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 Malcolm X ou l'Universalisme radical

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yous_f



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MessageSujet: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 29 Déc 2011 - 3:16

Citation :
Toujours d'actualité


"Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs" (W.E.B Du Bois, février 1903 [1]). On ne saurait dire que celui du XXIe siècle ne sera pas le même. Comment analyser la situation, définir les problèmes. Pas besoin de ces spécialistes auto déclarés des grandes rédactions, il faut relire Malcolm X. "Un raciste" diront certains, "désué", dont on ne pourrait pas se prévaloir. Lisez plutôt ce qu’il declarait une semaine avant son assassinat, d’"une désarmante actualité" encore une fois. Sur les luttes des minorités, les tentatives de récupérations de celles ci, la diabolisation des Voilés [2] par les médias partisans, les problèmes sociaux, l’impérialisme américain. Une chronique du monde d’aujourd’hui, 40 ans plus tôt. A méditer surtout en rapport avec la situation actuelle des minorités dans notre "beau" pays : comment les partis ont récupérés les luttes des immigrés à leurs comptes pour se sécuriser, comment on fait d’une minorité une "horde de barbares" avec l’aide des médias. Les pratiques de l’Etat raciste américain de 1960 dans notre France du XXIe siècle, qui se croit le devoir de donner des leçons d’humanité et de fraternité. Que d’amertumes ...


"Je ne suis pas raciste"

"A l’heure actuelle, avant de m’engager dans quoi que ce soit, je dois faire connaître clairement ma position. Elle est simple : je ne suis partisan d’aucune forme de racisme. Je ne crois en aucune forme de racisme. Je ne crois en aucune forme de discrimination ou de ségrégation. Je crois en l’Islam. Je suis musulman et je pense qu’il n’y a rien de mal à cela, qu’il n’y a rien de mauvais dans la religion islamique. Elle nous enseigne seulement à croire en Allah, notre Dieu. Ceux d’entre vous qui sont chrétiens croient sans doute au même Dieu car je pense que vous croyez au Dieu créateur de l’univers. C’est en ce Dieu que nous croyons, en le créateur de l’univers - la seule différence tient à ce que vous l’appelez Dieu tandis que nous l’appelons Allah. Les juifs l’appellent Jéhovah. Si vous compreniez l’hébreu, vous l’ appelleriez sans doute Jéhovah, vous aussi. Si vous compreniez l’Arabe, vous l’appelleriez sans doute Allah. Mais puisque l’homme blanc, votre ami, vous a, du temps de l’esclavage, dépouillés de votre langue, la seule langue que vous sachiez parler est la sienne. Vous connaissez la langue de votre ami, si bien que, lorsqu’il vous passe la corde au cou, vous invoquez Dieu, tandis qu’il invoque Dieu. Et vous vous demandez pourquoi celui que vous invoquez ne vous répond jamais ...

Elijah Muhammad nous avait enseigné que l’homme blanc n’était pas autorisé à pénétrer dans La Mecque et nous tous, qui le suivions, nous le croyions ... Quand je suis allé en Arabie et que je me suis rendu à La Mecque, et que j’ai vu ces gens, blonds, les yeux bleus, la peau claire, et tout et tout, j’ai dit : « Bon » , mais je les ai regardés de prés. Et j’ai remarqué que, s’ils étaient blancs et se disaient tels, il y avait toutefois une différence entre eux et ceux d’ici. Voici cette différence essentielle : en Asie, dans le monde arabe, en Afrique, là où il se trouve des musulmans, si vous en rencontrez un qui se déclare blanc, il ne fait qu’utiliser un adjectif pour décrire l’une de ses caractéristiques accessoires, rien de plus : il est blanc.

Mais quand le blanc des Etats-Unis vous dit qu’il est blanc, il entend autre chose par là. Ecoutez le ton qu’il prend : pour lui, se dire blanc, c’est se déclarer le patron. C’est vrai, c’est ce que « blanc » veut dire dans cette langue-ci. Vous connaissez l’expression « libre, blanc et majeur » ; elle est de lui. Il vous fait savoir par là que blanc signifie - libre et maître.

Il est là-haut, et lorsqu’il dit qu’il est blanc, le ton de sa voix change un peu. Je sais que vous me comprenez ...

Quoique j’aie constaté que l’Islam est une religion de fraternité, j’ai dû également affronter la réalité. Il a fallu retrouver cette société américaine qui ne pratique pas la fraternité. Je vis dans une société qui pourrait prôner la fraternité le dimanche mais ne la pratique pas un seul jour de la semaine. La société américaine ne connaît pas la fraternité. Elle est essentiellement dominée par les racistes et les ségrégationnistes qui détiennent à Washington des postes dirigeants. De Washington, ils font subir les mêmes formes d’oppression brutale aux peuples à peau sombre du Vietnam du Nord et du Sud, ou du Congo, ou de Cuba, ou de tout autre pays du monde qu’ils s’efforcent d’exploiter et d’opprimer. Le gouvernement de cette société n’hésite pas à faire subir aux peuples à peau sombre du monde entier les châtiments les plus féroces et l’oppression la plus brutale. Voyez ce qui se passe en ce moment même à Saigon, à Hanoi, au Congo et ailleurs. Ils recourent à la violence lorsque leurs intérêts sont en jeu. Mais en dépit de tout ce déploiement de violence sur le plan international, on attend de vous et de moi que nous soyons non violents lorsque nous ne demandons qu’un petit peu de liberté. Ils sont violents en Corée, violents en Allemagne, violents dans le Sud du Pacifique, violents à Cuba, violents partout où ils vont. Mais lorsqu’il s’agit pour nous de nous protéger des lyncheurs, voilà qu’ils nous disent d’être non violents.

C’est une honte. Car on nous gagne à la non-violence par ruse, et lorsqu’il en est un qui se dresse et parle comme je viens de faire, ils disent : « Mais, c’est un partisan de la violence. » N’est-ce pas ce qu’ils disent ? Chaque fois que vous ouvrez votre journal, vous constatez que l’un de ces machins-là y écrit que je suis partisan de la violence. Je n’ai jamais été partisan de quelque forme de violence que ce soit. J’ai seulement dit que les noirs, victimes des violences organisées que perpètrent à nos dépens le Klan, les Citizens Councils et de nombreuses autres organisations du même acabit, que les noirs doivent se défendre. Quand je dis que nous devons nous défendre contre la violence d’autrui, ils usent habilement de leur presse pour faire croire au monde que j’appelle à la violence, un point c’est tout. Je n’appellerais personne à la violence sans motif. Mais je pense que les noirs de ce pays auront plus de raisons que tout autre peuple au monde de se dresser pour leur propre défense, quitte à briser autant d’échines et à casser autant de têtes qu’il faudra. [...]

