sont… et ne sont pas    Lun 20 Nov 2017 - 9:16

On regroupe, habituellement, et à juste titre, dans un même ensemble deux états neurologiques consécutifs à des lésions cérébrales, dont la principale caractéristique est l’absence de possibilité d’établir un code de communication fiable : l’état végétatif chronique (EVC) et l’état pauci-relationnel (EPR). La conséquence immédiate qui découle de ces situations, est l’altération de la relation avec ces personnes. Comment en effet établir une relation avec un être qui ne communique pas ? Une seconde conséquence s’impose immédiatement : que perçoivent, que ressentent, qu’éprouvent, que vivent ces personnes emmurées dans un silence et une apparente solitude forcée ? En d’autres termes, quel est leur niveau de conscience d’elles-mêmes et de leur environnement ? Et au-delà, des questions redoutables se posent : est-ce une vie humaine, digne, utile, enviable, supportable ? Une telle vie vaut-elle d’être vécue ? Et encore, a-t-on seulement le droit de se poser ces questions, comme me l’ont confié bien des proches de ces personnes ?
 
De quoi parle-t-on, que sait-on des états chroniques de conscience altérée ? Comment s’installe un EVC-EPR[1] ?
Un certain nombre d’étapes vont marquer l’évolution d’une agression cérébrale aiguë sévère. Cette agression peut être la conséquence d’un traumatisme crânien, d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’une anoxie cérébrale (arrêt cardiaque, noyade,…). Si les conséquences sur le cerveau les plus importantes se manifestent dans les premiers jours, elles se stabilisant avec le temps, au fur et à mesure que l’événement à l’origine de cet état s’éloigne. Cette évolution, et la possibilité de séquelles définitives plus ou moins sévères, sont souvent difficiles à prévoir avec précision. Elles concernent, à des degrés divers, les fonctions du cerveau : fonctions motrices, sensorielles (vision, audition, …), cognitives (mémoire, langage, intelligence, émotions, …).
 
Après une phase de coma, quand la réanimation a permis d’éviter la mort, qu’elle soit d’origine cardiaque ou encéphalique, la personne va évoluer vers un état végétatif. Il ne sera qualifié de chronique (EVC) qu’après 3 mois d’évolution (12 mois après un traumatisme crânien). Par définition, la sortie du coma intervient quand le patient ouvre les yeux spontanément, la caractéristique du coma lui-même étant une altération de la vigilance due à une atteinte de la substance réticulée activatrice du tronc cérébral.
 
C’est dans l’évolution d’un coma, quand la réanimation ne permet pas de contrôler la gravité des lésions cérébrales, que peut s’installer cet état très particulier qu’on appelle mort encéphalique. Alors que l’encéphale, qui se compose du cerveau et du tronc cérébral, est totalement et irrémédiablement détruit et n’a plus aucune activité, la réanimation en cours permet, le plus souvent et transitoirement, le maintien en vie des autres organes. C’est dans cette situation que pourront intervenir le don et le prélèvement d’organes en vue de greffes. La mort encéphalique est constatée, en France, avec l’absence d’activité cérébrale clinique et électroencéphalographique, ainsi que l’absence de circulation cérébrale (cf. Le coin des experts De la mort au don d’organes).
 
On parle d’état végétatif chronique (EVC) quand les seules réactions de la personne aux stimulations (douloureuses, sonores, visuelles, …) qu’on lui applique sont d’ordre végétatif (mise en jeu du seul système nerveux autonome, ou végétatif, qui n’est pas soumis à la conscience : augmentation de la fréquence cardiaque ou respiratoire, modification de la coloration cutanée, horripilation, salivation,…) A aucun moment, on ne parvient à détecter une réaction faisant intervenir la conscience de la personne, sa volonté. Récemment, il a été proposé de donner à cet état le nom d’état d’éveil sans réponse[2], de façon à éviter l’utilisation de termes à connotation péjorative et dégradante (« légume », « plante verte »…). Ces personnes respirent spontanément, ont des cycles mal organisés de veille et de sommeil. Elles n’ont pas d’activité motrice, aucune activité en apparence volontaire, consciente. Elles sont dans un état de totale dépendance pour les soins, la nutrition.
Mais, comme le souligne la circulaire ministérielle du 3 mai 2002[3], « il est rare qu'une personne en état végétatif soit totalement arelationnelle. La plupart du temps, il existe un degré minimal de réponse volontaire à quelques stimulations, réponse fluctuante selon les moments de la journée : cette situation clinique est qualifiée d'’état pauci-relationnel’ ».
 