Je ne crois pas en la violence, c’est pourquoi je veux y mettre fin. Vous ne parviendrez pas à y mettre fin au moyen de l’amour, de l’amour des choses d’ici-bas. Non ! Tout ce que nous demandons, c’est une vigoureuse action auto défensive que nous nous sentons en droit de susciter par n’importe quel moyen.

Ce genre de propos nous vaut d’être traités par la presse de racistes et de gens « violents à rebours ». C’est comme ça qu’ils vous rendent cinglés. Ils vous font croire que si vous essayez d’empêcher le Klan de vous lyncher, vous pratiquez la violence à rebours. Suivez-moi bien : j’en entends parmi vous un grand nombre qui répètent comme des perroquets les propos de « l’homme ». Vous dites : « je ne veux pas imiter à rebours les hommes du Ku-Klux-Klan. » Eh bien, si un criminel armé d’un fusil vient rôder autour de votre maison, mon frère, pour cette unique raison qu’il a un fusil, et qu’il cambriole votre maison, ce voleur, si vous saisissez votre fusil pour le chasser de chez vous, cela ne fait pas de vous un voleur. Mais non, « l’homme » use sur vous d’une astucieuse forme de logique. Je le déclare, il est temps que les noirs s’unissent pour mener ensemble l’action nécessaire pour leur arracher leurs cagoules, afin qu’ils cessent de faire peur aux nôtres. C’est tout. Lorsque nous disons cela, leur presse nous traite de « racistes à rebours ». « Ne combattez que dans le respect des règles fondamentales établies par ceux contre lesquels vous luttez. » C’est de la folie, mais cela montre comment ils font. En manipulant habilement la presse, ils parviennent à faire prendre la victime pour le criminel et le criminel pour la victime. [...]

Une des astuces dont ils usent pour nous faire cette réputation de criminels consiste à prendre des statistiques et à les faire ingurgiter au public, et, en particulier au public blanc, par l’intermédiaire de la presse. Car le public blanc n’est pas seulement composé de gens mal intentionnés : il compte aussi des gens bien intentionnés. Quoi qu’il se prépare à faire, le gouvernement, à tous les niveaux, veut toujours avoir l’opinion pour lui. Au niveau local, ils publient dans leur presse des statistiques qui montrent à l’opinion que le taux de criminalité est considérable dans notre communauté ; c’est ainsi qu’ils nous font une réputation : à force de voir la presse mettre l’accent sur ce haut niveau de la criminalité, les gens finissent par considérer la communauté noire comme une communauté de criminels.

Alors, quiconque appartient à la communauté noire peut être interpellé dans la rue : « Haut les mains ! », et vous voilà au tapis. Vous aurez beau être un Oncle Tom, docteur, avocat, prêtre ou que sais-je encore : quelle que soit votre situation professionnelle, vous constaterez que l’on s’en prend à vous tout aussi bien qu’à l’homme de la rue. Tout simplement parce que vous êtes noir et que vous vivez dans une communauté noire que l’on a présentée comme une communauté de criminels. En acceptant de vous voir sous ce jour, l’opinion fraie la voie à ceux qui veulent soumettre la communauté à un régime policier - on peut recourir à toutes les violences imaginables pour réprimer les noirs, puisque, de toutes façons, ce sont des criminels. Qui nous a fait cette réputation ? C’est, encore une fois, la presse, qui s’est laissé utiliser dans ce sens par le pouvoir ou par ses éléments racistes. [...]

Vous savez bien, vous-mêmes, qu’il fut un temps où nous haïssions tout ce qui en nous était africain. Nous haïssions nos têtes, la forme de notre nez ; nous voulions avoir ce nez, vous savez, en bec de colombe ; nous haïssions la couleur de notre peau et le sang africain qui coulait dans nos veines. A force de haïr nos traits, notre peau, notre sang, eh bien, nous devions finir par nous haïr nous-mêmes. Et nous nous haïssions nous mêmes. Notre couleur devenait pour nous une chaîne - nous sentions qu’elle était une entrave à nos mouvements ; notre couleur devenait pour nous une sorte de prison dans laquelle nous nous sentions reclus et qui nous empêchait d’aller où bon nous semblait. Nous sentions que toutes ces restrictions étaient uniquement fondées sur notre couleur ; tant que nous nous sentirions emprisonnés, enchaînés, pris au piège par notre peau, nos traits et notre sang de noirs, notre réaction psychologique devait automatiquement consister à prendre en haine cette peau, ces traits et ce sang qui étaient pour nous des entraves. Et nous les prenions en haine.

Dans ces conditions, nous nous sentions inférieurs, incompétents et désemparés. Lorsque ce sentiment s’emparait de nous, nous chargions quelqu’un d’autre de nous montrer la voie ; nous ne faisions pas confiance pour cela à un autre noir ni à d’autres noirs. En ce temps-là, nous ne leur faisions pas confiance. Nous pensions qu’un noir était tout juste bon à jouer d’un instrument à vent - oui, à produire des sons, à vous réjouir de quelques chansons, et autres activités du même genre. Mais pour les affaires sérieuses, lorsqu’il y allait de notre nourriture, de notre habillement, de nos toits, et de notre éducation, c’est à « l’homme » que nous nous adressions. Jamais nous ne songions à obtenir ce que nous voulions par nos propres moyens, jamais nous ne concevions l’action à mener comme notre propre affaire. Parce que nous nous sentions désemparés. Ce sentiment provenait de la haine que nous avions de nous-mêmes. Et cette haine elle-même découlait de notre haine pour tout ce qui était africain ... [...]

Si le mouvement Black Muslim s’est développé, c’est, entre autres raisons, parce qu’il mettait l’accent sur tout ce qui était africain. C’est en cela que réside le secret de son succès. Sang africain, ascendance africaine, culture africaine, attaches africaines. Et - voilà qui vous surprendra - nous nous sommes aperçus que, dans les profondeurs de son subconscient, le noir de ce pays est encore plus africain qu’il n’est américain. Il s’imagine être plus américain qu’africain, parce que « l’homme » le trompe, lui lave le cerveau chaque jour. L’ « homme » lui dit et lui répète : « Vous êtes américain ». Mais mon vieux, comment pouvez-vous vous prendre pour un Américain, alors que jamais vous n’avez été traité en Américain dans ce pays ? Jamais vous ne l’avez été, jamais. Supposons que dix hommes soient à table, en train de dîner, et que j’entre et aille m’asseoir à leur table. Ils mangent ; mais devant moi il y a une assiette vide. Le fait que nous soyons tous assis à la même table suffit-il à faire de nous tous des dîneurs ? Je ne dîne pas tant qu’on ne me laisse pas prendre ma part du repas. Il ne suffit pas d’être assis à la même table que les dîneurs pour dîner : voilà ce que vous devez vous mettre dans la tête, noirs de ce pays.