On parlera d’état pauci-relationnel (EPR) chez un patient qui, bien que ne parlant pas, ne bougeant pas (ou peu), ne semblant pas réagir généralement aux sollicitations environnantes, va néanmoins, parfois, tourner la tête ou le regard vers un proche, cligner des yeux, agiter un membre, quand on le stimule. Il va s’agiter, ou présenter des manifestations d’allure végétative en présence de certaines personnes. Il a été montré, dans différentes études, qu’une musique appréciée, une séquence de film, une voix, une image, une photo va déclencher des réactions qui semblent appropriées à la situation. Ces réactions ne sont pas constantes, et vont varier d’un moment à l’autre. On dit qu’elles ne sont pas reproductibles, ce qui laisse un doute sur le caractère volontaire, conscient de ces réactions. Ces personnes ont également des cycles veille-sommeil. Certaines sont capables de manger, ne serait-ce que partiellement, par la bouche quand on leur présente de la nourriture. Pendant des périodes assez longues, elles ouvrent les yeux. Dans les formes les plus légères d’EPR, les personnes ébauchent des activités motrices d’allure coordonnée, finalisée. Par exemple, elles vont viser du regard la cible qui leur est présentée. Elles peuvent parfois émettre des sons inarticulés (vocalisations), des cris, dont l’interprétation est sujette à caution. Il est bien connu, du personnel soignant notamment et des proches, que la réactivité varie nettement en fonction de la personne présente près du patient. Ce qui suggère clairement que la personne EPR perçoit et intègre l’information sensorielle ou émotionnelle environnante. Elle y réagit, comme elle peut, sans parole et sans gestes. L’existence d’un certain degré de conscience ne parait pas douteuse. Pour cette raison, on qualifie ces états d’« états de conscience minimale » (ECM). ECM et EPR recouvrent une même réalité, mais la façon de les qualifier fait ressortir soit la conscience (individuelle), soit la relation (collective).
En réalité, au regard de l’aspect ‘conscience’, il est habituel de constater combien ces 2 états sont fluctuants, le patient passant d’un état plutôt végétatif à un état plutôt pauci-relationnel, d’un moment à l’autre, d’un jour à l’autre, d’une période à une autre, sans qu’on puisse apporter une explication patente à ces fluctuations. Il n’est donc pas pertinent, au quotidien, de s’efforcer de les distinguer.

Des travaux scientifiques récents, réalisés en particulier à partir d’IRM fonctionnelle[6] tendent à renforcer, sur des bases scientifiques, la conviction de l’existence d’un certain degré de conscience chez des patients EVC ou EPR. En effet, il est courant d’observer chez ces personnes, si l’on s’en donne les moyens et avec l’expérience, des modifications comportementales significatives en fonction de leur environnement. Par exemple, quand un soignant inconnu ou un proche de la famille, dont la voix, les odeurs, le comportement sont plus familiers au patient, entre dans la chambre. Même s’il semble apparemment n’y prêter aucune attention. Des échelles cliniques comportementales appropriées à ces patients ont d’ailleurs permis de montrer de telles modifications en présence d’une musique, d’images (familières ou non), d’une séquence de film… Il est cependant impossible de donner une interprétation certaine de ces réactions, très frustes en apparence : qu’est-ce que ces modifications signifient vraiment du point de vue du niveau de leur perception et de leur intégration par la personne ? En d’autres termes, jusqu’à quel niveau le cerveau a-t-il traité ces informations ? Pour comprendre la difficulté d’interprétation chez les personnes EVC-EPR, rappelons que, chez des personnes « normales », une même séquence musicale pourra, par exemple, être perçue comme un simple bruit, quand elle provoquera une émotion très forte chez un autre. De même, dans une situation et une sensation identiques, l’un pourra rester extérieurement impassible quand un autre réagira de façon « très exubérante ». De même, chez un individu normal, une émotion pourra ne se traduire extérieurement que par des signes végétatifs : accélération du cœur, de la respiration, pâleur ou rubéfaction, transpiration, sécheresse de bouche, une larme. A fortiori chez quelqu’un de paralysé et mutique !


genethique.org/fr/etat-vegetatif-chronique-et-etat-pauci-relationnel-ce-quils-sont-et-ne-sont-pas-64072.html#.WhKOF7pFy70
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L'autisme intelligence aléatoire et non comprise

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