Il ne suffit pas de vivre dans ce pays pour être américain. Il en faut davantage pour le devenir. Vous devez goûter les fruits de l’américanisme. Ce ne sont pas ses fruits, mais ses épines que vous avez goûtées. Des chardons, oui, mais des fruits, non pas. Pour avoir ces fruits, vous avez combattu plus âprement que l’homme blanc, mais votre lutte vous a moins rapporté. Lorsqu’ils vous ont fait endosser l’uniforme et qu’ils vous ont envoyés à l’étranger, vous avez mis plus d’ardeur qu’eux à vous battre. Mais oui, je vous connais bien - pour eux, vous savez vous battre. [...]

Pour conclure, je tiens à dire que jusqu’à présent l’administration a usé d’une méthode astucieuse qui consiste à faire semblant de chercher à résoudre le problème, alors que ce n’est pas cela qu’ils cherchent. Ils se sont attaqués aux conséquences, mais jamais à la cause. Ils ne nous ont fait que des concessions symboliques. Le symbolisme ne profite qu’à un très petit nombre d’entre nous ; il ne profite jamais aux masses. Or, ce sont les masses qui ont un problème, pas les membres de la minorité. Celui qui bénéficie du symbolisme ne tient de toute façon pas à nous côtoyer - et c’est pourquoi il s’attache au symbole [...]

Je le répète, je ne suis pas raciste. Je ne crois en aucune forme de ségrégation. Je suis partisan de la fraternité à l’égard de tout le monde, mais je ne crois pas qu’il faille imposer la fraternité à des gens qui n’en veulent pas. Pratiquons-la entre nous, et si d’autres veulent la pratiquer à notre égard, nous accepterons de leur rendre la pareille. Mais je ne pense pas que nous devions chercher à aimer qui ne nous aime pas. "

Source:   http://novusordoseclorum.discutforum.com/t7249-malek-el-shabazz-alias-malcolm-x?highlight=malcolm


Dernière édition par yous_f le Mer 19 Fév 2014 - 17:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mer 12 Sep 2012 - 19:49

Traductions des derniers discours de Malcolm X ( réserves sur leur authenticité) :

http://www.eglise-realiste.org/pdf/malcolm.pdf

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mer 12 Sep 2012 - 20:28


Le professeur Tariq Ramadan sur Malcolm X:







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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mar 16 Avr 2013 - 23:01

Siné parle de Malcolm X:




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Mephusteg

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mer 17 Avr 2013 - 9:43

Intéressant ce Malcolm X, mais je vois que tu fais toujours dans le prosélytisme musulman yous_f.
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yous_f



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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 18 Avr 2013 - 0:24

Mephusteg a écrit:
mais je vois que tu fais toujours dans le prosélytisme musulman yous_f.

Si c'était le cas, je l'aurais faite plus courte, du genre: "accepte l'islam pour ton salut!"

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Mephusteg

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 18 Avr 2013 - 3:47

yous_f a écrit:
Mephusteg a écrit:
mais je vois que tu fais toujours dans le prosélytisme musulman yous_f.

Si c'était le cas, je l'aurais faite plus courte, du genre: "accepte l'islam pour ton salut!"

C'est toujours le cas avec toi. Tout tourne toujours autour de l'Islam.

Mais non merci, la soumission, ce n'est pas pour moi, sois soumis si c'est ce que tu veux.
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yous_f



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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 18 Avr 2013 - 17:52

Mephusteg a écrit:
yous_f a écrit:
Mephusteg a écrit:
mais je vois que tu fais toujours dans le prosélytisme musulman yous_f.

Si c'était le cas, je l'aurais faite plus courte, du genre: "accepte l'islam pour ton salut!"

C'est toujours le cas avec toi. Tout tourne toujours autour de l'Islam.

Mais non merci, la soumission, ce n'est pas pour moi, sois soumis si c'est ce que tu veux.

N'essaie pas de réduire ce topic à une vulgaire tentative de prosélytisme. Les derniers discours de Malcolm X sont bien trop important et leur portée ne doit pas être sous-estimée. Donc, Il serait bien que tu t'abstiennes de faire des attaques ou des digressions pour faire fuir le lecteur qui veut s'informer.
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Mephusteg

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 18 Avr 2013 - 21:44

yous_f a écrit:
N'essaie pas de réduire ce topic à une vulgaire tentative de prosélytisme. Les derniers discours de Malcolm X sont bien trop important et leur portée ne doit pas être sous-estimée. Donc, Il serait bien que tu t'abstiennes de faire des attaques ou des digressions pour faire fuir le lecteur qui veut s'informer.
N'abuse pas trop yous_f, déjà que je te laisse faire ton prosélytisme alors tu ne vas pas en plus me demander de ne pas réagir.

Tu ne veux pas faire de prosélytisme alors ne viens pas nous mettre l'intervention de Tarik Ramadan, et met nous les discours de Malcolm X.
Malcolm X en est venu à l'Islam car il s'est fait trompé, on lui a dit que le christianisme était une religion de blanc alors que l'Islam était une religion de noir. Il s'est par la suite aperçu que c'était faux.
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yous_f



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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Jeu 18 Avr 2013 - 21:56

Ton nouveau statut d'administrateur te permet bien des choses, quelle promotion! Surtout pour quelqu'un qui avait tenu des propos qui pourraient être qualifiés d'islamophobes.

Quelques messages plus haut, j'ai mis un lien (fichier au format pdf) avec les derniers discours de Malcolm X.

Le revoici: http://www.eglise-realiste.org/pdf/malcolm.pdf

J'ai quelques doutes sur le discours intitulé "le bulletin de vote ou le fusil !". Le discours présenté dans le document ne serait pas celui prononcé à la date indiqué; ce détail est capital.

Bonne lecture.
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Sam 10 Aoû 2013 - 22:32

Citation :
Zionist Logic -- Malcolm X on Zionism

Malcolm X (Omowale Malcolm X Shabazz)

Taken from The Egyptian Gazette -- Sept. 17, 1964

The Zionist armies that now occupy Palestine claim their ancient Jewish prophets predicted that in the "last days of this world" their own God would raise them up a "messiah" who would lead them to their promised land, and they would set up their own "divine" government in this newly-gained land, this "divine" government would enable them to "rule all other nations with a rod of iron."

If the Israeli Zionists believe their present occupation of Arab Palestine is the fulfillment of predictions made by their Jewish prophets, then they also religiously believe that Israel must fulfill its "divine" mission to rule all other nations with a rod of irons, which only means a different form of iron-like rule, more firmly entrenched even, than that of the former European Colonial Powers.

These Israeli Zionists religiously believe their Jewish God has chosen them to replace the outdated European colonialism with a new form of colonialism, so well disguised that it will enable them to deceive the African masses into submitting willingly to their "divine" authority and guidance, without the African masses being aware that they are still colonized.

CAMOUFLAGE

The Israeli Zionists are convinced they have successfully camouflaged their new kind of colonialism. Their colonialism appears to be more "benevolent," more "philanthropic," a system with which they rule simply by getting their potential victims to accept their friendly offers of economic "aid," and other tempting gifts, that they dangle in front of the newly-independent African nations, whose economies are experiencing great difficulties. During the 19th century, when the masses here in Africa were largely illiterate it was easy for European imperialists to rule them with "force and fear," but in this present era of enlightenment the African masses are awakening, and it is impossible to hold them in check now with the antiquated methods of the 19th century.

The imperialists, therefore, have been compelled to devise new methods. Since they can no longer force or frighten the masses into submission, they must devise modern methods that will enable them to manouevre the African masses into willing submission.

The modern 20th century weapon of neo-imperialism is "dollarism." The Zionists have mastered the science of dollarism: the ability to come posing as a friend and benefactor, bearing gifts and all other forms of economic aid and offers of technical assistance. Thus, the power and influence of Zionist Israel in many of the newly "independent" African nations has fast-become even more unshakeable than that of the 18th century European colonialists... and this new kind of Zionist colonialism differs only in form and method, but never in motive or objective.

At the close of the 19th century when European imperialists wisely foresaw that the awakening masses of Africa would not submit to their old method of ruling through force and fears, these ever-scheming imperialists had to create a "new weapon," and to find a "new base" for that weapon.

DOLLARISM

The number one weapon of 20th century imperialism is zionist dollarism, and one of the main bases for this weapon is Zionist Israel. The ever-scheming European imperialists wisely placed Israel where she could geographically divide the Arab world, infiltrate and sow the seed of dissension among African leaders and also divide the Africans against the Asians.

Zionist Israel's occupation of Arab Palestine has forced the Arab world to waste billions of precious dollars on armaments, making it impossible for these newly independent Arab nations to concentrate on strengthening the economies of their countries and elevate the living standard of their people.

And the continued low standard of living in the Arab world has been skillfully used by the Zionist propagandists to make it appear to the Africans that the Arab leaders are not intellectually or technically qualified to lift the living standard of their people ... thus, indirectly "enducing" Africans to turn away from the Arabs and towards the Israelis for teachers and technical assistance.

"They cripple the bird's wing, and then condemn it for not flying as fast as they."

The imperialists always make themselves look good, but it is only because they are competing against economically crippled newly independent countries whose economies are actually crippled by the Zionist-capitalist conspiracy. They can't stand against fair competition, thus they dread Gamal Abdul Nasser's call for African-Arab Unity under Socialism.

MESSIAH?

If the "religious" claim of the Zionists is true that they were to be led to the promised land by their messiah, and Israel's present occupation of Arab Palestine is the fulfillment of that prophesy: where is their messiah whom their prophets said would get the credit for leading them there? It was Ralph Bunche who "negotiated" the Zionists into possession of Occupied Palestine! Is Ralph Bunche the messiah of Zionism? If Ralph Bunche is not their messiah, and their messsiah has not yet come, then what are they doing in Palestine ahead of their messiah?

Did the Zionists have the legal or moral right to invade Arab Palestine, uproot its Arab citizens from their homes and seize all Arab property for themselves just based on the "religious" claim that their forefathers lived there thousands of years ago? Only a thousand years ago the Moors lived in Spain. Would this give the Moors of today the legal and moral right to invade the Iberian Peninsula, drive out its Spanish citizens, and then set up a new Moroccan nation ... where Spain used to be, as the European zionists have done to our Arab brothers and sisters in Palestine?...

In short the Zionist argument to justify Israel's present occupation of Arab Palestine has no intelligent or legal basis in history ... not even in their own religion. Where is their Messiah?

Source:  http://www.malcolm-x.org/docs/gen_zion.htm
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Dim 11 Aoû 2013 - 17:38

YOUS_F, pourrais-tu faire un petit résumé de tout ceci en français, s'il te plaît, dire de quoi il en retourne pour ceux qui ne maîtrise pas l'anglais..

Cela pourrait m'intéresser, moi qui avais bien aimer le film sur MALCOM X avec Denzel Washington

Merci
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Dim 11 Aoû 2013 - 22:37

EFFAB a écrit:
YOUS_F, pourrais-tu faire un petit résumé de tout ceci en français, s'il te plaît, dire de quoi il en retourne pour ceux qui ne maîtrise pas l'anglais..

Cela pourrait m'intéresser, moi qui avais bien aimer le film sur MALCOM X avec Denzel Washington

Merci
Bonsoir,

Mephusteq et moi, nous avions débattus sur une partie de ce texte. Cela s'est passé dans le topic Alain Soral-Comprendre l'empire.
Je n'ai pas souhaité traduire, pour ne pas trahir le texte.

Mais s'il fallait résumer, je le ferais en une phrase: le sionisme est le paravent du néocolonialisme euro-occidental.

P.S. :  les RG ne sont plus très loin.
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Dim 11 Aoû 2013 - 23:08

Merci, YOUS_F.

Oui, j'ai déjà entendu dire ça quelque part et il n'y a pas si longtemps, peut-être chez SORAL.
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Lun 12 Aoû 2013 - 0:09

EFFAB a écrit:
Merci, YOUS_F.

Oui, j'ai déjà entendu dire ça quelque part et il n'y a pas si longtemps, peut-être chez SORAL.
Chez Soral? Cela m'étonnerais. Ce serait plutôt l'inverse: le néocolonialisme euro-occidental est le paravent du sionisme.
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Lun 12 Aoû 2013 - 0:42

Tu as peut-être raison, j'ai dû intervertir les choses... excepté si la création d'Israël et ce soutien sans faille depuis des puissances occidentales ne servent surtout que leurs seuls intérêts : la géopolitique de l'Elite passant avant tout autre considération ! Mais il est vrai que SORAL reproche au sionisme beaucoup de choses_mais que faut-il entendre au juste par 'sionisme' ? la détermination d'un peuple à être maître de son destin ? ou ces intérêts 'impérialistes' et 'prétentieux' d'un Etat prêt à en découdre avec certains pays arabes libres de leurs choix et non sous tutelle... et, en ce cas, je ne fais guère de différence entre sionisme actuel et impérialisme américain, Alain SORAL qui a justement intitulé son livre Comprendre l'Empire...

... comme j'avoue ne pas être un spécialiste de ces questions et n'avoir jamais lu cet ouvrage.

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Dim 25 Aoû 2013 - 0:27

Marc Edouard NABE sur Malcolm X:


L'AUTRE JOURNAL n°2 - Malcolm X - mars 1993

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Vu ici:  http://www.alainzannini.com/index.php?option=com_content&view=article§ion_id=6&category_id=36&article_id=492&id=492


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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mar 27 Aoû 2013 - 21:03

Citation :
Malcom X: son héritage perdure malgré les décennies qui passent


Par Muqtadar Khan | le 26 août, 2013 - 08:40

Les idées qu’il a laissées derrière lui sont tout aussi importantes pour les musulmans que les non musulmans. Elles ont influencé de nombreux musulmans américains, dont moi-même.




On ne peut pas réfléchir à la condition des Afro-américains sans être confronté à l’intensité de leur souffrance. Dans le pays le plus prospère du monde, c’est au sein de la communauté noire que le taux de pauvreté est le plus élevé. Malgré la présence sans précédent d’un président noir à la Maison blanche, les Afro-américains sont souvent marginalisés sur la scène politique; il n’y en a par exemple aucun au Sénat. Pour se qui est de sa rédemption en matière d’injustice raciale, l’Amérique n’en est qu’à ses débuts.

L’histoire de la vie de Malcom X est très connue. On sait que ses parents étaient eux-mêmes militants des droits civiques. Après la mort de son père et l’internement de sa mère dans un hôpital psychiatrique, il tombe dans la délinquance et se retrouve en prison.

C’est à ce moment-là qu’il découvre la religion, son identité et un but dans la vie, à travers le mouvement musulman de la Nation of Islam (NOI), qui revendique la libération des Noirs du joug des Blancs, et leur séparation. La transformation de Malcom X, qui de petit délinquant devient le musulman noir connu de toute l’Amérique représente à elle seule toute une victoire face à l’adversité sociale, culturelle et structurelle.

Ce qu’il y a plus extraordinaire chez Malcom X, c’est le pouvoir transformationnel qu’il représente. Il s’était rendu compte qu’aucun Noir ne pouvait être entièrement libéré de la subordination raciale à moins d’une libération collective de la tyrannie du racisme.

Malheureusement, sous l’influence de la NOI, Malcom X a prôné la ségrégation raciale, diabolisé les Blancs et prêché le séparatisme comme moyen de redonner aux Noirs leur dignité.

Mais par la suite, il prend conscience de l’injustice de sa propre idéologie. Je trouve que Malcom X est une vraie source d’inspiration de par sa capacité d’introspection critique – ce malgré la confrontation à l’hostilité et à l’adversité des autres. Il n’approuve pas les échecs de son mouvement sur le plan moral. En 1964, déçu, il quitte la NOI à la recherche d’une nouvelle voie.

Cette année-là, il effectue le hadj, ou pèlerinage à la Mecque. Il découvre alors la diversité raciale de l’Islam. Il remarque l’incroyable absence de préjugés raciaux dans la façon dont les musulmans entretiennent des relations les uns avec les autres. Cette expérience apprend à Malcom X que les personnes de races différentes peuvent bel et bien coexister. Après cette découverte décisive de l’éthos universel, Malcom X (qu’on appellera désormais El-Hajj Malik El-Shabazz) cherche à contrebalancer sa vue du monde, afro-centrique, avec sa foi en un islam universel.

Malik El-Shabazz retourne en Amérique transformé. Bien qu’encore impliqué dans la lutte pour la libération des Noirs, son discours enflammé et sa position radicale à propos des races se transforment en une quête universelle de justice. Désormais il croit qu’il est possible de s’associer aux non musulmans et aux Blancs pour construire une Amérique et un monde sans haine et sans domination raciale. D’ailleurs, il répand ce message dans de nombreux campus universitaires où il se rend pour s’exprimer. Hélas, il est assassiné avant son 40ème anniversaire.

Hajj Malik El-Shabazz est un héro aux yeux de millions de personnes en Amérique et dans le monde ; il est un exemple particulier pour les Afro-américains car il leur a appris à se défendre avec fierté et dignité. Pour les musulmans, il incarne le lien qui relie, spirituellement, l’Amérique au monde musulman.

Les musulmans américains, le considèrent comme l’un des pères fondateurs de la nation, même s’il a vécu deux siècles après la création des Etats-Unis. A l’instar de Martin Luther King ou du président Obama, ce militant des droits civiques a fait en sorte que le principe fondamental selon lequel tous les hommes sont égaux, et sur lequel repose l’Amérique, soit plus crédible.

En partenariat avec le CGNews
Source: http://oumma.com/18257/malcom-x-heritage-perdure-malgre-decennies-passent
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Lun 30 Déc 2013 - 22:59

Les derniers jours de Malcolm X (documentaire)


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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Mar 31 Déc 2013 - 10:54

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Sam 22 Mar 2014 - 19:08

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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Ven 28 Mar 2014 - 21:35

Citation :
El Hadj Malik El Shabazz
Malcolm X
first part :

Vu les différents clichés véhiculés et accumulés sur Malcolm X, il est de première nécessité de tordre le cou à un bon nombre d’idées fausses concernant sa vie et sa pensée, pour refaire la lumière sur l’homme et le penseur qu’il était.

Du statut de diable qui était le sien dans les années 60 - à sa mort en 1965 il était un “démagogue irresponsable” pour le New York Times et un “désastre pour le Mouvement des droits civiques” pour le Time -, Malcolm X a accédé post-mortem au rang de “sainte icône” vénérée par toute la mouvance hip-hop de toutes les mégalopoles de la planète. Ceci en grande partie suite au film “Malcolm X” réalisé en 1992 par Spike Lee et financé grâce à l’élite noire de l’entertainment (“Air” Jordan, “Magic” Johnson, Janet Jackson, Oprah Winfreh ...). Hollywood accepta de distribuer le film mais coupa au passage plus de deux heures du film de Spike Lee et vendit ainsi une version de la Révolution tout autre que celle prônée par le leader assassiné... mais conforme aux intérêts de l’industrie cinématographique contrôlée par l’establishment américain.
Au final du compte, on aboutit à la situation paradoxale où l’homme le plus méfiant vis-à-vis des institutions, du pouvoir et des partis de l’Amérique étasunienne est cité, à tort et à travers, par un grand nombre de conservateurs noirs ; et où l’idée séparatiste (entre “Africains-américains” et “Caucasiens”), que Malcolm X abandonna, est reprise par la bourgeoisie noire et les blancs “libéraux” pour tenter de justifier l’abandon des programmes d’“affirmative action” (“discriminations positives” qui fixent des quotas pour les minorités ethniques dans les écoles, les universités ou la fonction publique), avec comme message sous-jacent : « Pas besoin de l’argent des Blancs (Arrêtons d’investir dans des programmes sociaux), nous, Africains-américains pouvons nous organiser nous-mêmes (Démerdez-vous pour maintenir un semblant d’ordre dans les ghettos tout seuls) ».
Là où Malcolm X expliquait que « Ce n’est pas le problème de notre peuple... de vouloir la séparation ou l’intégration. L’usage de ces mots cache la réalité. Les 22 millions d’Afro-américains ne cherchent ni la séparation ni l’intégration, mais la reconnaissance et le respect auxquels a droit tout être humain », les “libéraux”, noirs comme blancs, jouent successivement avec l’un et l’autre mot pour surtout ne pas accorder le respect et la reconnaissance de leur humanité à tous les laissés-pour-compte - quelque soit l’étiquette ethnique que l’on cherche à leur coller - fabriqués par l’AmériKKKa. Face à ces attitudes révisionnistes, il convient de revenir sur le parcours et les idées de “Brotha Malcolm”.

A écouter la légende, c’est par une sorte de révélation mystique et par la prêche de Black Muslims (membre de la Nation of Islam) lors des six années qu’il passa en prison que Malcolm Little, petite frappe issue du Ghetto, serait devenu Malcolm X le nationaliste noir.
C’est une des caractéristiques de la société américaine que de placer la religion au centre de la société : chaque billet de banque le proclame (“In God we trust”), le président prête serment sur la Bible lors de son investiture ainsi que toute personne appelée à témoigner dans un procès, etc. Le mythe de Malcolm X n’échappe pas au puritanisme des Etats-Unis, systématiquement on lui a retiré toute influence plus politique : ce ne serait que grâce à la Nation of Islam que Malcolm Little aurait cessé d’être un drogué, Malcolm X aurait rompu avec les doctrines racistes (lorsqu’on reconnaît que sa pensée sur ce sujet a évolué, ce qui n’est pas toujours le cas) uniquement suite à son pèlerinage à La Mecque.
Certes Malcolm X n’a jamais déclaré être un athée et l’on sait que tout au long de sa vie la religion a toujours eu une grande importance, au moins au niveau personnel et souvent au niveau public ; mais si il était fils de prédicateur, d’autres influences de courants politiques ont joué leur part dans la formation de l’orateur et du penseur qu’était Malcolm X ; influences qui dérangent, notamment aux Etats-Unis.
Justement, Revenons sur le père et la situation familiale de Malcolm. Le pasteur baptiste Earl Little prêchait, à l’instar de Marcus Garvey, le retour des Nègres en Afrique. A ce titre, il était l’objet de toute “l’attention” du Ku Klux Klan. Earl Little avait perdu un œil dans une bagarre, cinq de ses six frères avaient été assassinés par des Blancs ; lorsque l’enfant Malcolm avait 4 ans la maison familiale avait été incendiée par le Klan et enfin il mourut - lorsque Malcolm avait 5 ans - victime d’un assassinat, simple accident de la circulation d’après la police. On peut penser que ces événements tragiques avaient déjà dû passablement influé sur la manière de voir de Malcolm.
La légende “malcolmiesque” a également tendance - et cela était patent dans la version tronquée du film de Spike Lee - à faire l’impasse sur l’expérience qu’avait Malcolm de sa propre condition sociale. Expérience de sa condition sociale qui n’a pu que fortement peser sur la formation de ses idées politiques. Ainsi Malcolm X a très bien connu les conditions de vie du prolétariat noir : « pendant la deuxième guerre, encore adolescent, il travailla dans les wagons restaurants ; alors, un des secteurs où les travailleurs noirs étaient particulièrement combatifs et organisés syndicalement. Plus tard, en prison, Malcolm X a connu la dureté des ateliers ouvriers où, souvent, le travail n’était même pas payé. Une fois libéré, il sera ouvrier à la chaîne chez Ford à Détroit, juste le temps de se sentir à nouveau renfermé... *». On est en droit de penser que c’est de telles expériences personnelles qui amenèrent Malcolm à élargir son champ de réflexion et placer au centre de ses préoccupations tous ceux vivant « au bas du tas laissé pour compte de la société, dans des conditions de rejetés ».

Une des influences les plus considérables - et également une des plus occultée - parmi celles qui ont contribué à former le discours politique de Malcolm, est celle qu’il a reçue au cours de ses voyages à travers le monde. Les visites de Malcolm dans différents pays du Proche-Orient et de l’Afrique sont une donné fondamentale pour comprendre son parcours et les idées qu’il défendait avant d’être assassiné.
Tout d’abord en sortant de l’étouffement du régime ségrégationniste sévissant aux Etats-Unis, et - reconnaissons là le rôle joué par l’aspect religieux - en effectuant le pèlerinage de La Mecque ; Malcolm X va pouvoir s’extirper de la vision raciste que son environnement lui avait inculquée par la force : « Je crois qu’il faut reconnaître tout être humain, sans chercher à savoir s’il est blanc, noir, basané ou rouge ; lorsqu’on envisage l’humanité comme une seule famille, il ne peut-être question d’intégration ni de mariage inter-racial : c’est tout simplement un être humain qui en épouse un autre et qui vit avec lui ». Il va ainsi réfléchir à des formes de lutte transcendant les barrières raciales : « L’erreur commise dans la lute des opprimés contre leur oppresseur, c’est la division en un trop grand nombre de factions. [...] lorsque viendra le jour où les blancs en auront vraiment assez [...] lorsqu’ils apprendront à établir pour de bon une communication efficace avec ceux qui en ont assez dans les quartiers périphériques [les noirs], et qu’il y aura un peu de coordination dans l’action, les choses changeront un peu. Les choses changeront pour les noirs et pour les blancs, et vous serez engagés tout entiers. ». Réfléchir à des formes de luttes transcendant les frontières étatiques pour réunir les peuples : « La seule façon dont nous nous libérerons passe par notre identification avec les peuples opprimés du tiers monde. Nous sommes des frères de sang des peuples du Brésil, du Vénézuela, d’Haïti ... de Cuba, oui, de Cuba aussi ». Ainsi, prenant l’exact contre-pied du principe de base du Mouvement des droits civiques, qui prônait la négociation de la liberté par la non-violence parce que les Noirs sont une minorité aux Etats-Unis ; Malcolm X va s’appuyer sur le contexte international pour montrer que des attitudes de lutte différentes peuvent être mises en place : « [...] quand les 22 millions d’Américains noirs s’apercevront que nous avons le même problème que les opprimés du Vietnam du Sud, du Congo et de l’Amérique latine - étant donné que les opprimés constituent la majorité et non la minorité sur cette terre, nous serons à même d’envisager notre problème en majorité capable de revendiquer et non plus en minorité réduite à la mendicité ». Pour Malcolm, partisan de l’autodéfense (qui est un droit constitutionnel aux Etats-Unis), il est de la première importance que les noirs se décomplexent afin de commencer à se protéger et se défendre des violences qu’on leur fait subir : « A mon avis, ce que les noirs des Etats-Unis ont fait de mieux pour la cause du progrès véritable au cours des luttes qu’ils ont menées en 1964, c’est de parvenir à lier notre problème au problème africain, à faire de notre problème un problème international.. Vous connaissez les répercussions internationales qu’a l’intervention de puissances impérialistes ou étrangères dans un secteur de l’Afrique : des ambassades sautent, sont incendiées et saccagées ; aujourd’hui, lorsqu’il arrivera quelque chose aux noirs du Mississippi, vous constaterez les mêmes répercussions dans le monde entier. Je tenais à souligner ce point parce qu’il faut que vous sachiez que vous n’êtes pas isolés dans le Mississippi. Tant que vous vous croyez isolés, vous vous conduisez en minorité, comme si l’adversaire était supérieur en nombre, et ce n’est pas ainsi que vous parviendrez à gagner une bataille. Il faut que vous sachiez que vous avez pour vous une puissance égale à celle qui soutient le Ku Klux Klan. Lorsque vous saurez cela, vous parlerez au Klan dans la langue même qu’il utilise pour s’adresser à vous... ».

Malcolm X n’a pas été qu’un prédicateur cherchant à rendre leur fierté aux Américains noirs - cliché généralement véhiculé pour discréditer ou au moins amoindrir la portée de la pensée et de l’engagement de Malcolm X. Il a été une “voix pour les sans-voix“ des Etats-Unis et de l’humanité toute entière. Ce qui permet d’expliquer - à l’encontre de la thèse officielle qui cherche à vendre la version d’un règlement de comptes entre deux factions rivales d’extrémistes musulmans afro-américains - pourquoi le pouvoir a organisé et soigneusement planifié l’assassinat du “Nègre le plus en colère de toute l’Amérique”.


banbiyo HATCHI
Madjoumbé n° 13
novembre-décembre 1997


*Charles Reeves, Malcolm X à Hollywood, Ab irato, 1994.


Source: http://kawann.k1.online.fr/malcolm1.htm


Citation :
El Hadj Malik El Shabazz
Malcolm X
second part :
why did they shoot malcolm ?

"Le temps des martyrs est maintenant venu, et si je suis l’un d’eux, ce sera pour la cause de la fraternité. C’est la seule chose capable de sauver ce pays." Malcolm X, 19 février 1965

Le 21 février 1965, à la salle Audubon dans le haut du quartier de Harlem, devant une centaine d’auditeurs, Malcolm X recevait treize chevrotines et plusieurs balles à bout portant. Le 14 avril 1966, Norman 3 X Butler et Thomas 15 X Johnson - membres des Black Muslims - ainsi que Talmadge Hayer étaient condamnés à la prison à vie pour ce meurtre.
Pour le Michigan Chronicle, Malcolm X n’avait fait que « moissonné ce qu’il avait semé par sa philosophie » ; ce journal - un des journaux de la communauté afro-américaine - souscrivait donc à la thèse que l’on voulait servir à l’opinion publique américaine : “Malcolm X, leader extrémiste et violent, avait été victime de la guerre entre factions rivales de l’islamisme extrémiste noir”. Ainsi le “bon” américain devait en arriver à la conclusion que “tous ces nègres n’étaient bons qu’à se battre entre eux comme des chiens” !

Si la Nation of Islam avait quelque intérêt à la disparition de Malcolm X, c’était non pas parce qu’il la concurrençait mais bien parce qu’abandonnant définitivement le domaine du charlatanisme d’Elijah Muhammad, Malcolm se plaçait désormais sur le terrain politique pour la critiquer : « [La Nation of Islam] ne prend aucune autre part à la lutte des Noirs de ce pays pour changer leurs conditions si ce n’est celle d’offrir une force morale pour amener nos gens à cesser de se soûler ou de se droguer. C’est insuffisant, car une fois sobre, vous restez pauvre ».
Malcolm comptait - avec cette intransigeante honnêteté qui le caractérisait - attaquer et dénoncer cette secte qui ne faisait qu’entraver la libération des siens : « Tous ces militants déterminés ont été paralysés par une organisation qui ne prend aucune part active dans aucun combat. Une organisation qui n’est une menace pour personne d’autre qu’elle-même ».
Si donc, face aux attaques de Malcolm, Elijah se devait de défendre son “fonds de commerce”, d’autres, plus puissants, avaient intérêt à ce que les Noirs demeurent au simple niveau des incantations sectaires prônées par la Nation of Islam.

Là est la cause de la mort de Malcolm X : sa dénonciation de l’organisation d’Elijah n’était qu’un premier pas sur le chemin d’une nouvelle manière de lutter plus “politique” en conformité avec sa nouvelle vison des choses : « Nous vivons une ère révolutionnaire, et la rébellion des noirs américains est partie intégrante de la rébellion contre l’oppression et le colonialisme qui caractérise cette ère. […] On aurait tort de définir la révolte des noirs comme un simple conflit racial entre noirs et blancs, ou comme un problème purement américain. Au contraire, nous assistons aujourd’hui à la rébellion générale des opprimés contre leurs oppresseurs, des exploités contre les exploiteurs. »

A partir de 1964, Malcolm voulut surtout dévoiler l’hypocrisie du gouvernement et de la société étasunienne, et désigner tous ceux qui étaient compromis, de près ou de loin, avec ce système raciste. Ainsi, de plus en plus, Malcolm va s’employer à dénoncer toutes les hypocrisies, toutes les compromissions.

Tout d’abord, dénonciation des dirigeants noirs qui travaillent pour l’oppression blanche. Ainsi dans son discours du 15 février 1965,Malcolm donne le coup fatal aux dirigeants des Black Muslims, en déclarant qu’ils avaient eu des entretiens secrets avec le Ku Klux Klan afin de réaliser un projet de création d’un territoire noir dans le sud des Etats-Unis et ainsi « rendre le programme séparatiste plus crédible aux yeux des Nègres, avec l’espoir que cela diminuerait la pression exercée sur les Blancs par les intégrationnistes ».
Ensuite dénonciation des “libéraux” blancs prétendument amis des Noirs : « Oui, je vais enlever au libéral l’auréole dont il prend tant de peine à s’entourer ! Les libéraux du Nord montrent le Sud d’un doigt accusateur depuis si longtemps et avec une telle impunité, qu’ils font des crises de nerfs quand on les démasque pour ce qu’ils sont : les derniers des hypocrites. Ma propre vie n’en est-elle pas la preuve ? Je ne connais rien du Sud. Je suis un produit du Blanc du Nord et de son hypocrisie à l’égard des Noirs. ».
Par ce type de propos, Malcolm voulait démontrer que les Etats-Unis ne sont pas divisibles en un “Sud raciste” et un “Nord vigilant défenseur des droits des Noirs”, mais une seule et même société, un seul et même Etat anciennement esclavagiste et toujours partisan de la ségrégation raciale. Il s’évertuait à faire cette démonstration afin que les militants noirs, ayant pris conscience des réels tenants et aboutissants, adoptent des méthodes plus appropriées : « A mon avis, si les étudiants de ce pays oubliaient l’analyse dont on leur a fait cadeau, s’ils s’unissaient pour examiner eux-mêmes le problème du racisme, à l’écart des politiciens et sans intervention des fondations, […] ils verraient que jamais ils ne parviendront à résoudre le problème du racisme aux Etats-Unis tant qu’ils s’en remettront au gouvernement pour le résoudre. Le gouvernement fédéral est tout aussi raciste que le gouvernement du Mississippi, et sa responsabilité est plus grande dans le maintien du système raciste. A l’échelon fédéral, ils sont seulement plus astucieux, plus habiles. »
Malcolm, qui « se sert de sa propre tête pour penser », refuse de s’engager dans la politique de façon irréfléchie et émotionnelle. Hors de question de se positionner d’après l’échiquier politique américain, et de choisir comme “allié naturel et automatique” un des deux camps (démocrate ou républicain) pour que ceux-ci, comme ils en ont l’habitude, détournent l’énergie politique des Noirs vers des problèmes secondaires pour la communauté afro-américaine.
Là est le danger que représente Malcolm en cette année 1965 : « le Nègre le plus en colère d’Amérique » a compris comment utiliser cette colère pour faire avancer la cause des siens. Malcolm a fini d’être en colère pour être en colère. Malcolm est maintenant politiquement en colère. Sa saine colère se communiquant aux autres Nègres pour enfin agir sur le terrain politique : « Chaque fois que les nôtres seront prêts à faire tout ce qu’il faut pour avoir gain de cause, ils auront gain de cause. Jamais ils n’obtiendront rien tant qu’ils se conformeront aux règles fixées par le pouvoir qui règne dans les quartiers du centre. Il faut de l’action pour susciter l’action, voilà ce que les nôtres doivent comprendre ».
Plus que les droits civiques, Malcolm se bat pour les droits politiques, pour que les Noirs s’expriment politiquement : « C’est le but de l’O.A.A.U. [Organisation de l’Unité Afro-Americaine] que de militer parmi les Noirs politiquement inactifs. Nous avons l’intention de les transformer, de les rendre actifs, afin qu’il y ait un peu de mouvement. […] Ce que nous entendons faire, c’est essayer de mettre leur énergie en état de servir, en leur faisant comprendre ce qu’est la politique. »
En plus de ces harangues au mouvement, les auto-prophéties politiques de Malcolm sonnaient comme des menaces aux oreilles des membres du système américain : « Je pense qu’en 1965, que cela vous plaise, me plaise, leur plaise, ou non, vous constaterez que toute une génération de noirs a mûri et comprend qu’il n’y a pas de raison de lui demander de se montrer pacifique si tout le monde ne fait pas de même. […] De toute façon, à partir de 1965, nous serons engagés dans la politique à tous les niveaux ».
Ce sont ces diverses prévisions, prédictions et projections émises pour 1965 par Malcolm qui amenèrent quelques nombreuses personnes et institutions à ne pas lui laisser dépasser le mois de février de cette année-là.
Assassiner Malcolm c’était donc faire taire cette voix qui dénonçait le mensonge, et qui à ce mensonge voulait substituer un mode de relation basé sur la vérité (relation d’homme à homme et non de maître à esclave ou de race supérieure à race inférieure). Tuer Malcolm c’était tuer le changement (la révolution pour ceux qui n’ont pas peur des mots).
La Nation of Islam a pu commanditer le meurtre de Malcolm mais elle ne l’a pas fait sans la bénédiction et l’assistance des milieux gouvernementaux. Malcolm, tout comme les Black Muslims, était constamment sous surveillance policière (F.B.I. et C.I.A.). Comme pour l’assassinat du pasteur Martin Luther King en 1968, seuls quelques naïfs peuvent croire à la thèse des tueurs fanatiques. L’amériKKKa l’a suffisamment démontré ; que ce soit par l’élimination physique des Black Panthers (programme fédéral COINTELPRO) ou par l’incarcération - direction le couloir de la mort - d’un Léonard Peltier (American Indian Movment) ou d’un Mumia Abu-Jamal* ; elle sait éliminer, directement ou par l’intermédiaire d’illuminés imbéciles, ceux qui la dérangent.



banbiyo HATCHI
Madjoumbé n° 14
janvier-février 1998

*Mumia Abu-Jamal, En direct du couloir de la mort, Editions La Découverte, Paris, 1996.



Source: http://kawann.k1.online.fr/malcolm2.htm

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Aegis



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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Sam 29 Mar 2014 - 3:04

Y a quelque chose que je n'ai jamais compris, c'est pourquoi accorder de l'importance à certaines pensées alors qu'elles ne font que reprendre, et en moins bien, d'autres pensées qui elles sont délaissées parce qu'elles sont passées de mode ?

J'aime beaucoup Malcolm X, mais j'aime beaucoup moins l'usage que l'on en fait à détacher sa pensée de son contexte. Des citations brèves et sorties de leur contexte aboutissent systématiquement à des incompréhensions, ou pire, à de la glose sur trois fois rien. C'est important de savoir remettre ce dont on en parle en situation, car les oppresseurs et les opprimés ne sont pas toujours ceux que l'on croit... Bourreau et victime : on est l'un ou l'autre, autant que l'on maintient l'un et l'autre... et pour véritablement rechercher et atteindre la paix : il faut que l'un et l'autre disparaissent.

Le meilleur moyen de sortir du cercle sans fin de la haine, c'est encore de cesser de haïr.
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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Sam 29 Mar 2014 - 10:38

Aegis a écrit:


Le meilleur moyen de sortir du cercle sans fin de la haine, c'est encore de cesser de haïr.

C'est la demarche de Malcolm X, durant les deux dernières années de sa vie.
On est loin de l'ideologie segregationiste d'un Kemi Seba qui utilise l'image de Malcolm X.
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Aegis



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MessageSujet: Re: Malcolm X ou l'Universalisme radical   Sam 29 Mar 2014 - 13:36

Je suis d'accord avec cette idée en effet. Utiliser l'image de Malcom X ne fait pas de soi un nouveau Malcolm X... C'est un peu comme la différence entre un vrai et un faux croyant.
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Malcolm X ou l'Universalisme radical

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